Psaumes 77
CHU
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Bible Chouraqui 1985

Psaumes 77

1Au chorège. Sur Iedoutoun. D’Assaph. Chant.

2Ma voix vers Elohîms, je clame ; ma voix vers Elohîms, il m’écoute.

3Au jour de ma détresse, je consulte Adonaï ; la nuit, ma main jaillit sans relâche. Mon être refuse d’être réconforté.

4Je mémorise Elohîms et me bouleverse ; je m’épanche, et mon être se voile. Sèlah.

5Tu as saisi les paupières de mes yeux ; abattu, je ne parle pas.

6Je suppute les jours de jadis, les années de pérennité.

7Je mémorise ma musique, la nuit ; en mon cœur, je m’épanche et mon souffle cherche.

8Adonaï néglige-t-il en pérennité ? Ne continue-t-il plus à s’éprendre ?

9Son chérissement est-il annulé à jamais. A-t-il achevé de dire, d’âge en âge ?

10Oublie-t-il de gracier, Él. Ou bien a-t-il bouclé avec fureur ses matrices ? Sèlah.

11Je dis : « C’est ma blessure, changer la droite du Suprême ! »

12Je mémorise les agissements de Yah ; oui, je mémorise le prodige d’antan, le tien.

13Je murmure toute ton œuvre et m’épanche en tes agissements.

14Elohîms, ta route est sacrée ; est-il un Él aussi grand qu’Elohîms ?

15Toi, l’Él, l’artisan du prodige, tu fais connaître aux peuples ton énergie.

16Tu rachètes par ton bras ton peuple, les fils de Ia’acob et de Iosseph. Sèlah.

17Les eaux te virent, Elohîms, elle te virent, les eaux, elles tressaillirent et même les abîmes s’irritèrent.

18Les nébulosités déferlèrent en eaux, l’éther donna de la voix et tes flèches allèrent.

19Voix de ton tonnerre dans la tornade, les éclairs illuminèrent le monde, la terre, irritée, trembla.

20Dans la mer, ta route ; ton sentier dans les eaux multiples ; tes traces ne se décelaient pas.

21Tu as mené ton peuple comme des ovins, par la main de Moshè et d’Aarôn.

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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer