Job 31
CHU
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Bible Chouraqui 1985

Job 31:19-34

19Si je voyais un homme perdu sans vêtement, un pauvre sans couverture,

20ses lombes me bénissaient, de la toison de mes moutons se réchauffant.

21Si j’agitais ma main contre l’orphelin, quand je voyais, à la porte, une aide pour moi,

22que mon épaule me tombe du torse, que mon bras se brise à la clavicule !

23Oui, à moi le tremblement, le désastre d’Él ! Le supporter, je ne le pouvais.

24Ai-je mis mon expectative dans l’or, et dit au vermeil : « Ma sécurité ? »

25Me suis-je réjoui de mes richesses immenses, et de ce que ma main ait atteint la grandeur ?

26Si je voyais la lumière s’auréoler et la lune précieuse s’en aller,

27mon cœur en était-il séduit en cachette, et ma bouche la baisait-elle de ma main ?

28Cela aussi aurait été un tort criminel : oui, j’aurais renié l’Él d’en haut

29Me suis-je réjoui de l’échec de mon haineux, m’éveillant quand le malheur le trouvait ?

30Ai-je donné à mon palais de fauter, pour requérir l’imprécation contre son être ?

31Les hommes de ma tente ne disaient pas : « Qui donnera que de sa chair nous nous rassasiions ?

32Le métèque ne nuitait pas dehors : j’ouvrais mes portails à l’hôte.

33Si j’ai couvert comme un humain mes carences, pour enfouir mon tort dans mon intégrité,

34redoutant le tumulte multiple, effaré par le mépris des clans, je ferais silence, je ne sortirais pas à la porte.

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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer