Job 17
CHU
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Bible Chouraqui 1985

Job 17

1Mon souffle abîmé, mes jours éteints, à moi les sépultures !

2N’est-ce pas, les sarcasmes avec moi ? Mon œil nuite dans leurs amertumes.

3Mets-le donc et garantis-moi toi-même : qui d’autre me topera la main ?

4Oui, tu as fermé leur cœur à la perspicacité. Aussi, que nul ne se lève !

5Il annonce : « Au partage, compagnons : » Mais les yeux de ses fils sont épuisés.

6Il m’expose en fable aux peuples ; je suis un crachat sur une face.

7Mon œil se ternit d’exaspération ; mes membres sont tous comme une ombre.

8Les êtres équitables se désolent de cela ; l’innocent contre l’hypocrisie s’éveille.

9Le juste étreint sa route ; le pur-des-mains persévère dans la fermeté.

10Pourtant, tous, retournez, venez donc ! Mais je ne trouve pas parmi vous de sage.

11Mes jours, mes initiatives : passés ! Les héritages de mon cœur sont tranchés !

12Ils prennent la nuit pour le jour - « La lumière est proche ! » - face à la ténèbre !

13Si j’espère, le Shéol est ma maison ; dans la ténèbre, j’étends mon matelas !

14Je crie à la fosse : « Toi, mon père ! » ; « Ma mère ! Ma sœur ! » à la putréfaction.

15Où donc est mon espoir ? Mon espoir, qui l’aperçoit ?

16Aux mains du Shéol il descendra, quand, ensemble, nous reposerons dans la poussière.

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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer