Bible Chouraqui 1985
Job 8:11-22
11Le papyrus jaillit-il sans marais ? La jonchée s’épanouit-elle sans eaux ?
12Il est encore en sa germination, il n’est pas cueilli qu’il sèche avant toute herbe.
13Ainsi des voies de tous les oublieux d’Él : l’espoir de l’hypocrite perd,
14dont les filandres sont l’aplomb, une maison d’araignée la sécurité.
15Il s’appuie sur sa maison, elle ne tient pas ; il s’y adosse, elle ne se relève pas.
16Humide, face au soleil, son surgeon sort dans son jardin.
17Sur un galgal ses racines s’enchevêtrent ; il fissure la maison de pierre.
18Quand il est englouti loin de son lieu, celui-ci le renie : « Je ne t’ai pas vu. »
19Certes, telle est l’allégresse de sa route, et de la poussière, d’autres germeront !
20Certes ! Él ne rejette pas l’intègre ; il ne renforce pas la main des malfaiteurs,
21jusqu’à remplir ta bouche de rire, tes lèvres d’ovations.
22Tes haineux se vêtiront de blêmissement ; la tente des criminels ne sera plus.
Commentaires sur Job 8
Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer
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