Job 6
CHU
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Bible Chouraqui 1985

Job 6:1-13

1Iob répond et dit :

2Si mon exaspération était pesée, pesée, avec mon infortune portées ensemble sur les balances,

3oui, maintenant cela serait plus lourd que le sable des mers. Aussi, mes paroles divaguent.

4Oui, les flèches de Shadaï sont contre moi, leur venin que boit mon souffle. Les paniques d’Eloha se rangent contre moi.

5L’onagre ne grogne-t-il pas pour du gazon ? Le bœuf ne mugit-il pas pour sa pitance ?

6Une fadeur se mange-t-elle sans sel ? A-t-elle un goût, la sève de buglosse ?

7Mon être refuse d’y toucher : c’est comme mon pain de dolence.

8Qui donnera qu’arrive ma demande, et qu’Eloha me donne mon espoir ?

9Qu’Eloha se résolve et m’accable, qu’il délie sa main et me ravisse : ce serait encore mon réconfort !

10Je tressaillerais dans un spasme sans compassion : du moins, je n’aurais pas biffé les dits du sacré !

11Quelle est ma force pour que je patiente ? Quelle est ma fin, pour que je prolonge mon être ?

12Ma force est-elle force de pierres ? ma chair, de bronze ?

13Non, mon aide n’est pas en moi ; l’efficacité a été bannie loin de moi.

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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer