Bible Chouraqui 1985
Marc 6
1Il sort de là et vient dans sa patrie, ses adeptes le suivent.
2Arrive le shabat ; il commence à enseigner dans la synagogue. Beaucoup l’entendent, sont frappés, et disent : « D’où, cela ? À celui-là ! Quelle sagesse ! Elle lui est donnée ? À lui ! Et ces fameux prodiges qui se font par ses mains !
3Celui-là, n’est-ce pas le charpentier, le fils de Miriâm ? Le frère de Ia’acob, de Iosséi, de Iehouda, de Shim’ôn ? Et ses sœurs, ne sont-elles pas ici avec nous ? Ils trébuchent sur lui.
4Iéshoua’ leur dit : « Un inspiré n’est sans gloire que dans sa patrie, parmi ses proches, et dans sa maison. »
5Il ne peut exercer là aucun prodige, sauf pour quelques invalides : il leur impose les mains et les guérit.
6Il s’étonne à cause de leur non-adhérence. Il circule dans les villages des environs. Là, il enseigne.
7Il appelle les Douze et commence à les envoyer deux à deux. Il leur donne autorité sur les souffles contaminés.
8Il leur enjoint de ne rien prendre pour la route qu’un bâton seul : ni pain, ni besace, ni bronze à la ceinture,
9mais chaussés de sandales et : « Ne mettez pas deux tuniques. »
10Il leur dit : « Là où vous entrez dans une maison, restez-y jusqu’à ce que vous sortiez de là. »
11Si un lieu ne vous accueille pas, qu’ils ne vous entendent pas, partez de là, secouez la poussière qui est sous vos pieds en témoignage contre eux. »
12Ils sortent clamer le retour,
13jeter dehors de nombreux démons, messier de nombreux invalides et guérir.
14Le roi Hèrôdès entend : oui, son nom est devenu célèbre. Ils disent : « Iohanân l’Immergeur s’est réveillé d’entre les morts : c’est pourquoi les puissances agissent par lui. »
15D’autres disent : « Élyahou lui-même ! » D’autres disent : « Un inspiré, comme l’un des inspirés. »
16Mais Hèrôdès entend et dit : « Celui que j’ai décapité, Iohanân, c’est lui qui s’est réveillé. »
17Oui, Hèrôdès, avait envoyé saisir Iohanân et l’avait lié en prison, à cause d’Hèrôdias, la femme de Philippos son frère qu’il avait épousée.
18Oui, Iohanân disait à Hèrôdès : « Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère ! »
19Dès lors, Hèrôdias le hait, veut le tuer, mais ne le peut :
20oui, Hèrôdès frémit de Iohanân, le sachant homme juste et consacré. Il le protège, il l’entend, fort perplexe, et plaît à l’entendre.
21Arrive un jour propice : l’anniversaire d’Hèrôdès. Il fait un dîner pour ses grands, pour ses officiers, pour les premiers de Galil.
22Elle entre, la fille de cette Hèrôdias ; elle danse, elle plaît à Hèrôdès et aux convives. Le roi dit à l’adolescente : « Demande-moi ce que tu veux, je te le donne. »
23Et il le lui jure : « Quoi que tu demandes, je te le donnerai, jusqu’à la moitié de mon royaume. »
24Elle sort et dit à sa mère : « Que demanderai-je ? Elle dit : »La tête de Iohanân l’Immergeur. »
25Vite, elle entre avec empressement chez le roi, demande et dit : « Je veux que tu me donnes tout de suite sur un plat la tête de Iohanân l’Immergeur. »
26Le roi en est fort peiné. À cause des serments et des convives, il ne veut pas la rejeter.
27Vite, le roi envoie un garde, et lui commande d’apporter sa tête. Il s’en va et le décapite dans la prison.
28Il apporte la tête sur un plat et la donne à l’adolescente. L’adolescente la donne à sa mère.
29Ses adeptes entendent. Ils viennent, prennent son corps et l’ensevelissent dans un sépulcre.
30Les envoyés se rassemblent autour de Iéshoua’. Ils lui annoncent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
31Il leur dit : « Venez, vous autres, dans un lieu désert, à part. Reposez-vous un peu. » Oui, nombreux sont les arrivants et les partants. Ils ne trouvent pas même un instant pour manger.
32Ils s’en vont dans la barque vers un lieu désert, à part.
33Beaucoup voient qu’ils partent. Ils les reconnaissent. Là, ils accourent à pied, de toutes les villes, et ils arrivent avant eux.
34En sortant, il voit une foule nombreuse. Il est pris aux entrailles pour eux, parce qu’ils sont comme des ovins sans berger. Il commence à les enseigner beaucoup.
35Déjà l’heure est avancée, ses adeptes s’approchent et lui disent : « Le lieu est désert et l’heure est avancée.
36Renvoie-les ; ils s’en iront dans les fermes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. »
37Il répond et leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils lui disent : « Nous irions acheter deux cents deniers de pain pour leur donner à manger ?
38Il leur dit : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » Ils vérifient et disent : « Cinq, et deux poissons. »
39Il leur commande de s’installer tous par groupes, sur l’herbe verte.
40Ils s’étendent à terre, rangées par rangées, de cent et de cinquante.
41Il prend les cinq pains et les deux poissons. Il lève le regard vers le ciel, bénit et partage les pains. Il les donne à ses adeptes pour les leur servir. Puis il répartit entre tous les deux poissons.
42Ils mangent tous et se rassasient.
43Ils enlèvent les parts : plein douze couffins, et des poissons.
44Ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes.
45Vite, il oblige ses adeptes à monter dans la barque, et à aller devant lui de l’autre côté, à Béit-Saïda, pendant que lui-même renvoie la foule.
46Il se sépare d’eux et va sur la montagne pour prier.
47Le soir venu, la barque est au milieu de la mer, et lui, seul, à terre.
48Il les voit se tourmenter à ramer : oui, le vent leur était contraire. Vers la quatrième veille de la nuit, il vient vers eux en marchant sur la mer. Il veut les dépasser.
49Mais eux, le voyant marcher sur la mer, pensent : « C’est un fantôme ! » et ils vocifèrent.
50Oui, tous l’ont aperçu et ils se troublent. Mais, vite, il leur parle et leur dit : « Courage ! Je suis. Ne frémissez pas. »
51Il monte auprès d’eux dans la barque. Le vent tombe.
52Et très fort, à l’extrême, ils sont stupéfaits en eux-mêmes. Non, ils n’avaient pas compris pour les pains ; leur cœur est endurci.
53Ils font la traversée, viennent sur terre à Guinnéissar et abordent là.
54En sortant de la barque, il est vite reconnu.
55Ils parcourent tout ce pays. Ils commencent à lui apporter sur les grabats ceux qui ont mal, là où ils entendent qu’il est.
56Là où il arrive, villages, villes ou campagnes, dans les marchés, ils mettent les infirmes et ils le supplient de leur laisser seulement toucher les sisit de son vêtement. Tous ceux qui le touchent sont sauvés.
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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer
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