Bible Chouraqui 1985
Jean 8
1Iéshoua’ se retire au mont des Oliviers.
2À l’aube, de nouveau, il arrive au sanctuaire. Tout le peuple vient à lui. Il s’assoit et les enseigne.
3Les Sopherîm et les Peroushîm amènent une femme surprise en adultère. Ils la placent debout, au milieu,
4et ils lui disent : « Rabbi, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
5Dans la tora, Moshè nous a prescrit de lapider celles-là. Toi, donc, qu’en dis-tu ?
6Ils disent cela pour l’éprouver, pour avoir de quoi l’accuser. Mais Iéshoua’ se penche et, de son doigt, il écrit à terre.
7Ils demeurent à le questionner. Il se redresse et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans faute, qu’il jette le premier une pierre sur elle ! »
8Il se penche de nouveau et il écrit à terre.
9Eux entendent et sortent, un à un, à commencer par les plus vieux. Iéshoua’ demeure seul, et la femme est au milieu.
10Iéshoua’ se redresse et lui dit : « Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? »
11Elle dit : « Pas un, Adôn ! » Alors Iéshoua’ lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne faute plus ! »
12De nouveau donc, Iéshoua’ leur parle et dit : « Je suis la lumière de l’univers. Qui me suit ne marche pas dans la ténèbre, mais il a la lumière de la vie. »
13Les Peroushîm disent alors : « Tu témoignes pour toi-même : ton témoignage n’est pas probant. »
14Iéshoua’ répond et leur dit : « Même si je témoigne pour moi-même, mon témoignage est probant, parce que je sais d’où je viens et où je vais ; mais vous, vous ne savez pas d’où je viens ni où je vais.
15Vous, vous jugez selon la chair ; mais moi, je ne juge personne.
16Même si je juge, mon jugement est vrai, parce que je ne suis pas seul, mais moi et le père qui m’a envoyé.
17Même dans la tora, la vôtre, il est écrit que le témoignage de deux hommes est probant.
18Moi, je suis témoin de moi-même, mais le père qui m’a envoyé témoigne aussi pour moi. »
19Ils lui disent donc : « Où est-il, ton père ? Iéshoua’ répond : »Vous ne me connaissez pas plus que mon père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon père. »
20Il dit ces mots, au trésor, en enseignant au sanctuaire. Personne ne l’arrête, parce que son heure n’est pas venue.
21Il leur dit donc à nouveau : « Moi, je m’en vais, mais vous me chercherez, et vous mourrez dans votre faute. Là où je vais, vous ne pouvez pas venir. »
22Les Iehoudîm disent : « Va-t-il se tuer lui-même, pour qu’il dise : ‹ Là où moi je vais, vous, vous ne pouvez pas venir’ ? »
23Il leur dit : « Vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de cet univers ; moi, je ne suis pas de cet univers.
24Je vous ai donc dit : ‹ Vous mourrez dans vos fautes. › Oui, si vous ne croyez pas que moi je suis, vous mourrez dans vos fautes. »
25Alors ils lui disent : « Toi, qui es-tu ? Iéshoua’ leur dit : »Dès l’entête, cela même que je vous ai dit.
26J’ai beaucoup à dire sur vous et à juger ; mais celui qui m’a envoyé est vrai, et moi, ce que j’entends de lui, je le dis à l’univers. »
27Ils ne savent pas qu’il leur parle du père.
28Donc, Iéshoua’ dit : « Quand vous élèverez le fils de l’homme, alors vous saurez que moi je suis. Par moi-même, je ne fais rien, mais ce que mon père m’enseigne, je le dis.
29Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne me laisse pas seul, parce que, moi, je fais toujours ce qui lui plaît. »
30Quand il dit tout cela, beaucoup adhèrent à lui.
31Iéshoua’ dit alors aux Iehoudîm qui adhèrent à lui : « Si vous, vous demeurez dans ma parole, la mienne, vous êtes en vérité mes adeptes.
32Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »
33Ils lui répondent : « Nous sommes de la semence d’Abrahâm ! Nous n’avons jamais été les esclaves de personne ! Comment dis-tu : ‹ Vous deviendrez libres’ ? »
34Iéshoua’ leur répond : « Amén, amén, je vous dis : Qui faute est esclave de la faute.
35L’esclave ne demeure pas en pérennité dans la maison ; mais le fils y demeure en pérennité.
36Si donc le fils vous fait libres, vous serez vraiment libres.
37Je sais que vous êtes de la semence d’Abrahâm ; mais vous cherchez à me mettre à mort, parce que ma parole ne trouve pas de place en vous.
38Moi, ce que j’ai vu auprès du père, je le dis ; vous donc, ce que vous avez entendu de votre père, vous le faites. »
39Ils répondent et lui disent : « Notre père est Abrahâm. » Iéshoua’ leur dit : « Si vous étiez enfants d’Abrahâm, vous feriez les œuvres d’Abrahâm.
40Mais maintenant, vous me cherchez pour me mettre à mort, un homme qui vous dit la vérité que j’ai entendue d’Elohîms. Cela, Abrahâm ne l’a pas fait.
41Vous faites, vous, les œuvres de votre père« . Ils lui disent : »Nous, ce n’est pas de la puterie que nous sommes nés ! Nous avons un seul père : Elohîms » !
42Iéshoua’ leur dit : « Si Elohîms était votre père, vous m’aimeriez ! Oui, je suis sorti d’Elohîms et je suis venu car je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé.
43Pourquoi ne connaissez-vous pas mon langage ? C’est que vous ne pouvez entendre ma parole.
44Vous, vous êtes du père le diable, et vous voulez faire les combines de votre père. Celui-là est un tueur, dès l’entête. Il ne s’est pas tenu dans la vérité, parce qu’il n’est pas en lui de vérité. Quand il dit le mensonge, il parle de son propre fond, parce qu’il est menteur et père du mensonge.
45Mais moi, parce que je dis la vérité, vous n’adhérez pas à moi.
46Qui parmi vous me confondra d’une faute ? Or je dis la vérité : pourquoi n’adhérez-vous pas à moi ?
47Qui est d’Elohîms entend les dires d’Elohîms. Ainsi donc, vous, vous n’entendez pas, parce que vous n’êtes pas d’Elohîms. »
48Alors les Iehoudîm répondent et lui disent : « Ne le disons-nous pas bien ? Tu es un Shomroni, et tu as un démon ! »
49Iéshoua’ répond : « Moi, je n’ai pas de démon, mais j’honore mon père, et vous, vous me déshonorez.
50Moi, je ne cherche pas ma gloire : il en est un qui cherche et qui juge.
51Amén, amén, je vous dis : Si un homme garde ma parole, il ne verra pas la mort en pérennité. »
52Les Iehoudîm lui disent : « Maintenant nous savons que tu as un démon. Abrahâm est mort et les inspirés ; et toi tu dis : ‹ Si un homme garde ma parole, il ne verra pas la mort en pérennité. ›
53Es-tu donc, toi, plus grand qu’Abrahâm, notre père, qui est mort ? Et les inspirés aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ?
54Iéshoua’ répond : « Si je me glorifie, ma gloire n’est rien. C’est mon père qui me glorifie, celui dont vous dites : ‹ Il est notre Elohîms. ›
55Vous ne le connaissez pas, mais moi je le connais ! Si je vous disais que je ne le connais pas, je serais comme vous : un menteur. Mais je le connais et je garde sa parole.
56Abrahâm, votre père, a exulté de voir mon jour. Il l’a vu et s’est chéri. »
57Les Iehoudîm lui disent : « Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abrahâm ! »
58Iéshoua’ leur dit : « Amén, amén, je vous dis : avant qu’Abrahâm fût, moi je suis. »
59Alors ils prennent des pierres pour les lancer sur lui. Iéshoua’ se cache et sort du sanctuaire.
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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer
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