Bible Chouraqui 1985
Jean 18
1Cela dit, Iéshoua’ sort avec ses adeptes de l’autre côté du torrent du Qidrôn, où il y a un jardin, dans lequel il entre, lui et ses adeptes.
2Iehouda aussi, celui qui le livre, connaît le lieu où souvent Iéshoua’ allait avec ses adeptes.
3Iehouda donc, prenant la cohorte, avec les gardes des chefs des desservants et des Peroushîm, vient là avec lanternes, torches et armes.
4Iéshoua’, donc, sait tout ce qui va lui arriver. Il sort et leur dit : « Qui cherchez-vous ? »
5Ils lui répondent : « Iéshoua’ le Nazoréen. » Il leur dit : « Moi, je suis. » Iehouda aussi, celui qui le livre, se tient près d’eux.
6Donc, quand il leur dit : « Moi, je suis », ils vont en arrière et tombent à terre.
7Il les interroge donc à nouveau : « Qui cherchez-vous ? Ils disent : »Iéshoua’ le Nazoréen. »
8Iéshoua’ répond : « Je vous ai dit : Moi, je suis. Si donc vous me cherchez, laissez ceux-là s’en aller. »
9Pour accomplir la parole qu’il avait dite : « Ceux que tu m’as donnés, je n’en ai pas perdu un seul. »
10Shim’ôn-Petros, donc, ayant une épée, la tire et frappe le serviteur du grand desservant. Il lui coupe l’oreille droite. Le serviteur avait nom Malkos.
11Iéshoua’, donc, dit à Petros : « Jette ton épée dans le fourreau. La coupe que le père me donne, ne la boirai-je pas ? »
12La cohorte, le chef de mille et les gardes des Iehoudîm s’emparent donc de Iéshoua’ et le lient.
13Ils le conduisent en premier lieu chez Hanân. Oui, c’était le beau-père de Caïapha, qui était grand desservant cette année-là.
14C’était Caïapha qui avait conseillé aux Iehoudîm : « Il y a intérêt à ce qu’un seul homme meure pour le peuple. »
15Shim’ôn-Petros et un autre adepte suivent Iéshoua’. Cet adepte-là est connu du grand desservant. Il entre avec Iéshoua’ dans la cour du grand desservant.
16Petros se tient à la porte, dehors. L’autre adepte, connu du grand desservant, sort donc. Il parle à celle de la porte et fait entrer Petros.
17La fille de la porte dit donc à Petros : « N’es-tu pas, toi aussi, des adeptes de cet homme ? Celui-là dit : »Je ne le suis pas. »
18Les serviteurs et les gardes qui étaient là avaient fait un feu de braises, parce qu’il faisait froid. Ils se chauffaient. Petros se tient aussi avec eux et se chauffe.
19Le grand desservant, donc, questionne Iéshoua’ sur ses adeptes et sur son enseignement.
20Iéshoua’ lui répond : « Moi, j’ai toujours parlé en public à l’univers. Moi, j’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le sanctuaire, là où tous les Iehoudîm se réunissent. Je n’ai rien dit en secret.
21Pourquoi me questionnes-tu ? Questionne donc ceux qui ont entendu ce que je leur ai dit. Voici, ils savent ce que j’ai dit, moi. »
22Quand il dit cela, un des gardes présents donne une gifle à Iéshoua’ et lui dit : « Tu réponds ainsi au grand desservant ? »
23Iéshoua’ lui répond : « Si j’ai mal parlé, témoigne du mal ; mais si j’ai bien dit, pourquoi me frappes-tu ? »
24Hanân l’envoie donc lié à Caïapha, le grand desservant.
25Shim’ôn-Petros, debout, se chauffe. Ils lui disent donc : « N’es-tu pas, toi aussi, de ses adeptes ? Il le nie et dit : »Je ne le suis pas. »
26Un des serviteurs du grand desservant, un parent de celui à qui Petros avait coupé l’oreille, dit : « Ne t’ai-je pas vu, moi, au jardin avec lui ? »
27À nouveau Petros nie. À l’instant un coq chante.
28Ils conduisent donc Iéshoua’ de chez Caïapha au prétoire. C’était le petit jour. Eux-mêmes n’entrent pas au prétoire, pour ne pas être contaminés, afin de manger le Pèssah.
29Pilatus sort donc vers eux dehors et dit : « De quoi accusez-vous cet homme ? »
30Ils répondent et lui disent : « Si celui-là n’avait pas mal agi, nous ne te l’aurions pas livré. »
31Pilatus, donc, leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le vous-mêmes selon votre tora. » Les Iehoudîm lui disent : « Pour nous, nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »
32Cela pour accomplir la parole de Iéshoua’, dite pour signifier de quelle mort il devait mourir.
33Pilatus rentre donc à nouveau dans le prétoire. Il appelle Iéshoua’ et lui dit : « Toi, es-tu le roi des Iehoudîm ? »
34Iéshoua’ répond : « Toi, dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont-ils dit de moi ? »
35Pilatus répond : « Suis-je, moi, un Iehoudi ? Ta nation et les chefs des desservants t’ont livré à moi. Qu’as-tu fait ? »
36Iéshoua’ répond : « Mon royaume n’est pas de cet univers. Si mon royaume était de cet univers, mes gardes se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Iehoudîm. Mais mon royaume n’est pas d’ici. »
37Pilatus lui dit donc : « Ainsi, tu es roi ? Iéshoua’ répond : »Tu dis, toi, que je suis roi. Moi, je suis né pour cela, et pour cela je suis venu dans l’univers : pour témoigner de la vérité. Quiconque est de la vérité entend ma voix. »
38Pilatus lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? Après avoir dit cela, de nouveau il sort vers les Iehoudîm et leur dit : »Moi, je ne trouve en lui aucun crime.
39Mais c’est votre coutume que je relâche quelqu’un pour Pèssah. Voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Iehoudîm ?
40Ils crient donc à nouveau en disant : « Non, pas celui-là, mais Bar-Abba ! » Or Bar-Abba était un bandit.
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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer
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