Ésaïe 41
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Bible Chouraqui 1985

Ésaïe 41

1Îles, taisez-vous devant moi. Patries, renouvelez votre force ! Qu’elles avancent et parlent, alors ! Ensemble nous nous présenterons pour le jugement.

2Qui l’éveille de l’Orient ? Avec justice il le convoque à ses pieds. Il donne, face à lui, les nations, assujettit des rois, donne son épée en poussière, son arc en paille au vent.

3Il les poursuit, il passe en paix, sur une voie où il n’était jamais venu à pied.

4Qui œuvre et fait ? Le crieur des âges depuis la tête, moi, IHVH-Adonaï, le premier, avec les derniers, moi, lui.

5Les îles ont vu, elles frémissent ; les extrémités de la terre tressaillent ; elles se sont approchées et se présentent.

6L’homme aide son compagnon et dit à son frère : « Sois fort. »

7L’artisan renforce l’orfèvre ; le polisseur au marteau, le batteur d’enclume. Il dit de la colle : « Elle est bien. » Il la renforce avec des clous : « Elle ne chancellera pas. »

8Mais toi Israël, mon serviteur, Ia’acob que j’ai choisi, semence d’Abrahâm, mon amoureux ;

9toi, que j’ai saisi des extrémités de la terre, je t’ai convoqué d’entre ses nobles et je te dis : Mon serviteur, toi ! Je t’ai choisi, je ne t’ai pas rejeté.

10Ne frémis pas, oui, je suis avec toi. Ne t’effare pas ; oui, je suis ton Elohîms. Je t’ai affermi, je t’ai même aidé, je t’ai appuyé, même, par la droite de ma justice.

11Voici, ils seront blêmes d’opprobre, tous ceux qui brûlent contre toi. Ils seront comme un rien, ils perdront, les hommes de ta dispute.

12Tu les demandes, et tu ne les trouves pas, les hommes de ta noise ; ils seront comme un rien, comme un néant, les hommes de ta guerre.

13Oui, moi, IHVH-Adonaï, ton Elohîms, je renforce ta droite, je te dis : Ne frémis pas. Moi, je t’aide.

14Ne frémis pas, cochenille, Ia’acob, mortels d’Israël ; moi, je t’aide, harangue de IHVH-Adonaï, ton racheteur, le sacré d’Israël.

15Voici, je t’ai mise en herse incisive neuve, à double bouche. Tu foules les monts, tu les émottes ; tu mets la colline comme de la glume.

16Tu les vannes et le souffle les emporte ; la tempête les disperse. Et toi, tu t’égayes en IHVH-Adonaï ; tu te loues dans le sacré d’Israël. Choisis par l’abomination

17Les humiliés, les pauvres, demandent de l’eau, et rien ! Leur langue gerce de soif. Moi, IHVH-Adonaï, je leur réponds ; l’Elohîms d’Israël, je ne les abandonne pas.

18J’ouvre sur les pics, des fleuves, et dans les failles, des sources ; je mets le désert en étang d’eaux, la terre aride en issues pour les eaux.

19Je donne au désert le cèdre, l’acacia, le myrte, l’arbre à huile. Je mets dans la steppe le cyprès, le pin et l’if ensemble,

20pour qu’ils voient, pénètrent, soient attentifs et perspicaces ensemble : oui, la main de IHVH-Adonaï a fait cela, le sacré d’Israël l’a créé.

21Présentez votre dispute, dit IHVH-Adonaï. Avancez vos requêtes, dit le roi de Ia’acob.

22Qu’ils avancent et nous rapportent ce qui va advenir. Les premières, que sont-elles ? Rapporte-le. Nous y mettrons notre cœur, nous pénétrerons leur avenir. Ou bien, faites-nous entendre ce qui vient,

23rapportez-nous les signes du futur : nous saurons que vous êtes des Elohîms ; de même, faites bien ou mal, nous considérerons et verrons ensemble.

24Voici, vous êtes un rien ; votre œuvre, une nullité. L’abomination vous a choisis. Tous, une fraude

25Je l’ai suscité du septentrion, il arrive ; à l’orient du soleil, il crie mon nom. Il vient ; les seconds sont comme de l’argile ; et comme un potier il piétine le limon.

26Qui l’a rapporté en tête, que nous le pénétrions ? Dès le passé, que nous disions : « Un juste ! » Mais pas de rapporteur, mais pas de héraut, mais pas d’entendeur de vos dits.

27Le premier en Siôn : « Voici, les voilà ! »; et pour Ieroushalaîm : « Je te donne un annonciateur. »

28Je vois, mais personne ! Parmi ceux-là, mais pas de conseiller ! Je les questionne, mais nul ne retourne une parole !

29Voici, tous, une fraude. Leur œuvre ? Un néant. Leurs libations ? Un souffle, un tohu !

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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer