Seventh-day Adventist Bible CommentaryJean 1

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs · Page 1 sur 2

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Introduction

L’Évangile selon SAINT JEAN INTRODUCTION 1. Titre. À quelques exceptions près, le quatrième Évangile est connu depuis les premiers siècles chrétiens sous le nom d’Évangile selon Jean. Le nom Jean signifie : « Le Seigneur fait grâce. » Pour l’étymologie du nom, voir les commentaires sur Luc 1:13. Pour le sens du mot traduit par « évangile », voir les commentaires sur Marc 1:1. 2. Auteur. Cet Évangile est anonyme dans la mesure où, pour des raisons qu’il est le seul à connaître, l’auteur évite délibérément de se nommer directement. Il ne s’identifie pas comme l’un des deux disciples qui suivirent Jésus les premiers (voir ch. 1:37 ; cf. DA 138), et, avec une modestie évidente, se désigne simplement comme « ce disciple » (voir ch. 21:23), « le disciple que Jésus aimait » (v. 20), « le disciple qui rend témoignage de ces choses et qui les a écrites » (v. 24). Dès le début, la tradition chrétienne a désigné Jean le bien-aimé, non seulement comme la source des informations, mais aussi comme l’auteur véritable du récit évangélique qui porte son nom. Pour une discussion sur la date de rédaction du quatrième Évangile et sur l’incidence de cette date sur le problème de l’auteur, voir p. 179-181. Jean se distingue des autres membres des Douze en tant que « le disciple que Jésus aimait » (ch. 21:20). Dans son cœur, la flamme de la loyauté personnelle et de la fervente consécration à son Maître semblait brûler avec plus de pureté et d’éclat que dans le cœur de ses compagnons. Une amitié plus intime que celle que les autres connaissaient se développa entre lui et Jésus (DA 292). De même que Christ seul pouvait révéler parfaitement le Père, étant le seul à le connaître parfaitement, Jean était particulièrement qualifié pour présenter dans son Évangile les vérités sublimes concernant Christ. Lorsque Jean et son frère Jacques vinrent pour la première fois à Christ, ils reçurent le surnom de « fils du tonnerre ». Ils étaient orgueilleux, sûrs d’eux-mêmes, ambitieux d’honneur, impétueux, rancuniers lorsqu’ils étaient blessés ; ils nourrissaient souvent le désir de vengeance et se vengeaient lorsque l’occasion se présentait (AA 540, 541). C’étaient certes de graves défauts, et il est certain que Jean ne fut pas choisi comme disciple en raison d’un caractère particulièrement aimable ou noble. Mais sous cette apparence peu engageante, Jésus discerna un cœur ardent, sincère et aimant. D’abord élève plutôt lent, en qui le Maître enseignant entrevoyait un apôtre dynamique, Jean prit sur lui le joug de Christ et, par conséquent, toute sa vie et son caractère furent transformés. En contemplant en Jésus Celui qui est entièrement digne d’être aimé, Jean ressentit un désir suprême de lui ressembler. Il était plus jeune que les autres disciples (DA 292) et, avec la confiance abandonnée et le culte héroïque de la jeunesse, il ouvrit son cœur à Jésus. Il se tenait toujours près de son Maître, s’abandonna davantage à l’influence de cette vie parfaite et, en conséquence, en vint à la refléter plus pleinement que ses compagnons disciples. Son esprit était le plus réceptif et le plus disposé à apprendre. Comme, dans la pure lumière du Soleil de justice, ses défauts lui étaient révélés un à un, il s’humilia et accepta le reproche implicite de la vie parfaite de Christ ainsi que celui, explicite, de ses paroles de conseil et de réprimande. L’amour et la grâce divins le transformèrent lorsqu’il soumit sa vie à l’influence du Sauveur. Le foyer de l’enfance de Jean se trouvait à Bethsaïda, un village de pêcheurs sur la rive nord du lac de Galilée. Son père semble avoir été un homme d’une certaine aisance et d’une certaine position sociale, et sa mère rejoignit le groupe des femmes pieuses qui subvenaient aux besoins de Jésus et des Douze au cours de leurs déplacements en Galilée et ailleurs en Palestine. Jean appartenait à ce cercle intime de trois personnes que Jésus choisit comme ses compagnons les plus proches et qui partagèrent avec lui les expériences les plus profondes de sa mission terrestre.

C’est à Jean que Christ confia sa propre mère alors qu’il était suspendu à la croix. La tradition rapporte que, bien des années plus tard, elle accompagna l’apôtre à Éphèse, où il supervisa les communautés chrétiennes de la région. Jean fut le premier des disciples à se rendre au tombeau le matin de la résurrection, et le premier à saisir la glorieuse vérité que le Seigneur était ressuscité (ch. 20:8). Dès lors, il consacra tout ce qu’il avait à la proclamation d’un Sauveur crucifié, ressuscité et qui revient, témoignant de ce qu’il avait entendu, vu et expérimenté « de la Parole de vie » (1 Jean 1:1, 2). 3. Cadre historique. Pour un bref aperçu du contexte historique de la vie et de la mission de Jésus, voir p. 272. Pour une discussion plus complète, voir p. 41-67. 4. Thème. Lorsque l'Évangile de Jean fut écrit, vers la fin du Ier siècle, trois dangers majeurs menaçaient la vie et la pureté de l'Église chrétienne. Le plus grave était le déclin de la piété ; un autre était l'hérésie, en particulier le gnosticisme, qui niait la réalité de l'incarnation et engendrait le libertinage ; et le troisième était la persécution. Une trentaine d'années s'étaient écoulées depuis la rédaction des Évangiles synoptiques (voir p. 175- 179), et Jean, désormais âgé et seul survivant des Douze (AA 542), fut poussé à présenter de nouveau la vie du Christ, de manière à contrecarrer les forces du mal qui menaçaient de détruire l'Église. Les hommes avaient besoin d'une image vivante du Sauveur pour affermir leur foi en la réalité des grandes vérités de l'Évangile, telles que l'incarnation, la véritable divinité et la véritable humanité, la vie parfaite, la mort expiatoire, la glorieuse résurrection et le retour promis de Jésus. « Tout homme qui a cette espérance en lui se purifie lui-même, comme lui [le Christ] est pur » (1 Jean 3:3). Ce n'est que lorsque la vie et la mission du Sauveur sont conservées comme une réalité vivante dans l'esprit et le cœur que le pouvoir transformateur de sa grâce peut devenir efficace dans la vie. C'est pourquoi Jean annonce que son récit a été « écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie par son nom » (ch. 20:31). Il reconnaît franchement qu'il aurait pu en dire beaucoup plus (v. 30), mais qu'il n'a rapporté que les épisodes qu'il considère comme les mieux adaptés pour attester les grandes vérités fondamentales de l'Évangile. Il partait de la conviction que ce qui l'avait convaincu convaincrait aussi les autres (cf. 1 Jean 1:1–3). Comme indiqué à la page 179, on reprochait autrefois à l'Évangile de Jean d'avoir des tendances gnostiques. La pensée gnostique chrétienne tournait autour de l'idée que, par essence, le bien et le mal devaient être respectivement identifiés à l'esprit et à la matière. On disait que les hommes dans l'âme desquels résidait une étincelle de la lumière céleste étaient prisonniers dans ce monde matériel. Le salut consiste à savoir comment échapper au domaine de la matière pour entrer dans celui de l'esprit. Le gnosticisme niait la véritable incarnation du Christ, soutenant que la forme humaine que les hommes pensaient voir n'était qu'une apparition. On supposait que le Christ divin était entré dans l'homme Jésus lors de son baptême et l'avait quitté avant sa mort sur la croix. Jean chercha sans aucun doute à réfuter en partie ces fausses conceptions du péché et du salut par son récit de la vie de Jésus. Une trentaine d'années auparavant, Paul avait écrit à l'Église de Colosses au sujet des dangers cachés de ce qui était alors le culte nouveau et fascinant du gnosticisme (Col. 2:8 ; voir aussi Actes 20:29, 30); Jean se trouvait maintenant face à une philosophie vigoureuse et de plus en plus populaire, qui menaçait la vie même de l'Église. Avec un jugement inspiré, Jean s'abstient d'attaquer directement le gnosticisme et se limite à une déclaration positive de la vérité. Il est remarquable que — délibérément, semble-t-il — il évite l'emploi de certains noms grecs tels que gnōsis, pistis et sophia, « connaissance », « foi » et « sagesse », qui étaient des mots-clés du vocabulaire des gnostiques. Il commence par énoncer dans un langage parfaitement clair la véritable divinité du Christ et la réalité de

Son incarnation. Il semble que sa sélection des épisodes ait été guidée par le désir de présenter les aspects de la vie et du ministère du Christ qui révèlent le plus clairement ces vérités fondamentales. À quelques exceptions notables près — le mariage à Cana, la visite à Sychar, la guérison du fils d’un officier royal, la multiplication des pains pour les 5 000 et le discours sur le Pain de vie — Jean traite exclusivement, et souvent avec beaucoup de détails, d’épisodes qui se sont déroulés en Judée et mettaient en cause les dirigeants de la nation juive. À cet égard, son Évangile complète les Synoptiques, qui traitent abondamment du ministère en Galilée et passent sous silence, dans une large mesure, la plupart des épisodes de Judée. Jean diffère des Synoptiques à d’autres égards. De vastes sections de son Évangile consistent en de longs discours polémiques prononcés dans le Temple de Jérusalem. De plus, plusieurs chapitres sont consacrés aux conseils donnés aux disciples la nuit de la crucifixion. En revanche, Jean ne dit rien d’épisodes aussi importants que le baptême, la transfiguration ou l’expérience de Gethsémané. Il ne rapporte pas non plus un seul cas de guérison d’un démoniaque. Les miracles qu’il mentionne sont expressément présentés comme des preuves de la puissance divine et concourent à son objectif déclaré de démontrer que Jésus est le Fils de Dieu. Il ne relate aucune des paraboles synoptiques. Son objectif est moins biographique ou historique que théologique, bien que l’on trouve beaucoup d’histoire et de biographie. Alors que les auteurs synoptiques présentent la messianité de Jésus par induction, Jean l’annonce hardiment dès le premier chapitre, puis en expose les preuves. D’autres différences importantes se trouvent dans la chronologie johannique et synoptique de la vie du Christ. Si nous ne disposions que des récits synoptiques, nous conclurions probablement que son ministère s’est étendu sur une période d’un peu plus d’un an, tandis que Jean exige au moins 2 1/2 années et laisse entendre une durée complète de 3 1/2 années. Jean et les Synoptiques diffèrent également dans leur mise en relation de la dernière Pâque avec la crucifixion (voir les Notes complémentaires sur Matthieu 26 , note 1). Le terme clé de cet Évangile est « Parole », gr. Logos (ch. 1:1), qui n’est toutefois employé dans son sens technique que dans le chapitre introductif. Logos, en tant que terme technique, semble avoir son origine chez les stoïciens, qui l’employaient pour désigner la sagesse divine comme force intégratrice de l’univers. Le philosophe juif Philon emploie logos 1,300 fois dans son exposé de l’AT. On a souvent affirmé que Jean emploie le terme logos dans ce sens philosophique. Mais le Logos de Jean est strictement chrétien. Il présente Jésus comme l’expression incarnée de la sagesse divine qui a rendu le salut possible, du caractère et de la volonté divins, ainsi que de la puissance divine à l’œuvre dans la transformation de la vie des hommes. Jean revient maintes fois sur le fait que Jésus est venu comme l’expression vivante de la pensée, de la volonté et du caractère du Père, comme dans les 26 passages où il rapporte que le Christ parle du Père comme de « celui qui m’a envoyé », ou avec des termes équivalents, ou encore dans son emploi d’un verbe synonyme pour désigner la mission du Christ reçue du Père. Il présente le Sauveur de l’humanité comme le Créateur de toutes choses, la Source de la lumière et de la vie. Il souligne également l’importance de croire à la vérité concernant Jésus, en employant le mot « croire » ou son équivalent plus de 100 fois. Aussi nouveaux et nettement chrétiens que soient les concepts de l’Évangile selon Jean, on dit que 427 de ses 879 versets reflètent l’AT, soit par citation directe, soit par allusion.

5. Plan. Étant donné qu’un plan chronologique complet de l’Évangile de Jean figure aux p. 196–201, le plan présenté ici ne couvre que les principales phases de la vie et du ministère de Jésus. I. Prologue : La Parole de Dieu incarnée, 1:1–18. II. Ministère initial, du baptême à la Pâque, apr. J.-C. 27–28, 1:19 à 2:12. III. Ministère en Judée, de la Pâque à la Pâque, apr. J.-C. 28–29, 2:13 à 5:47. A. Lors de la première Pâque, 2:13 à 3:21. B. Ministère en Judée, 3:22–36. C. Retrait temporaire de Judée, 4:1–54. D. Lors de la deuxième Pâque, 5:1–47. IV. Ministère en Galilée, de la Pâque à la Pâque, apr. J.-C. 29–30, 6:1 à 7:1. V. Ministère, de la Pâque à la Pâque, apr. J.-C. 30–31, 7:2 à 11:57. A. À la fête des Tabernacles, apr. J.-C. 30, 7:2 à 10:21. B. À la fête de la Dédicace, hiver apr. J.-C. 5:30–31, 10:22–42. C. La résurrection de Lazare, 11:1–57. VI. Ministère final à Jérusalem, Pâque, apr. J.-C. 31, 12:1 à 19:42. A. Événements précédant la semaine de la Passion, 12:1–11. B. Rejet par les dirigeants juifs, 12:12–50. C. Le dernier souper, 13:1–30. D. Conseils d’adieu, 13:31 à 16:33. E. La prière d’intercession de Jésus, 17:1–26. F. Gethsémané, 18:1–12. G. Les procès, 18:13 à 19:16. H. La crucifixion et l’ensevelissement, 19:17–42. VII. La résurrection ; apparitions après la résurrection, 20:1–29 ; 21:1–23. VIII. Épilogue, 20:30, 31 ; 21:24, 25.

Jean 1:1

Au commencement. [Prologue de l’Évangile de Jean, John 1:1–18.] La phrase grecque ne comporte pas l’article défini, mais elle a néanmoins un sens défini. Si l’article défini était employé en grec, cela tendrait à impliquer un moment particulier dans le temps, ou un « commencement ». Sans l’article défini, et dans le contexte des versets 1–3, la phrase désigne le temps le plus éloigné que l’on puisse concevoir, avant la création de « toutes choses » (v. 3), avant tout autre « commencement », c’est-à-dire l’éternité passée. Le récit de la création s’ouvre sur les mots hébreux équivalents (voir l’explication sur Gen. 1:1). De même que Gen. 1 expose la nature de la création et le fait que l’homme a été originellement formé à l’image de Dieu, de même le prologue de l’Évangile de Jean expose la nature du Créateur (versets 1–4) et le moyen par lequel Dieu a voulu rendre possible la recréation de son image dans l’homme (versets 5–14). Gen. 1:1 fait référence au « commencement » de ce monde. Mais le « Verbe » de John 1:1–4 est le Créateur de toutes choses et, par conséquent, il précède le « commencement » de Gen. 1:1. Ainsi, le « commencement » de John 1:1 est antérieur au « commencement » de Gen. 1:1. Lorsque tout ce qui a eu un commencement a commencé, le « Verbe » « était » déjà. Était. Gr. ēn, une forme du verbe eimi, « être », exprimant la continuité de l’existence, ou de l’être. Le Verbe était, durant toute l’éternité ; il n’est jamais devenu tel. Mais, avec le temps, le

Verbe « fut fait [littéralement, « devint », Gr. egeneto, une forme de ginomai, « devenir », exprimant une action commencée et achevée à un moment donné] chair » (v. 14). Ainsi, le Christ a toujours été Dieu (John 1:1; Heb. 1:8); mais, en revanche, il est devenu homme (John 1:14 ; cf. Phil. 2:7). Ainsi, tant par les mots que par leur forme, Jean souligne l’existence continue, intemporelle et illimitée du Christ avant son incarnation. Dans l’éternité passée, il n’existait aucun moment avant lequel on aurait pu dire que le Verbe n’était pas. Le Fils était « avec le Père depuis toute éternité » (AA 39). « Il n’y eut jamais un moment où il ne fût en étroite communion avec le Dieu éternel » (Ev 615). Comparez Rev. 22:13, où Jésus se proclame « le commencement et la fin ». Il est « le même hier, aujourd’hui et éternellement » (Heb. 13:8). Le mot ginomai, employé au v. 14, apparaît également au v. 3 à propos de la création de toutes choses (littéralement, « par lui tout devint »). Jésus déclara : « Avant qu’Abraham fût [Gr. ginomai, littéralement, « devint », ou « vint à l’existence »], je suis [Gr. eimi] » (ch. 8:58). Le même contraste apparaît dans la LXX du Ps. 90:2: « Avant que les montagnes fussent nées [Gr. ginomai], d’âge en âge tu es [Gr. eimi] Dieu. » Ēn apparaît trois fois dans John 1:1, d’abord pour parler de l’éternité du Verbe, puis de sa communion éternelle avec le Père, et enfin de son égalité éternelle de nature avec le Père. Le verset 2 réaffirme la durée de cet état d’être durant toute l’éternité. Verbe. Gr. logos, « énoncé », « parole », « discours », « récit », « compte rendu », « traité », l’accent étant mis sur l’arrangement systématique et significatif des pensées ainsi exprimées. Ici, Jean emploie le terme comme désignation du Christ, qui est venu révéler le caractère, l’esprit et la volonté du Père, tout comme la parole est l’expression des idées. Dans la LXX, le mot logos est couramment employé pour les expressions tant créatrices (Ps. 33:6 ; cf. Gen. 1:3, 6, 9, etc.) et communicatives (Jer. 1:4; Eze. 1:3; Amos 3:1) expressions de la pensée et de la volonté divines. Il ne fait aucun doute que ces emplois vétérotestamentaires de logos étaient présents à l’esprit de Jean lorsqu’il écrivit. Dieu a exprimé sa volonté et son dessein divins par la création et par la révélation ; maintenant (John 1:14) il l’a fait par l’incarnation, sa révélation suprême et parfaite (voir le matériel supplémentaire d’EGW sur le v. 18). Le mot Logos résume ainsi le thème dominant de l’Évangile de Jean (voir ch. 14:8–10 ; également ci-dessous sous « Le Verbe était Dieu » ; ainsi que la note supplémentaire sur le chapitre 1). Au v. 18, Jean expose la raison pour laquelle il parle du Christ comme du « Verbe » — il est venu « déclarer » le Père. Comme désignation du Christ, le mot Logos n’est employé dans le NT que par Jean, dans son Évangile (ch. 1) et dans 1 John 1:1; Rev. 19:13. Le terme identifie le Christ comme l’expression incarnée de la volonté du Père que tous les hommes soient sauvés (voir 1 Tim. 2:4), comme « la pensée de Dieu rendue audible » (DA 19). Avec Dieu. Gr. pros ton theon. Le mot pros dénote une association et une communion étroites. Si Jean avait voulu dire simplement qu’au commencement le Verbe était à proximité de Dieu, on aurait pu s’attendre à ce qu’il emploie soit le mot para, « auprès de », soit le mot meta, « avec » (cf. l’explication sur ch. 6:46). Mais Jean entendait exprimer davantage que ne l’auraient transmis ces deux mots, comme lorsqu’il écrivit : « nous avons un avocat auprès [Gr. pros] du Père » (1 John 2:1) — non pas au sens où Jésus se trouverait simplement en présence du Père, mais au sens où il est étroitement associé au Père dans l’œuvre du salut. Pros est employé dans le même sens dans Heb.

4:13 : « avec qui nous avons affaire », c’est-à-dire « avec qui nous entretenons des relations ». Le mot implique ici une communion personnelle étroite dans une entreprise d’intérêt et de préoccupation mutuels. Comparez John 17:5. Le fait que la Parole était « auprès de Dieu », c’est-à-dire auprès du Père, affirme avec force qu’elle est un être totalement distinct du Père. Comme le contexte le montre clairement, la Parole était associée à Dieu dans un sens unique et exclusif. La Parole était « auprès de Dieu » dans l’éternité passée, mais elle est devenue « chair » afin d’être avec « nous » (voir le commentaire sur le v. 14 ; cf. DA 23–26). Elle était Emmanuel, « Dieu avec nous » (voir le commentaire sur Matt. 1:23). Il est impossible de comprendre la portée de l’incarnation autrement que sur la toile de fond de la préexistence éternelle du Christ en tant que Dieu et en tant qu’associé à Dieu (voir le Matériel supplémentaire d’EGW sur Rom. 1:20–25). La Parole était Dieu. L’absence, en grec, de l’article défini devant le mot « Dieu » rend impossible de traduire l’énoncé par « Dieu était la Parole ». Le traduire ainsi reviendrait à identifier Dieu à la Parole et à limiter ainsi la Divinité exclusivement à la Parole. Les deux termes, « Parole » et « Dieu », ne sont pas totalement interchangeables. Il ne serait pas plus correct de dire que « Dieu était la Parole » que de dire que « l’amour est Dieu » (cf. 1 John 4:16), ou « la chair a été faite Parole » (cf. John 1:14). Bien qu’ici, au v. 1, le mot « Dieu » soit dépourvu de l’article défini, il reste défini. L’énoncé ne peut pas être traduit par « la Parole était un dieu », comme si la Parole était un dieu parmi beaucoup d’autres dieux. En grec, l’absence de l’article met souvent l’accent sur la qualité exprimée par un mot ou inhérente à celui-ci. Ainsi, Jean veut dire que la Parole participait de l’essence de la Divinité, qu’elle était divine au sens ultime et absolu. Ainsi, dans cette déclaration concise, Jean nie que la Parole soit soit un dieu, l’un parmi beaucoup, soit Dieu, comme si elle seule était Dieu. Dans le prologue (v. 1–18), Jean énonce l’objectif qui l’a guidé dans la rédaction de l’Évangile, à savoir présenter l’homme Jésus comme Dieu incarné (cf. 1 John 1:1). D’un épisode à l’autre et d’un discours à l’autre, il poursuit fidèlement cet objectif. Dans sa conclusion, il observe que son but en écrivant était d’amener d’autres personnes à « croire que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu », et qu’en croyant elles « puissent avoir la vie par son nom » (John 20:30, 31). Dans l’introduction de sa première épître, Jean fait de nouveau référence à ses expériences personnelles avec « la Parole » (1 John 1:1–3). De même, les premiers mots de l’Apocalypse déclarent qu’elle est « la Révélation de Jésus-Christ » (ch. 1:1). Voir la Note additionnelle à la fin du chapitre ; voir le commentaire sur Phil. 2:6–8; Col. 2:9. Christ est éternellement Dieu au sens suprême et absolu du terme (voir la Note additionnelle à la fin du chapitre). Pour un commentaire sur la fiction selon laquelle Jésus n’était qu’un homme grand et bon, voir le commentaire sur Matt. 16:16. Les preuves de la divinité du Christ sont nombreuses et irréfutables. Elles peuvent se résumer brièvement ainsi : (1) la vie qu’il a vécue (Heb. 4:15; 1 Peter 2:22), (2) les paroles qu’il a prononcées (John 7:46; 14:10 ; cf. Matt. 7:29), (3) les miracles qu’il a accomplis (John 5:20; 14:11), (4) les prophéties qu’il a accomplies (Luke 24:26, 27, 44; John 5:39 ; DA 799). Voir DA 406, 407.



Ellen G. White


vs. 45, 46; Jean 1:1-3, 14). Le sermon en actes—[Matthieu 27:54 cité.] … Qu’est-ce qui éclaira et convainquit tellement ces hommes qu’ils ne purent s’empêcher de confesser leur foi en Jésus ? C’était le sermon donné dans chaque acte du Christ et dans Son silence sous les cruels outrages. Lors de Son procès, chacun semblait rivaliser avec l’autre pour rendre Son humiliation aussi dégradante que possible. Mais Son silence était éloquent. Dans ce corps lacéré, meurtri et brisé, suspendu à la croix, le centurion reconnut la forme du Fils de Dieu (Manuscript 115, 1897).
1-3 (Proverbes 8:22-27; Romains 9:5; Philippiens 2:6; Colossiens 1:15-17; Hébreux 1:8). L’éternité du Christ—Si le Christ a créé toutes choses, Il existait avant toutes choses. Les paroles prononcées à ce sujet sont si décisives que personne ne doit rester dans le doute. Le Christ était essentiellement Dieu, et au plus haut sens du terme. Il était avec Dieu de toute éternité. Dieu au-dessus de tout, béni éternellement.
Il y a de la lumière et de la gloire dans la vérité que le Christ était Un avec le Père avant que les fondements du monde fussent posés. C’est la lumière qui brille dans un lieu ténébreux, le rendant resplendissant d’une gloire divine et originelle. Cette vérité, infiniment mystérieuse en elle-même, explique d’autres vérités mystérieuses et autrement inexplicables, tandis qu’elle est enchâssée dans une lumière inaccessible et incompréhensible (The Review and Herald, April 5, 1906).
1-3, 14 (Philippiens 2:5-8; Colossiens 2:9; Hébreux 1:6, 8; 2:14-17; voir les commentaires d’EGW sur Marc 16:6). Sauveur divino-humain—L’apôtre voudrait détourner notre attention de nous-mêmes pour la porter vers l’Auteur de notre salut. Il nous présente ses deux natures, divine et humaine. Voici la description de la nature divine : « Lui qui, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu. » Il était « le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne. »
Quant à sa nature humaine : Il « a été fait à la ressemblance des hommes ; et, trouvé dans la condition d’un homme, il s’est humilié lui-même et s’est rendu obéissant jusqu’à la mort. » Il a volontairement assumé la nature humaine. Ce fut son propre acte, accompli de son propre consentement. Il a revêtu sa divinité d’humanité. Il demeurait Dieu, mais il ne paraissait pas comme Dieu. Il a voilé les manifestations de la Divinité, qui avaient commandé l’hommage et suscité l’admiration de l’univers de Dieu. Il était Dieu lorsqu’il se trouvait sur la terre, mais il s’est dépouillé de la forme de Dieu et a pris à sa place la forme et l’apparence d’un homme. Il parcourait la terre comme un homme. À cause de nous, il s’est fait pauvre, afin que par sa pauvreté nous devenions riches. Il a mis de côté sa gloire et sa majesté. Il était Dieu, mais il renonça pour un temps aux splendeurs de la forme de Dieu. Bien qu’il marchât parmi les hommes dans la pauvreté, répandant ses bénédictions partout où il allait, sur sa parole des légions d’anges auraient entouré leur Rédempteur et lui auraient rendu hommage. Mais il parcourait la terre sans être reconnu ni confessé, sauf par quelques rares exceptions, par ses créatures. L’atmosphère était souillée par le péché et les malédictions, au lieu de l’être par l’hymne de louange. Son lot était la pauvreté et l’humiliation. Alors qu’il allait çà et là dans sa mission de miséricorde pour secourir les malades et relever les accablés, à peine une voix isolée le proclamait-elle béni, et les plus grands de la nation passaient devant lui avec dédain.
Comparez cela aux richesses de la gloire, à l’abondance des louanges jaillissant de lèvres immortelles, aux millions de voix sonores de l’univers de Dieu dans des hymnes d’adoration. Mais il s’est humilié lui-même et a pris la mortalité sur lui. En tant que membre de la famille humaine, il était mortel ; mais en tant que Dieu, il était la source de vie pour le monde. Dans sa personne divine, il aurait toujours pu résister aux assauts de la mort et refuser de se soumettre à sa domination ; mais il a volontairement donné sa vie afin que, par cela même, il puisse donner la vie et mettre l’immortalité en lumière. Il a porté les péchés du monde et enduré la peine qui pesait comme une montagne sur son âme divine. Il a livré sa vie en sacrifice, afin que l’homme ne meure pas éternellement. Il est mort, non parce qu’il y était contraint, mais de sa propre volonté. Telle fut son humilité. Tout le trésor du ciel fut répandu en un seul don pour sauver l’homme déchu. Il a apporté dans sa nature humaine toutes les énergies vivifiantes dont les êtres humains auront besoin et qu’ils devront recevoir.
Merveilleuse combinaison de l’homme et de Dieu ! Il aurait pu aider sa nature humaine à résister aux attaques de la maladie en déversant dans l’humain la vitalité et la vigueur impérissable de sa nature divine. Mais il s’est abaissé jusqu’à la nature humaine. Il fit cela afin que l’Écriture fût accomplie ; et le Fils de Dieu embrassa ce plan, connaissant toutes les étapes de son humiliation : il devait descendre pour faire expiation des péchés d’un monde condamné et gémissant. Quelle humilité que celle-ci ! Elle étonna les anges. La langue ne pourra jamais la décrire ; l’imagination ne peut la concevoir. La Parole éternelle consentit à devenir chair ! Dieu devint homme ! Ce fut une merveilleuse humilité.
Le Christ devait mourir comme substitut de l’homme. L’homme était un criminel sous le coup de la condamnation à mort pour avoir transgressé la loi de Dieu, en tant que traître et rebelle ; c’est pourquoi un substitut de l’homme devait mourir comme un malfaiteur, parce qu’Il prenait la place des traîtres, avec tous leurs péchés accumulés sur Son âme divine. Il ne suffisait pas que Jésus meure afin de satisfaire pleinement aux exigences de la loi transgressée, mais Il mourut d’une mort honteuse. Le prophète livre au monde Ses paroles : « Je n’ai pas caché mon visage aux outrages et aux crachats. »
Compte tenu de cela, les hommes peuvent-ils avoir la moindre exaltation ? En retraçant la vie, les souffrances et l’humiliation du Christ, peuvent-ils relever leurs têtes orgueilleuses comme s’ils n’avaient à subir aucune épreuve, aucune honte, aucune humiliation ? Je dis aux disciples du Christ : Regardez le Calvaire et rougissez de honte devant vos idées prétentieuses. Toute cette humiliation de la Majesté du ciel était pour l’homme coupable et condamné. Il s’est abaissé toujours plus dans Son humiliation, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de profondeurs où Il puisse descendre, afin de relever l’homme de sa souillure morale. Tout cela était pour vous qui aspirez à la suprématie — qui aspirez aux louanges humaines, à l’exaltation humaine ; vous qui craignez de ne pas recevoir toute la déférence, tout le respect des esprits humains que vous estimez vous être dus. Est-ce là être semblable au Christ ?
« Que cette pensée soit en vous, laquelle était aussi en Christ Jésus. » Il mourut pour faire l’expiation et devenir un modèle pour quiconque voudrait être Son disciple. L’égoïsme entrera-t-il dans vos cœurs ? Et ceux qui ne placent pas devant eux le modèle, Jésus, exalteront-ils vos mérites ? Vous n’en avez aucun, si ce n’est ceux qui viennent par Jésus-Christ. L’orgueil sera-t-il entretenu après que vous aurez vu la Divinité s’humilier, puis, en tant qu’homme, s’avilir elle-même, jusqu’à ce qu’il n’y ait aucun point plus bas où Elle puisse descendre ? « Soyez dans la stupéfaction, ô cieux », et soyez émerveillés, habitants de la terre, que de tels retours soient rendus à notre Seigneur ! Quel mépris ! quelle méchanceté ! quel formalisme ! quel orgueil ! quels efforts pour élever l’homme et glorifier le moi, lorsque le Seigneur de gloire s’est humilié, a agonisé et est mort de la mort honteuse sur la croix en notre faveur (The Review and Herald, September 4, 1900)!
Le Christ n’aurait pas pu venir sur cette terre avec la gloire qu’Il avait dans les cours célestes. Les êtres humains pécheurs n’auraient pas pu supporter cette vision. Il a voilé Sa divinité sous l’habit de l’humanité, mais Il ne s’est pas départi de Sa divinité. Sauveur divino-humain, Il vint se tenir à la tête de la race déchue, pour partager leur expérience depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte (The Review and Herald, June 15, 1905).
Le Christ n’avait pas échangé Sa divinité contre l’humanité ; mais Il avait revêtu Sa divinité d’humanité (The Review and Herald, October 29, 1895).
Frère _____, évitez toute question relative à l’humanité du Christ qui soit susceptible d’être mal comprise. La vérité se tient tout près de la voie de la présomption. Lorsque vous traitez de l’humanité du Christ, vous devez surveiller rigoureusement chaque affirmation, de peur que vos paroles ne soient prises dans un sens dépassant ce qu’elles impliquent, et que vous ne perdiez ou n’obscurcissiez ainsi la perception claire de son humanité unie à la divinité. Sa naissance fut un miracle de Dieu ; car l’ange dit : « Voici, tu concevras dans ton sein et tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de JÉSUS. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut ; et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera sur la maison de Jacob pour toujours, et son règne n’aura pas de fin. Alors Marie dit à l’ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? Et l’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi l’être saint qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. »
Ces paroles ne se rapportent à aucun être humain, si ce n’est au Fils du Dieu infini. Ne laissez jamais, d’aucune manière, la moindre impression dans les esprits humains qu’une souillure ou une inclination à la corruption reposait sur le Christ, ou qu’il ait de quelque façon cédé à la corruption. Il fut tenté en tous points comme l’homme est tenté, et pourtant il est appelé « cet être saint ». C’est un mystère laissé inexpliqué aux mortels que Christ puisse être tenté en tous points comme nous le sommes, et pourtant être sans péché. L’incarnation du Christ a toujours été et demeurera toujours un mystère. Ce qui est révélé est pour nous et pour nos enfants, mais que tout être humain soit averti de ne pas faire du Christ un être entièrement humain, semblable à nous-mêmes ; car cela ne peut être. Il n’est pas nécessaire que nous sachions le moment exact où l’humanité s’est unie à la divinité. Nous devons garder les pieds sur le Rocher, le Christ Jésus, tel que Dieu s’est révélé dans l’humanité.
Je perçois qu’il y a un danger à aborder des sujets qui s’attardent sur l’humanité du Fils du Dieu infini. Il s’humilia lorsqu’il se vit dans la condition d’un homme, afin de comprendre la force de toutes les tentations auxquelles l’homme est assailli.
Le premier Adam tomba ; le second Adam resta fermement attaché à Dieu et à sa Parole dans les circonstances les plus éprouvantes, et sa foi en la bonté, la miséricorde et l’amour de son Père ne vacilla pas un seul instant. « Il est écrit » était son arme de résistance, et c’est l’épée de l’Esprit que tout être humain doit utiliser. « Je ne parlerai plus guère avec vous : car le prince de ce monde vient, et il n’a rien en moi » — rien qui réponde à la tentation. À aucune occasion il ne répondit à ses multiples tentations. Jamais le Christ ne mit le pied sur le terrain de Satan, pour lui donner le moindre avantage. Satan ne trouva rien en lui pour encourager ses avances (Letter 8, 1895).
Il y eut des occasions où Jésus se manifesta dans sa chair humaine comme le Fils de Dieu. La divinité transparaissait à travers l’humanité et fut vue par les prêtres et les dirigeants moqueurs. Fut-elle reconnue ? Certains reconnurent qu’il était le Christ, mais la plupart de ceux qui, lors de ces occasions particulières, furent forcés de voir qu’il était le Fils de Dieu, refusèrent de le recevoir. Leur aveuglement correspondait à leur résistance déterminée à la conviction.
Lorsque la gloire inhérente au Christ jaillit, elle était trop intense pour que Son humanité pure et parfaite puisse entièrement la dissimuler. Les scribes et les pharisiens ne parlèrent pas pour Le reconnaître, mais leur inimitié et leur haine furent déconcertées lorsque Sa majesté resplendit. La vérité, bien qu’obscurcie par un voile d’humiliation, parlait à chaque cœur avec une évidence irrécusable. Cela conduisit aux paroles du Christ : « Vous savez qui Je suis. » Les hommes et les démons furent contraints, par le rayonnement de Sa gloire, de confesser : « Vraiment, Celui-ci est le Fils de Dieu. » Ainsi Dieu fut révélé ; ainsi Christ fut glorifié (The Signs of the Times, May 10, 1899).
Christ quitta Sa position dans les parvis célestes et vint sur cette terre pour vivre la vie des êtres humains. Il fit ce sacrifice afin de montrer que l’accusation de Satan contre Dieu est fausse — qu’il est possible à l’homme d’obéir aux lois du royaume de Dieu. Égal au Père, honoré et adoré par les anges, Christ, pour nous, s’humilia Lui-même et vint sur cette terre pour vivre dans l’humilité et la pauvreté — pour être un homme de douleurs et habitué à la souffrance. Pourtant, la marque de la divinité reposait sur Son humanité. Il vint comme Maître divin, pour élever les êtres humains et accroître leur efficacité physique, mentale et spirituelle.
Personne ne peut expliquer le mystère de l’incarnation du Christ. Pourtant, nous savons qu’Il vint sur cette terre et vécut comme un homme parmi les hommes. L’homme Christ Jésus n’était pas le Seigneur Dieu Tout-Puissant, cependant Christ et le Père sont un. La Divinité ne succomba pas sous les tortures atroces du Calvaire, pourtant il est néanmoins vrai que « Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »
Par tous les moyens possibles, Satan chercha à empêcher Jésus de connaître une enfance parfaite, une virilité sans défaut, un ministère saint et un sacrifice sans tache. Mais il fut vaincu. Il ne put conduire Jésus au péché. Il ne put Le décourager ni Le détourner de l’œuvre pour laquelle Il était venu sur cette terre. Du désert au Calvaire, la tempête de la colère de Satan s’abattit sur Lui ; mais plus elle tombait impitoyablement, plus fermement le Fils de Dieu s’attachait à la main de Son Père et poursuivait Son chemin ensanglanté (Manuscript 140, 1903).
Lorsque Jésus prit la nature humaine et devint semblable à un homme, Il possédait tout l’organisme humain. Ses besoins étaient ceux d’un homme. Il avait des besoins corporels à satisfaire et une fatigue corporelle à soulager. Par la prière adressée au Père, Il se fortifiait pour le devoir et pour l’épreuve (Letter 32, 1899).
Christ n’a pas fait semblant de prendre la nature humaine ; Il l’a véritablement prise. Il possédait réellement la nature humaine. « Puisque les enfants participent à la chair et au sang, lui aussi y a pareillement participé. » Il était le Fils de Marie ; Il était issu de la descendance de David selon la lignée humaine. Il est déclaré être un homme, l’homme Christ Jésus lui-même. « Cet homme », écrit Paul, « a été jugé digne d’une gloire supérieure à celle de Moïse, d’autant que celui qui a bâti la maison a plus d’honneur que la maison » (The Review and Herald, April 5, 1906).
(Voir les commentaires d’EGW sur Romains 5:12-19; 1 Timothy 2:5; Hebrews 1:3.) Les caractéristiques humaines de Jésus—Jésus était le Commandant du ciel, l’égal de Dieu, et pourtant Il daigna mettre de côté sa couronne royale, sa robe royale, et revêtit sa divinité avec l’humanité. L’incarnation du Christ dans la chair humaine est un mystère. Il aurait pu venir sur la terre avec une apparence remarquable, différente de celle des fils des hommes. Son visage aurait pu resplendir de gloire, et sa forme aurait pu être d’une grâce remarquable. Il aurait pu présenter une apparence capable de charmer celui qui le regardait ; mais cela ne correspondait pas au plan conçu dans les conseils de Dieu. Il devait porter les caractéristiques de la famille humaine et de la race juive. À tous égards, le Fils de Dieu devait avoir les mêmes traits que les autres êtres humains. Il ne devait pas avoir une beauté personnelle qui le rendrait singulier parmi les hommes. Il ne devait manifester aucun charme extraordinaire par lequel attirer l’attention sur lui-même. Il vint comme représentant de la famille humaine devant le ciel et la terre. Il devait se tenir comme substitut et garant de l’homme. Il devait vivre la vie de l’humanité de manière à contredire l’affirmation de Satan selon laquelle l’humanité était sa possession éternelle et que Dieu lui-même ne pouvait arracher l’homme des mains de son adversaire (The Signs of the Times, July 30, 1896).
La gloire voilée du Christ—Si le Christ était venu sous sa forme divine, l’humanité n’aurait pu supporter sa vue. Le contraste aurait été trop douloureux, la gloire trop écrasante. L’humanité n’aurait pu supporter la présence de l’un des anges purs et lumineux de la gloire ; c’est pourquoi le Christ n’a pas pris la nature des anges ; Il est venu dans la ressemblance des hommes.
Mais trente années, c’était tout ce que le monde pouvait supporter de son Rédempteur. Pendant trente ans, Il demeura dans un monde entièrement brûlé et défiguré par le péché, accomplissant l’œuvre qu’aucun autre n’avait jamais accomplie et que nul autre n’aurait jamais pu accomplir (The Signs of the Times, February 15, 1899).
Nous ne devrions avoir aucune appréhension concernant l’absence parfaite de péché dans la nature humaine du Christ. Notre foi doit être une foi éclairée, regardant à Jésus avec une confiance parfaite, dans une foi pleine et entière en son sacrifice expiatoire (The Signs of the Times, June 9, 1898).
Voici notre temps de lavage et de repassage—le temps où nous devons purifier nos robes de caractère dans le sang de l’Agneau. Jean dit : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » ... Ne le laisserons-nous pas les ôter ? Ne laisserons-nous pas partir nos péchés (The General Conference Bulletin, April 6, 1903, p. 89)?

Jean 1:2

2. Le même. Le verset 2 reprend les faits essentiels du v. 1, pour les mettre en évidence

Jean 1:3

3. Toutes choses. Une expression philosophique commune désignant l'univers entier (voir 1 Cor. 8:6; Col. 1:16; cf. Héb. 1:1, 2; voir sur Jean 1:9).

Ont été faits. Gr. ginomai, "devint", "vint à l'existence", "vint à être" (voir sur v. 1). Jean décrit la création comme un acte achevé. Les choses matérielles ne sont pas éternelles ; il y a eu un temps où elles "ont été faites".

Par lui. Jean ne pense pas au Logos, ou "Verbe", dans le sens abstrait et métaphysique de la philosophie grecque. L'association du Christ avec le Père dans l'œuvre de la création est exposée à maintes reprises dans le NT (voir Rom. 11:36; 1 Cor. 8:6; Col. 1:16, 17; Héb. 1:1, 2; cf. Ap. 3:14). Ici, Jean présente le Christ comme le Créateur de toutes choses, comme en Jean 1:14 il le présente comme l'agent de la miséricorde et de la grâce divines pour la restauration, ou la re-création, de toutes choses. Dans l'éternité passée, la Parole n'était pas une entité passive et inactive, mais elle était activement et intimement associée au Père dans le développement et l'administration de " toutes choses. "

Sans lui. La même vérité énoncée négativement. De manière unique et exclusive, la "Parole" est Créatrice.

Jean 1:4

4. La vie. Gr. zÅÂÃâ, le principe de vie partagé par tous les êtres vivants, l'antithèse de la mort. Jean pense évidemment aussi à la vie spirituelle et, plus particulièrement, à la vie éternelle, à laquelle a accès celui qui reçoit le Christ et croit en lui (voir v. 12). Par le péché, l'homme s'est séparé de la source de la vie et est donc devenu sujet à la mort, mais la perspective de la vie éternelle a été restaurée par Jésus-Christ(Rom. 5:12, 18; 6:23), et avec elle tout ce qu'Adam a perdu par la transgression. Voir Jean 10:10; 11:25; 14:6 : "En Christ se trouve la vie, originelle, non empruntée, non dérivée"(DA 530)

La lumière des hommes. En grec, l'article défini qui précède à la fois "vie" et "lumière" assimile la "lumière" à la "vie". Les ténèbres spirituelles ont longtemps enveloppé l'âme des hommes, mais la "vraie Lumière"(v. 9) de la vie et de la perfection divines brille maintenant pour éclairer le chemin de tout homme(cf. Es 9,1.2). Non seulement la lumière du Ciel brille à travers le Christ, mais il est cette lumière(Jean 1,9). Jean cite sans cesse Jésus à cet effet (voir Jean 8:12; 9:5; 12:35, 46; cf. 1 Jean 1:5, 6; 2:8). La lumière a toujours été un symbole de la présence divine (voir sur Gen. 3:24). Dans le premier acte de la création, Dieu a inondé le monde de lumière(Gn 1, 3) ; ainsi, lorsque Dieu entreprend de recréer son image dans l'âme des hommes, il illumine d'abord leur coeur et leur esprit de la lumière de l'amour divin(2 Co 4, 6). Avec toi, dit le psalmiste, est la source de la vie ; à ta lumière nous verrons la lumière (Ps36, 9)



Ellen G. White


4 (chs. 10:18; 17:3). La vie du Christ n’était pas empruntée—« En Lui était la vie ; et la vie était la lumière des hommes. » Il n’est pas question ici de la vie physique, mais de la vie éternelle, de la vie qui appartient exclusivement à Dieu. La Parole, qui était avec Dieu et qui était Dieu, possédait cette vie. La vie physique est quelque chose que chaque individu reçoit. Elle n’est ni éternelle ni immortelle ; car Dieu, Celui qui donne la vie, la reprend. L’homme n’a aucun contrôle sur sa vie. Mais la vie du Christ n’était pas empruntée. Personne ne peut Lui ôter cette vie. « Je la donne de Moi-même », dit-Il. En Lui était la vie, originelle, indépendante, non dérivée. Cette vie n’est pas inhérente à l’homme. Il ne peut la posséder que par Christ. Il ne peut la gagner ; elle lui est donnée gratuitement s’il veut croire en Christ comme son Sauveur personnel. « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils Te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu, et Jésus-Christ que Tu as envoyé. » Jean 17:3. C’est la fontaine ouverte de la vie pour le monde (The Signs of the Times, February 13, 1912).
(Jean 1:4.) Le fruit vivifiant que nous recevons par le Christ—Le fruit de l’arbre de vie dans le jardin d’Éden possédait une vertu surnaturelle. En manger, c’était vivre éternellement. Son fruit était l’antidote de la mort. Ses feuilles servaient à soutenir la vie et l’immortalité. Mais par la désobéissance de l’homme, la mort entra dans le monde. Adam mangea du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, dont il lui avait été interdit de toucher. Sa transgression ouvrit les vannes du malheur sur notre race.

Jean 1:5

5. La lumière. C'est-à-dire la lumière de l'amour divin manifesté dans le Verbe incarné (voir sur le v 4)

Les ténèbres. C'est-à-dire les ténèbres morales du péché, les ténèbres mentales de l'ignorance de l'amour et de la miséricorde de Dieu et la perspective sans espoir de la mort (voir Eph. 2:12). C'est pour dissiper ce voile de ténèbres que la Lumière de la vie est venue dans le monde (voir 2 Cor. 4:6)

Compris. Gr. katalambanÅÂ, "appréhender", "saisir", "comprendre", que ce soit au sens propre avec les mains ou au sens figuré avec l'esprit. KatalambanÅÂ est utilisé dans le sens de "percevoir" ou "comprendre" dans Actes 10:34; 25:25; Eph. 3:18, mais plus souvent dans le sens de "prendre", "dépasser" ou "saisir" dans Marc 9:18; Jean 8:3, 4; 12:35; 1 Thess. 5:4; etc. Le mot anglais "apprehend" reflète les deux nuances de sens. La traduction "surmonter"(RSV) transmet l'idée du bien triomphant du mal(cf. Eph. 6:12; Col. 2:15). Cette traduction a peut-être été influencée par le concept moderniste selon lequel l'Évangile de Jean reflète le dualisme du mithraïsme et des esséniens (voir pp. 54, 92). Cependant, le développement de la pensée dans Jean 1,9-12 favorise la traduction "comprendre", dans le sens que les ténèbres personnifiées de l'âme des hommes ne comprennent ni n'apprécient la Lumière de la vie(ch. 3,19; cf. DA 80)

Jean 1:6

6. Envoyé par Dieu. Par ces mots dramatiques, l'évangéliste affirme l'origine divine du témoignage du Baptiste concernant le Messie (voir sur Jean 1,23; cf. sur Amos 7:14, 15; Jean 4:34).

Jean. C'est-à-dire Jean le Baptiste. L'évangéliste Jean ne se désigne jamais par son nom. Voir sur Matt. 3:1-12; Luc 3:1-18. Pour la signification du nom, voir sur Luc 1:13.

Jean 1:7

7. Témoigner. Dans leur état de cécité spirituelle, les hommes en général étaient inconscients de la lumière et n'y étaient pas réceptifs(vs. 10, 26). Sa perception spirituelle, cependant, a conduit Jean à reconnaître le Messie(vs. 32-34). Comparez Ésaïe 6:9; 2 Cor. 4:4; Apoc. 3:17, 18.

Lumière. Gr. phÅÂs, une source de lumière. Comme le contexte l'indique clairement, le Christ est dit ici être la lumière, comme au v. 4 il est dit être le porteur de lumière (voir sur les vs. 4, 5).

Croire. Ce mot apparaît plus de 100 fois dans l'Évangile de Jean, soulignant l'importance vitale d'une réponse positive à la voix de Dieu.

Jean 1:8

8. Il n'était pas cette Lumière. Voir au v. 20.

Jean 1:9

9. La vraie lumière. Toute autre "lumière" que celle qui provient de Jésus-Christ est fausse(cf. Esaïe 50:11; Jacques 1:17). Cependant, il est probable que Jean n'utilise pas ici le mot " vraie " par opposition à " fausse ", impliquant que toutes les autres lumières sont fausses et trompeuses, car le Christ a parlé plus tard de Jean-Baptiste comme d'une " lumière ardente et brillante[Gr. luchnos, "lampe", "porteur de lumière", par opposition à phÅÂs, la lumière elle-même, voir v. 7]"(ch. 5:35). Mais l'apôtre Jean nie(ch. 1:8) que Jean-Baptiste ait été "cette Lumière" dont il parle ici. La différence entre Jean-Baptiste et Jésus n'était pas la différence entre le faux et le vrai, mais entre le partiel et le complet (voir 1 Cor. 13:10). Le témoignage de Jean peut être comparé à l'éclat de la planète Vénus ou à celui de Sirius (voir sur Ésaïe 14:12), mais en Jésus, la lumière de la vérité brille comme le soleil de midi (voir sur Mal. 4:2; 2 Pierre 1:19). Jean présente également Jésus comme le " vrai pain "(ch. 6:32), la " vraie vigne "(ch. 15:1), la vraie " porte "(ch. 10:7-9), et comme la vérité elle-même(ch. 14:6).

Il éclaire tout homme. Cela ne signifie pas que tous les hommes sont nécessairement éclairés par la lumière, mais que si les hommes sont éclairés, c'est au moyen de cette lumière(cf. Jn 6,68; Ac 4,12). Toute la lumière que les hommes ont vient du Christ(DA 464, 465). La vraie lumière brille sur tous les hommes dans le sens où Jésus est mort pour tous les hommes, mais cela ne signifie pas que tous les hommes le connaissent ou qu'ils seront sauvés. Jean fait ici référence, non pas à une vague étincelle de lumière résidant dans l'âme de tous les hommes, qu'ils soient saints, pécheurs ou païens, mais à la lumière d'une connaissance salvatrice de Jésus-Christ (voir DA 317). Jean précise aux versets 10-12 que, pour l'essentiel, "le monde ne l'a pas connu" et que "les siens ne l'ont pas reçu". Ceux-ci n'ont donc pas été éclairés par la "vraie lumière". Comme Jean s'empresse de l'ajouter, ce sont seulement "tous ceux qui l'ont reçu" et qui ont cru en lui qui sont ici particulièrement désignés(v. 12; cf. DA 317).

Celui qui vient. En grec, cette clause peut se référer soit à " tout homme "(KJV), soit à " la vraie lumière "(RSV). Au ch. 3:19, la lumière est à nouveau désignée comme venant dans le monde. Aux chapitres 5:43; 7:28; 10:10; 16:28; 18:37(cf. chapitres 1:31; 6:14; 11:27), Jésus fait référence à sa propre venue, non pas en tant que bébé à Bethléem, mais dans son rôle de Messie. Au chapitre 12, 46, Jésus déclare : "Je suis venu comme lumière dans le monde".

Au chapitre 1:10, Jean déclare que le Christ, "la vraie lumière", était dans le monde. Ne serait-il pas approprié qu'il mentionne sa venue dans le monde dans le verset précédent ? Certains ont suggéré que si la clause "qui vient dans le monde" se réfère à "tout homme", elle serait redondante, alors que si elle se réfère à "la vraie Lumière", elle semblerait ajouter un sens à la déclaration et préparer la voie à la déclaration d'incarnation du v. 14. Cependant, la lecture de la KJV est tout aussi valable d'un point de vue grammatical.

Le monde. Gr. kosmos, généralement le " monde " du point de vue de son agencement harmonieux (voir sur Matt. 4:8). Jean utilise kosmos environ 80 fois, contre seulement 15 dans les trois Synoptiques, et désigne par là le monde des hommes, en particulier ceux qui s'opposent à Dieu et à la vérité.

Jean 1:10

10. Dans le monde. C'est-à-dire parmi les hommes. Voir v. 9.

Fait par lui. Voir v. 3.

Ne le connaissait pas. C'est-à-dire que "le monde" n'a pas reconnu Jésus comme le Messie, "la vraie Lumière", mais il l'a rejeté et crucifié. Voir v. 11.

Jean 1:11

11. Sa propre maison. Gr. ta idia, une expression idiomatique signifiant ici " sa propre [maison] " (voir Jean 16:32; 19:27; Actes 21:6; EGW Supplementary Material on John 1:1-3, 14). Il ne s'agit probablement pas d'une allusion directe au rejet de Jésus à Nazareth, sa " maison " littérale, mais à la " maison d'Israël " collectivement(Matt. 10:6; 15:24; cf. Ex. 19:5; Deut. 7:6), la nation élue. Bien que les frères de Jésus(Jean 7.3-5) et ses concitoyens(Luc 4.28, 29) aient nié sa messianité, Jean se réfère probablement ici aux membres de la " maison d'Israël " individuellement, et en particulier à ses dirigeants. Ceux-ci étaient "les brebis perdues de la maison d'Israël"(Matt. 15:24).

Il ne l'a pas reçu. Le quatrième évangile est parfois appelé l'évangile du rejet parce qu'il retrace plus complètement que les autres évangiles le processus par lequel les chefs d'Israël ont rejeté le Messie (voir ch. 3:11; 5:43; 6:66; 8:13; 9:29; 10:25; 12:37, 42; 19:15; etc.) Certes, de nombreux cœurs sincères, ici et là, l'ont " reçu "(ch. 1:12; voir ch. 2:11; 3:2; 4:29, 39, 42, 53; 6:14; 7:31, 40, 41, 43; 8:30; 10:19, 42; 11:45; etc.)

Jean 1:12

12. Tous ceux qui l'ont reçu. Non pas simplement comme un homme bon ou même comme un prophète, mais comme le Fils de Dieu, l'Envoyé de Dieu, le Messie. Jean marque ici comme une erreur la croyance que simplement parce que le Christ est mort pour tous les hommes, tous seront donc sauvés. Tout aussi fausse est la croyance que Dieu prédestine certains hommes à être sauvés et d'autres à être damnés. Jean déclare avec insistance que le facteur décisif réside dans les hommes eux-mêmes - "autant" qu'ils reçoivent et croient, ils ont accès à la filiation. En ce qui concerne la prédestination, voir plus loin Ésaïe. 55:1; Eph. 1:5; Apoc. 22:17

Puissance. Gr. exousia, " autorité ", " droit ", " pouvoir de choix ", et non dunamis, " pouvoir " au sens habituel. Au chapitre 5, 27, exousia est traduit à juste titre par "autorité". À cause du péché, l'homme avait perdu tous ses droits et méritait la peine de mort. Le plan du salut a rétabli la possibilité pour l'homme de connaître Dieu et de choisir de le servir

Devenir. Dieu ne fait pas arbitrairement des hommes ses fils ; il leur permet de le devenir s'ils le désirent

Fils de Dieu. Littéralement, "enfants de Dieu", expression que Jean préfère (voir Jean 11:52; 1 Jean 3:1, 2, 10; 5:2), qui n'utilise jamais, dans le grec, "fils de Dieu" en parlant des chrétiens. Devenir un fils, ou un enfant, de Dieu, c'est entrer dans la relation d'alliance (voir sur Osée 1:10) par la nouvelle naissance(Jean 3:3)

Ceux qui croient. Voir sur v 7.

Sur son nom. Croire au nom d'un autre n'est pas équivalent à le croire . Ce dernier terme peut simplement signifier que l'on accorde du crédit aux paroles d'un autre. Les démons croient qu'il n'y a qu'un seul Dieu(Jacques 2:19), mais c'est une expérience très différente de celle qui consiste à croire "au nom de Dieu" : la première est un acte intellectuel, la seconde un acte moral et spirituel. Croire au nom de Christ, c'est s'approprier les dispositions du salut en Jésus-Christ : "La foi est la condition à laquelle Dieu a jugé bon de promettre le pardon aux pécheurs ; non pas qu'il y ait une vertu quelconque dans la foi par laquelle le salut est mérité, mais la foi peut s'emparer des mérites de Christ, le remède prévu pour le péché"(EGW RH 4 nov. 1890)

Le mot "nom" est ici utilisé dans un sens idiomatique araméen, signifiant la personne elle-même



Ellen G. White


12, 13. Voir les commentaires d’EGW sur 2 Corinthiens 5:17.

Jean 1:13

13. Né. Voir sur le ch. 3:3-8.

Pas de sang. C'est-à-dire pas de naissance physique.

Volonté de la chair. Peut-être le désir sexuel.

Homme. Gr. anÃâr," un mâle ", probablement ici une référence au désir de postérité.

De Dieu. Les motifs et les projets humains ne jouent aucun rôle dans la naissance dont parle Jean. Elle ne ressemble à la naissance physique que dans le sens où toutes deux marquent le début d'une vie nouvelle (voir sur Jean 3:3-8; Rom. 6:3-5). Elle ne s'accomplit pas par l'initiative et l'action humaines, mais constitue une nouvelle création, entièrement dépendante de la volonté et de l'action de Dieu lui-même. C'est lui qui agit en nous "pour que nous voulions et fassions ce qui est conforme à son bon plaisir"(Phil. 2:13). Jean n'exclut pas le libre choix de l'homme en ce qui concerne la conversion (voir v. 12), ni ne nie la nécessité d'une coopération humaine avec les agences divines. Il affirme simplement que l'initiative et le pouvoir appartiennent à Dieu.

Jean 1:14

Devenu chair. La compréhension limitée s’arrête au seuil de l’amour, de la sagesse et de la puissance infinies, déconcertée et incapable d’aller plus loin. Paul parle de l’incarnation comme d’un grand mystère (1 Tim. 3:16). S’aventurer au-delà des limites de ce que l’Inspiration a fait connaître, c’est sonder des mystères que l’esprit humain est incapable de comprendre. Voir sur Jean 6:51; 16:28. Jean a déjà affirmé la véritable divinité du Christ (voir sur le v. 1), et affirme maintenant sa véritable humanité. Le Christ est divin dans le sens absolu et sans réserve du terme ; il est également humain dans le même sens, à ceci près qu’il « n’a point connu le péché » (2 Cor. 5:21). Les Écritures proclament cette vérité fondamentale à maintes reprises et avec insistance (voir Luc 1:35; Rom. 1:3; 8:3; Gal. 4:4; Phil. 2:6–8; Col. 2:9; 1 Tim. 3:16; Héb. 1:2, 8; 2:14–18; 10:5; 1 Jean 1:2 ; etc. ; voir sur Phil. 2:6–8; Col. 2:9). Bien que le Christ fût à l’origine « sous la forme de Dieu », il « n’a pas regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même » et, « étant né dans la ressemblance des hommes », il a été « trouvé dans une forme humaine » (Phil. 2:6–8, RSV). En lui habitait « toute la plénitude de la divinité corporellement » (Col. 2:9) ; néanmoins, « il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères » (Héb. 2:17). « Depuis les jours de l’éternité, le Seigneur Jésus-Christ était un avec le Père », mais « il choisit de remettre le sceptre entre les mains du Père et de descendre du trône de l’univers », afin « qu’il puisse demeurer parmi nous et nous familiariser avec son caractère et sa vie divins » (DA 19, 22, 23). Les deux natures, la divine et l’humaine, furent mystérieusement réunies en une seule personne. La divinité fut revêtue de l’humanité, et non échangée contre elle. En aucun sens le Christ ne cessa d’être Dieu lorsqu’il devint homme. Les deux natures devinrent étroitement et inséparablement une, tout en demeurant chacune distincte. La nature humaine ne fut pas changée en nature divine, ni la nature divine en nature humaine. Voir la Note additionnelle à la fin du chapitre ; voir

sur Matth. 1:1; Luc 1:35; Phil. 2:6–8; Héb. 2:14–17 ; voir les Documents supplémentaires d’EGW sur Jean 1:1–3, 14; Marc 16:6; Phil. 2:6–8; Col. 2:9; Héb. 2:14–17. Le Christ « a assumé les conséquences de la nature humaine » (EGW ST 2 août 1905), mais son humanité était néanmoins « parfaite » (DA 664). Bien qu’en tant qu’homme il eût pu pécher, aucune souillure ni inclination à la corruption ne reposait sur lui ; il n’avait aucune propension au péché (lettre d’EGW 8, 1895, voir p. 1128). Il a été « tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché » (voir sur Héb. 4:15). Voir la Note additionnelle à la fin du chapitre. Demeura. Gr. skēnoō, littéralement, « dressa » ou « planta [sa] tente » parmi nous (cf. DA 23). Le Christ est devenu l’un de nous afin de mieux révéler l’amour du Père, de partager nos expériences, de nous donner un exemple, de nous secourir dans la tentation, de souffrir pour nos péchés et de nous représenter devant le Père (voir sur Héb. 2:14–17). La Parole éternelle, qui avait toujours été avec le Père (voir sur Jean 1:1). devait maintenant devenir Emmanuel, « Dieu avec nous » (voir sur Matth. 1:23). Gloire. Gr. doxa, équivalent ici de l’hébreu kabod, terme employé dans l’AT pour désigner la « gloire » sacrée de la présence permanente du Seigneur, la Shekinah (voir sur Gen. 3:24; Ex. 13:21 ; cf. sur 1 Sam. 4:22). La LXX emploie doxa 177 fois pour kabod. Jean et ses compagnons disciples ont rendu témoignage de leurs propres yeux au fait historique que « la Parole a été faite chair » (Jean 1:14 ; voir ch. 21:24; 1 Jean 1:1, 2). Ici, Jean pense sans doute particulièrement à des expériences telles que la Transfiguration, lorsque la divinité resplendit momentanément à travers l’humanité. Pierre parle également du fait d’avoir été « témoin oculaire » de la « majesté » et de l’« éclatante gloire » du Christ lors de la Transfiguration (2 Pierre 1:16–18). Cette gloire, ajoute Pierre, accompagnait la déclaration : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » Pour connaître diverses occasions de la vie de Jésus où la gloire du ciel illumina son visage, voir sur Luc 2:48. Dans Jean 17:5 Jésus prie le Père : « Glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût. » La foi chrétienne repose sur le fait que cette « gloire » divine reposait sur une personne historique, Jésus de Nazareth. Secondairement, Jean peut aussi avoir à l’esprit la perfection de caractère exemplifiée par le Sauveur (voir ci-dessous sous « Grâce et vérité »). Le seul engendré. Gr. monogenēs, formé de deux mots signifiant « seul » et « genre », et donc traduit correctement par « unique », « seul », « le seul de son espèce ». Comme pour le titre Logos (voir sur le v. 1), Jean est le seul à employer le mot monogenēs pour le Christ (voir Jean 1:18; 3:16, 18; 1 Jean 4:9). L’absence d’article défini en grec rend soit monogenēs indéfini, « un être unique », soit en fait une expression de qualité, auquel cas Jean dirait : « une gloire comme celle d’un être unique [qui était venu] d’auprès du Père ». Tel semble manifestement être le sens ici. Voir sur Luc 7:12; 8:42, où monogenēs est traduit par « seul ». Dans Héb. 11:17 monogenēs est employé à propos d’Isaac, qui n’était nullement le « seul engendré » d’Abraham, ni même son premier-né. Mais il était le fils de la promesse et, à ce titre, celui qui était destiné à succéder à son père comme héritier du droit d’aînesse (Gen. 25:1–6; Gal. 4:22, 23). « De même, en ce qui concerne les cinq textes des écrits de Jean au sujet du Christ, la traduction devrait être l’une des suivantes : « unique », « précieux », « seul », « solitaire », « l’unique de son espèce », mais non « seulement engendré » » (Problems in Bible Translation, p. 198). La traduction « seulement engendré », ici et ailleurs, semble avoir été introduite par les premiers Pères de l’Église catholique, et être passée dans les premières traductions anglaises de la Bible

sous l’influence de la Vulgate latine, la Bible officielle de l’Église catholique. Reflétant fidèlement le grec, divers manuscrits du vieux latin antérieurs à la Vulgate lisent « seul » plutôt que « seulement engendré ». L’idée que Christ « est né du Père avant toute création » apparaît pour la première fois dans les écrits d’Origène, vers 230 apr. J.-C. Arius, près d’un siècle plus tard, est le premier à employer gegennemenon, le mot grec correct pour « engendré », en parlant du Christ, et à affirmer qu’il a été « engendré de Dieu avant tous les siècles » (voir la Note additionnelle à la fin du chapitre). Ce mot grec n’est jamais employé dans la Bible au sujet du Christ préincarné. L’idée que Christ a été « engendré » par le Père à un moment quelconque de l’éternité passée est totalement étrangère aux Écritures. Pour une étude détaillée de ce sujet, voir Problems in Bible Translation, p. 197–204. Correctement compris comme désignant le statut unique du Christ en tant que Fils de Dieu, le mot monogenēs établit une distinction entre lui et tous les autres qui, par la foi en lui, reçoivent « le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (v. 12), et qui sont expressément déclarés être « nés … de Dieu » (v. 13). Christ est, et a toujours été, véritablement « Dieu » (voir la note sur le v. 1), et c’est en vertu de ce fait que nous « devenons enfants de Dieu » lorsque nous recevons Christ et croyons en son nom. La déclaration du v. 14 traite manifestement de l’incarnation, et son but est de souligner le fait que le Verbe incarné a conservé la nature divine, comme l’atteste la manifestation de la gloire divine préincarnée (voir ch. 17:5). Bien que le mot monogenēs signifie strictement « unique » ou « seul », plutôt que « seulement engendré », Jean l’applique néanmoins ici au Christ au moment de son incarnation, à l’époque où « la Parole a été faite chair » afin d’habiter parmi nous. Paul confirme cette application dans Héb. 1:5, 6, où il relie les mots gegenneka, « ai-je engendré » (de gennaō, « engendrer »), et prōtotoktos, « premier-né » (de pro, « avant », et tiktō, « engendrer »), au moment « où il introduit le premier-né dans le monde ». Il semble donc totalement injustifié de comprendre monogenēs comme faisant référence à un mystérieux engendrement du « Verbe » à un moment quelconque de l’éternité passée. Pour une étude du Christ en tant que Fils de Dieu, voir la note sur Luc 1:35 ; et en tant que Fils de l’homme, voir la note sur Mat. 1:1; Marc 2:10 ; voir aussi les Documents supplémentaires d’EGW sur Phil. 2:6–8; Col. 2:9. Du Père. Gr. para theou, littéralement « auprès du Père » ou « à côté du Père », probablement ici avec le sens de « d’auprès du Père ». La préposition grecque para a parfois le sens de ek, « hors de », « de », ce qui correspond ici le mieux au contexte. Le Logos incarné était sorti de la présence du Père lorsqu’il entra dans ce monde. Voir la note sur ch. 6:46. Plein de. Cela s’applique clairement au Verbe incarné. Demeurant sur terre comme un homme parmi les hommes, le Verbe était « plein de grâce et de vérité ». Grâce et vérité. Gr. charis kai alētheia. Charis signifie ici « bonne volonté », « bonté aimante », « faveur [imméritée] », « miséricorde ». Alētheia désigne la « vérité » concernant l’amour de Dieu le Père pour les pécheurs, tel qu’il est révélé dans le plan du salut et dans le Sauveur incarné. Ici, charis équivaut à l’héb. chesed (voir la Note additionnelle sur Psaume 36 ; voir la note sur Job 10:12), comme alētheia équivaut à l’héb. ’emeth, « fidélité », « fiabilité ». En tant que « miséricorde » et « vérité », ces mots apparaissent ensemble dans l’AT dans un contexte clairement messianique

contexte, dans Ps. 85:10, 11. C’est précisément ces attributs de Dieu que Christ est venu révéler tout particulièrement. Sur terre, il en était « plein » et pouvait ainsi donner une révélation pleine et complète du Père. Dieu est toujours fidèle à son propre caractère, et son caractère est révélé le plus complètement dans sa miséricorde, ou sa grâce. Quinze siècles avant l’incarnation, Dieu avait ordonné à Israël de lui construire un « sanctuaire », ou une tente, afin qu’il puisse « habiter parmi eux » (Ex. 25:8). De même que, dans les temps passés, la présence divine était apparue sous la forme de la gloire de la Shekinah au-dessus du propitiatoire sur l’arche et ailleurs (voir la note sur Gen. 3:24: Ex. 13:21), ainsi la même gloire s’était maintenant manifestée dans la personne de Jésus. Jean et ses compagnons disciples témoignaient de ce fait comme témoins oculaires, et pour eux c’était une preuve incontestable que Jésus était sorti du Père. Une telle gloire ne pouvait provenir d’aucune autre source. Il convient de remarquer qu’en hébreu les mots mishkan, « lieu d’habitation », « tente », « tabernacle », et Shekinah, la glorieuse « Présence permanente », dérivent tous deux de shakan, « habiter », « demeurer ». En grec, skēnē, « tente », « tabernacle », est de même apparenté à skēnoō, « dresser une tente », « établir un tabernacle », et donc « habiter » ou « demeurer ». Autrefois, la gloire divine, la sainte « Présence », avait demeuré parmi le peuple élu dans le tabernacle littéral ; maintenant, dit Jean, la même glorieuse « Présence », Dieu lui-même, était venue demeurer parmi son peuple dans la personne de notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ. On pense que la « gloire » dont parle Paul dans Rom. 9:4 doit être identifiée à la gloire de la Shekinah, comme c’est peut-être aussi le cas de la « nuée lumineuse » apparue lors de la Transfiguration (Matt. 17:5). Dans le passage clairement messianique de Isa. 11:1–10 la venue du Messie est annoncée, et il est dit de lui que, littéralement, « sa demeure sera glorieuse ». Selon Ps. 85:9, 10, le jour du salut ferait de nouveau « demeurer » la « gloire » de Dieu dans le pays, et à ce moment-là « la miséricorde [ou la grâce, héb. chesed, voir la Note additionnelle sur Psaume 36] et la vérité [héb. ’emeth, « fidélité », « fiabilité »] » se rencontreraient (voir JC 762). Les deux mêmes mots, chesed et ’emeth, « miséricordieux » et « compatissant », sont associés dans la proclamation du « nom » du Seigneur, lorsque Moïse fut autorisé à contempler sa « gloire [héb. chabod] » (voir sur Ex. 33:22; 34:6). Ces passages messianiques de l’AT, ainsi que d’autres, trouvent ici un parallèle très proche dans Jean 1:14, où, lors de l’incarnation, une gloire qui ne pouvait provenir que de la présence du Père s’est manifestée dans le Verbe incarné, qui « a demeuré parmi nous », « plein de grâce [miséricorde] et de vérité ». Chaque aspect majeur de la vie du Christ a joué un rôle important dans l’œuvre du salut. Sa naissance virginale a réuni les familles séparées de la terre et du ciel. Il a fait descendre la divinité sur la terre afin de pouvoir ramener l’humanité avec lui au ciel. Sa vie parfaite en tant qu’homme nous donne un exemple d’obéissance (Jean 15:10; 1 Jean 2:6) et de sanctification (Jean 17:19); en tant que Dieu, il nous communique la puissance d’obéir (Rom. 8:3, 4). Sa mort expiatoire nous permet de bénéficier d’un temps de grâce (TS 137) et lui permet de justifier « beaucoup » (Isa. 53:5, 11; Rom. 5:9; Tite 2:14). Par la foi en sa mort, nous sommes libérés de la culpabilité du péché, et par la foi en sa vie, de sa puissance (Rom. 5:1, 10; Phil. 4:7). Sa glorieuse résurrection nous assure qu’un jour, nous aussi, nous « revêtirons » l’immortalité (1 Cor. 15:12–22, 51–55). Son ascension confirme sa promesse de revenir et de nous prendre avec lui pour rencontrer le Père (Jean 14:1–3; Actes 1:9–11), et ainsi achever

l’œuvre du salut de « son peuple ». Ces cinq aspects de la mission du Christ sur la terre ont tous fait l’objet de prophéties (Isa. 9:6, 7; 53 ; 61:1–3; Ps. 68:18).



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14 (Philippiens 2:6-8; Colossiens 1:26, 27; 2:9; Hébreux 1:3; 2:14-18 ; voir les commentaires d’EGW sur Luc 2:40, 52). L’incarnation, un mystère insondable—En contemplant l’incarnation du Christ dans l’humanité, nous nous trouvons déconcertés devant un mystère insondable que l’esprit humain ne peut comprendre. Plus nous y réfléchissons, plus cela nous paraît étonnant. Quel contraste immense entre la divinité du Christ et l’enfant sans défense dans la crèche de Bethléem ! Comment pouvons-nous franchir la distance entre le Dieu puissant et un enfant sans défense ? Et pourtant, le Créateur des mondes, Celui en qui habitait corporellement toute la plénitude de la Divinité, se manifesta dans le petit enfant sans défense de la crèche. Bien plus élevé que tous les anges, égal au Père en dignité et en gloire, et pourtant revêtu de l’habit de l’humanité ! La divinité et l’humanité furent mystérieusement réunies, et l’homme et Dieu devinrent un. C’est dans cette union que nous trouvons l’espérance de notre race déchue. En regardant le Christ dans Son humanité, nous regardons Dieu et voyons en Lui l’éclat de Sa gloire, l’image expresse de Sa personne (The Signs of the Times, July 30, 1896).

Jean 1:15

15. Jean témoigne. Plus d'un demi-siècle s'est écoulé depuis le martyre de Jean le Baptiste, mais son témoignage sur le Christ a résonné pendant des années. Il était vrai pour lui, comme pour Abel, que " mort, il parle encore "(Héb. 11:4). Voir Jean 1:19-36; 3:27-36; voir sur Matt. 3:11, 12; Luc 3:15.

C'était lui. Le Baptiste identifie Jésus comme celui dont il avait parlé depuis le début de son ministère (voir vs. 27, 30).

Après moi. C'est-à-dire dans le temps. Jésus n'est pas venu "après" Jean dans le sens où les disciples, en tant qu'apprenants, ont suivi "après" Jésus (cf Matt. 10:37, 38).

Est préféré. Jean n'a jamais remis en question le rang supérieur et la dignité du Messie. Voir ch. 3:28-31.

Devant moi. Gr. emprosthen mou, " devant moi ", c'est-à-dire dans sa grandeur relative.

Il était avant moi. C'est-à-dire dans le temps. Ici, pour le mot "avant", Jean utilise opisÅÂ, alors que dans la clause précédente il utilise emprosthen. Étant donné que Jean était plus âgé que Jésus d'environ six mois, il est clair qu'il s'agit ici de l'existence préincarnée de Jésus.

Certains traducteurs et commentateurs considèrent le v. 15 comme une interpolation qui interrompt la ligne de pensée entre les v. 14 et 16. Cependant, l'apôtre introduit manifestement le témoignage du Baptiste à ce stade pour confirmer celui des disciples déjà mentionnés au v. 14, quant à la position exaltée et à la préexistence du Christ. L'importance accordée par l'Eglise primitive au témoignage de Jean-Baptiste reflète les déclarations expresses de notre Seigneur lui-même (voir Jean 5:32-36; cf. Matt. 11:11).

Jean 1:16

16. Sa plénitude. Voir sur Jean 1:14; cf. Col. 1:19; 2:9; EPH 3:19; 4:13.

La grâce pour la grâce. Chaque jour, le vrai croyant va chercher dans l'entrepôt céleste une grâce divine suffisante pour répondre aux besoins du jour. Chaque jour, il grandit en grâce et en compréhension du dessein de Dieu pour sa vie(cf. 2 Pierre 3:18). Il avance régulièrement vers l'objectif d'un caractère parfait (voir Matthieu 5:48).



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16. Voir les commentaires d’EGW sur Colossiens 2:9, 10.

Jean 1:17

17. La loi. C'est-à-dire le système de religion révélée sous lequel les Juifs vivaient à l'époque de l'AT, divinement ordonné mais progressivement perverti par la tradition humaine (voir sur Marc 7:9-13). À l'époque du Christ, le terme "loi" comprenait non seulement le Décalogue, mais aussi tout ce que Moïse et les prophètes avaient écrit(Luc 24:27, 44), tel qu'il étaitinterprété par les rabbins. En soi, telle qu'elle a été donnée par Dieu à l'origine, la "loi" était bonne(cf. Rm 3,1.2). Elle était destinée à conduire les hommes au salut par la foi dans le Messie à venir(Jean 5:39, 45-47; Luc 24:25-27, 44). Le fait que "certains n'ont pas cru"(Rom. 3:3), mais ont cherché le salut "par les oeuvres de la loi"(ch. 9:32) plutôt que par la foi, et n'ont donc pas pu entrer dans le repos spirituel que Dieu leur destinait(Héb. 3:18, 19; 4:2), ne signifie pas que le système lui-même, tel qu'il a été ordonné par Dieu, était défectueux. Tout ce que Dieu fait est "parfait"(Deut. 32:4). Nombreux sont ceux qui, à l'époque de l'AT, ont "obtenu une bonne réputation par la foi"(Héb. 11:39). En fait, il n'y a jamais eu d'autre moyen d'obtenir une "bonne réputation" que "par la foi".

En ce qui concerne la manière dont la tradition humaine a perverti le plan du salut en mettant l'accent sur les formes de la religion plutôt que sur ses objectifs spirituels et moraux, voir Marc 7,1-13. Pour l'exposé par le Christ du véritable esprit de la loi tel qu'il s'applique aux problèmes de la vie quotidienne, voir Matthieu 5:17-22. Pour une discussion sur le mot "loi" lui-même, voir Gal. 3:24. En ce qui concerne les moyens de salut à l'époque de l'AT, voir Ezé. 16:60.

Par Moïse. La loi n'est pas née avec Moïse, mais avec Dieu. Moïse était simplement l'agent par lequel la volonté révélée de Dieu était transmise aux hommes (voir Deut. 5:22 à 6:1; Héb. 1:1).

Mais. Ce mot a été ajouté par les traducteurs. Il implique un contraste plus fort entre la "loi" et la "grâce" que Jean ne l'a apparemment voulu. Jean ne veut pas dire que le système révélé par Moïse était mauvais, comparé à celui qui est maintenant révélé par le Christ, mais que, si le système de Moïse était bon, celui du Christ est meilleur (voir Héb. 7:22; 8:6; 9:23; 10:34).

Grâce et vérité. Voir vs. 14, 16. Ces attributs divins étaient inhérents au système de la religion révélée à l'époque de l'AT (voir Ex. 34:6, 7), mais ils avaient, pour des raisons pratiques, été perdus sous une épaisse couche de tradition humaine. Le contraste entre la "loi" et la "grâce" n'est pas tant un contraste entre le système religieux de l'époque de l'AT, qui attendait un Messie à venir, et celui révélé par le Christ(cf. Héb. 1:1, 2), qu'entre l'interprétation pervertie de la grâce et de la vérité révélées de Dieu par les représentants officiels de la loi, les rabbins(cf. Rom. 6:14, 15; Gal. 5:4), et la vérité telle qu'elle a été révélée par Jésus-Christ.

En affirmant que la "vérité" passe par le Christ, Jean l'identifie comme la réalité vers laquelle pointent tous les types et cérémonies de l'AT, qui n'étaient que l'ombre de meilleures choses à venir. Le type rencontre l'antitype en Christ(Col. 2:16, 17). Jean n'implique en aucun cas que le système de l'AT était faux ou erroné.

Par Jésus-Christ. C'est le Christ qui a parlé par Moïse et les prophètes(1 Pierre 1:9, 10; PP 366). Il est maintenant apparu en personne pour réaffirmer les grandes vérités éternelles révélées à ces saints hommes d'autrefois, et pour leur redonner leur éclat originel, non terni par la tradition humaine (voir sur Matt. 5:17-19). Il est venu pour révéler le Père dans son vrai caractère(cf. Ex. 34:6, 7), pour inciter les hommes à pratiquer la justice et la miséricorde et à être humbles devant Dieu(Michée 6:6-8). Celui qui "parlait autrefois aux pères par les prophètes" s'adresse maintenant aux hommes par son propre Fils(Héb. 1:1, 2).

Ici, pour la première fois, Jean se réfère à notre Seigneur par son nom historique, Jésus-Christ (voir sur Matthieu 1:1). La "Parole" éternelle s'est incarnée, elle est devenue un homme parmi les hommes, et Jean parle désormais de lui en tant que tel.

Jean 1:18

18. Aucun homme n'a vu Dieu. C'est-à-dire le Père(cf. PP 366). Les pécheurs ne peuvent pas voir Dieu face à face et vivre. Même Moïse, le grand législateur d'Israël, n'a pas été autorisé à le contempler(Ex. 33:20; Deut. 4:12). Certains ont été témoins de la gloire de la présence divine (voir sur Jean 1:14), mais, sauf en vision, aucun n'a vu la personne divine(cf. Ésaïe 6:5). Le Christ est venu pour révéler le Père et, à toutes fins pratiques, ceux qui l'ont vu ont vu le Père(Jean 14.7-11). Voir aussi les chapitres 5, 37 et 6, 46.

Le Fils. Voir sur les ch. 1:14; 3:16. Les preuves textuelles sont partagées(cf. p. 146) entre les lectures "Fils" et "Dieu". Dans les deux cas, la référence serait au Christ. Si la lecture "Dieu" est acceptée, le sens serait alors : "l'unique, le Dieu même, celui qui demeure dans le sein du Père", ou "le seul [qui est] Dieu, celui qui demeure dans le sein du Père".

Dans le sein. Probablement une expression idiomatique indiquant l'association la plus intime possible(cf. ch. 13, 23). Celui qui connaît le mieux le Père est celui-là même qui est venu du ciel pour le faire connaître aux hommes(ch. 14, 7-9).

A déclaré. Gr. exegÃâomai, "mettre en avant", "déployer [dans l'enseignement]", "révéler", "interpréter" Notre mot "exégèse" vient du même mot grec.



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18. Manifestation du Père—Ce que la parole est à la pensée, le Christ l’est au Père invisible. Il est la manifestation du Père et est appelé la Parole de Dieu. Dieu envoya son Fils dans le monde, sa divinité revêtue d’humanité, afin que l’homme puisse porter l’image du Dieu invisible. Dans ses paroles, Il fit connaître son caractère, sa puissance et sa majesté, la nature et les attributs de Dieu. La divinité resplendissait à travers l’humanité dans une lumière adoucissante et apaisante. Il était l’incarnation de la loi de Dieu, qui est la transcription de son caractère (Manuscript 77, 1899).

Jean 1:19

19. Le récit de Jean. [Jésus est déclaré " Agneau de Dieu " ( Jean 1:19-34 ). Voir ministère primitif et baptême jusqu'à la première Pâque] C'est-à-dire son témoignage sur le Christ, le jour où la délégation de Jérusalem est venue l'interroger : (1) le jour où la délégation de Jérusalem est venue l'interroger(vs. 19-28), (2) le jour suivant, lorsqu'il a publiquement identifié Jésus comme " l'Agneau de Dieu "(vs. 29-34), et (3) le troisième jour, lorsqu'il a présenté en privé deux de ses propres disciples à Jésus(vs. 35, 36). L'évangéliste Jean commence son récit évangélique par un compte rendu du témoignage du précurseur sur la messianité de Jésus de Nazareth. Comparez Matt. 3:1, 2; Marc 1:1-4; Luc 3:1-6; Actes 10:37, 38; voir sur Luc 3:15-18.

Quand les Juifs envoyèrent. C'est-à-dire le Sanhédrin, l'autorité juive suprême de l'époque(cf. ch. 5:15-18; 7:13; 9:22; 18:12; voir p. 67). Les questions posées à Jean reflètent la haute estime dans laquelle il était tenu par le peuple en général(Matt. 14:5; 21:26) et l'attention sérieuse accordée par les dirigeants à la croyance populaire qu'il était un prophète et qu'il pourrait même être le Messie (voir Luc 3:15). L'étendue de l'influence de Jean apparaît clairement dans le fait que son auditoire comprenait non seulement de vastes foules de gens du peuple(Mt. 3:5), mais aussi les dirigeants religieux(v. 7) et politiques (voir Mt. 14:4; DA 214) de la nation. L'excitation avait atteint un tel niveau que le Sanhédrin ne pouvait plus se dérober. Le peuple avait sans doute pressé ses dirigeants de répondre aux questions mêmes que la délégation posait maintenant à Jean. Vraisemblablement (voir Jean 1:25), les dirigeants reconnaîtraient le droit d'un prophète, en tant que porte-parole direct de Dieu, d'enseigner sans leur autorisation, une fois que la validité de ses lettres de créance aurait été établie (voir Matthieu 12:38; 16:1). Autrement, ils exerçaient le droit de contrôler tout enseignement public (voir Mishnah Sanhedrin 11, Soncino ed. of the Talmud, pp. 558-600).

Prêtres et lévites. Voir sur Ex. 28:1; Dt 10,8. Bien que la plupart des prêtres et des lévites fussent des sadducéens, cette délégation était composée de pharisiens (voir sur Jean 1:24), peut-être parce qu'ils se sentaient plus concernés par la question. De même, ce sont les pharisiens qui ont harcelé Jésus par la suite. Il est possible que des prêtres et des lévites aient été chargés d'enquêter sur Jean par égard pour le fait que son père avait été prêtre et que sa mère était la fille d'un prêtre(Luc 1:5). Jean était lui-même éligible à la prêtrise, et donc à l'enseignement.

De Jérusalem. Peut-être à une distance d'environ 25 milles.

Qui es-tu ? Ils ne s'intéressaient pas à l'identité de Jean en tant qu'individu, mais à son autorité pour prêcher et enseigner (voir v. 25). Plus tard, les autorités poseront la même question à Jésus(chap. 8.25). La délégation s'attendait peut-être à moitié à ce que Jean affirme qu'il était le Messie. Leur question reflétait apparemment cette attente, car la réponse de Jean était un refus catégorique d'une telle affirmation(ch. 1:20; cf. DA 134).



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19-23. Voir les commentaires d’EGW sur Luc 1:76, 77.

Jean 1:20

20. Il a avoué. Le refus catégorique de Jean de reconnaître qu'il était le Messie a réglé cet aspect de la question. De manière caractéristique, Jean l'évangéliste renforce cette déclaration positive par une déclaration négative correspondante, "n'a pas nié"(cf. Jean 1:3; 3:16; 6:50; 1 Jean 1:5; 2:4).

Je ne suis pas le Christ. Le pronom personnel "je" est emphatique, comme si Jean disait : "Je ne suis pas le Christ".

Jean 1:21

21. Qu'en est-il alors ? Le refus de Jean a laissé sans réponse la question fondamentale de son autorité pour prêcher.

Es-tu Élie ? La croyance populaire voulait qu'Elie apparaisse en personne pour annoncer la venue du Messie(Mt 17,10; DA 422; cf. Mishnah Shekalim 2.5, Soncino ed. of the Talmud, p. 8 ; Eduyoth 8.7, Soncino ed. of the Talmud, p. 50 ; Baba Mezia 1.8 ; 2.8 ; 3.4, 5, Soncino ed. of the Talmud, pp. 124, 181, 223, 224 ; etc.)

Je ne suis pas. Jean affirme qu'il est venu pour accomplir l'oeuvre que les prophètes d'autrefois avaient annoncé qu'Elie accomplirait(Jean 1,23; cf. Mal. 3,1; 4,5; Marc 1,2, 3), mais il aurait été mal compris s'il avait prétendu être Elie. Il avait été prédit que Jean irait au devant du Messie " dans l'esprit et la puissance d'Elie "(Luc 1.17). Pour la déclaration du Christ selon laquelle Jean était Élie, voir Matt. 11:14; 17:12.

Ce prophète. Littéralement, "le prophète", c'est-à-dire le prophète annoncé par Moïse dans Deut. 18:15 (voir le commentaire). La croyance populaire voulait que Moïse ressuscite d'entre les morts, et certains se demandaient apparemment si Jean n'était pas ce prophète (voir DA 135). Plus tard, les gens ont pensé la même chose de Jésus(Jean 6:14; 7:40; cf. Actes 3:22; 7:37).

Jean 1:22

22. Qui es-tu ? La question était maintenant générale plutôt que spécifique (voir vs. 19-21).

Une réponse. Jusqu'à présent, les questions n'avaient donné lieu qu'à des réponses négatives. Maintenant, les prêtres et les lévites attendent de Jean une déclaration positive.

Ceux qui nous ont envoyés. C'est-à-dire le Sanhédrin de Jérusalem (voir v. 19).

Jean 1:23

23. Je suis la voix. Voir sur Matt. 3:3. Jean semble rapporter les paroles exactes du Baptiste, car la citation telle qu'elle est rapportée ici semble être directement tirée de l'hébreu, de mémoire. Sinon, comme dans les Synoptiques, il s'agirait probablement d'une citation de la LXX . Jésus est déclaré être " le Verbe "(Jean 1.1-3, 14) ; le Baptiste ne prétendait être qu'une " voix " ; il n'était que le porte-parole de Dieu ; Jésus était le Verbe incarné.

La voie du Seigneur. Jean laisse entendre que les dirigeants d'Israël devraient détourner leur attention de celui qui a été envoyé pour annoncer la venue du Messie et commencer à chercher le Messie lui-même.

Jean 1:24

Des Pharisiens. C’est-à-dire qu’ils appartenaient à la secte connue sous le nom de Pharisiens. Certains ont suggéré que la délégation était composée de Sadducéens envoyés par les Pharisiens, mais il ne semble y avoir aucune raison valable d’accepter cette interprétation. La force du grec implique que la délégation était composée de personnes qui étaient « des », c’est-à-dire qui « appartenaient aux », Pharisiens. Voir sur le v. 19.

Jean 1:25

25. Pourquoi baptiser ? C'était là le nœud du problème : l'autorité de Jean. Il ne prétendait pas être le Messie ou l'un des prophètes : de quel droit se présentait-il donc comme un réformateur, sans leur permission ? Voir au v. 19. La question implique une connaissance du rite du baptême d'eau et une compréhension au moins partielle de sa signification (voir sur Matt. 3:6). Les récentes découvertes faites à Qumrä¢n révèlent que le rite du baptême d'eau était pratiqué à l'époque (voir sur Matt. 3:6voir pp. 63, 91). En ce qui concerne le rite du baptême lui-même, voir sur Matt. 3:6; Rom. 6:3-6.

Jean 1:26

26. Je baptise. Voir sur Matt. 3:11.

Il y en a un qui se tient là. Jésus avait été baptisé(cf. vs. 29-34) au moins 40 jours avant cela, et était revenu depuis peu du désert (voir sur Matt. 3:13 à 4:11; cf. DA 137). Jean a vu Jésus pendant qu'il parlait et s'attendait à ce qu'il réponde à l'annonce qu'il venait de faire(DA 137).

L'Évangile de Jean ne dit rien du baptême de Jésus. L'une des explications du silence de Jean sur cet incident et d'autres incidents importants est qu'il présuppose que ses lecteurs connaissent les récits déjà disponibles dans les évangiles synoptiques. Pour un commentaire sur le baptême du Christ, voir Matt. 3:13-17.

Celui que vous ne connaissez pas. Le mot "connaître" vient du Gr. oida. Plus de trois ans plus tard, les prêtres et les anciens déclarèrent qu'ils ne pouvaient pas "dire"(Gr. oida ) si Jean le Baptiste avait été divinement désigné(Matt. 21:27). Les prêtres et les lévites qui étaient venus interroger Jean ont scruté l'auditoire, mais n'ont vu personne à qui ils pensaient que la description de Jean pouvait s'appliquer(DA 136). Mais Jean parlait surtout de reconnaître Jésus comme le Messie de la prophétie. Dans les ténèbres de leur âme, ces chefs spirituels n'ont pas réussi à appréhender la vraie Lumière (voir sur Jean 1:5), ils "ne l'ont pas connu"(v. 10) et donc "ne l'ont pas reçu"(v. 11; cf . vs. 31-33; ch. 8:19; 14:7, 9; 16:3). Ni eux ni ceux qui les ont envoyés n'ont pu parvenir à une décision qu'ils étaient prêts à annoncer publiquement et ont donc adopté une attitude de non-engagement (cf Matt. 21:23-27).



Ellen G. White


26, 27. Voir les commentaires d’EGW sur Luc 3:15, 16.

Jean 1:27

27. Il est. Des preuves textuelles importantes peuvent être citées(cf. p. 146) pour l'omission de cette clause. Elle semble avoir été insérée plus tard parce qu'on n'a pas reconnu que la clause suivante, traduite par " celui qui vient après moi ", est en apposition avec la dernière partie du v. 26, " il y a parmi vous quelqu'un que vous ne connaissez pas " L'insertion " c'est lui " est entrée dans les Bibles anglaises sous l'influence de la Vulgate latine. En conséquence, la première partie du v. 27 se lirait comme suit : "celui qui vient après moi".

Après moi. Voir sur Matt. 3:11.

Est préféré à moi. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 146) l'omission de cette clause. Elle n'est attestée que par quelques manuscrits tardifs(cf. DA 136). En revanche, l'évidence textuelle atteste l'expression aux vs. 15, 30.

Je ne suis pas digne. Voir sur Matt. 3:11.

Jean 1:28

28. Béthabara. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 146) la lecture "Béthanie", appelée "Béthanie au-delà du Jourdain" pour la distinguer de Béthanie près de Jérusalem. "Béthabara" a été adopté par Origène(vers 250 a.d.), qui à son époque n'a trouvé aucune ville près du Jourdain portant le nom de Béthanie, mais en a trouvé une connue à l'époque sous le nom de Béthabara. Aucun des deux sites n'a été identifié à l'époque moderne. Il existe un gué appelé Abârah à environ 12 milles au sud du lac de Galilée, mais il est trop au nord. Bethabara pourrait représenter une transposition de lettres par laquelle Beth-'arabah devint Beth-'abarah. Il y avait une ville aux frontières de Juda et de Benjamin qui s'appelait Beth-Ha'arabah (voir Josué 15:6, 61; 18:22), mais elle n'est pas située sur le fleuve. Bethabara, littéralement " maison [ou lieu] de passage ", serait un nom approprié pour un village situé près de l'un des nombreux gués traversant le Jourdain. Le site traditionnel du baptême de Jésus est MaḥÃÃÃá¸Âet el-Ḥajlah, non loin de Bethoglah, aujourd'hui 'Ain Ḥajlah, 4 mi. (6,4 km) au sud-est de Jéricho. Voir Début du ministère et du baptême jusqu'à la première Pâque; La Palestine aux temps bibliques.

Jean 1:29

Le lendemain. C’est-à-dire le jour suivant les événements des v. 19–28. Les informations chronologiques détaillées et souvent précises sont caractéristiques de Jean (voir chap. 1:29, 39, 43; 2:1, 12; 4:43; 6:22; 11:6, 17; 12:1, 12; 20:26). Jean voit Jésus. La délégation de Jérusalem était repartie. De toute évidence, ils ne prirent pas Jean au sérieux, sinon ils auraient poussé plus loin leur enquête pour découvrir, si possible, de qui il parlait (voir v. 26). La veille, Jésus n’avait pas été identifié par la référence indirecte de Jean à lui comme au Messie (v. 26). Maintenant, il est distingué de la foule. Voici. Quel privilège d’être le premier à annoncer (voir la note sur Matt. 3:1) Jésus, celui dont tous les prophètes d’autrefois avaient témoigné comme du véritable sacrifice ! Lequel des prophètes

n’aurait pas été ravi de ce privilège ! Il n’est pas étonnant que Jésus ait plus tard parlé de Jean comme d’un prophète tel qu’il ne s’en était pas levé de plus grand en Israël (Luc 7:28) ! Agneau de Dieu. C’est-à-dire l’Agneau fourni par Dieu. Jean est le seul à utiliser cette désignation pour le Christ, bien que Luc (Actes 8:32) et Pierre (1 Pierre 1:19) fassent des comparaisons similaires (cf. És. 53:7). Jean-Baptiste présenta Jésus comme « l’Agneau de Dieu » à Jean l’évangéliste (voir la note sur Jean 1:35, 36), et pour le disciple, ce titre devait avoir une profonde signification. Cette image, qui souligne l’innocence et la perfection du caractère de Jésus, et donc la nature expiatoire de son sacrifice (És. 53:4–6, 11, 12 ; voir la note sur Ex. 12:5), rappelle l’agneau pascal d’Égypte, qui symbolisait la délivrance de l’esclavage du péché. « Christ, notre Pâque, a été sacrifié pour nous » (1 Cor. 5:7). Par l’image d’un agneau, Jean identifie le Messie souffrant comme celui en qui le système sacrificiel de l’Ancien Testament devient réalité et prend tout son sens. Dans la prescience et le dessein divins, il était « l’Agneau immolé dès la fondation du monde » (Apoc. 13:8). Compte tenu du fait que la pensée juive contemporaine ne faisait aucune place à un Messie souffrant, les critiques doutent que Jean ait pu avoir une telle conception (voir Jean 12:34 ; cf. Marc 9:31, 32; Luc 24:21). Mais comme Robertson l’a justement fait remarquer (Word Pictures in the New Testament, à propos de Jean 1:29), « Certes, le Baptiste n’avait pas à être aussi ignorant que les rabbins. » Jean possédait la prophétie messianique de És. 53 (voir la note sur És. 53:1, 4–6 ; voir DA 136). De plus, il serait vraiment étrange que Dieu ordonne à Jean-Baptiste d’annoncer la venue du Messie sans lui communiquer la connaissance de cet aspect fondamental de la mission du Messie. Ôte. Gr. airō, « soulever », « emporter », « enlever ». Ce n’est qu’en vertu du fait que l’Agneau de Dieu était sans péché (Héb. 4:15; 1 Pierre 2:22) qu’il pouvait « ôter [Gr. airō] nos péchés » (1 Jean 3:5). Parce que le fardeau du péché était trop lourd pour que nous le portions, Jésus est venu enlever ce poids de nos vies brisées. Péché. Par la forme singulière du mot, Jean met l’accent sur le péché en tant que principe plutôt que sur des péchés particuliers (voir 1 Jean 2:2; 3:5; 4:10).



Ellen G. White


29 (Lévitique 14:4-8; Apocalypse 7:14 ; voir les commentaires d’EGW sur Jean 12:32). Le temps du lavage et du repassage—Souvenez-vous que, de même que vous êtes dans votre famille, vous serez aussi dans l’Église. De même que vous traitez vos enfants, vous traiterez le Christ. Si vous chérissez un esprit qui n’est pas celui du Christ, vous déshonorez Dieu.... La position ne fait pas l’homme. C’est le Christ formé en lui qui rend un homme digne de recevoir la couronne de vie, qui ne se flétrit pas....

Jean 1:30

De qui. Littéralement, « au nom de qui », et non « au sujet de qui ». Après moi … avant moi. Voir la note sur le v. 15.

Jean 1:31

Je ne le connaissais pas. Comme si l’accent était mis sur : « Même moi, je ne le connaissais pas » comme étant le Messie. Le témoignage initial de Jean en faveur du Messie reposait sur une révélation directe. Il n’y avait eu aucune collusion entre Jésus et Jean. Connaissant les circonstances qui avaient entouré les premières années de la vie de Jésus et la perfection de son caractère, Jean croyait que Jésus était Celui qui avait été promis, mais jusqu’au baptême, il n’avait aucune preuve positive que tel était bien le cas (voir DA 109). Révélé à Israël. Jean était la « voix » venant de Dieu (voir la note sur le v. 23), dirigeant les hommes vers « l’Agneau de Dieu » (voir la note sur le v. 29). Le baptême de Jésus marqua l’apogée de la mission de Jean, bien que ses travaux se poursuivissent peut-être encore un an et demi. Après le baptême, il déclara que Jésus « devait croître » et que lui-même devait « décroître » (chap. 3:30).

Jean 1:32

32. John bare record. Voir sur v. 19.

J'ai vu l'Esprit. Voir sur Matt. 3:16, 17; Luc 3:21, 22.



Ellen G. White


32, 33. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 3:13-17.

Jean 1:33

33. Je ne le connaissais pas. Voir vs. 29, 31.

Celui qui m'a envoyé. Jean désigne Dieu comme la source de son autorité (voir v. 6).

Jean 1:34

34. J'ai vu. Jean parle en tant que témoin oculaire(cf. 1 Jean 1:1).

Fils de Dieu. Il existe des preuves textuelles(cf. p. 146) en faveur de la lecture " l'Élu de Dieu " (voir p. 146) Luc 1, 35cf. sur Jean 1, 1-3, 14. Dans l 'AT(Ps. 2:7) et dans le livre pseudépigraphique d'Hénoch 105:2, vers le 1er siècle avant J.-C., " Fils [de Dieu] " apparaît comme un titre distinctement messianique. Ce n'est que dans l'Évangile de Jean que Jésus utilise ce titre pour lui-même(ch. 5:25; 10:36; 11:4). Les Juifs de l'époque du Christ comprenaient clairement ce titre dans son sens le plus élevé (voir ch. 19:7). L'objectif de Jean en écrivant un évangile était de fournir des preuves convaincantes que " Jésus est le Christ, le Fils de Dieu "(ch. 20:31).

Jean 1:35

35. Encore le jour suivant. [Les premiers disciples, Jean 1:35-51. Voir Premier ministère et baptême jusqu'à la première Pâque; Le ministère de notre Seigneur] Voir au v. 19voir les versets 29 et 43. Jean utilise souvent le mot "encore" plutôt comme un connecteur, pour relier une nouvelle section de son récit à la section précédente, que dans un sens répétitif (voir ch. 8:12, 21; 10:7, 19; 21:1; etc.).

Deux de ses disciples. L'un d'eux était André(v. 40). La réticence de Jean tout au long de son Évangile à se référer à lui-même en relation avec des incidents auxquels il a participé implique fortement qu'il était l'autre des deux disciples(cf. ch. 20,2; 21,20-25; voir DA 138).

Jean 1:36

36. Regarder. Ici et au v. 42, regard fixe, intentionnel, sérieux. C'est la dernière fois que le récit évangélique parle de la présence de Jean auprès de Jésus.

Jean 1:37

37. Suivis. Gr. akoloultheÅÂ," suivre ", probablement pas encore dans le sens de devenir des disciples(Jean 8:12; 10:4, 27; 12:26; 21:19, 20, 22; voir sur Matt. 4:19). Ici, André et Jean ont " suivi " Jésus dans le sens où ils ont reconnu qu'il était " l'Agneau de Dieu "(Jean 1.36). André et Jean ont été les premiers disciples. Pierre, Philippe et Nathanaël (Barthélemy) les ont bientôt rejoints (voir Jean 1:40, 43, 45; voir aussi Marc 3:16-18). À ce moment-là, les disciples n'ont pas abandonné définitivement leurs activités habituelles pour devenir des disciples au sens plein du terme. Ce n'est que plus d'un an plus tard, au printemps de l'an 29, qu'ils ont reçu l'appel à devenir des disciples permanents (voir sur Luc 5:1, 11). Ce n'est qu'à ce moment-là que l'on peut dire qu'"ils abandonnèrent tout et le suivirent"(Luc 5,11). La nomination officielle des Douze est intervenue encore plus tard, au cours de l'été de la même année (cf Marc 3:14).

Jean 1:38

38. Que cherchez-vous ? Ce sont les premières paroles de Jésus qui sont rapportées par Jean(cf. Luc 2,49).

Rabbi. Gr. rhabbi, de l'araméen rabi, signifiant " mon grand ", généralement équivalent à " monsieur ", mais utilisé aussi dans un sens plus restreint comme titre de distinction et de respect pour un enseignant de la loi (voir sur Matt. 23:7). Il a été suggéré que, dans ce dernier sens, le mot n'était entré en usage que récemment.

Dans Jean, le terme "rabbin" est systématiquement utilisé pour s'adresser à Jésus par ceux qui le reconnaissent comme un maître, peut-être même un prophète, mais qui ne savent pas encore, ou ne veulent pas admettre, qu'il est le Messie (voir chapitres 1,38 et 49; 3,2; 4,31; 6,25; 9,2; 11,8). Ceux pour qui Jésus a accompli des miracles l'ont souvent appelé "Seigneur"(chapitres 9:36; 11:3, 21, 27, 32). Au début de leur association avec Jésus, les disciples sont cités par Jean comme l'appelant "Rabbi", mais avec la conviction croissante qu'il est vraiment l'Envoyé de Dieu, ils l'appellent ensuite "Seigneur"(ch. 6:68; 11:12; 13:6, 25; 14:5, 8, 22; 21:15, 20; etc.). Après la résurrection, le titre de "Seigneur" est toujours utilisé pour Jésus(1 Cor. 16:22), jamais celui de "Rabbi". Les auteurs synoptiques ne font pas de distinction entre ces titres comme le fait Jean. Les disciples du Baptiste l'appelaient "rabbin"(Jean 3,26).

Ceux qui s'adressaient à Jésus en tant que "rabbin" exprimaient ainsi leur volonté d'apprendre de lui, tandis que ceux qui s'adressaient à lui en tant que "Seigneur" (araméen Mari, Gr. Kurios) exprimaient ainsi soit le respect commun, soit la soumission inconditionnelle des serviteurs. Cependant, ces termes étaient souvent utilisés sans que l'on puisse établir une distinction claire entre eux.

Être interprété. Écrivant pour des lecteurs grecs, Jean fournit souvent les paroles araméennes originales de notre Seigneur, mais les traduit toujours en grec(ch. 1:41, 42; 4:25; 5:2; 9:7; 11:16; 19:13, 17; 20:16, 24; 21:2).

Où demeures-tu ? André et Jean souhaitent un entretien plus long et plus personnel que ce qui semble approprié dans un lieu public.

Jean 1:39

39. La dixième heure. C'est-à-dire vers 16 heures . À l'époque de Jésus, l'usage romain, alors en vigueur en Palestine, divisait la partie claire du jour en 12 heures (voir ch. 11:9; p. 50 ; cf. Josèphe Vie 54 [279]). Le fait que Jean se souvienne parfaitement de l'heure reflète l'impression profonde que les événements de cette journée ont faite sur sa mémoire. Jean note à plusieurs reprises l'heure du jour (voir ch. 4, 6, 52; 18, 28; 19, 14; 20, 19). Cette exactitude est conforme à son affirmation selon laquelle il est un témoin oculaire(Jean 19:35; 21:24; 1 Jean 1:1, 2).

Jean 1:40

40. L'un des deux. L'auteur n'identifie qu'un seul des deux. On pense généralement que l'autre est l'auteur lui-même, Jean, frère de Jacques, qui s'abstient modestement de s'identifier (voir v. 35cf. ch. 21,20-24; DA 138).

Ils l'ont suivi. Jean et André souhaitaient s'entretenir avec Jésus au sujet de la déclaration du v. 36 : "Voici l'Agneau de Dieu". Ils ne pensaient pas encore à le suivre dans le sens formel de devenir des disciples réguliers (voir v. 43). Nous sommes probablement à la fin de l'automne ou au début de l'hiver de l'an 27 (voir la chronologie de Luc 3:1, 2). Ils ont suivi Jésus par intermittence pendant l'année et demie qui a suivi, avant qu'il ne lance l'appel à devenir un disciple permanent (voir Luc 5:11). La nomination officielle des Douze par Jésus n'a eu lieu qu'à la fin de l'été de l'an 29 (voir sur Marc 3:13-19). Les cinq qui "suivirent" Jésus au Jourdain le firent simplement dans le sens où ils acceptèrent le témoignage de Jean sur sa messianité.

André. Voir Marc 3:18.

Simon Pierre. Voir Marc 3:16.

Jean 1:41

41. Son propre frère. André est devenu le premier disciple à commencer à amener d'autres personnes à Jésus. Il l'a fait "en premier", c'est-à-dire avant toute autre chose. Cela témoigne de l'impression profonde faite sur son esprit et son cœur par cette première conversation avec Jésus.

Messie. Voir sur Matthieu 1:1.

Interprété. Voir v. 38.

Jean 1:42

Jésus l’aperçut. Au v. 36 (voir le commentaire), « regardant » vient du même mot grec traduit ici par « aperçut ». Simon … Céphas. Voir la note sur Matt. 16:18; Marc 3:16. Le nom « Simon » vient de la forme grecque de l’hébreu « Siméon » (voir la note sur Gen. 29:33). Selon l’interprétation. Voir la note sur le v. 38.

Jean 1:43

43. Le jour suivant. C'est-à-dire le lendemain des événements des vs. 35-42, et probablement le troisième jour après ceux des vs. 19-28 (voir vs. 29, 35).

Irait. C'est-à-dire qu'il avait l'intention d'y aller, ou qu'il était sur le point d'y aller.

Il trouve Philippe. Peut-être à la suite des efforts des trois qui avaient déjà trouvé Jésus. En ce qui concerne Philippe, voir Marc 3:18.

Suis-moi. Ici, plus précisément dans le sens de devenir un disciple (voir sur Marc 2:14), et non pas dans le simple sens de suivre quelqu'un, comme au v. 37. Cependant, voir Luc 5:11; Jean 1:40.

Jean 1:44

44. Bethsaïda. Voir sur Matt. 11:21.

Jean 1:45

45. Philippe trouve Nathanaël. Comme la veille, André a amené son frère à Jésus, ainsi Philippe amène maintenant un ami. La première impulsion dans le cœur de celui qui est vraiment converti est de partager la joie et la bénédiction du salut avec d'autres, en particulier avec ceux qui lui sont proches. Nathanaël est communément identifié à Barthélemy (voir sur Marc 3:18).

La loi. Ici, une désignation technique pour les cinq premiers livres de l'AT (voir sur Luc 24:44). Philippe fait particulièrement référence à la prédiction de Deutéronome 18:15 (voir le commentaire à ce sujet) qui s'est accomplie en Jésus de Nazareth Jean 6:14).

Fils de Joseph. Voir sur Matt. 1:20, 21; Luc 2:33, 41.

Jean 1:46

46. Toute bonne chose. Il y a une pointe de mépris dans la réplique de Nathanaël à l'annonce passionnante de Philippe. Nathanaël était de Cana(ch. 21:2), mais à une courte distance de Nazareth, et sans doute parlait-il en connaissance de cause.

Nazareth. Voir sur Matt. 2:23.

Venez et voyez. Comparer avec le v. 29. Rencontrer Jésus face à face serait une preuve plus convaincante qu'une longue argumentation. Il en va de même aujourd'hui. La seule façon d'obtenir une preuve positive de la certitude de la foi en Christ est d'en faire l'expérience.

Jean 1:47

47. Un Israélite, en effet. Ou, "vraiment un Israélite", c'est-à-dire quelqu'un qui a servi Dieu avec sincérité de cœur (voir ch. 4:23, 24) et non comme un hypocrite (voir on Matt. 6:27:523:13). Nathanaël faisait partie de ce groupe restreint mais pieux qui attendait avec ferveur "la consolation d'Israël" (voir ch. 4:23, 24) et qui aspirait à atteindre les objectifs élevés de l'Église Luc 2:25) et qui aspiraient aux idéaux élevés que Dieu leur avait fixés (voir Vol. IV, p. 26-30). Un véritable Israélite n'était pas nécessairement un descendant littéral d'Abraham (voir Jean 8:33-44), mais quelqu'un qui choisissait de vivre en harmonie avec la volonté de Dieu (voir Jean 8:39; Actes 10:34, 35; Rom. 2:28, 29; 9:6, 7, 25-27; 10:12, 13; Gal. 3:9, 28, 29; 1 Pierre 2:9, 10)

Ruse. Gr. dolos, littéralement, "appât", comme pour attraper des poissons, mais au sens figuré, "ruse", "fourberie", "trahison". Les faux semblants sont les "appâts" utilisés par l'hypocrite pour convaincre les hommes qu'il est meilleur qu'il ne l'est réellement

Jean 1:48

48. D'où savez-vous ? Nathanaël a été surpris de découvrir que sa vie était ouverte comme un livre devant Jésus.

Le figuier. En Palestine, le figuier et l'olivier étaient les arbres préférés, cultivés pour leurs fruits. S'asseoir sous son "figuier" signifiait être chez soi et en paix (voir Michée 4:4; Zachée 3:10; etc.).

Jean 1:49

49. Rabbin. Voir au v. 38.

Fils de Dieu. Voir sur Luc 1:35. La profonde impression produite par la déclaration du Christ(v. 47) est clairement mise en évidence par la profession de foi franche et sans réserve de Nathanaël(v. 49). De toute évidence, c'est son désir ardent d'obtenir une lumière plus claire sur l'identification de Jésus par le Baptiste comme "l'Agneau de Dieu"(v. 29, 36) et comme "le Fils de Dieu"(v. 34), qui l'avait conduit à chercher un lieu approprié pour la méditation et la prière (voir DA 140). En réponse à cette prière, on lui fournit maintenant des preuves convaincantes que Jésus était divin. Jésus lisait souvent les pensées intimes des hommes et les secrets cachés de leur vie, leur donnant ainsi la preuve de sa divinité (voir sur Marc 2:8). Pour les déclarations ultérieures des disciples sur la foi en la divinité de Jésus, voir Matthieu 14:33; 16:16; Jean 6:69; 16:30; etc.

Roi d'Israël. Titre messianique supplémentaire par lequel Nathanaël reconnaissait Jésus comme celui qui, selon les prophètes, devait "rétablir le royaume d'Israël" (Actes 1:6). Ce titre était équivalent à l'expression "fils de David" (voir sur Matt. 1:1; Marc 10:48; cf. Zach. 6:13).

Jean 1:50

50. Des choses plus grandes. Jésus fait ici référence aux nombreuses preuves convaincantes de la divinité dont Nathanaël allait être témoin au cours de son association avec le Christ (voir DA 142).

Seventh-day Adventist Bible Commentary — Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs. Review and Herald Publishing Association · tous droits réservés