Luc 8
CHU
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Bible Chouraqui 1985

Luc 8

1Et c’est un jour suivant, il circule de ville en village. Il clame et annonce le message du royaume d’Elohîms. Les Douze sont avec lui,

2et quelques femmes guéries de souffles malins et d’infirmités : Miriâm, appelée la Magdalit, de laquelle sept démons étaient sortis,

3Iohana, la femmes de Chouzas, l’intendant d’Hèrôdès, et Shoshana, et d’autres, nombreuses, qui les servent de leurs biens.

4Et c’est une foule nombreuse, venue à lui de chaque ville. Il dit en exemple :

5« Le semeur sort pour semer sa semence. Il la sème. Il en tombe le long de la route, qui est piétiné ; et les oiseaux du ciel la mangent.

6L’autre tombe sur le roc, pousse et se dessèche, parce qu’elle n’a pas d’humidité.

7L’autre tombe au milieu des épines ; les épines poussent avec et l’étouffent.

8L’autre tombe dans la bonne terre ; elle pousse et fait du fruit : le centuple« ! En disant cela il crie :  »Qui a des oreilles pour entendre entende » !

9Ses adeptes l’interrogent et disent : « Cet exemple, qu’est-ce ?

10Il dit : « À vous il a été donné de pénétrer les mystères du royaume d’Elohîms ; mais aux autres, par des exemples, pour que, voyant, ils ne voient pas, et que, entendant, ils ne comprennent pas.

11Cet exemple, le voici : La semence, c’est la parole d’Elohîms.

12Ceux du bord de la route sont ceux qui entendent ; puis le diable vient. Il enlève la parole de leur cœur, pour qu’ils n’adhèrent pas et ne soient pas sauvés.

13Ceux de sur le roc, quand ils entendent la parole, ils l’accueillent avec chérissement. Mais ils n’ont pas de racine ; ils adhèrent, éphémères. Quand survient l’épreuve, ils s’écartent.

14Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui entendent. Mais en cours de routes les soucis, la richesse, les plaisirs de la vie les asphyxient. Ils n’arrivent pas à maturité.

15Ce qui est tombé dans la belle terre, ce sont ceux qui entendent la parole avec un cœur beau et valeureux, la retiennent et portent du fruit à force d’endurance. La lampe

16« Personne n’allume une lampe pour la couvrir d’une cloche et la mettre sous un lit ; mais il la met sur un lampadaire, pour que ceux qui arrivent voient la lumière.

17Non, rien de caché qui ne doive être manifesté ; ni rien de secret qui ne doive être pénétré et devenir manifeste.

18Aussi, voyez comment entendre : oui, celui qui a, il lui sera donné ; et celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera pris. »

19Sa mère et ses frères arrivent près de lui. Ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule.

20Il lui est annoncé : « Ta mère et tes frères se tiennent dehors et désirent te voir. »

21Mais lui répond et leur dit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui entendent la parole d’Elohîms et la font. » Il commande aux vents

22Et c’est l’un de ces jours, il monte en barque avec ses adeptes. Il leur dit : « Allons de l’autre côté du lac. » Ils gagnent le large.

23Tandis qu’ils voguent, il sommeille. Alors un tourbillon de vent tombe sur le lac. Ils se remplissent et sont en danger.

24Ils s’approchent et le réveillent. Ils lui disent : « EnSeigneur ! EnSeigneur ! Nous périssons ! » Il se réveille. Il rabroue le vent et le fracas de l’eau. Ils cessent, et c’est le calme.

25Il leur dit : « Où est votre adhérence ? Ils frémissent, s’étonnent et se disent l’un à l’autre « Qui est donc celui-là ? Oui, il commande même aux vents et à l’eau ; et ils lui obéissent » !

26Ils débarquent au pays des Gadariîm, qui est face à la Galil.

27Il sort à terre. Un homme vient à sa rencontre, hors de la ville ; il a des démons. Depuis longtemps il ne porte pas de vêtement. Il ne demeure pas dans une maison mais parmi les sépultures.

28Il voit Iéshoua’, vocifère, tombe, se prosterne devant lui, et d’une voix forte dit : « Qu’y a-t-il entre moi et toi, Iéshoua’ bèn Él ’Éliôn ? Je t’en implore : ne me tourmente pas ! »

29Oui, il enjoignait au souffle contaminé de sortir de l’homme. À maintes reprises il s’était emparé de lui. Lié avec des chaînes et des entraves, bien gardé, il rompait ses liens, entraîné par le démon vers les déserts.

30Iéshoua’ l’interroge : « Quel est ton nom ? Il dit « Légion », parce que nombreux sont les démons entrés en lui. Ils le supplient de ne pas leur commander de s’en aller vers l’abîme.

31Or il y a là un troupeau avec bon nombre de cochons. Il paît dans la montagne.

32Ils le supplient de leur permettre d’entrer dans les cochons. Il le leur permet.

33Les démons sortent de l’homme et entrent dans les cochons. Le troupeau se rue du haut de la falaise dans le lac, où il est étouffé.

34Les gardiens voient ce qui est advenu. Ils s’enfuient et l’annoncent dans la ville et dans les champs.

35Ils sortent voir ce qui était advenu et viennent vers Iéshoua’. Ils trouvent assis l’homme dont les démons sont sortis, vêtu, sain d’esprit, aux pieds de Iéshoua’. Ils frémissent.

36Les témoins leur annoncent comment le démoniaque a été sauvé.

37Toute la multitude du pays d’alentour des Gadariîm le prie de s’en aller de chez eux. Oui, ils sont oppressés d’un grand frémissement. Il monte en barque et s’en retourne.

38L’homme dont les démons sont sortis l’implore pour demeurer avec lui ; mais Iéshoua’ le renvoie et dit :

39« Retourne dans ta maison. Raconte tout ce qu’Elohîms a fait pour toi. » Et il part clamer à travers toute la ville ce que Iéshoua’ avait fait pour lui. La fille de Iaïr

40Quand Iéshoua’ revient, la foule l’accueille ; oui, tous l’attendent.

41Et voici, vient un homme du nom de Iaïr. Il est le chef de la synagogue. Il tombe aux pieds de Iéshoua’ et le supplie d’entrer dans sa maison,

42parce qu’il a une fille unique d’environ douze ans, et qu’elle va mourir. Quand il y va, les foules l’étouffent.

43Là, une femme fluente de sang depuis douze ans avait dépensé toute sa vie en médecins, mais personne n’était assez fort pour la guérir.

44Elle s’approche derrière lui, touche le sisit de son vêtement, et soudain son flux de sang cesse.

45Iéshoua’ dit : « Qui m’a touché ? Mais tous nient ; et Petros dit :  »EnSeigneur, les foules t’oppressent, te bousculent » !

46Mais Iéshoua’ dit : « Quelqu’un m’a touché. Oui, je sais qu’une puissance est sortie de moi. »

47La femme se voit découverte. Elle tremble, vient, se prosterne devant lui et annonce devant tout le peuple pourquoi elle l’avait touché et comment elle avait été soudain rétablie.

48Il lui dit : « Fille, ton adhérence t’a sauvée. Va en paix ! »

49Comme il parle encore, quelqu’un vient de chez le chef de la synagogue. Il dit : « Ta fille est morte. Ne fatigue plus le Rabbi. »

50Mais Iéshoua’ entend et lui répond : « Ne frémis pas ! Adhère seulement, et elle sera sauvée. »

51Il vient dans la maison. Il ne laisse entrer avec lui nul autre que Petros, Iohanân, Ia’acob, le père de l’enfant et la mère.

52Tous la pleurent et se lamentent ; mais il dit : « Ne pleurez pas, car elle n’est pas morte, mais elle dort. »

53Ils ricanent contre lui, sachant qu’elle est morte.

54Mais il saisit la main et l’appelle en disant : « Enfant, réveille-toi ! »

55Son souffle revient, et elle se relève soudain. Il commande de lui donner à manger.

56Ses parents sont stupéfaits. Il leur enjoint de ne dire à personne ce qui était advenu.

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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer