Septante française (AT)
Esther 8:11
11Elles prescrivaient de permettre aux Juifs, en chaque ville, de vivre selon leur loi, de leur porter secours, et de mettre à leur merci leurs ennemis et ceux qui résisteraient,
Esther 8:11 dans d’autres versions
- Bible Segond 1910 (LSG)Par ces lettres, le roi donnait aux Juifs, en quelque ville qu’ils fussent, la permission de se rassembler et de défendre leur vie, de détruire, de tuer et de faire périr, avec leurs petits enfants et leurs femmes, tous ceux de chaque peuple et de chaque province qui prendraient les armes pour les attaquer, et de livrer leurs biens au pillage,
- Bible Segond 21 (S21)Le roi y autorisait les Juifs, quelle que soit la ville qu'ils habitent, à se rassembler et à défendre leur vie en exterminant, massacrant et supprimant tous les groupes armés d’un peuple ou d’une province qui les attaqueraient, y compris les petits enfants et les femmes, et à procéder au pillage de leurs biens.
- Bible du Semeur (BDS)Par cet édit, l’empereur autorisait les Juifs de chaque ville à se regrouper pour défendre leur vie, à massacrer, tuer et exterminer toute bande armée d’un peuple ou d’une province qui les attaquerait, y compris leurs enfants et leurs femmes, et à piller les biens de ces gens.
- Nouvelle Edition de Genève 1979 (NEG79)Par ces lettres, le roi donnait aux Juifs, en quelque ville qu'ils soient, la permission de se rassembler et de défendre leur vie, de détruire, de tuer et de faire périr, avec leurs petits enfants et leurs femmes, tous ceux de chaque peuple et de chaque province qui prendraient les armes pour les attaquer, et de livrer leurs biens au pillage,
Contexte de Esther 8:11
9Les scribes furent donc convoqués le vingt-trois du premier mois, du mois de nisan, de la même année, et l'on écrivit ce qui était ordonné, concernant les Juifs, aux intendants et aux chefs des satrapes des cent vingt-sept provinces, depuis l'Inde jusqu'à l'Éthiopie, en la langue de chacune d'elles. 10On écrivit au nom du roi, et on scella de son sceau les lettres, et on les expédia par des courriers. Elles prescrivaient de permettre aux Juifs, en chaque ville, de vivre selon leur loi, de leur porter secours, et de mettre à leur merci leurs ennemis et ceux qui résisteraient, 12Dans le royaume d'Artaxerxès, le treizième jour du douzième mois qui est adar. (a) Ci-dessous, une copie de la lettre : (b) Le grand roi Artaxerxès aux satrapes des cent vingt-sept provinces, de l'Inde à l'Éthiopie, aux gouverneurs des districts, et aux hommes dévoués à mon service, salut. (c) Il arrive que plusieurs, après avoir été souvent honorés des bienfaits de la bonté, ambitionnent plus encore ; non seulement ils cherchent à maltraiter nos sujets, mais, incapables de modérer leur orgueil, ils méditent de mauvais desseins contre leurs bienfaiteurs ; (d) Non seulement ils veulent abolir la gratitude parmi les hommes, mais, exaltés par la vaine jactance de gens sans vertu, ils pensent se soustraire au jugement, fatal aux méchants, du Dieu qui voit toutes choses. (e) Maintes fois la flatterie a rendu complices du crime de verser le sang innocent, et enveloppé de maux intolérables plusieurs de ceux qui sont investis de l'autorité, à qui est confié le maniement des affaires de leurs amis ; (f) Certains hommes ayant trompé, par le faux raisonnement de la malice, la bienveillance sincère des puissants. (g) Cela se peut voir moins par les plus anciennes histoires, que nous nous transmettons, qu'en examinant, sous nos pieds, les choses accomplies d'une manière criminelle par la pestilence d'hommes indignement revêtus du pouvoir ; (h) Et il est de notre devoir, en vue de l'avenir, de préserver de trouble le royaume, et de donner la paix à tous les hommes, (i) En usant de changements utiles, en jugeant, avec l'à-propos le plus équitable, les choses qui surviennent sous nos yeux. (k) Aman, fils d'Amadathe, Macédonien en réalité, étranger au sang des Perses, bien éloigné de notre bonté naturelle, amicalement accueilli par nous, (l) Eut de notre amour, que nous portons à tous les hommes, une telle part que nous l'appelions notre père, que nous le faisions adorer par tous, et que nous lui avions donné la seconde place du royaume. (m) Mais, il ne put maîtriser son orgueil, et il entreprit de nous ôter la vie et le pouvoir. (n) D'abord ; il nous demanda de perdre notre sauveur Mardochée, notre bienfaiteur en toute circonstance, et la reine Esther, notre irréprochable compagne, et tout leur peuple ; et il me surprit par un tissu d'accusations calomnieuses. (o) Et il espérait par ses artifices dépeupler nos provinces, et faire passer aux Macédoniens l'empire des Perses. (p) Ce triple scélérat nous avait donc trahis au point de nous décider à exterminer les Juifs, quand nous avons reconnu que, loin d'être portés à mal faire, ils obéissaient aux lois les plus justes, (q) Qu'ils étaient les fils du Dieu vivant, très-grand et très-haut, qui nous a dirigés nous et nos ancêtres pour mettre notre royaume en la situation la plus florissante. (r) En conséquence, vous agirez bien en n'exécutant pas l'édit que vous a envoyé Aman, fils d'Amadathe ; car, pour ce qu'il a fait, il a été pendu avec toute sa famille devant les portes de Suse ; Dieu lui-même, le maître de toutes choses, l'a promptement rétribué selon son mérite. (s) Que la présente copie de lettre soit affichée en tout lieu, assurant aux Juifs la liberté de suivre leurs lois et d'user de leurs richesses ; qu'au temps marqué pour leur affliction, le treize du douzième mois, du mois d'adar, ils puissent se défendre eux-mêmes contre ceux qui les attaqueraient. (t) Car Dieu, maître de toutes choses, a changé en un jour de joie le jour où devait périr la race qu'il a choisie ; (u) Et vous-mêmes, vous le rangerez parmi vos fêtes solennelles, et vous le célébrerez par des festins universels ; afin que, dès maintenant et à l'avenir, ce soit un jour de délivrance tant pour nous que pour les amis des Perses, et que, pour ceux qui conspirent contre nous, ce jour soit un mémorial de destruction. (x) Toute ville ou province qui désobéira aux présentes prescriptions, ressentira ma colère, et périra par le fer et la flamme ; il ne suffira pas qu'elle devienne inaccessible aux hommes, les bêtes fauves et les oiseaux la haïront à jamais. 13Et que l'on affiche cette copie en des places apparentes dans tout le royaume, et que, le jour indiqué, les Juifs se tiennent prêts à combattre leurs ennemis.
Lire Esther 8 en entierEsther 8:11 mot à mot
אֲשֶׁר֩ נָתַ֨ן הַמֶּ֜לֶךְ לַיְּהוּדִ֣ים׀ אֲשֶׁ֣ר בְּכָל־עִיר־וָעִ֗יר לְהִקָּהֵל֮ וְלַעֲמֹ֣ד עַל־נַפְשָׁם֒ לְהַשְׁמִיד֩ וְלַהֲרֹ֨ג וּלְאַבֵּ֜ד אֶת־כָּל־חֵ֨יל עַ֧ם וּמְדִינָ֛ה הַצָּרִ֥ים אֹתָ֖ם טַ֣ף וְנָשִׁ֑ים וּשְׁלָלָ֖ם לָבֽוֹז׃Lire en interlinéaire
Mots relevés dans la LSG.
- roiמֶ֫לֶךְmelek · roiH4428
- donnaitנָתַןnâthan · permettreH5414
- Juifsיְהוּדִיyehûdîy · JuifH3064
- ,אֲשֶׁר'ăsher · quiH834
- quelqueכֹּלkôl kôl · toutH3605
- villeעִיר‛îyr ‛âr ‛âyar · villeH5892
- rassemblerקָהַלqâhal · rassemblerH6950
- défendreעָמַד‛âmad · se tenir : se tenirH5975
- leurעַל‛al · surH5921
- vieנֶ֫פֶשׁnephesh · âme : vieH5315
- détruireשָׁמַדshâmad · détruireH8045
- tuerהָרַגhârag · tuerH2026
- périrאָבַד'âbad · périrH6
- avecאֵת'êth · [Obj.]H853
- enfantsטַףţaph · enfantH2945
- femmesאִשָּׁה'ishshâh nâshîym · femmeH802
- ·חַ֫יִלchayil · arméeH2428
- peupleעַם‛am · peupleH5971
- provinceמְדִינָהmedîynâh · provinceH4082
- attaquerצוּרtsûr · provoquerH6696
- biensשָׁלָלshâlâl · butinH7998
- pillageבָּזַזbâzaz · pillerH962
Personnages et lieux de Esther 8:11
Références croisées de Esther 8:11
- Esther 9:2Ce jour-là, les ennemis des Juifs ; périrent, et nul ne se défendit à cause de la crainte qu'ils avaient d'eux.
- Psaumes 37:14Mais moi je ne les entendais non plus qu'un sourd, et comme un muet je n'ouvrais pas la bouche.
- Psaumes 68:3Je suis enfoncé dans un abîme de fange où il n'y a point de fond ; je suis plongé dans les profondeurs de la mer, et la tempête m'a submergé.
- Psaumes 137:8Le Seigneur les rétribuera en ma faveur ; Seigneur, ta miséricorde est éternelle : ne méprise pas l'œuvre de tes mains.
- Psaumes 146:6Le Seigneur élève les doux ; il humilie jusqu'à terre les pécheurs.
- Ézéchiel 39:10Et ils ne prendront plus de bois dans les champs, et ils n'abattront plus d'arbres dans les forêts ; mais ils feront du feu avec les armes, et ils pilleront ceux qui les ont pillés, et ils dépouilleront ceux qui les ont dépouillés, dit le Seigneur.
- Esther 3:13Et des courriers portèrent dans tout le royaume le commandement de détruire en un seul jour, le premier du douzième mois, qui est adar, toute la race des Juifs, et de piller leurs biens. (a) Or, voici la copie de la lettre : Le grand roi Artaxerxès aux gouverneurs des cent vingt-sept provinces assujetties à son empire, de l'Inde à l'Éthiopie, et à leurs lieutenants écrit ce qui suit : (b) Roi d'une multitude de nations, maître de toute la terre habitable, j'ai eu en l'esprit, ne concevant aucun orgueil de l'étendue de ma puissance, me conduisant avec une extrême modération et une très grande douceur, d'assurer à mes sujets une vie toujours paisible, voulant faire jouir de l'ordre et du repos mon empire, jusqu'à ses extrêmes limites, et rétablir la paix que désirent tous les hommes. (c) Quand j'ai demandé à mes conseillers comment ce but serait atteint, celui qui excelle auprès de nous en sagesse, dont on connaît la bonne volonté constante et la fidélité inébranlable, le second de mon royaume en honneurs, Aman, (d) Nous a fait savoir qu'un peuple ennemi s'est mêlé parmi les tribus de la terre habitable, opposé en ses lois à toute autre nation ; négligeant toujours les ordres du roi, de telle sorte que l'union des pouvoirs, qui a été réglée parmi nous d'une manière irréprochable, ne puisse être établie. (e) Ayant donc jugé que cette nation unique est toujours en opposition avec le reste des hommes, qu'elle diffère de nous par des lois étrangères, qu'elle est malveillante, complotant avec les pires intentions contre nos intérêts et contre la stabilité de l'empire, (f) Nous avons ordonné que ceux qui vous sont signalés dans les lettres à vous adressées, par mon second père, Aman, préposé aux affaires publiques, soient détruits radicalement avec leurs femmes et leurs enfants ; qu'on les passe au fil de l'épée, sans pitié ni ménagements, le quatorzième jour du douzième mois, du mois d'adar de la présente année, (g) Pour qu'en une seule journée, ces ennemis anciens et actuels descendent violemment aux enfers, et qu'à l'avenir, et jusqu'à la fin, nos affaires soient stables, sans trouble.
- Esther 9:10Et ils enlevèrent les dix fils d'Aman, fils d'Amadathe le Bugéen, l'ennemi des Juifs, et ils pillèrent leurs maisons.
- Ésaïe 10:6J'enverrai ma colère contre une nation inique, et je commanderai à mon peuple de recueillir du butin et des dépouilles, de fouler aux pieds les villes et de les réduire en poussière.
Commentaires sur Esther 8:11
- Adam Clarke Bible Commentary · v. 11Détruire, tuer et faire périr - Les mêmes mots que dans le décret d'Haman : les Juifs avaient donc autant le droit de tuer leurs ennemis que leurs ennemis avaient le droit de les tuer. Les enfants et les femmes - C'était la coutume ordinaire de faire périr toute la famille de ceux qui étaient convaincus de crimes graves ; et que ce soit bien ou mal, c'était la coutume du peuple et conforme aux lois. En outre, comme cet édit devait donner aux Juifs le même…Lire le commentaire
- Barnes’ Notes on the Bible · v. 11Ce nouveau décret autorisait les Juifs à se défendre et à tuer tous ceux qui les attaquaient. On a dit qu'il était incroyable qu'un roi ait ainsi sanctionné la guerre civile dans toutes les grandes villes de son empire ; mais certains critiques, même parmi les plus sceptiques, admettent qu'il n'est pas improbable que "Xerxès" ait agi ainsi.Lire le commentaire
- Commentaire concis de Matthew Henry · v. 3-14Il était urgent de se dépêcher, surtout quand la sécurité du peuple de Dieu était en cause. Bien qu'Esther soit elle-même en sécurité, elle s'est soumise devant le roi et l'a imploré pour la délivrance des Juifs. Nous avons lu qu'elle n'a pas versé de larmes quand elle a supplié le roi d'épargner sa propre vie, mais, forte de cela, elle a quand même pleuré pour obtenir le salut de son peuple. Les larmes de pitié et de tendresse sont ce qui caractérise le…Lire le commentaire
- Tyndale Open Study Notes · v. 11Le décret du roi ne permet pas au peuple juif de commencer la guerre, mais bien de se défendre et de piller les biens de ceux qui les attaquent (ce qui permet effectivement d'annuler l'édit de 3.13). • L'expression détruire, tuer et faire périr, est une répétition ironique des mots prononcés dans l'édit de Haman (3.13 ; voir aussi 9.5).Lire le commentaire
- Bible Annotée de Neuchâtel · v. 11Gens armés... qui les attaqueraient. Ainsi les Juifs n'ont pas attaqué les gens paisibles, mais ont frappé ceux-là seulement qui, malgré cet édit, se disposaient encore à les attaquer. Notre verset ressemble à 3.13, à cette grande différence près que là c'étaient des gens inoffensifs qu'il était permis de massacrer. Voyez l'expression : défendre leur vie, ici et 9.16. Enfants et femmes : des Perses qui auraient cherché à massacrer les Juifs. Toute…Lire le commentaire
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