Bible Chouraqui 1985
Juges 5
1Debora poétise avec Baraq bèn Abino’âm, ce jour-là, pour dire :
2« Aux échevellements des échevellements d’Israël, quand un peuple gratifie, bénissez IHVH-Adonaï !
3Entendez, rois ! Écoutez, potentats ! Moi-même pour IHVH-Adonaï, moi-même je poétise ! Je chante pour IHVH-Adonaï, l’Elohîms d’Israël !
4IHVH-Adonaï, à ta sortie de Sé’ir, à ton défilé au camp d’Edôm, la terre a trépidé, les ciels ont aussi dégouliné, les nuages même ont dégouliné d’eaux.
5Les montagnes se sont liquéfiées en face de IHVH-Adonaï ; le Sinaï ruisselle en face de IHVH-Adonaï, l’Elohîms d’Israël.
6Aux jours de Shamgar, fils d’’Anat, aux jours de Ia’él, les caravanes avaient cessé, les marcheurs des chemins allaient par des sentiers tortueux.
7Les commanderies avaient cessé en Israël, avaient cessé, jusqu’à ce que je me sois levée, Debora, que je me sois levée, mère en Israël.
8Il choisit de nouveaux Elohîms. Alors, la guerre est aux portes. Bouclier n’est vu, ni javelot, parmi les quarante mille d’Israël.
9Mon cœur aux exarques d’Israël, ô vous, gratificateurs du peuple, bénissez IHVH-Adonaï !
10Chevaucheurs d’ânesses basanées, méharistes sur vos tapis, marcheurs de la route, épanchez-vous !
11À la voix des répartiteurs entre les norias, là, ils proclament les justifications de IHVH-Adonaï, les justifications de sa commanderie en Israël. Alors ils descendent aux portes, peuples de IHVH-Adonaï !
12Éveille-toi, éveille-toi, Debora ! Éveille-toi, éveille-toi, parle, un poème ! Lève-toi, Baraq ! Capture tes captifs, fils d’Abino’âm !
13Alors un fugitif domine les majestueux. Peuple ! IHVH-Adonaï, pour moi, domine les héros.
14Èphraîm aux racines en ’Amaléq ; derrière toi Biniamîn, en tes populaces ! De Makhir descendent les exarques ; de Zebouloun, ils tirent le rameau de l’actuaire !
15Les chefs d’Issaskhar avec Debora ! Issaskhar, certes ! Baraq, dans la vallée, envoyé à ses pieds ! Aux canaux de Reoubén grands sont les soucis du cœur !
16Pourquoi habitais-tu entre les parcs ? Pour entendre les sifflements des troupeaux ? Aux canaux de Reoubén grandes sont les ondes du cœur !
17Guil’ad embusqué au passage du Iardèn ; et Dân, pourquoi résidera-t-il dans des navires ? Ashér habitait le rivage des mers, il demeurera dans ses criques.
18Zebouloun ! Peuple dont l’être a défié la mort ! Naphtali, aux altitudes du champ !
19Des rois sont venus, ils guerroyèrent ; alors les rois de Kena’ân guerroyèrent à Ta’nakh, sur les eaux de Meguido, mais rognure d’argent ne prirent.
20Des ciels elles guerroyèrent, les étoiles, de leurs orbites, guerroyèrent contre Sissera.
21Le torrent de Qishôn les charrie. Torrent antique, torrent de Qishôn ! Et toi, mon être, tu le foules avec rudesse !
22Alors les sabots des chevaux martelèrent aux galops, aux galops de ses meneurs.
23Exécrez Méroz ! dit le messager de IHVH-Adonaï. Exécrez l’exécrable, ses habitants ! Non, ils ne sont pas venus à l’aide de IHVH-Adonaï, à l’aide de IHVH-Adonaï, avec les héros !
24Sois bénie plus que les femmes, Ia’él, la femme de Hèbèr le Qéini ; plus que les femmes dans la tente, sois bénie !
25Il demande de l’eau, elle lui donne du lait. Dans le bol des majestueux, elle lui présente le babeurre.
26Elle lance sa main sur le piquet, sa droite au martèlement des trimards, et elle martèle Sissera, elle lui fracture la tête ; elle le mutile, elle lui troue la tempe.
27Entre ses jambes, il ploie, il tombe, se couche. Entre ses jambes, il ploie, il tombe, et là où il ploie, là il tombe, razzié !
28Par la fenêtre, elle observait, elle s’égosillait, la mère de Sissera, par la lucarne : ‹ Pourquoi son chariot tarde-t-il à venir ? Pourquoi les pas de ses chars sont-ils retardés ? ›
29Les sages, ses cheftaines, lui répondront ; elle répliquera de ses dires même, pour elle :
30‹ Ils trouvent et partagent le butin, n’est-ce pas ? Une matrice, deux matrices par tête de brave ! Butin bigarré pour Sissera, butin bigarré de broderies, à la couleur des doubles broderies, pour le cou, du butin. ›
31Ainsi perdront tous tes ennemis, IHVH-Adonaï ! Ses amants sont comme le jaillissement du soleil en son héroïsme ! » Et la terre se calma quarante ans.
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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer
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