Bible Chouraqui 1985
Exode 15
1Alors Moshè poétise avec les Benéi Israël, ce poème à IHVH-Adonaï. Ils disent pour dire : « Je poétise pour IHVH-Adonaï, oui, il a jailli, il a jailli ! Le cheval et son cavalier, il les a jetés à la mer.
2Mon énergie, mon chant, Yah ! Il est pour moi le salut ! Voilà mon Él, je le magnifie, l’Elohîms de mon père, je l’exalte.
3IHVH-Adonaï, homme de guerre, IHVH-Adonaï est son nom !
4Le chariot de Pharaon et son armée, il les a jetés à la mer ! L’élite de ses capitaines s’est noyée dans la mer du Jonc.
5Les abîmes les couvrent : ils descendent dans les gouffres comme une pierre.
6Ta droite, IHVH-Adonaï, formidable de force, ta droite, IHVH-Adonaï, fracasse l’ennemi.
7Par la multiplicité de ton génie, tu casses tes agresseurs. Tu envoies ta brûlure, elle les dévore comme chaume.
8Au souffle de tes narines, les eaux s’amoncellent. Les liquides se postent comme en tas. Les abîmes se figent au cœur de la mer.
9L’ennemi disait : ‹ Je pourchasse, j’atteins, je répartis le butin, mon être s’en remplit, je dégaine mon épée, ma main en hérite. ›
10Tu exhales ton souffle, la mer les couvre, ils sombrent comme du plomb dans les eaux formidables.
11Qui est comme toi parmi les dieux, IHVH-Adonaï ? Qui est comme toi formidable en sacralité, à frémir de louanges, faiseur de merveille.
12Tu tends ta droite : la terre les engloutit.
13Tu mènes par ton chérissement ce peuple que tu rachètes. Tu le diriges en ton énergie, vers l’oasis de ton sanctuaire.
14Les peuples l’entendent : ils s’excitent, un spasme saisit les habitants de Pelèshèt.
15Alors ils s’affolent, les meneurs d’Edôm, les chefs de Moab sont saisis de secousses. Ils fondent tous, les habitants de Kena’ân.
16Tombe sur eux un effroi, un tremblement. Contre la grandeur de ton bras, ils sont silencieux comme la pierre. Jusqu’à ce que passe ton peuple, IHVH-Adonaï, jusqu’à ce que passe ce peuple que tu as acheté.
17Tu les fais venir et les plantes au mont de ta possession. L’assise de ton siège, tu l’œuvres, IHVH-Adonaï, le sanctuaire, Adonaï, que fondent tes mains !
18IHVH-Adonaï règne en pérennité, à jamais.
19Oui, il est venu, le cheval de Pharaon, avec son char, avec ses cavaliers, dans la mer, mais IHVH-Adonaï a retourné contre eux les eaux de la mer. Les Benéi Israël, eux, sont allés sur le sec, au milieu de la mer. »
20Miriâm, l’inspirée, la sœur d’Aarôn, prend le tambour en sa main. Toutes les femmes, derrière elle, sortent avec des tambours et des rondes.
21Miriâm leur répond : « Poétisez à IHVH-Adonaï, oui, il a jailli, il a jailli, le cheval et son cavalier, il les a jetés à la mer. »
22Moshè fait partir les Benéi Israël de la mer du Jonc. Ils sortent vers le désert de Shour. Ils vont trois jours au désert mais ne trouvent pas d’eau.
23Ils viennent à Mara, mais ils ne peuvent boire les eaux de Mara : oui, elles sont amères ; sur quoi il cria le nom de Mara, « Amère. »
24Le peuple se plaint de Moshè pour dire : « Que boirons-nous ? »
25Il vocifère vers IHVH-Adonaï. IHVH-Adonaï lui désigne un bois, il le lance sur les eaux et les eaux s’adoucissent. Là, il met pour lui loi, pénalités et là il l’éprouve.
26Il dit : « Si tu entends, tu entends la voix de IHVH-Adonaï, ton Elohîms, et fais le droit à ses yeux, si tu écoutes ses ordres et gardes toutes ses lois, toute la maladie que j’ai mise en Misraîm, je ne la mettrai pas contre toi, oui, moi, IHVH-Adonaï, ton guérisseur. »
27Ils viennent à Éilîm. Là sont douze yeux d’eau et soixante-dix dattiers. Ils campent là, sur les eaux.
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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer
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