Bible Chouraqui 1985
Luc 7:36-50
36Un des Peroushîm le prie de manger avec lui. Il entre dans la maison du Paroush et s’attable.
37Et voici une femme. C’est une fauteuse de la ville. Elle sait qu’il s’est étendu dans la maison du Paroush. Elle apporte un flacon d’albâtre plein de parfum.
38Elle se tient en arrière et pleure à ses pieds. De ses larmes, elle commence à lui humecter les pieds. Elle les essuie avec les cheveux de sa tête. Elle se penche, embrasse ses pieds et les messie de parfum.
39Mais le Paroush voit, lui qui l’avait invité. Il se dit en lui-même : « Si c’était un inspiré, il saurait qui et quelle sorte de femme elle est, celle qui le touche : oui, une fauteuse ! »
40Iéshoua’ répond et lui dit : « Shim’ôn, j’ai quelque chose à te dire. » Il dit : « Rabbi, parle ! »
41« Un créancier a deux débiteurs. Un doit cinq cents deniers, l’autre cinquante.
42Mais comme ils n’ont pas de quoi rendre, il leur fait remise à tous deux. Maintenant, lequel des deux l’aimera davantage ?
43Shim’ôn répond et dit : « Je suppose, celui à qui il a fait une plus grande remise. » Il lui dit : « Tu as bien jugé. »
44Se tournant vers la femme, il dit à Shim’ôn : « Regarde cette femme ! Je suis entré dans ta maison, tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds. Mais elle, de ses larmes, elle a humecté mes pieds, et de ses cheveux elle les a essuyés.
45Tu ne m’as pas donné de baiser. Mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a pas cessé de se pencher et d’embrasser mes pieds.
46Tu n’as pas messié ma tête d’huile. Mais elle, de parfum, elle a messié mes pieds.
47Pour tout cela, je te dis, ses fautes nombreuses lui sont remises, parce qu’elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui peu est remis aime peu. »
48Et il dit à la femme : « Tes fautes te sont remises. »
49Les convives commencent à se dire entre eux : « Quel est celui-ci qui remet même les fautes ?
50Il dit à la femme : « Ton adhérence te sauve. Va en paix ! »
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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer
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