Strong G3361μή
ne pas
- Translittération
- mē
- Prononciation
- may
- Morphologie
- particule grecque - négatif
Définition
- pas, ne pas, point.
Définition détaillée
μή,
particule négative subjective,
employée lorsque la négation dépend d’une condition ou d’une hypothèse, exprimée ou sous-entendue, à la différence de οὐ, qui nie absolument. μή est employé lorsqu’on pense qu’une chose n’est pas, à la différence d’une négation absolue. En règle générale, οὐ nie l’indic., μή les autres modes, y compris le ptcp. [Dans la LXX pour אֵין,אַיִן,אַל ]
I. Comme adv. nég., ne pas;
1. en réf. à une pensée ou une opinion : Jhn.3:18, Tit.1:11, 2Pe.1:9.
2. Dans les questions délibératives, avec subjc. (M, Pr., 185) : Mrk.12:14, Rom.3:8.
3. Dans les propositions conditionnelles et finales, après εἰ, ἐάν, ἄν, ἵνα, ὅπως: Mat.10:14, Mrk.6:11 12:19, Luk.9:5, Jhn.6:50, Rom.11:25, al.
4. Avec inf. (voir M, Pr., 234f., 239, 255),
__(a) après des verbes exprimant le fait de dire, etc. : Mat.2:12 5:34, Mrk.12:18, Act.15:38, Rom.2:21, al. ;
__(b) avec inf. précédé de l’article : après une prép., Mat.13:5, Mrk.4:5, Act.7:19, 1Co.10:6, al. ; sans prép., Rom.14:13, 2Co.2:1, 13 1Th 4:6 ;
__(avec) dans les propositions exprimant la conséquence, après ὥστε: Mat.8:28, Mrk.3:20, 1Co.1:7, 2Co.3:7, al.
5. Avec ptcp. (voir M, Pr., 231f., 239), dans des références hypothétiques à des personnes d’un certain caractère ou répondant à une certaine description : Mat.10:28 12:30, Luk.6:49, Jhn.3:18, Rom.4:5, 1Co.7:38, 1Jn.3:10, al. ; lorsque la personne ou la chose est déterminée, la négation relève de l’opinion : Jhn.6:64, 1Co.1:28 4:7, 18, 2Co.5:21, al. ; lorsque le ptcp. a une valeur concessive, causale ou conditionnelle, si… ne pas, bien que… ne pas, parce que… ne pas: Mat.18:25, Luk.2:45, Jhn.7:49, Act.9:26, Rom.2:14 5:13, 2Co.3:14, Gal.6:9, Ju 5 ; lorsque le ptcp. a une valeur descriptive (étant tel que), ne pas: Act.9:9, Rom.1:28, 1Co.10:33, Gal.4:8, Heb.12:27, al.
6. μή prohibitif, dans des propositions indépendantes,
__(a) avec subjc. prés., 1re pers. pl. : Gal.5:26 6:9, 1Th.5:6, 1Jn.3:18 ;
__(b) avec impérat. prés., habituellement lorsqu’il est ordonné de cesser ce qui a déjà commencé (cf. M, Pr., 122ff.) : Mat.7:1, Mrk.5:36, Luk.6:30, Jhn.2:16 5:45, Act.10:15, Rom.11:18, Jas.2:1, Rev.5:5, al. ;
__(avec) pour interdire ce qui est encore à venir: avec impérat. aor., 3e pers., Mat.24:18, Mrk.13:15, Luk.17:31, al. ; avec subjc. aor., 2e pers., Mat.3:9 10:26, Mrk.5:7, Luk.6:29, Jhn.3:7, Rom.10:6, al. ;
__(d) avec optatif, dans les souhaits: 2Ti.4:16 (LXX) ; μὴ γένοιτο (voir M, Pr., 194 ; Bl., §66, 1), Luk.20:16, Rom.3:3, al. ; μή τις, Mrk.13:5, al.
II. Comme conj.,
1. après des verbes exprimant la crainte, la précaution, etc., que, de peur que, peut-être (M, Pr., 192f.) : avec subjc. prés., Heb.12:15 ; avec subjc. aor., Mat.24:4, Mrk.13:5, Luk.21:8, Act.13:40, Gal.5:15, al. ; ὅρα μή (voir M, Pr., 124, 178), elliptiquement, Rev.19:10 22:9 ; avec indic. fut. (M, Pr., au passage cité), Col.2:8.
2. afin que… ne pas: avec subjc. aor., Mrk.13:36, 2Co.8:20 12:6.
III. Interrogatif, dans des questions hésitantes (M, Pr., 170), ou lorsqu’une réponse négative est attendue: Mat.7:9, 10, Mrk.2:19, Jhn.3:4, Rom.3:3 10:18, 19, 1Co.1:13, al. ; μή τις, Luk.22:35, al. ; devant οὐ (Rom.10:17, al. chez Pl.), en attendant une réponse affirmative ; οὐ μή, Luk.18:7, Jhn.18:11.
IV. οὐ μή comme négation emphatique (cf. M, Pr., 188, 190ff. ; Bl. §64, 5), pas du tout, en aucune manière: avec indic. fut., Mat.16:22, Jhn.6:35, Heb.10:17, al. ; avec subjc. aor., Mat.24:2, Mrk.13:2, Luk.6:37, Jhn.13:8, 1Co.8:13, al.
(AS)
particule négative subjective,
employée lorsque la négation dépend d’une condition ou d’une hypothèse, exprimée ou sous-entendue, à la différence de οὐ, qui nie absolument. μή est employé lorsqu’on pense qu’une chose n’est pas, à la différence d’une négation absolue. En règle générale, οὐ nie l’indic., μή les autres modes, y compris le ptcp. [Dans la LXX pour אֵין,אַיִן,אַל ]
I. Comme adv. nég., ne pas;
1. en réf. à une pensée ou une opinion : Jhn.3:18, Tit.1:11, 2Pe.1:9.
2. Dans les questions délibératives, avec subjc. (M, Pr., 185) : Mrk.12:14, Rom.3:8.
3. Dans les propositions conditionnelles et finales, après εἰ, ἐάν, ἄν, ἵνα, ὅπως: Mat.10:14, Mrk.6:11 12:19, Luk.9:5, Jhn.6:50, Rom.11:25, al.
4. Avec inf. (voir M, Pr., 234f., 239, 255),
__(a) après des verbes exprimant le fait de dire, etc. : Mat.2:12 5:34, Mrk.12:18, Act.15:38, Rom.2:21, al. ;
__(b) avec inf. précédé de l’article : après une prép., Mat.13:5, Mrk.4:5, Act.7:19, 1Co.10:6, al. ; sans prép., Rom.14:13, 2Co.2:1, 13 1Th 4:6 ;
__(avec) dans les propositions exprimant la conséquence, après ὥστε: Mat.8:28, Mrk.3:20, 1Co.1:7, 2Co.3:7, al.
5. Avec ptcp. (voir M, Pr., 231f., 239), dans des références hypothétiques à des personnes d’un certain caractère ou répondant à une certaine description : Mat.10:28 12:30, Luk.6:49, Jhn.3:18, Rom.4:5, 1Co.7:38, 1Jn.3:10, al. ; lorsque la personne ou la chose est déterminée, la négation relève de l’opinion : Jhn.6:64, 1Co.1:28 4:7, 18, 2Co.5:21, al. ; lorsque le ptcp. a une valeur concessive, causale ou conditionnelle, si… ne pas, bien que… ne pas, parce que… ne pas: Mat.18:25, Luk.2:45, Jhn.7:49, Act.9:26, Rom.2:14 5:13, 2Co.3:14, Gal.6:9, Ju 5 ; lorsque le ptcp. a une valeur descriptive (étant tel que), ne pas: Act.9:9, Rom.1:28, 1Co.10:33, Gal.4:8, Heb.12:27, al.
6. μή prohibitif, dans des propositions indépendantes,
__(a) avec subjc. prés., 1re pers. pl. : Gal.5:26 6:9, 1Th.5:6, 1Jn.3:18 ;
__(b) avec impérat. prés., habituellement lorsqu’il est ordonné de cesser ce qui a déjà commencé (cf. M, Pr., 122ff.) : Mat.7:1, Mrk.5:36, Luk.6:30, Jhn.2:16 5:45, Act.10:15, Rom.11:18, Jas.2:1, Rev.5:5, al. ;
__(avec) pour interdire ce qui est encore à venir: avec impérat. aor., 3e pers., Mat.24:18, Mrk.13:15, Luk.17:31, al. ; avec subjc. aor., 2e pers., Mat.3:9 10:26, Mrk.5:7, Luk.6:29, Jhn.3:7, Rom.10:6, al. ;
__(d) avec optatif, dans les souhaits: 2Ti.4:16 (LXX) ; μὴ γένοιτο (voir M, Pr., 194 ; Bl., §66, 1), Luk.20:16, Rom.3:3, al. ; μή τις, Mrk.13:5, al.
II. Comme conj.,
1. après des verbes exprimant la crainte, la précaution, etc., que, de peur que, peut-être (M, Pr., 192f.) : avec subjc. prés., Heb.12:15 ; avec subjc. aor., Mat.24:4, Mrk.13:5, Luk.21:8, Act.13:40, Gal.5:15, al. ; ὅρα μή (voir M, Pr., 124, 178), elliptiquement, Rev.19:10 22:9 ; avec indic. fut. (M, Pr., au passage cité), Col.2:8.
2. afin que… ne pas: avec subjc. aor., Mrk.13:36, 2Co.8:20 12:6.
III. Interrogatif, dans des questions hésitantes (M, Pr., 170), ou lorsqu’une réponse négative est attendue: Mat.7:9, 10, Mrk.2:19, Jhn.3:4, Rom.3:3 10:18, 19, 1Co.1:13, al. ; μή τις, Luk.22:35, al. ; devant οὐ (Rom.10:17, al. chez Pl.), en attendant une réponse affirmative ; οὐ μή, Luk.18:7, Jhn.18:11.
IV. οὐ μή comme négation emphatique (cf. M, Pr., 188, 190ff. ; Bl. §64, 5), pas du tout, en aucune manière: avec indic. fut., Mat.16:22, Jhn.6:35, Heb.10:17, al. ; avec subjc. aor., Mat.24:2, Mrk.13:2, Luk.6:37, Jhn.13:8, 1Co.8:13, al.
(AS)
Dans la Bible
Strong G3361 apparaît dans 884 versets de la LSG.
Traduit dans la LSG par
- pas446
- ne172
- point129
- sans31
- que23
- non21
- sinon14
- loin13
- ni9
- autrement5
- plus5
- rien5
Premiers versets
- Matthieu 1:19Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.
- Matthieu 1:20Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ;
- Matthieu 2:12Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
- Matthieu 3:9et ne prétendez pas dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham.
- Matthieu 3:10Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.
- Matthieu 5:13Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.
- Matthieu 5:17Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.
- Matthieu 5:18Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé.
- Matthieu 5:20Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.
- Matthieu 5:26Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant.
- Matthieu 5:29Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne.
- Matthieu 5:30Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.
- Matthieu 5:34Mais moi, je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu ;
- Matthieu 5:39Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.
- Matthieu 5:42Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi.
- Matthieu 6:1Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux.
- Matthieu 6:2Lors donc que tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d’être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.
- Matthieu 6:3Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite,
- Matthieu 6:7En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
- Matthieu 6:8Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.
Répartition par livre
Mots liés
Famille de mots
- οὐnonG3756
- μὴ οὐκn'est-ce pas ?G3378
- μηδέniG3366
- μήποτεde peur queG3379
- μήτιςà moins que / quelqu'unG3387
- ἵνα μήafin que… ne pasG3363
- ἐὰν μήà moins queG3362
- οὐ μήjamaisG3364
- μηκέτιne plus jamaisG3371
- εἰ δὲ μή(γε)mais sinonG1490
- μήπωpas encoreG3380
- μηδείςrienG3367
- μήτεniG3383
- εἰ μήsaufG1508
- μήτιassurément pasG3385
- μηδαμῶςcertainement pasG3365
- μήπωςde peur queG3381
Dictionnaire grec détaillé
μή,
éléen μά [ᾱ] [Refs VIe s. av. J.-C.+ (« SIG » 9.5 (Olympie, VIe s. av. J.-C.))]. (Cf. sanskrit mā´, arménien mi [depuis l'indo-européen[Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripide, auteur tragique)] mē´], négation employée dans les prohibitions) : — ne… pas, négation de la volonté et de la pensée, comme οὐ l'est du fait et de l'énoncé ; μή rejette, οὐ nie ; μή est relatif, οὐ absolu ; μή subjectif, οὐ objectif. (Quelques exemples de μηδέ et de μηδείς ont été inclus.)
A dans les propositions INDÉPENDANTES, employé dans les expressions de volonté ou de souhait, commandement, supplication, avertissement,
A.1 avec l'impératif présent, 2e personne, μή μ᾽ ἐρέθιζε [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 1.32, et autres ; 3e personne, μή μευ πειράτω 9.345, etc.)] ; rarement avec l'impératif aoriste, μὴ.. ἔνθεο τιμῇ [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (4.410, comparer VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 24.248)] ; dans le dialecte attique, μὴ ψεῦσον, ὦ Ζεῦ, τῆς.. ἐλπίδος [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « Thesmophories » 870 ; 3e personne, μή τις ἀκουσάτω VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 16.301, comparer Ve s. av. J.-C. : Pindare, poète lyrique, « O. » 8.55, « P. » 5.23, IVe-Ve s. av. J.-C. : Eschyle, auteur tragique, « Les Sept contre Thèbes » 1041, Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Ajax » 1180 ; μηδεὶς νομισάτω, προσδοκησάτω Ve-VIe s. av. J.-C. : Xénophon, historien, « Cyropédie » 7.5.73, Ve-VIe s. av. J.-C. : Platon, philosophe, « Apologie » 17c : avec)] l'impératif parfait [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (3e personne, μή τις ὀπίσσω τετράφθω VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 12.272 ; ou 2e)] personne lorsque le parfait = présent, μὴ κεκράγετε [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « Guêpes » 415.)]
A.2 avec le subjonctif (habituellement [Refs (2e personne de l'aoriste))], dans les prohibitions, μὴ δή με.. ἐάσῃς [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 5.684, comparer IVe-Ve s. av. J.-C. : Eschyle, auteur tragique, « Prométhée enchaîné » 583 (poésie lyrique), et autres)] ; μή τοί με κρύψῃς τοῦτο[Refs Ve s. av. J.-C.+ ([ouvrage précédent] 625, comparer Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Philoctète » 470 ; μὴ φθονήσῃς Ve-VIe s. av. J.-C. : Platon, philosophe, « Protagoras » 320c)] ; coordonné avec l'impératif présent, μὴ βοηθήσητε τῷ πεπονθότι δεινά, μὴ εὐορκεῖτε [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C. : Démosthène, orateur 21.211 ; 3e personne, μὴ.. γένηται VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 4.37, comparer VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 22.213 ; μὴ ματεύσῃ θεὸς γενέσθαι Ve s. av. J.-C. : Pindare, poète lyrique, « O. » 5.24 ; rarement, voire jamais, avec la 2e)] personne du subjonctif présent, μὴ κάμνῃς [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripide, auteur tragique, « Iphigénie à Aulis » 1143 (à lire κάμῃς) ; 3e personne, μή τις οἴηται, ={μὴ οἰώμεθα}, Ve-VIe s. av. J.-C. : Platon, philosophe, « Lois » 861e)] ; également avec le subjonctif hortatif employé pour suppléer la [Refs (1re)] personne de l'impératif, présent μὴ ἴομεν [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ ((ἴωμεν) VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 12.216, etc. ; μὴ διώκωμεν Ve s. av. J.-C. : Hérodote, historien 8.109, etc.)] ; aoriste μὴ πάθωμεν [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xénophon, historien, « Cyropédie » 1.5.11, etc.)] ; rarement avec la 1re pers. du singulier, μή σε.. κιχείω [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 1.26, comparer 21.475, 22.123, Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Œdipe à Colone » 174)] (mètre anapestique).
A.2.b avec le subjonctif présent ou aoriste dans un avertissement ou l'expression d'une crainte, μὴ.. γένησθε prends garde de ne pas devenir, [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 5.487)] ; μὴ.. ὑφαίνῃσιν je crains que… ne s'avère être en train de tisser, [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 5.356 ; αἷμα μὴ σοῖς ἐξομόρξωμαι πέπλοις Ve s. av. J.-C. : Euripide, auteur tragique, « Héraclès furieux » 1399)] ; dans la prose du dialecte attique, pour formuler poliment une suggestion exprimant l'appréhension ou l'hésitation, peut-être, μὴ ἀγροικότερον ᾖ τὸ ἀληθὲς εἰπεῖν [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Platon, philosophe, « Gorgias » 462e, comparer « Tht. » 188d, IVe s. av. J.-C. : Aristote, philosophe, « Politique » 1291a8, et autres)] ; en grec tardif, on trouve l'indicatif, μὴ ἡ ἔννοια ἡμῶν.. ἀντιλαμβάνεται [Refs Ve s. apr. J.-C.+ (Ve-VIe s. apr. J.-C. : Damascius, philosophe, « Des premiers principes » 27.)]
A.3 avec l'indicatif futur, emploi incertain (νεμεσήσετ᾽ est au subjonctif dans [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 15.115), μηδεμίαν ἄδειαν δώσετε Ve s. av. J.-C. : Lysias, orateur 29.13)] ; μὴ βουλήσεσθε (papyrus βούλη[σθ]ε) [Refs Ve s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C. : Démosthène, orateur 23.117 ; comparer μαλακὸν ἐνδώσετε μηδέν Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « Ploutos » 488.)]
A.4 avec les temps passés de l'indicatif pour exprimer un souhait non réalisé, μὴ ὄφελες λίσσεσθαι [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 9.698, comparer VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 11.548 ; μή ποτ᾽ ὤφελον λιπεῖν τὴν Σκῦρον Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Philoctète » 969 ; εἴθε μή ποτ᾽ εἰδόμαν [auteur précédent] « OT » 1217 (poésie lyrique), comparer Ve s. av. J.-C. : Euripide, auteur tragique, « Iphigénie à Aulis » 70, « Cyc. » 186, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xénophon, historien, « Cyropédie » 4.6.3.)]
A.5 avec l'optatif pour exprimer un souhait négatif, au présent, ἃ μὴ κραίνοι τύχη [Refs IVe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Eschyle, auteur tragique, « Les Sept contre Thèbes » 426, comparer « Eu. » 938 (poésie lyrique))] ; plus fréquemment à l'aoriste, μὴ σέ γ᾽ ἐν ἀμφιάλῳ Ἰθάκῃ βασιλῆα Κρονίων ποιήσειεν [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 1.386, comparer 403, 11.613.)]
A.6 dans les serments et les affirmations solennelles, ἴστω Ζεὺς.., μὴ μὲν τοῖς ἵπποισιν ἀνὴρ ἐποχήσεται ἄλλος [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 10.330 ; ἴστω νῦν τόδε Γαῖα.., μὴ.. Ποσειδάων.. πημαίνει Τρῶας 15.41 ; μὰ τὴν Ἀφροδίτην.., μὴ ἐγώ σ᾽ ἀφήσω Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « L'Assemblée des femmes » 1000, comparer « Av. » 195, « Lys. » 917.)]
A.7 avec l'infinitif, lorsqu'il est employé comme impératif, μὴ δή μοι ἀπόπροθεν ἰσχέμεν ἵππους [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 17.501 ; μὴ πρὶν ἐπ᾽ ἠέλιον δῦναι 2.413 ; οἷς μὴ πελάζειν IVe-Ve s. av. J.-C. : Eschyle, auteur tragique, « Prométhée enchaîné » 712.)]
A.8 fréquemment sans verbe, εἰ χρή, θανοῦμαι. Rép. μὴ σύ γε (c.-à-d. θάνῃς) [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Œdipe à Colone » 1441)] ; ἄπελθε νῦν. Rép. μὴ (c.-à-d. γενέσθω) ἀλλά non, mais, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « Acharniens » 458)] ; dans des expressions brèves, μὴ τριβὰς ἔτι (c.-à-d. ποιεῖσθε) [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Antigone » 577)] ; μή μοι σύ rien de tout cela avec moi ! [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripide, auteur tragique, « Médée » 964)] ; μή μοι πρόφασιν pas d'excuses ! [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « Acharniens » 345 ; μή μοί γε μύθους [auteur précédent] « V. » 1179.)]
B dans les propositions DÉPENDANTES :
B.1 avec les conjonctions finales, ἵνα μή [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 19.348, etc. ; ὅπως μή IVe s. av. J.-C. : Démosthène, orateur 27.5, et autres ; ὡς μή VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 8.37, IVe-Ve s. av. J.-C. : Eschyle, auteur tragique, « Prométhée enchaîné » 53, et autres ; ὄφρα μή VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 1.118, et autres : avec ὅπως ἄν et ὡς ἄν)], afin que, ὅπως ἂν.. μηδέ [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « Guêpes » 178, Ve-VIe s. av. J.-C. : Platon, philosophe, « Gorgias » 481a ; ὡς ἂν μή VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 4.749, Ve s. av. J.-C. : Hérodote, historien 1.5)] ; mais
B.1.b μή seul, ={ἵνα μή}, de peur que, ἀπόστιχε μή τινοήσῃ Ἥρη [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 1.522, comparer 587 ; λίσσεσθαι.., μή οἱ.. χολώσαιτο φρένα κούρη VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 6.147)] ; l'indicatif futur et le subjonctif aoriste dans les propositions consécutives, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « L'Assemblée des femmes » 495 (poésie lyrique, leçon incertaine).)]
B.2 dans la protase des phrases conditionnelles, voir sous {εἰ} (pour les exceptions, voir sous {οὐ}), et avec les conjonctions temporelles employées conditionnellement, voir sous {ἐπειδάν, ὅταν, ὅτε}, etc.
B.2.b ὅτι μή excepté, ὅτι μὴ Χῖοι μοῦνοι [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Hérodote, historien 1.18, comparer Ve s. av. J.-C. : Thucydide, historien 4.26 ; ὅτι μὴ πᾶσα ἀνάγκη Ve-VIe s. av. J.-C. : Platon, philosophe, « Phédon » 67a ; ὅσον μή [ouvrage précédent] 83a)] ; ὅσα μὴ ἀποβαίνοντες pourvu seulement que ceux-ci ne débarquent pas, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Thucydide, historien 4.16.)]
B.3 en grec tardif, avec les conjonctions causales, ὁ μὴ πιστεύων ἤδη κέκριται, ὅτι μὴ πεπίστευκεν [NT+IIe s. apr. J.-C.+ (NT.John.3.18, comparer IIe s. apr. J.-C. : Lucien, sophiste, « DMort. » 21.2, « D Deor. » 2.1 ; ἐπεὶ μή [auteur précédent] « Hist.Conscr. » 3, etc. : également après ὅτι et ὡς)] que, ὅτι μὴ ἐστὶν ἐπίπεδος οὕτως ἂν καταμάθοιμεν [Refs IIe s. apr. J.-C.+ (IIe s. apr. J.-C. : Cléomède, astronome 1.8, comparer IIe s. apr. J.-C. : Lucien, sophiste, « Hist.Conscr. » 29, « DDeor. » 20.10.)]
B.4 dans les propositions relatives qui impliquent une condition ou une généralité, ὃς δὲ μὴ εἶδέ κω τὴν κανναβίδα quiconque…, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Hérodote, historien 4.74)] ; ὃ μὴ κελεύσει (peut-être κελεύσαι) Ζεύς une chose telle que…, [Refs IVe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Eschyle, auteur tragique, « Euménides » 618, comparer 661, 899)] ; λέγονθ᾽ ἃ μὴ δεῖ des choses telles que l'on ne devrait pas, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Philoctète » 583 ; λόγοις τοιούτοις οἷς σὺ μὴ τέρψῃ κλύων [auteur précédent] « Ant. » 691 ; ὅπου μὴ ἠθέλησεν Ve s. av. J.-C. : Antiphon, orateur 1.7)] ; fréquemment avec le subjonctif, ᾧ μὴ ἄλλοι ἀοσσητῆρες ἔωσιν [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus “Odyssey” 4.165, +autres : avec ἄν, Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Tyrannus” 281 : avec l’_optatif_, ἃ μὴ σαφῶς εἰδείη Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Institutio Cyri (Cyropaedia)” 1.6.19, etc. : moins fréquemment avec l’_optatif_ et ἄν, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Philebus” 20a, “Lg.” 839a ; γένοιτο δ᾽ ἂν ἐν ᾗ μή τι ἂν προσδοκήσειεν χώρᾳ [ouvrage précédent] 872d.)]
B.5 avec l’infinitif,
B.5.a régulièrement depuis Homère, sauf après les verbes exprimant la parole et la pensée (mais voir ci-dessous c) : après ὥστε ou ὡς, ὥστε μὴ φρονεῖν [Refs IVe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Persae” 725 (troch.), etc. (pour les exceptions, voir sous {οὐ}))] : toujours lorsque l’infinitif prend l’article, τὸ μὴ προμαθεῖν [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Pindarus Lyricus “O.” 8.60 ; τὸ μὴ ἀμελεῖν μάθε IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Eumenides” 86, comparer 749, “Pr.” 624 ; λείπομαι ἐν τῷ μὴ δύνασθαι Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Coloneus” 496.)]
B.5.b par un pléonasme apparent après des verbes de résultat négatif signifiant interdire, nier, et autres semblables, ὁ δ᾽ ἀναίνετο μηδὲν ἑλέσθαι [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus “Illiad” 18.500 (sans μή [ouvrage précédent] 450) ; ἀντιδικεῖν Ve s. av. J.-C. : Lysias Orator 6.12)] (μηδέν) ; ἀντιλέγειν [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 5.49, IVe s. av. J.-C. : Isaeus Orator 4.15)] (μηδέ) ; ἀπαγορεύειν [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Antipho Orator 5.34, Ve-VIe s. av. J.-C. : Andocides Orator 4.9 ; ἀπειπεῖν Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Aves” 557, IVe s. av. J.-C. : Demosthenes Orator 33.19, etc. ; ἀπαυδᾶν Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Equites” 1072 ; ἀπείργειν Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Helena” 1559, +autres (sans μή Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Ajax” 70) ; ἀπιστεῖν Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 4.40 ; ἀπεγνωκέναι Ve s. av. J.-C. : Lysias Orator 1.34 ; ἀποστερεῖσθαι Ve s. av. J.-C. : Antipho Orator 2.4.1)] (μηδέ) ; ἀποτρέπεσθαι [Refs ([auteur précédent] 5.32)] (μηδέν) ; ἀρνεῖσθαι, ἔξαρνος εἶναι, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Equites” 572, Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 3.67 ; ἐναντιωθῆναι Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Apologia” 32b ; σχεῖν Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 1.158)] ; παύειν (où le participe est plus fréquent) [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Acharnenses” 634 ; κωλῦσαι Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Phoenissae” 1269 ; ἐπάρατον ἦν μὴ οἰκεῖν Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 2.17)] : dans ces cas, l’article précède fréquemment μή, τὸ δὲ μὴ λεηλατῆσαι.. ἔσχε τόδε [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 5.101)] ; ἐξομῇ τὸ μὴ εἰδένα; [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Antigone” 535)] ; εἴργειν τὸ μή.. [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 3.1, etc. ; également ἀπέφυγε τὰ σφῷν τὸ μὴ πίτνειν κακῶς Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Coloneus” 1740 (poésie lyrique) : avec l’_article_ au _génitif_, ἔχειν τοῦ μή.. Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Anabasis” 3.5.71)] ; ἐμποδὼν γίγνεσθαι τοῦ μή.. [Refs ([auteur précédent] “Cyr.” 2.4.23.)]
B.5.c après des verbes exprimant la parole et la pensée qui impliquent un acte de volonté, comme ceux qui signifient jurer, affirmer, croire, et autres semblables ; ainsi après ὄμνυμι, [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus “Illiad” 9.133, VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus “Odyssey” 5.179, Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 1.165, 2.179, Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Vespae” 1047, etc. ; μαρτυρῶ Ve s. av. J.-C. : Lysias Orator 7.11, IVe s. av. J.-C. : Demosthenes Orator 45.15, etc. ; ὁμολογῶ Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Protagoras” 336b, “Smp.” 202b, comparer “Phd.” 93d, etc. ; ἐγγυῶμαι Ve s. av. J.-C. : Pindarus Lyricus “O.” 11(10).18, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Protagoras” 336d ; πέπεισμαι [auteur précédent] “Ap.” 37a, etc. ; πιστεύω Ve-VIe s. av. J.-C. : Andocides Orator 1.2, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Anabasis” 1.9.8, etc.)] : occasionnellement avec d’autres verbes, φημί [Refs Ve s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] “Mem.” 1.2.39, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Theaetetus” 155a)] ; λέγω, προλέγω, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 5.49, 1.139)] ; πάντες ἐροῦσι μή.. [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Institutio Cyri (Cyropaedia)” 7.1.18)] ; νομίζω[Refs Ve s. av. J.-C.+ ([ouvrage précédent] 7.5.59, Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 6.102 ; ἡγοῦμαι Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Apologia” 27d)] : très fréquemment en grec tardif, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (NT.Matt.2.12, IIe s. apr. J.-C. : Lucianus Sophista “Peregr.” 44, etc.)]
B.6 avec le participe, lorsqu’il peut se développer en une proposition conditionnelle, μὴ ἐνείκας, = {εἰ μὴ ἤνεικε}, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 4.64)] ; μὴ θέλων, ={εἰ μὴ θέλεις}, [Refs IVe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Prometheus Vinctus” 504)] ; μὴ δολώσαντος θεοῦ, ={εἰ μὴ ἐδόλωσε}, [Refs ([auteur précédent] “Ag.” 273)] ; μὴ δρῶν, ={εἰ μὴ δρῴην}, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Tyrannus” 77, etc. : dans un sens général ou caractéristique, δίδασκέ με ὡς μὴ εἰδότα)], = en homme qui ne sait rien, [Refs ([auteur précédent] “OC” 1155, comparer “Ant.” 1063, 1064)] ; τίς πρὸς ἀνδρὸς μὴ βλέποντος ἄρκεσι; un homme qui ne voit pas, [Refs ([auteur précédent] “OC” 73)] : dans cette signification, fréquemment avec l’article, ὁ μὴ λεύσσων [Refs Ve s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] “Tr.” 828 (poésie lyrique) ; ὁ μὴ δουλεύσας Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Leges” 762e ; τῷ μὴ εἰργασμένῳ Ve s. av. J.-C. : Antipho Orator 5.65 ; τὸν.. μὴ φροντίσαντα IVe s. av. J.-C. : Lycurgus Orator 27, comparer 45, etc.)] : avec une valeur causale, μὴ παρὼν θαυμάζεται [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Tyrannus” 289, etc. ; ἄθλια πάσχω μὴ.. μόνον βιαζόμενος Ve s. av. J.-C. : Antipho Orator 2.2.4 ; ἑτέρας μηδεμιᾶς ὁμολογουμένης εἶναι IVe s. av. J.-C. : Isaeus Orator 5.16 ; μηδενὸς ἐμποδὼν ὄντος IVe s. av. J.-C. : Demosthenes Orator 3.8)] : très fréquemment en grec tardif, [Refs Ier s. apr. J.-C.+ (“POxy.” 38.16 (Ier s. apr. J.-C.), IIe s. apr. J.-C. : Lucianus Sophista “DMeretr.” 12.4, etc.)] : occasionnellement après des verbes exprimant la connaissance et la démonstration, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Philoctetes” 79, “OC” 656, 797, 1122, Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Troades” 970, Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 1.76, 2.17.)]
B.7 avec des substantifs, des adjectifs et des adverbes employés génériquement, avec ou sans article, τὰ μὴ δίκαια [Refs Ve s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Eumenides” 432 ; δίκαια καὶ μὴ δίκαια [auteur précédent] “Ch.” 78 (poésie lyrique) ; τὸ μὴ 'νδικον Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Tyrannus” 682 (poésie lyrique) ; τὸ μὴ καλόν [auteur précédent] “Ant.” 370 (poésie lyrique))] ; ἡ μὴ 'μπειρία, ={τὸ μὴ ἔχειν ἐμπειρίαν}, absence d’expérience, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Ecclesiazusae” 115 ; ἡ μὴ ἐπιτροπή Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Leges” 966c)] ; δῆμον καὶ μὴ δῆμον[Refs IVe s. av. J.-C.+ ([ouvrage précédent] 759b ; ὁ μὴ ἰατρός [auteur précédent] “Grg.” 459b ; νίκης μὴ κακῆς IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Eumenides” 903, comparer “Th.” 411 ; τῷ φρονοῦντι μὴ καλῶς [auteur précédent] “Pr.” 1012, comparer “Ag.” 349, 927.)]
B.8 après des verbes exprimant la crainte ou l’appréhension (comparer μὴ οὐ) :
B.8.a lorsque la chose redoutée est future, le plus souvent avec le subjonctif : avec le présent du subjonctif, δεινῶς ἀθυμῶ μὴ βλέπων ὁ μάντις ᾖ ne se révèle être.., [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Tyrannus” 747, comparer “Ant.” 1113 ; ὅρα μὴ κυβεύῃς Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Protagoras” 314a)] : plus fréquemment avec l’aoriste, δείδοικα.. μή σε παρείπῃ [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus “Illiad” 1.555, comparer 9.244, 13.745)] : avec le parfait, ne se révèle avoir été, δέδοικα μὴ περαιτέρω πεπραγμέν᾽ ᾖ μοι [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Trachiniae” 663, comparer “Ph.” 494, Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 3.119, 4.140, etc.)] : moins fréquemment avec le futur de l’indicatif, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Institutio Cyri (Cyropaedia)” 2.3.6, Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Ecclesiazusae” 488, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Philebus” 13a)] : avec l’optatif selon la concordance des modes et des temps : présent de l’optatif, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Trachiniae” 482, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Anabasis” 1.10.9)] : aoriste, [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus “Odyssey” 11.634, etc.)] : parfait, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Institutio Cyri (Cyropaedia)” 1.3.10)] : avec le futur de l’optatif dans le discours indirect, [Refs Ve s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] “HG” 6.4.27, “Mem.” 1.2.7, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Euthyphro” 15d : avec l’_optatif_ et ἄν, Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Trachiniae” 631, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus)]vect.4.41.
B.8.b lorsque l’action est présente ou passée, on emploie l’indicatif, εἰσόρα μὴ σκῆψιν οὐκ οὖσαν τίθης [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Electra” 584, comparer Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Ion” 1523, Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Nubes” 493, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Laches” 196c ; ὅρα μὴ παίζων ἔλεγεν [auteur précédent] “Tht.” 145b, comparer Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Helena” 119 ; φοβούμεθα μὴ ἀμφοτέρων ἡμαρτήκαμεν Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 3.53, comparer Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Orestes” 209, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Lysis” 218d ; δείδω μὴ δὴ πάντα θεὰ νημερτέα εἶπεν VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus “Odyssey” 5.300.)]
B.8.c avec l’indicatif et le subjonctif dans des propositions consécutives, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Phoenissae” 93.)]
C dans les QUESTIONS :
C.I questions directes,
C.I.1 avec l’indicatif, lorsqu’une réponse négative est attendue (mais plus généralement dans [Réfs VIIIe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Agamemnon” 683 (poésie lyrique), Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Coloneus” 1502, “Tr.” 316, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Gorgias” 488b), au VIIIe s. av. J.-C. : Homerus Epicus seulement ἦ μή.. ; VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus “Odyssey” 6.200, 9.405)] ; μή σοι δοκοῦμεν.. ; [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Persae” 344, comparer “Pr.” 249, 959, etc. : dans la tragédie et le _dialecte attique_, fréquemment ἆρα μ; [auteur précédent] “Th.” 208, Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Electra” 446, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Respublica” 405a : pour les questions dans lesquelles μή)] (μηδέ) suit οὐ, voir sous {οὐ μή}.
C.I.1.b dans d’autres questions, τί μὴ ποιήσ; que dois-je ne pas faire ? [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Electra” 1276 (poésie lyrique))] ; τί μ; pourquoi pas ? [Réfs ([auteur précédent] “Aj.” 668 (si l’on admet la variante))] ; comparer μήν
C.I.2 avec le subjonctif, lorsque le locuteur délibère au sujet d’une action négative, μὴ οὕτω φῶμε; [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Respublica” 335c, comparer 337b, 417b)] ; ὁ τοιοῦτος μὴ δῷ δίκη; [Réfs IVe s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C. : Demosthenes Orator 21.35)] ; πῶς μὴ φῶμε; [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Theaetetus” 161e : avec l’_optatif_ et ἄν, πῶς ἄν τις μὴ θυμῷ λέγοι)] ; comment un homme peut-il ne pas être excité lorsqu’il parle ? [Réfs Ve s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] “Lg.” 887c, comparer “Grg.” 510d, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Memorabilia” 3.1.10.)]
C.II questions indirectes, fréquemment avec des verbes impliquant la crainte et l’appréhension [Réfs VIIIe s. av. J.-C.+ (comparer (Ve s. av. J.-C. : Bacchylides Lyricus 8), ὄφρα ἴδωμεν μὴ τοὶ κοιμήσωνται VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus “Illiad” 10.98, comparer 101, VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus “Odyssey” 21.395 ; περισκοπῶ μή πού τις.. ἐγχρίμπτει Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Electra” 898, comparer Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 2.13, etc.)] ; également σκοπεῖσθαι πῶς ἂν μή.. [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Isocrates Orator 5.8, comparer 15.6)] ; plus tard, dans de simples questions indirectes, ἐπυνθάνετο μὴ ἔγνω [Réfs IIe s. apr. J.-C.+ (IIe s. apr. J.-C.(?) : Antoninus Liberalis Mythographus 23.5.)]
C.II.2 dans les questions introduites par εἰ, ἤρετό με.. εἰ μὴ μέμνημαι [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C. : Aeschines Orator 2.36 (εἰ οὐκ dans le même sens, 1.84) : dans la seconde partie d’une question disjonctive, εἰ.. ἢ (ou εἴτε) μή.., εἴτε.. εἴτε μή.., IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Eumenides” 468, 612, Ve-VIe s. av. J.-C. : Andocides Orator 1.7, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Apologia” 18a, “R.” 457d, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Institutio Cyri (Cyropaedia)” 2.1.7)] ; εἴτε.. εἴτε μή.., εἰ.. ἢ οὔ, εἰ.. ἢ μή sans différence de sens entre μή et οὐ, [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C. : Isaeus Orator 8.9 ; de même, τοὺς νόμους καταμανθάνειν εἰ καλῶς κεῖνται ἢ μή,.. τοὺς λόγους, εἰ ὀρθῶς διδάσκουσι τὸ πρᾶγμα ἢ οὔ Ve s. av. J.-C. : Antipho Orator 5.14.)]
D POSITION de μή. Lorsque la négation étend sa portée sur toute la proposition, μή précède normalement le verbe. Lorsque sa portée est limitée à des mots isolés, elle précède ces mots. Mais les poètes placent parfois μή après le verbe, ὄλοιο μή πω [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Philoctetes” 961)] ; φράσῃς.. μὴ πέρα[Réfs ([ouvrage précédent] 332, comparer “OC” 1522.)]
D.2 μή est parfois répété, μή, μή καλέσῃς [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Vespae” 1418, comparer Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Ajax” 190, “OC” 210 (tous deux en poésie lyrique).)]
E PROSODIE : dans la tragédie, μή peut être uni par synizèse à un ει ou un ου suivant, μὴ οὐ, μὴ εἰδέναι, [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Tyrannus” 13, 221, “Tr.” 321, etc.)] : l’ε initial après μή est élidé par aphérèse, μὴ 'πὁθουν [Réfs ([auteur précédent] “Aj.” 962 ; μὴ 'μβαίνῃς [auteur précédent] “OC” 400 ; μὴ 'γώ [auteur précédent] “Ph.” 910 : en prose, μὴ 'κ “IG” 12.115.11 : μή)] suivi de α s’écrit parfois μἀ.. (voir μὴ ἀλλά, etc.) ; parfois séparément, μὴ ἀδικεῖν [Réfs IVe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Eumenides” 85, etc.)]
F μή en COMPOSITION (joint à d’autres mots), comme μὴ ἀλλά, μὴ γάρ, μὴ οὐ, μὴ ὅπως ou ὅτι, μή ποτε, etc., se trouvera dans l’ordre alphabétique.
éléen μά [ᾱ] [Refs VIe s. av. J.-C.+ (« SIG » 9.5 (Olympie, VIe s. av. J.-C.))]. (Cf. sanskrit mā´, arménien mi [depuis l'indo-européen[Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripide, auteur tragique)] mē´], négation employée dans les prohibitions) : — ne… pas, négation de la volonté et de la pensée, comme οὐ l'est du fait et de l'énoncé ; μή rejette, οὐ nie ; μή est relatif, οὐ absolu ; μή subjectif, οὐ objectif. (Quelques exemples de μηδέ et de μηδείς ont été inclus.)
A dans les propositions INDÉPENDANTES, employé dans les expressions de volonté ou de souhait, commandement, supplication, avertissement,
A.1 avec l'impératif présent, 2e personne, μή μ᾽ ἐρέθιζε [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 1.32, et autres ; 3e personne, μή μευ πειράτω 9.345, etc.)] ; rarement avec l'impératif aoriste, μὴ.. ἔνθεο τιμῇ [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (4.410, comparer VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 24.248)] ; dans le dialecte attique, μὴ ψεῦσον, ὦ Ζεῦ, τῆς.. ἐλπίδος [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « Thesmophories » 870 ; 3e personne, μή τις ἀκουσάτω VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 16.301, comparer Ve s. av. J.-C. : Pindare, poète lyrique, « O. » 8.55, « P. » 5.23, IVe-Ve s. av. J.-C. : Eschyle, auteur tragique, « Les Sept contre Thèbes » 1041, Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Ajax » 1180 ; μηδεὶς νομισάτω, προσδοκησάτω Ve-VIe s. av. J.-C. : Xénophon, historien, « Cyropédie » 7.5.73, Ve-VIe s. av. J.-C. : Platon, philosophe, « Apologie » 17c : avec)] l'impératif parfait [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (3e personne, μή τις ὀπίσσω τετράφθω VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 12.272 ; ou 2e)] personne lorsque le parfait = présent, μὴ κεκράγετε [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « Guêpes » 415.)]
A.2 avec le subjonctif (habituellement [Refs (2e personne de l'aoriste))], dans les prohibitions, μὴ δή με.. ἐάσῃς [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 5.684, comparer IVe-Ve s. av. J.-C. : Eschyle, auteur tragique, « Prométhée enchaîné » 583 (poésie lyrique), et autres)] ; μή τοί με κρύψῃς τοῦτο[Refs Ve s. av. J.-C.+ ([ouvrage précédent] 625, comparer Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Philoctète » 470 ; μὴ φθονήσῃς Ve-VIe s. av. J.-C. : Platon, philosophe, « Protagoras » 320c)] ; coordonné avec l'impératif présent, μὴ βοηθήσητε τῷ πεπονθότι δεινά, μὴ εὐορκεῖτε [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C. : Démosthène, orateur 21.211 ; 3e personne, μὴ.. γένηται VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 4.37, comparer VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 22.213 ; μὴ ματεύσῃ θεὸς γενέσθαι Ve s. av. J.-C. : Pindare, poète lyrique, « O. » 5.24 ; rarement, voire jamais, avec la 2e)] personne du subjonctif présent, μὴ κάμνῃς [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripide, auteur tragique, « Iphigénie à Aulis » 1143 (à lire κάμῃς) ; 3e personne, μή τις οἴηται, ={μὴ οἰώμεθα}, Ve-VIe s. av. J.-C. : Platon, philosophe, « Lois » 861e)] ; également avec le subjonctif hortatif employé pour suppléer la [Refs (1re)] personne de l'impératif, présent μὴ ἴομεν [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ ((ἴωμεν) VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 12.216, etc. ; μὴ διώκωμεν Ve s. av. J.-C. : Hérodote, historien 8.109, etc.)] ; aoriste μὴ πάθωμεν [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xénophon, historien, « Cyropédie » 1.5.11, etc.)] ; rarement avec la 1re pers. du singulier, μή σε.. κιχείω [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 1.26, comparer 21.475, 22.123, Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Œdipe à Colone » 174)] (mètre anapestique).
A.2.b avec le subjonctif présent ou aoriste dans un avertissement ou l'expression d'une crainte, μὴ.. γένησθε prends garde de ne pas devenir, [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 5.487)] ; μὴ.. ὑφαίνῃσιν je crains que… ne s'avère être en train de tisser, [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 5.356 ; αἷμα μὴ σοῖς ἐξομόρξωμαι πέπλοις Ve s. av. J.-C. : Euripide, auteur tragique, « Héraclès furieux » 1399)] ; dans la prose du dialecte attique, pour formuler poliment une suggestion exprimant l'appréhension ou l'hésitation, peut-être, μὴ ἀγροικότερον ᾖ τὸ ἀληθὲς εἰπεῖν [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Platon, philosophe, « Gorgias » 462e, comparer « Tht. » 188d, IVe s. av. J.-C. : Aristote, philosophe, « Politique » 1291a8, et autres)] ; en grec tardif, on trouve l'indicatif, μὴ ἡ ἔννοια ἡμῶν.. ἀντιλαμβάνεται [Refs Ve s. apr. J.-C.+ (Ve-VIe s. apr. J.-C. : Damascius, philosophe, « Des premiers principes » 27.)]
A.3 avec l'indicatif futur, emploi incertain (νεμεσήσετ᾽ est au subjonctif dans [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 15.115), μηδεμίαν ἄδειαν δώσετε Ve s. av. J.-C. : Lysias, orateur 29.13)] ; μὴ βουλήσεσθε (papyrus βούλη[σθ]ε) [Refs Ve s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C. : Démosthène, orateur 23.117 ; comparer μαλακὸν ἐνδώσετε μηδέν Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « Ploutos » 488.)]
A.4 avec les temps passés de l'indicatif pour exprimer un souhait non réalisé, μὴ ὄφελες λίσσεσθαι [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 9.698, comparer VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 11.548 ; μή ποτ᾽ ὤφελον λιπεῖν τὴν Σκῦρον Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Philoctète » 969 ; εἴθε μή ποτ᾽ εἰδόμαν [auteur précédent] « OT » 1217 (poésie lyrique), comparer Ve s. av. J.-C. : Euripide, auteur tragique, « Iphigénie à Aulis » 70, « Cyc. » 186, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xénophon, historien, « Cyropédie » 4.6.3.)]
A.5 avec l'optatif pour exprimer un souhait négatif, au présent, ἃ μὴ κραίνοι τύχη [Refs IVe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Eschyle, auteur tragique, « Les Sept contre Thèbes » 426, comparer « Eu. » 938 (poésie lyrique))] ; plus fréquemment à l'aoriste, μὴ σέ γ᾽ ἐν ἀμφιάλῳ Ἰθάκῃ βασιλῆα Κρονίων ποιήσειεν [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 1.386, comparer 403, 11.613.)]
A.6 dans les serments et les affirmations solennelles, ἴστω Ζεὺς.., μὴ μὲν τοῖς ἵπποισιν ἀνὴρ ἐποχήσεται ἄλλος [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 10.330 ; ἴστω νῦν τόδε Γαῖα.., μὴ.. Ποσειδάων.. πημαίνει Τρῶας 15.41 ; μὰ τὴν Ἀφροδίτην.., μὴ ἐγώ σ᾽ ἀφήσω Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « L'Assemblée des femmes » 1000, comparer « Av. » 195, « Lys. » 917.)]
A.7 avec l'infinitif, lorsqu'il est employé comme impératif, μὴ δή μοι ἀπόπροθεν ἰσχέμεν ἵππους [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 17.501 ; μὴ πρὶν ἐπ᾽ ἠέλιον δῦναι 2.413 ; οἷς μὴ πελάζειν IVe-Ve s. av. J.-C. : Eschyle, auteur tragique, « Prométhée enchaîné » 712.)]
A.8 fréquemment sans verbe, εἰ χρή, θανοῦμαι. Rép. μὴ σύ γε (c.-à-d. θάνῃς) [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Œdipe à Colone » 1441)] ; ἄπελθε νῦν. Rép. μὴ (c.-à-d. γενέσθω) ἀλλά non, mais, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « Acharniens » 458)] ; dans des expressions brèves, μὴ τριβὰς ἔτι (c.-à-d. ποιεῖσθε) [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Antigone » 577)] ; μή μοι σύ rien de tout cela avec moi ! [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripide, auteur tragique, « Médée » 964)] ; μή μοι πρόφασιν pas d'excuses ! [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « Acharniens » 345 ; μή μοί γε μύθους [auteur précédent] « V. » 1179.)]
B dans les propositions DÉPENDANTES :
B.1 avec les conjonctions finales, ἵνα μή [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 19.348, etc. ; ὅπως μή IVe s. av. J.-C. : Démosthène, orateur 27.5, et autres ; ὡς μή VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 8.37, IVe-Ve s. av. J.-C. : Eschyle, auteur tragique, « Prométhée enchaîné » 53, et autres ; ὄφρα μή VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 1.118, et autres : avec ὅπως ἄν et ὡς ἄν)], afin que, ὅπως ἂν.. μηδέ [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « Guêpes » 178, Ve-VIe s. av. J.-C. : Platon, philosophe, « Gorgias » 481a ; ὡς ἂν μή VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 4.749, Ve s. av. J.-C. : Hérodote, historien 1.5)] ; mais
B.1.b μή seul, ={ἵνα μή}, de peur que, ἀπόστιχε μή τινοήσῃ Ἥρη [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Iliade » 1.522, comparer 587 ; λίσσεσθαι.., μή οἱ.. χολώσαιτο φρένα κούρη VIIIe s. av. J.-C. : Homère, poète épique, « Odyssée » 6.147)] ; l'indicatif futur et le subjonctif aoriste dans les propositions consécutives, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophane, auteur comique, « L'Assemblée des femmes » 495 (poésie lyrique, leçon incertaine).)]
B.2 dans la protase des phrases conditionnelles, voir sous {εἰ} (pour les exceptions, voir sous {οὐ}), et avec les conjonctions temporelles employées conditionnellement, voir sous {ἐπειδάν, ὅταν, ὅτε}, etc.
B.2.b ὅτι μή excepté, ὅτι μὴ Χῖοι μοῦνοι [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Hérodote, historien 1.18, comparer Ve s. av. J.-C. : Thucydide, historien 4.26 ; ὅτι μὴ πᾶσα ἀνάγκη Ve-VIe s. av. J.-C. : Platon, philosophe, « Phédon » 67a ; ὅσον μή [ouvrage précédent] 83a)] ; ὅσα μὴ ἀποβαίνοντες pourvu seulement que ceux-ci ne débarquent pas, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Thucydide, historien 4.16.)]
B.3 en grec tardif, avec les conjonctions causales, ὁ μὴ πιστεύων ἤδη κέκριται, ὅτι μὴ πεπίστευκεν [NT+IIe s. apr. J.-C.+ (NT.John.3.18, comparer IIe s. apr. J.-C. : Lucien, sophiste, « DMort. » 21.2, « D Deor. » 2.1 ; ἐπεὶ μή [auteur précédent] « Hist.Conscr. » 3, etc. : également après ὅτι et ὡς)] que, ὅτι μὴ ἐστὶν ἐπίπεδος οὕτως ἂν καταμάθοιμεν [Refs IIe s. apr. J.-C.+ (IIe s. apr. J.-C. : Cléomède, astronome 1.8, comparer IIe s. apr. J.-C. : Lucien, sophiste, « Hist.Conscr. » 29, « DDeor. » 20.10.)]
B.4 dans les propositions relatives qui impliquent une condition ou une généralité, ὃς δὲ μὴ εἶδέ κω τὴν κανναβίδα quiconque…, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Hérodote, historien 4.74)] ; ὃ μὴ κελεύσει (peut-être κελεύσαι) Ζεύς une chose telle que…, [Refs IVe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Eschyle, auteur tragique, « Euménides » 618, comparer 661, 899)] ; λέγονθ᾽ ἃ μὴ δεῖ des choses telles que l'on ne devrait pas, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocle, auteur tragique, « Philoctète » 583 ; λόγοις τοιούτοις οἷς σὺ μὴ τέρψῃ κλύων [auteur précédent] « Ant. » 691 ; ὅπου μὴ ἠθέλησεν Ve s. av. J.-C. : Antiphon, orateur 1.7)] ; fréquemment avec le subjonctif, ᾧ μὴ ἄλλοι ἀοσσητῆρες ἔωσιν [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus “Odyssey” 4.165, +autres : avec ἄν, Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Tyrannus” 281 : avec l’_optatif_, ἃ μὴ σαφῶς εἰδείη Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Institutio Cyri (Cyropaedia)” 1.6.19, etc. : moins fréquemment avec l’_optatif_ et ἄν, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Philebus” 20a, “Lg.” 839a ; γένοιτο δ᾽ ἂν ἐν ᾗ μή τι ἂν προσδοκήσειεν χώρᾳ [ouvrage précédent] 872d.)]
B.5 avec l’infinitif,
B.5.a régulièrement depuis Homère, sauf après les verbes exprimant la parole et la pensée (mais voir ci-dessous c) : après ὥστε ou ὡς, ὥστε μὴ φρονεῖν [Refs IVe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Persae” 725 (troch.), etc. (pour les exceptions, voir sous {οὐ}))] : toujours lorsque l’infinitif prend l’article, τὸ μὴ προμαθεῖν [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Pindarus Lyricus “O.” 8.60 ; τὸ μὴ ἀμελεῖν μάθε IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Eumenides” 86, comparer 749, “Pr.” 624 ; λείπομαι ἐν τῷ μὴ δύνασθαι Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Coloneus” 496.)]
B.5.b par un pléonasme apparent après des verbes de résultat négatif signifiant interdire, nier, et autres semblables, ὁ δ᾽ ἀναίνετο μηδὲν ἑλέσθαι [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus “Illiad” 18.500 (sans μή [ouvrage précédent] 450) ; ἀντιδικεῖν Ve s. av. J.-C. : Lysias Orator 6.12)] (μηδέν) ; ἀντιλέγειν [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 5.49, IVe s. av. J.-C. : Isaeus Orator 4.15)] (μηδέ) ; ἀπαγορεύειν [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Antipho Orator 5.34, Ve-VIe s. av. J.-C. : Andocides Orator 4.9 ; ἀπειπεῖν Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Aves” 557, IVe s. av. J.-C. : Demosthenes Orator 33.19, etc. ; ἀπαυδᾶν Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Equites” 1072 ; ἀπείργειν Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Helena” 1559, +autres (sans μή Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Ajax” 70) ; ἀπιστεῖν Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 4.40 ; ἀπεγνωκέναι Ve s. av. J.-C. : Lysias Orator 1.34 ; ἀποστερεῖσθαι Ve s. av. J.-C. : Antipho Orator 2.4.1)] (μηδέ) ; ἀποτρέπεσθαι [Refs ([auteur précédent] 5.32)] (μηδέν) ; ἀρνεῖσθαι, ἔξαρνος εἶναι, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Equites” 572, Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 3.67 ; ἐναντιωθῆναι Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Apologia” 32b ; σχεῖν Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 1.158)] ; παύειν (où le participe est plus fréquent) [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Acharnenses” 634 ; κωλῦσαι Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Phoenissae” 1269 ; ἐπάρατον ἦν μὴ οἰκεῖν Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 2.17)] : dans ces cas, l’article précède fréquemment μή, τὸ δὲ μὴ λεηλατῆσαι.. ἔσχε τόδε [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 5.101)] ; ἐξομῇ τὸ μὴ εἰδένα; [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Antigone” 535)] ; εἴργειν τὸ μή.. [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 3.1, etc. ; également ἀπέφυγε τὰ σφῷν τὸ μὴ πίτνειν κακῶς Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Coloneus” 1740 (poésie lyrique) : avec l’_article_ au _génitif_, ἔχειν τοῦ μή.. Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Anabasis” 3.5.71)] ; ἐμποδὼν γίγνεσθαι τοῦ μή.. [Refs ([auteur précédent] “Cyr.” 2.4.23.)]
B.5.c après des verbes exprimant la parole et la pensée qui impliquent un acte de volonté, comme ceux qui signifient jurer, affirmer, croire, et autres semblables ; ainsi après ὄμνυμι, [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus “Illiad” 9.133, VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus “Odyssey” 5.179, Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 1.165, 2.179, Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Vespae” 1047, etc. ; μαρτυρῶ Ve s. av. J.-C. : Lysias Orator 7.11, IVe s. av. J.-C. : Demosthenes Orator 45.15, etc. ; ὁμολογῶ Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Protagoras” 336b, “Smp.” 202b, comparer “Phd.” 93d, etc. ; ἐγγυῶμαι Ve s. av. J.-C. : Pindarus Lyricus “O.” 11(10).18, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Protagoras” 336d ; πέπεισμαι [auteur précédent] “Ap.” 37a, etc. ; πιστεύω Ve-VIe s. av. J.-C. : Andocides Orator 1.2, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Anabasis” 1.9.8, etc.)] : occasionnellement avec d’autres verbes, φημί [Refs Ve s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] “Mem.” 1.2.39, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Theaetetus” 155a)] ; λέγω, προλέγω, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 5.49, 1.139)] ; πάντες ἐροῦσι μή.. [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Institutio Cyri (Cyropaedia)” 7.1.18)] ; νομίζω[Refs Ve s. av. J.-C.+ ([ouvrage précédent] 7.5.59, Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 6.102 ; ἡγοῦμαι Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Apologia” 27d)] : très fréquemment en grec tardif, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (NT.Matt.2.12, IIe s. apr. J.-C. : Lucianus Sophista “Peregr.” 44, etc.)]
B.6 avec le participe, lorsqu’il peut se développer en une proposition conditionnelle, μὴ ἐνείκας, = {εἰ μὴ ἤνεικε}, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 4.64)] ; μὴ θέλων, ={εἰ μὴ θέλεις}, [Refs IVe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Prometheus Vinctus” 504)] ; μὴ δολώσαντος θεοῦ, ={εἰ μὴ ἐδόλωσε}, [Refs ([auteur précédent] “Ag.” 273)] ; μὴ δρῶν, ={εἰ μὴ δρῴην}, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Tyrannus” 77, etc. : dans un sens général ou caractéristique, δίδασκέ με ὡς μὴ εἰδότα)], = en homme qui ne sait rien, [Refs ([auteur précédent] “OC” 1155, comparer “Ant.” 1063, 1064)] ; τίς πρὸς ἀνδρὸς μὴ βλέποντος ἄρκεσι; un homme qui ne voit pas, [Refs ([auteur précédent] “OC” 73)] : dans cette signification, fréquemment avec l’article, ὁ μὴ λεύσσων [Refs Ve s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] “Tr.” 828 (poésie lyrique) ; ὁ μὴ δουλεύσας Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Leges” 762e ; τῷ μὴ εἰργασμένῳ Ve s. av. J.-C. : Antipho Orator 5.65 ; τὸν.. μὴ φροντίσαντα IVe s. av. J.-C. : Lycurgus Orator 27, comparer 45, etc.)] : avec une valeur causale, μὴ παρὼν θαυμάζεται [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Tyrannus” 289, etc. ; ἄθλια πάσχω μὴ.. μόνον βιαζόμενος Ve s. av. J.-C. : Antipho Orator 2.2.4 ; ἑτέρας μηδεμιᾶς ὁμολογουμένης εἶναι IVe s. av. J.-C. : Isaeus Orator 5.16 ; μηδενὸς ἐμποδὼν ὄντος IVe s. av. J.-C. : Demosthenes Orator 3.8)] : très fréquemment en grec tardif, [Refs Ier s. apr. J.-C.+ (“POxy.” 38.16 (Ier s. apr. J.-C.), IIe s. apr. J.-C. : Lucianus Sophista “DMeretr.” 12.4, etc.)] : occasionnellement après des verbes exprimant la connaissance et la démonstration, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Philoctetes” 79, “OC” 656, 797, 1122, Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Troades” 970, Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 1.76, 2.17.)]
B.7 avec des substantifs, des adjectifs et des adverbes employés génériquement, avec ou sans article, τὰ μὴ δίκαια [Refs Ve s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Eumenides” 432 ; δίκαια καὶ μὴ δίκαια [auteur précédent] “Ch.” 78 (poésie lyrique) ; τὸ μὴ 'νδικον Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Tyrannus” 682 (poésie lyrique) ; τὸ μὴ καλόν [auteur précédent] “Ant.” 370 (poésie lyrique))] ; ἡ μὴ 'μπειρία, ={τὸ μὴ ἔχειν ἐμπειρίαν}, absence d’expérience, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Ecclesiazusae” 115 ; ἡ μὴ ἐπιτροπή Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Leges” 966c)] ; δῆμον καὶ μὴ δῆμον[Refs IVe s. av. J.-C.+ ([ouvrage précédent] 759b ; ὁ μὴ ἰατρός [auteur précédent] “Grg.” 459b ; νίκης μὴ κακῆς IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Eumenides” 903, comparer “Th.” 411 ; τῷ φρονοῦντι μὴ καλῶς [auteur précédent] “Pr.” 1012, comparer “Ag.” 349, 927.)]
B.8 après des verbes exprimant la crainte ou l’appréhension (comparer μὴ οὐ) :
B.8.a lorsque la chose redoutée est future, le plus souvent avec le subjonctif : avec le présent du subjonctif, δεινῶς ἀθυμῶ μὴ βλέπων ὁ μάντις ᾖ ne se révèle être.., [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Tyrannus” 747, comparer “Ant.” 1113 ; ὅρα μὴ κυβεύῃς Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Protagoras” 314a)] : plus fréquemment avec l’aoriste, δείδοικα.. μή σε παρείπῃ [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus “Illiad” 1.555, comparer 9.244, 13.745)] : avec le parfait, ne se révèle avoir été, δέδοικα μὴ περαιτέρω πεπραγμέν᾽ ᾖ μοι [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Trachiniae” 663, comparer “Ph.” 494, Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 3.119, 4.140, etc.)] : moins fréquemment avec le futur de l’indicatif, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Institutio Cyri (Cyropaedia)” 2.3.6, Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Ecclesiazusae” 488, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Philebus” 13a)] : avec l’optatif selon la concordance des modes et des temps : présent de l’optatif, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Trachiniae” 482, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Anabasis” 1.10.9)] : aoriste, [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus “Odyssey” 11.634, etc.)] : parfait, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Institutio Cyri (Cyropaedia)” 1.3.10)] : avec le futur de l’optatif dans le discours indirect, [Refs Ve s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] “HG” 6.4.27, “Mem.” 1.2.7, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Euthyphro” 15d : avec l’_optatif_ et ἄν, Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Trachiniae” 631, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus)]vect.4.41.
B.8.b lorsque l’action est présente ou passée, on emploie l’indicatif, εἰσόρα μὴ σκῆψιν οὐκ οὖσαν τίθης [Refs VIIIe s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Electra” 584, comparer Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Ion” 1523, Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Nubes” 493, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Laches” 196c ; ὅρα μὴ παίζων ἔλεγεν [auteur précédent] “Tht.” 145b, comparer Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Helena” 119 ; φοβούμεθα μὴ ἀμφοτέρων ἡμαρτήκαμεν Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 3.53, comparer Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Orestes” 209, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Lysis” 218d ; δείδω μὴ δὴ πάντα θεὰ νημερτέα εἶπεν VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus “Odyssey” 5.300.)]
B.8.c avec l’indicatif et le subjonctif dans des propositions consécutives, [Refs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus “Phoenissae” 93.)]
C dans les QUESTIONS :
C.I questions directes,
C.I.1 avec l’indicatif, lorsqu’une réponse négative est attendue (mais plus généralement dans [Réfs VIIIe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Agamemnon” 683 (poésie lyrique), Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Coloneus” 1502, “Tr.” 316, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Gorgias” 488b), au VIIIe s. av. J.-C. : Homerus Epicus seulement ἦ μή.. ; VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus “Odyssey” 6.200, 9.405)] ; μή σοι δοκοῦμεν.. ; [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Persae” 344, comparer “Pr.” 249, 959, etc. : dans la tragédie et le _dialecte attique_, fréquemment ἆρα μ; [auteur précédent] “Th.” 208, Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Electra” 446, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Respublica” 405a : pour les questions dans lesquelles μή)] (μηδέ) suit οὐ, voir sous {οὐ μή}.
C.I.1.b dans d’autres questions, τί μὴ ποιήσ; que dois-je ne pas faire ? [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Electra” 1276 (poésie lyrique))] ; τί μ; pourquoi pas ? [Réfs ([auteur précédent] “Aj.” 668 (si l’on admet la variante))] ; comparer μήν
C.I.2 avec le subjonctif, lorsque le locuteur délibère au sujet d’une action négative, μὴ οὕτω φῶμε; [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Respublica” 335c, comparer 337b, 417b)] ; ὁ τοιοῦτος μὴ δῷ δίκη; [Réfs IVe s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C. : Demosthenes Orator 21.35)] ; πῶς μὴ φῶμε; [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Theaetetus” 161e : avec l’_optatif_ et ἄν, πῶς ἄν τις μὴ θυμῷ λέγοι)] ; comment un homme peut-il ne pas être excité lorsqu’il parle ? [Réfs Ve s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] “Lg.” 887c, comparer “Grg.” 510d, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Memorabilia” 3.1.10.)]
C.II questions indirectes, fréquemment avec des verbes impliquant la crainte et l’appréhension [Réfs VIIIe s. av. J.-C.+ (comparer (Ve s. av. J.-C. : Bacchylides Lyricus 8), ὄφρα ἴδωμεν μὴ τοὶ κοιμήσωνται VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus “Illiad” 10.98, comparer 101, VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus “Odyssey” 21.395 ; περισκοπῶ μή πού τις.. ἐγχρίμπτει Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Electra” 898, comparer Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 2.13, etc.)] ; également σκοπεῖσθαι πῶς ἂν μή.. [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Isocrates Orator 5.8, comparer 15.6)] ; plus tard, dans de simples questions indirectes, ἐπυνθάνετο μὴ ἔγνω [Réfs IIe s. apr. J.-C.+ (IIe s. apr. J.-C.(?) : Antoninus Liberalis Mythographus 23.5.)]
C.II.2 dans les questions introduites par εἰ, ἤρετό με.. εἰ μὴ μέμνημαι [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C. : Aeschines Orator 2.36 (εἰ οὐκ dans le même sens, 1.84) : dans la seconde partie d’une question disjonctive, εἰ.. ἢ (ou εἴτε) μή.., εἴτε.. εἴτε μή.., IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Eumenides” 468, 612, Ve-VIe s. av. J.-C. : Andocides Orator 1.7, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus “Apologia” 18a, “R.” 457d, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus “Institutio Cyri (Cyropaedia)” 2.1.7)] ; εἴτε.. εἴτε μή.., εἰ.. ἢ οὔ, εἰ.. ἢ μή sans différence de sens entre μή et οὐ, [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C. : Isaeus Orator 8.9 ; de même, τοὺς νόμους καταμανθάνειν εἰ καλῶς κεῖνται ἢ μή,.. τοὺς λόγους, εἰ ὀρθῶς διδάσκουσι τὸ πρᾶγμα ἢ οὔ Ve s. av. J.-C. : Antipho Orator 5.14.)]
D POSITION de μή. Lorsque la négation étend sa portée sur toute la proposition, μή précède normalement le verbe. Lorsque sa portée est limitée à des mots isolés, elle précède ces mots. Mais les poètes placent parfois μή après le verbe, ὄλοιο μή πω [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Philoctetes” 961)] ; φράσῃς.. μὴ πέρα[Réfs ([ouvrage précédent] 332, comparer “OC” 1522.)]
D.2 μή est parfois répété, μή, μή καλέσῃς [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus “Vespae” 1418, comparer Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Ajax” 190, “OC” 210 (tous deux en poésie lyrique).)]
E PROSODIE : dans la tragédie, μή peut être uni par synizèse à un ει ou un ου suivant, μὴ οὐ, μὴ εἰδέναι, [Réfs Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus “Oedipus Tyrannus” 13, 221, “Tr.” 321, etc.)] : l’ε initial après μή est élidé par aphérèse, μὴ 'πὁθουν [Réfs ([auteur précédent] “Aj.” 962 ; μὴ 'μβαίνῃς [auteur précédent] “OC” 400 ; μὴ 'γώ [auteur précédent] “Ph.” 910 : en prose, μὴ 'κ “IG” 12.115.11 : μή)] suivi de α s’écrit parfois μἀ.. (voir μὴ ἀλλά, etc.) ; parfois séparément, μὴ ἀδικεῖν [Réfs IVe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus “Eumenides” 85, etc.)]
F μή en COMPOSITION (joint à d’autres mots), comme μὴ ἀλλά, μὴ γάρ, μὴ οὐ, μὴ ὅπως ou ὅτι, μή ποτε, etc., se trouvera dans l’ordre alphabétique.