Bible Chouraqui 1985
Esther 8
1En ce jour, le roi Ahashvérosh donne à la reine Èstér la maison de Hamân, l’oppresseur des Iehoudîm, et Mordekhaï vient en face du roi ; oui, Èstér lui avait rapporté qui il était pour elle.
2Le roi ôte sa bague qu’il avait reprise à Hamân. Il la donne à Mordekhaï. Èstér installe Mordekhaï dans la maison de Hamân.
3Èstér continue ; elle parle en face du roi. Elle tombe à ses pieds et lui demande la grâce d’écarter le maléfice de Hamân l’Agagui et son dessein qu’il préméditait contre les Iehoudîm.
4Le roi tend à Èstér le sceptre d’or. Èstér se lève et se dresse en face du roi.
5Elle dit : « Si c’est bien pour le roi, si j’ai trouvé grâce en face de lui, si la parole est régulière face au roi et si je suis bien à ses yeux, moi, il sera écrit de retourner les actes de la pensée de Hamân bèn Hamdata, l’Agagui, qu’il avait écrits pour perdre les Iehoudîm de toutes les cités du roi.
6Oui, comment pourrais-je voir le malheur qui trouverait mon peuple, et comment pourrais-je voir la perte de ma patrie » !
7Le roi Ahashvérosh dit à la reine Èstér et à Mordekhaï le Iehoudi : « Voici la maison de Hamân ; je l’ai donnée à Èstér. Lui, ils l’ont pendu sur le bois pour avoir porté sa main contre les Iehoudîm.
8Et vous, écrivez sur les Iehoudîm comme il sera bien à vos yeux, au nom du roi, et scellez-le avec la bague du roi ; oui, un écrit écrit au nom du roi et scellé avec la bague du roi il n’y a rien à y répondre. »
9Les actuaires du roi sont appelés en ce temps, à la troisième lunaison, la lunaison de Sivân, le vingt-trois. Il est écrit tout ce que Mordekhaï ordonne pour les Iehoudîm, aux satrapes et pachas, aux chefs des cités, de Hodou à Koush, cent vingt-sept cités, cité et cité selon son écriture, peuple et peuple selon sa langue, et aux Iehoudîm selon leur écriture et selon leur langue.
10Il écrit au nom du roi Ahashvérosh et scelle avec la bague du roi. Il envoie les actes en main de coureurs à cheval, montés sur les coursiers royaux, les poulains des haras,
11par lesquels le roi donne aux Iehoudîm qui sont dans toute ville et ville de se rassembler et de se dresser sur leur être pour exterminer, tuer et perdre toute l’armée du peuple ou de la cité qui les oppresserait, eux, la marmaille et les femmes, ou qui les pillerait, pour le butin.
12En un seul jour, dans toutes les cités du roi Ahashvérosh, le treize de la douzième lunaison, elle, la lunaison d’Adar. Le texte de la lettre
13Copie de l’écrit est donnée en loi en toute cité et cité, découverte à tous les peuples, afin que les Iehoudîm soient prêts pour ce jour-là à se venger de leurs ennemis.
14Les coureurs montés sur les coursiers royaux sortent affolés et pressés avec la parole du roi. La loi est donnée à Shoushân, la capitale.
15Mordekhaï sort face au roi en vêtement royal, indigo, écru, avec un grand nimbe d’or, et une houppelande de byssus et de pourpre. La ville de Shoushân hennit et se réjouit.
16Pour les Iehoudîm c’est la lumière et la joie, l’exultation et l’estime.
17Dans toute cité et cité, dans toute ville et ville, au lieu où la parole du roi et sa loi arrivent, pour les Iehoudîm c’est la joie, l’exultation, un festin, un jour faste ! Parmi le peuple de la terre, ils sont multiples à se faire Iehoudîm : oui, le tremblement devant les Iehoudîm était tombé sur eux.
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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer
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