Bible Chouraqui 1985
Ecclésiaste 3
1Un moment pour tout, un temps pour tout désir sous les ciels.
2Un temps pour enfanter, un temps pour mourir. Un temps pour planter, un temps pour extirper le plant.
3Un temps pour tuer, un temps pour guérir. Un temps pour faire brèche, un temps pour bâtir.
4Un temps pour pleurer, un temps pour rire. Un temps se lamenter, un temps danser.
5Un temps pour jeter des pierres, un temps pour ramasser des pierres. Un temps pour étreindre, un temps pour s’éloigner d’étreindre.
6Un temps pour chercher, un temps pour perdre. Un temps pour garder, un temps pour jeter.
7Un temps pour déchirer, un temps pour coudre. Un temps pour chuchoter, un temps pour parler.
8Un temps pour aimer, un temps pour haïr. Un temps, la guerre, un temps, la paix.
9Quel est l’avantage de l’ouvrier en ce qu’il a pour labeur ?
10J’ai vu l’intérêt qu’Elohîms a donné aux fils de l’humain, pour les violenter.
11Le tout, il l’a fait bel en son temps. La pérennité aussi, il l’a donnée en leur cœur, sans que l’humain ne trouve le fait qu’Elohîms a fait, depuis la tête et jusqu’à la fin.
12Je le sais, ils n’ont de bien en eux que de se réjouir et de bien faire en sa vie.
13Aussi tout humain qui mange, boit et voit le bien en tout son labeur : voilà un don d’Elohîms !
14Je le sais, tout ce que l’Elohîms fait est en pérennité. Il n’y a rien à y ajouter et rien à en retrancher. L’Elohîms fait qu’ils frémissent en face de lui.
15Ce qui était est déjà ; ce qui doit être était déjà. Elohîms cherche le persécuté.
16Je vois encore sous le soleil : au lieu de jugement, le crime ; au lieu de justice, le criminel.
17Moi, je dis en mon cœur : l’Elohîms juge le juste et le criminel. Oui, il est un temps à tout désir et à tout fait, là.
18Moi, je dis en mon cœur sur la parole des fils de l’humain : l’Elohîms les sélectionne pour voir qu’ils sont des bêtes, eux-mêmes pour eux-mêmes !
19Oui, l’aventure des fils de l’humain et l’aventure de la bête est la même aventure, la mort de celui-ci est comme la mort de celui-là. Un seul souffle pour tous ; la supériorité de l’humain sur la bête est nulle. Oui, le tout, fumée !…
20Tout va vers un lieu unique ; tout est poussière et tout retourne à la poussière.
21Qui sait si le souffle des fils de l’humain monte en haut, et le souffle de la bête descend en bas, sous terre ?
22Je vois qu’il n’est rien de meilleur pour l’humain que de se réjouir en ses faits. Oui, c’est sa part, car qui le fera venir pour voir ce qui sera après lui ?
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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer
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