Parole vivante (NT)
Marc 14:1-42
1On était à deux jours des fêtes de la Pâque et des pains sans levain. Les grands-prêtres et les interprètes de la loi cherchaient par quel moyen ils pourraient s’emparer de Jésus et le faire disparaître.
2Car ils se disaient : «Il ne faut surtout pas l’arrêter pendant les jours de fête, sinon nous risquons de provoquer un soulèvement populaire ».
3Jésus était l’hôte de Simon « le lépreux » à Béthanie.Pendant le repas, une femme s’approche de lui, tenant en main un flacon d’albâtre rempli de nard véritable, un parfum fort rare et très cher. Elle casse le col du flacon et se met à répandre le parfum sur la tête de Jésus.
4Quelques assistants s’en indignent et murmurent entre eux :—Quel gaspillage ! Pourquoi perdre ainsi tout ce parfum ?
5Si on l’avait vendu, on en aurait tiré plus de trois cents deniers, qu’on aurait pu distribuer aux pauvres.Bref, ils ne lui ménagent pas leur reproches.
6Mais Jésus dit :—Laissez-la donc tranquille ! Pourquoi lui faites-vous de la peine ? Ce qu’elle vient d’accomplir pour moi est vraiment une belle action.
7Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous ; vous pourrez leur faire du bien quand vous le voudrez, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours.
8Cette femme a fait ce qui était en son pouvoir ; elle a voulu, d’avance, embaumer mon corps en prévision de ma mise au tombeau.
9Vraiment, je vous l’assure : dans le monde entier, partout où l’Évangile sera annoncé, on racontera aussi, à la louange de cette femme, ce qu’elle vient de faire.
10À la suite de cela, Judas de Kérioth, l’un des douze, alla trouver les chefs des prêtres pour leur proposer de livrer Jésus entre leurs mains.
11Sa proposition les réjouit, et ils promirent de lui donner de l’argent. Dès lors, il chercha une occasion favorable pour leur livrer Jésus.
12Le premier jour de la fête des pains sans levain, celui où l’on tue l’agneau pascal, les disciples lui demandèrent :—Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour le repas de la Pâque ?
13Alors, il envoya deux d’entre eux en leur donnant les instructions suivantes :—Allez dans la ville. Un homme portant une cruche pleine d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le.
14Lorsqu’il entrera dans une maison, dites au propriétaire : « Le Maître fait demander : “Où est la pièce réservée pour moi où je pourrai célébrer la Pâque avec mes disciples ?” »
15Il vous montrera alors, à l’étage supérieur, une grande chambre toute prête, garnie de tapis et de coussins. C’est là que vous ferez les préparatifs pour nous.
16Les disciples partirent. Lorsqu’ils arrivèrent dans la ville, ils trouvèrent tout comme Jésus le leur avait prédit et ils préparèrent le repas pascal.
17Le soir, Jésus arrive avec les douze.
18Pendant qu’ils sont à table, au milieu du repas, il leur dit :—Oui, vraiment, il faut que je vous le dise : l’un de vous me trahira… Celui-là même qui mange avec moi.
19À ces mots, ils sont consternés et deviennent tout tristes. L’un après l’autre, ils lui demandent :—Serait-ce moi ?—
20Oui, continue-t-il, c’est l’un des douze, qui trempe son morceau dans le même plat que moi.
21Certes, le Fils de l’homme poursuit son chemin prédit par les Écritures, mais malheur à celui par qui il va être livré. Mieux vaudrait pour cet homme-là n’être jamais né !
22Au cours du repas, Jésus prend du pain et, après avoir demandé à Dieu de le bénir, il le brise et en distribue les morceaux à ses disciples en disant :—Prenez, c’est mon corps.
23Ensuite, il saisit une coupe, remercie Dieu et la leur donne. Ils en boivent tous.
24Alors, il leur dit :—C’est mon sang par lequel Dieu scelle sa nouvelle alliance. Il va être versé pour beaucoup d’hommes.
25Vraiment, je vous l’assure : je ne boirai plus de ce fruit de la vigne avant le jour où je le boirai sous une forme nouvelle dans le royaume de Dieu.
26Ils chantent les cantiques de louange et sortent pour se diriger vers le mont des Oliviers.
27Jésus leur dit :—Vous allez tous être ébranlés dans votre foi, car il est dit dans l’Écriture :Je frapperai le berger à mort et les moutons s’enfuiront de tous côtés.
28Néanmoins, quand je serai ressuscité, j’irai vous attendre en Galilée.
29Pierre lui déclare :—Même si tous les autres étaient ébranlés, moi, jamais !—
30Toi, lui répond Jésus, vraiment, je te l’assure : aujourd’hui, oui, cette nuit même, avant que le coq ne chante deux fois, tu m’auras déjà renié trois fois.
31Mais Pierre proteste avec véhémence :—Même s’il me fallait mourir avec toi, jamais je ne te renierai.Et tous protestent de même (de leur fidélité).
32Ils arrivent à un petit domaine nommé Gethsémané. Jésus dit à ses disciples :—Asseyez-vous ici pendant que je vais prier.
33Il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean. Bientôt, il est comme submergé de crainte et d’angoisse. Il se met à trembler
34et dit à ses compagnons :—Mon âme est accablée de tristesse, d’une tristesse mortelle. Restez ici et veillez !
35Il s’éloigne de quelques pas, se jette face contre terre et supplie Dieu que, si possible, cette heure (de souffrance et d’angoisse) lui soit épargnée.—
36Père, implore-t-il, pour toi, tout est possible. Détourne de moi cette coupe, écarte cette épreuve. Toutefois, ne fais pas ce que je désire, mais que ta volonté soit faite.
37Il revient vers ses disciples et les trouve endormis.—Simon, dit-il à Pierre, tu dors ? Tu n’as pas été capable de résister au sommeil pendant une seule heure !
38Veillez et priez pour ne pas céder à la tentation. Certes, l’esprit est plein de bonne volonté, mais la nature humaine est faible.
39Il s’éloigne de nouveau et se remet à prier, répétant les mêmes paroles.
40Il revient encore vers les disciples et les trouve de nouveau endormis. Leurs paupières se sont fermées d’elles-mêmes, et ils ne savent que lui répondre.
41Lorsqu’il revient pour la troisième fois, il leur dit :—Vous dormez encore et vous vous reposez ! C’est fini, tout est réglé : il a eu son salaire. Mon heure est venue. C’est le moment où le Fils de l’homme va être livré entre les mains d’hommes qui ne se soucient pas de Dieu.
42Allons, levez-vous ! Voyez, celui qui me trahit arrive.
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