Tyndale Open Study NotesMarc 14
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Lire Marc 14 dans la BibleMarc 14:1-2
Marc 14:3-9
L'histoire de Jésus et de la femme originaire de Béthanie qui déverse un parfum sur sa tête (14.3–9) prépare les événements à venir. Le récit qu'on retrouve dans l'évangile de Luc (Lc 7.36–50) est foncièrement différent, et il fait peut-être référence à un événement distinct. Cet incident a eu lieu à Béthanie, à environ 3km à l'est de Jérusalem, sur la pente inférieure-est du mont des Oliviers, où Jésus apparemment séjournait lorsqu'il était en Judée (Mc 11.1,11–12). La maison appartenait à Simon, un ancien lépreux (les lépreux étaient isolés de la société ; et il avait peut-être été guéri par Jésus; voir 1.40–45). • Cela s'est passé lorsqu'il se trouvait à table (ou allongé), car le repas était un banquet. Une femme (voir Jn 12.3) a brisé un vase contenant un parfum coûteux (nard pur) et l'a versé entièrement sur la tête de Jésus (voir Ex 29.4–7 ; 2R 9.1–6).
Marc 14:4-5
Certaines personnes sont indignées parce qu'elles considèrent cet acte comme le gaspillage d'un parfum coûteux, censé valoir le salaire annuel d'un travailleur moyen (voir Mt 26.8 ; Jn 12.4–5) . Cette somme d'argent aurait pu être donnée aux pauvres, et il était obligatoire de se souvenir des pauvres pendant la Pâque.
Marc 14:6-8
Jésus a pris la défense de la femme. Le fait que les disciples aient toujours les pauvres avec eux n'est pas une manière pour Jésus de minimiser sa préoccupation pour les pauvres. Il ne restait plus que quelques heures pour pouvoir servir Jésus avant sa mort : elle a choisi la meilleure chose qu'elle pouvait faire avec son parfum !
Marc 14:8
Jésus va interpréter le sens du geste de la femme : elle a oint son corps pour préparer son ensevelissement. Il est difficile de savoir si la femme avait conscience de la portée de son acte, mais celui-ci, fait par amour, a en tout cas servi le but que Jésus lui avait assigné.
Marc 14:9
Marc ne donne pas le nom de la femme, mais son geste (14.6) est en effet rappelé de génération en génération, tandis que l'histoire de Jésus est racontée à travers le monde.
Marc 14:10-11
Marc 14:12-32
La préparation du repas de la Pâque (14.12–16) introduit le récit de la Sainte Cène (14.22–25). • La Sainte Cène est associée au repas de la Pâque (14.12,14,16 ; Mt 26.17–19 ; Lc 22.7–8,11,13,15 ; voir Jn 18.28; 19.14). De nombreux pèlerins venaient célébrer la Pâque à Jérusalem, où se trouvait le Temple de Dieu (voir Dt 16.2).
Marc 14:12
L'agneau pascal est sacrifié au crépuscule du 14 du mois Nisan (Ex 12.6). Cette date tombe en mars ou en avril chaque année.
Marc 14:13-15
La manière dont Jésus donne ses instructions à ses disciples est similaire à celles de 11.2–6, ce qui suggère que Jésus avait prévu un endroit pour manger la Pâque et instaurer la Sainte Cène avec ses disciples. L'importance de ce repas est soulignée par le soin que prend Jésus pour le préparer. Il demande à deux de ses disciples de préparer le repas de la Pâque, qui comprend un agneau (qui doit être abattu, écorché, nettoyé et rôti sur un feu ouvert), du pain sans levain, un bol d'eau salée, des herbes amères et un bol de purée de fruits. Il est aussi nécessaire d'avoir du vin mélangé à de l'eau en quantité suffisante pour que Jésus et les disciples puissent chacun en boire quatre coupes, comme un signe visant à célébrer les bénédictions de Dieu à leur égard (selon les quatre bénédictions listées en Ex 6.6–7).
Marc 14:17
Le soir venu, Jésus se rend dans la chambre située à l'étage avec les douze (les douze faisant référence au groupe des disciples de Jésus ). Il y en a seulement dix qui arrivent en même temps que Jésus, puisque deux sont déjà arrivés sur les lieux, étant partis en avance (14.13).
Marc 14:18
Tout comme d'autres repas, les gens avaient pour coutume de manger la Pâque en étant allongés. Pendant le repas de la Pâque, quelqu'un (généralement le plus jeune fils) posait la question à l'hôte : « Pourquoi cette nuit est-elle différente des autres nuits ? » Le père ou l'hôte saisissait alors cette occasion pour raconter l'histoire de la Pâque et de l'Exode (Dt 26.5–9). Les éléments servant au repas de la Pâque ont une portée symbolique. L'agneau pascal sert à rappeler le sang des agneaux sacrificiels, qui ont protégé les maisons israélites de l'ange de la mort, lorsqu'il a frappé les premiers-nés en Égypte (Ex 12.28–30). Le pain sans levain rappelle la précipitation avec laquelle le peuple de Dieu est parti hors d'Égypte, pour vivre son exode (Ex 12.31–34,39). L'eau salée symbolise les larmes de la servitude et la traversée de la mer Rouge, et les herbes amères témoignent de leur esclavage. Les quatre coupes de vin représentent la quadruple promesse de Dieu que l'on trouve dans Ex 6.6–7. • La trahison de Jésus était d'autant plus odieuse que le traître était l'un de ceux qui mangeaient avec lui (voir Ps 41.10 ; 55.13–15).
Marc 14:19
Les disciples sont choqués et attristés, chacun se demandant si c'est lui qui va le trahir. C'est la première fois qu'ils entendent que Jésus va être trahi (bien que le lecteur de l'évangile de Marc l'ait déjà appris en 3.19). Jésus n'a jamais divulgué l'identité de celui qui allait le trahir.
Marc 14:21
Jésus annonce que sa mort est prévue dans l'Écriture (voir par ex., Es 52.13–53.12) et que même sa trahison fait partie du plan divin (voir 8.31–33). Cependant, Judas est bel et bien jugé coupable de son action, et jugé pour celle-ci : Jésus et les auteurs des évangiles n'expliquent pas comment la souveraineté de Dieu et la responsabilité humaine peuvent coexister concernant Judas, mais les auteurs bibliques n'ont aucune difficulté à affirmer ces deux éléments (voir Jn 19.11).
Marc 14:22-25
Une prière de bénédiction a été prononcée pour débuter le repas de la chambre haute. Aujourd'hui, les chrétiens ont pour habitude de demander à Dieu de bénir la nourriture ; à l'époque, les juifs de l'époque de Jésus avaient pour habitude de bénir Dieu car il pourvoyait au pain quotidien. Ils priaient ainsi : "Béni sois-tu, Seigneur, notre Dieu, Roi de l'univers, qui fait sortir le pain de la terre" • Depuis la Réforme, il y a trois interprétations dominantes des déclarations de Jésus concernant le pain et le vin : (1) le pain et le vin se transforment et deviennent le corps et le sang réels de Jésus-Christ (transsubstantiation) ; (2) le Christ est compris comme présent dans le sacrement d'une manière mystérieuse mais réelle que les êtres humains ne peuvent véritablement s'expliquer (présence réelle) ; (3) le pain et le vin symbolisent le corps et le sang du Christ, et le participant est béni par l'Esprit Saint au moyen de la foi (symbolisme). Voir aussi Jn 6.53–63.
Marc 14:24
La coupe de vin représente le sang de Jésus, versé en sacrifice (10.45 ; Es 53.12). Elle est au fondement de l'alliance que Dieu a établi avec son peuple (Lc 22.20 ; 1Co 11.25 ; voir Ex 24.8 ; Za 9.11 ; Hé 9.18–20 ; 10.26–29). Le terme souvent traduit par "beaucoup", "plusieurs" ou "multitude" fait référence à tous les peuples (voir Mc 10.45 ; Rm 5.15–19).
Marc 14:25
Lorsqu'il reviendra pour pleinement établir le royaume de Dieu, Jésus offrira un grand banquet en présence de ses disciples.
Marc 14:26-27
Lors de la fête de la Pâque, la coutume était de chanter la dernière partie des psaumes dit du hallel (Ps 114–118). • Le repas prend fin à la suite de ces chants, puis Jésus et ses disciples partent pour le mont des Oliviers afin d'y passer la nuit. En chemin, Jésus instruit ses disciples et leur annonce qu'ils vont tous l'abandonner, comme les Écritures l'ont prédit. • Dieu va frapper le berger, et par conséquent, les brebis (les disciples) vont être dispersées.
Marc 14:28
Malgré les prophéties annonçant leur échec, il y a de l'espoir et de l'encouragement pour les disciples. Après que Jésus est ressuscité, il va rencontrer les disciples en Galilée (voir 16.7), où il peut les assurer de son pardon et de leur restauration (voir Jn 21.1–23).
Marc 14:29-31
Les protestations de Pierre et la réprimande de Jésus rappellent 8.32–33. Pierre proteste, mais il reniera son Seigneur seulement quelques heures plus tard.
Marc 14:32
Marc 14:33-34
Marc 14:35-36
Jésus se jette par terre pour prier, en raison de sa profonde détresse (voir Gn 17.1–3 ; Lv 9.24 ; Nb 14.5 ; 16.4). Puisqu'il était normal de prier à voix haute à cette époque, la prière de Jésus a probablement été entendue par les trois disciples, qui n'ont pas dû s'endormir immédiatement. • Jésus s'adresse à Dieu comme "Abba", son Père, ce qui indique une étroite relation (voir Rm 8.15 ; Ga 4.6). • Par la foi, Jésus exprime ses propres désirs à son Père, en lui demandant s'il est possible qu'il puisse ne pas boire la coupe de souffrance. Ce n'était pas seulement l'agonie physique de la crucifixion qui terrifiait Jésus, mais aussi le caractère unique de la mort qu'il allait subir : lui qui ne connaissait pas le péché allait subir la colère de Dieu contre le péché (Mc 15.34 ; 2Co 5.21 ; Ga 3.13). • La soumission de Jésus à la volonté du Père est un modèle pour ses disciples.
Marc 14:37-38
La question que Jésus adresse à Pierre est une réprimande, puisqu'il sait bien que Pierre est en train de dormir. • Bien que l'esprit soit déterminé à lutter contre la tentation (voir Rm 7.18,22–23), le corps (littéralement la chair, qui désigne la faiblesse générale et la vulnérabilité des hommes) est faible.
Marc 14:41-42
Le contenu de la prière de Jésus était probablement le même qu'auparavant (voir 14.35–36,39). La troisième défaillance de Pierre, Jacques et Jean, qui n'arrivent pas à rester éveillés pour prier rappelle la prophétie de Jésus selon laquelle Pierre allait le renier trois fois (14.30,66–72). • Certains pensent qu'à travers ces paroles, Jésus ordonne à ses disciples de dormir et de se reposer ("dormez et reposez vous!"). D'autres y voit une exclamation ("Vous dormez et vous vous reposez!"). D'autres encore discernent une forme de question rhétorique ("Dormez-vous ? Vous reposez-vous?"). • La passion de Jésus a commencé, l'heure est venue où le sang de l'agneau sacrificiel va couler (14.24). Cette déclaration coïncide avec l'arrivée de Judas et de la foule armée cherchant à saisir Jésus. Jésus a été trahi par les mains de pécheurs pour lesquels il est volontairement allé à la croix (2.17 ; 10.45 ; 14.21). • Jésus a accepté la coupe que Dieu lui a donnée de boire. Il est sorti pour vaincre ses ennemis, en mourant pour eux.
Marc 14:43
La trahison de Judas, qui a conduit à l'arrestation de Jésus, est d'autant plus terrible qu'il était l'un des douze disciples. Ayant convenu avec les principaux prêtres du bon moment et du bon endroit pour trahir Jésus (14.10–11), il a conduit un groupe armé pour saisir Jésus de nuit, secrètement, à l'écart du peuple (14.1–2). Compte tenu de la taille de la foule, toute résistance de Jésus ou de ses disciples aurait été illusoire (voir Lc 22.52 ; Jn 18.3).
Marc 14:44-45
Il faisait probablement encore sombre à Gethsémané, et une grande partie de la foule venue le saisir ne connaissait pas personnellement Jésus (voir Jn 18.7–8). Judas avait donné un signe par lequel il identifierait Jésus. Judas s'adresse à Jésus en tant que Rabbi et le salue d'un baiser, une forme courante de salutation (1S 10.1 ; 2S 19.39 ; Lc 7.45).
Marc 14:47
De manière quelque peu précipitée, un des hommes présents avec Jésus (Pierre d'après Jn 18.10) a tenté de défendre le Seigneur en tranchant l'oreille du serviteur du grand-prêtre (voir Lc 22.50–51).
Marc 14:49
Mais tout cela s'est passé pour accomplir ce que disent les Écritures à propos de Jésus. Marc rassure ainsi ses lecteurs : tous ces événements font pleinement partie du plan de Dieu. Voir Es 53.7–9.
Marc 14:50
Comme Jésus l'a prédit quelques heures plus tôt (14.27–31), tous ses disciples vont l'abandonner.
Marc 14:51-52
Le compte rendu de l'arrestation de Jésus se termine par ce commentaire surprenant sur la fuite d'un jeune homme qui n'est pas nommé. Il ne semble pas y avoir de raison théologique précise pour laquelle Marc a relaté cet incident. L'explication selon laquelle il s'agit d'un détail autobiographique à propos de Marc lui-même est tout à fait plausible.
Marc 14:53-54
Les chefs des prêtres, les anciens et les spécialistes de la loi religieuse ne constituent pas à eux seuls l'ensemble du "Sanhédrin" (14.55 ; 15.1), mais ils en constituent une grande partie. Pierre suit Jésus dans la cour du grand prêtre, où se réunit le Sanhédrin. Le décor est planté pour le reniement de Pierre qui va suivre (14:66–72).
Marc 14:53-65
Le récit du procès de Jésus suit immédiatement son arrestation. Des objections ont été soulevées quant à l'historicité des différents récits du procès de Jésus, en raison de détails différents d'avec les règles du traité de la Michna Sanhédrin. Cependant, (1) la Michna a été écrite vers l'an 200, tandis que l'évangile de Marc a été écrit à la fin des années 60, soit près de 130 ans plus tôt ; (2) les règles trouvées dans la Michna Sanhédrin sont le fruit de l'idéalisation de certains rabbins ultérieurs, un reflet ce qu'ils pensaient qu'il devrait se passer lors de tels procès. Elles ne décrivent pas nécessairement ce qui s'est réellement passé historiquement ; (3) on peut douter de ce que les sadducéens dirigeant le sanhédrin se seraient pliés aux règles pharisiennes qu'on trouve dans la Michna Sanhédrin (voir Ac 23.6–10) ; (4) les règles édictées dans la Michna Sanhédrin entrent parfois en conflit avec ce que l'historien juif Flavius Josèphe a écrit ; (5) les lois existantes n'étaient pas nécessairement suivies : Jésus a été jugé par un tribunal expéditif, où la sentence était déjà connue d'avance, et où le seul enjeu était de trouver un motif d'accusation suffisant pour le condamner (Mc 14.55) ; (6) s'il faut choisir entre les récits de procès trouvés dans les évangiles et la Michna Sanhédrin, il n'y a aucune raison de croire en la fiabilité de la Michna Sanhédrin plutôt qu'en celle des évangiles.
Marc 14:55-59
Le procès a lieu devant tout le sanhédrin, qui compte pas moins de 70 membres, et est dirigé par le grand-prêtre. Les évangiles dépeignent un procès formel : des témoins sont recherchés (14.55) ainsi que des témoignages oculaires (14.56–59), Jésus prête serment (Mt 26.63) et est autorisé à se défendre lui-même (Mc 14.60), le grand prêtre déchire ses vêtements (14.63) et le verdict final du sanhédrin tombe (14.64). Cela ne signifie pas que le procès est équitable, puisque la décision de mettre à mort Jésus a déjà été prise au préalable. Le but de ce procès n'est pas d'établir la vérité, mais de déclarer Jésus coupable, pour conduire à sa condamnation à mort. • De faux témoins viennent à la barre pour donner de faux témoignages, en déformant ce que Jésus a dit sur la destruction et la reconstruction du temple (voir 15.29; Jn 2.19 ; Ac 6.14). Comme les faux témoins se contredisent, leur témoignage est irrecevable (Nb 35.30 ; Dt 17.6 ; 19.15).
Marc 14:60-61
Étant donné que les faux témoins n'ont pas réussi à se mettre d'accord (14.56), le grand-prêtre lui-même cherche à obtenir des éléments lui permettant d'accuser Jésus.
Marc 14:62
Depuis le début du récit, le lecteur sait que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu (1.1). Cela a été reconnu à la fois par les démons (1.24 ; 3.11 ; 5.7), par Dieu le Père (1.11 ; 9.7), et par les disciples (8.29–30). Mais c'est la première fois que Jésus le reconnaît ouvertement et publiquement (Pour son identification à "Je suis", voir note d'étude sur 6.49–50) • Dans la deuxième partie de sa réponse, Jésus annonce qu'il va s'asseoir à la droite de Dieu, dans une position d'autorité. En disant cela, il prédit sa résurrection et son ascension (Lc 24.50–51 ; Ac 1.9–11 ; voir Ph 2.9 ; Hé 1.3) et sa venue triomphante sur les nuées du ciel pour juger le monde. À son retour, les rôles seront inversés : ce sont ceux qui jugent le Fils de l'homme qui seront jugés par lui.
Marc 14:63-64
Le grand-prêtre déchire ses vêtements en réponse à Jésus. En agissant ainsi, il souhaite rendre manifeste la culpabilité de Jésus, et indiquer qu'il n'est pas nécessaire de trouver d'autres témoins. Le reste du sanhédrin est d'accord pour dire que Jésus est coupable et mérite de mourir. • Pour ce qui est de la dimension blasphématoire dans la réponse de Jésus, cela reste peu clair. C'est peut-être dans son identification à "Je suis", qui est la façon dont Dieu parlait de lui-même dans Ex 3.14 (voir Jn 8.58). Cependant, Marc ne répète pas nécessairement les mots tels qu'ils ont été prononcés par Jésus lors de son procès (voir Mt 26.64 ; Lc 22.70). Il est donc possible qu'en parlant ainsi, Jésus souhaite seulement répondre par l'affirmative à la question du grand prêtre : il est bien le Messie, le Fils de Dieu. Pendant la deuxième révolte juive contre Rome, Bar Kokhba (132–135 apr. J.-C.) prétendait être le Messie, et cela n'était pas considéré comme blasphématoire. Aussi, ce n'est pas l'identification de Jésus en tant que Fils de l'homme de manière générale qui a été considérée comme blasphématoire, car nous avons plus de 50 exemples avant le procès où ce titre a été utilisé par Jésus, sans pour autant qu'il soit accusé de blasphème pour cela. C'est bien lorsqu'il affirme clairement être le Fils de l'homme de Dn 7.13, qui vient au nom de Dieu pour juger le monde, que la colère du grand-prêtre s'enflamme . Cette déclaration s'ajoute également au fait que, pendant son ministère terrestre, Jésus a pardonné les péchés (Mc 2.5–7 ; Lc 7.48–50), a affirmé être le Fils de Dieu (Mc 12.6), a prononcé un jugement sur le temple (14.58), et a affirmé être le Seigneur du sabbat (2.28). Déjà convaincus que Jésus devait être mis à mort, les chefs religieux prononcent maintenant le verdict de condamnation, un verdict qu'ils avaient en réalité déjà posé au préalable (14.55).
Marc 14:65
Marc 14:66-72
Jésus avait prédit que Pierre allait le trahir (voir 14.30), et cela s'est passé durant le procès de Jésus.
Marc 14:67
Marc 14:68
Pierre affirme ne pas connaître Jésus. Pour éviter d'être à nouveau questionné, il quitte la cour et se réfugie dans l'entrée.
Marc 14:69-70
Marc 14:71
Pierre prête serment en certifiant qu'il dit la vérité.
Marc 14:72
Le coq a chanté une deuxième fois après le troisième reniement de Pierre, et la prophétie de Jésus s'est donc réalisée (14.30). Pendant que Jésus se tient courageusement devant le sanhédrin, Pierre tremble devant ceux qui ont bien peu de pouvoir, lance des malédictions et jure de ne pas connaître Jésus. Se rappelant les paroles de son maître, Pierre pleure.
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Marc 14:1
La dernière section de l'évangile de Marc est le récit de la souffrance, de la mort et de la résurrection de Jésus.