2 Corinthiens 11
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Parole vivante (NT)

2 Corinthiens 11:18-30

18Puisque la vantardise est à l’ordre du jour et que tant d’autres chantent leurs louanges, eh bien ! chantons aussi les nôtres !

19Vous qui êtes si sages et si raisonnables, vous savez si bien supporter les fous !

20Vous tolérez qu’on vous ravisse votre liberté et qu’on vous traite en esclaves. Vous avez une étonnante patience avec ceux qui vous rendent dépendants d’eux. Vous supportez qu’on vous dévore tout entiers, qu’on mange vos biens, qu’on vous exploite. Vous ne vous formalisez pas si on vous regarde de haut et si on vous traite avec arrogance. On peut vous gifler, vous vous laissez faire !

21Vous dites que j’étais « trop faible ». Vous avez raison ! Il faut que je l’avoue à ma honte ; je n’ai jamais été capable de vous traiter comme ces gens-là. Pourtant, tous les titres dont les autres tirent vanité, je les possède également– rappelez-vous : c’est en fou que je parle.

22Ils sont hébreux ? Moi aussi. Fils d’Israël ? Moi aussi ! De la postérité d’Abraham ? Moi tout autant.

23Ils sont ministres du Christ ? C’est certainement « une folie » que je vais dire : je le suis plus qu’eux. J’ai travaillé davantage, j’ai été plus souvent en prison, j’ai essuyé infiniment plus de coups. Combien de fois ai-je vu la mort de près !

24Cinq fois les Juifs m’ont appliqué leur « quarante coups moins un ».

25Trois fois j’ai été flagellé, une fois lapidé, j’ai vécu trois naufrages, pendant vingt-quatre heures j’ai été ballotté par les flots, accroché à une épave.

26Que de voyages j’ai entrepris ! J’ai été en danger au passage des fleuves, en danger dans les régions infestées de brigands, en danger de la part des Juifs, en danger de la part des païens, en danger dans les villes, en danger dans les contrées désertes, en danger de la part des faux chrétiens.

27Tout cela, au milieu des travaux et des peines, des fatigues, des nuits blanches, de la faim et de la soif, des jeûnes, du froid et du dénuement.

28Sans compter tout le reste, en particulier cette préoccupation sous laquelle je ploie chaque jour : les soucis que me donnent toutes les Églises.

29En effet, qui vient à faiblir sans que j’en sois malade ? Qui fait une chute sans que j’en aie de la fièvre ?

30Oui, s’il faut absolument se vanter, c’est des signes de ma faiblesse que je me vanterai.

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