Job 9
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Ostervald

Job 9:25-35

25Mes jours ont été plus légers qu'un courrier; ils se sont enfuis, sans voir le bonheur;

26Ils ont glissé comme des barques de roseaux, comme l'aigle qui fond sur sa proie.

27Si je dis: Je veux oublier ma plainte, quitter mon air triste, et reprendre ma sérénité,

28Je suis effrayé de toutes mes douleurs: je sais que tu ne me jugeras pas innocent.

29Moi, je suis condamné, pourquoi me fatiguer en vain?

30Quand je me laverais dans la neige, quand je purifierais mes mains dans la potasse,

31Tu me plongerais dans le fossé, et mes vêtements m'auraient en horreur.

32Car il n'est pas un homme comme moi pour que je lui réponde, pour que nous allions ensemble en justice.

33Il n'y a pas d'arbitre entre nous, qui pose sa main sur nous deux.

34Qu'il ôte sa verge de dessus moi, et que ses terreurs ne me troublent plus!

35Alors je lui parlerai sans crainte; car, dans l'état où je me trouve, je ne suis plus à moi.

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Ostervald — 1881 Libre de droit