Bible Chouraqui 1985
Lamentations 2:11-18
11Mes yeux s’épuisent de larmes, mes boyaux sont en effervescence, mon foie se répand à terre par la brisure de la fille de mon peuple, à l’ensevelissement du nourrisson et du téteur, sur les places de la cité.
12À leurs mères, ils diront : « Où sont les céréales et le vin ? quand ils sont ensevelis comme des victimes, dans les places de la ville, quand leur être se répand sur le sein de leurs mères.
13Que témoignerai-je pour toi ? À qui te comparerai-je, fille Ieroushalaîm ? À qui t’égalerai-je pour te réconforter, vierge, fille Siôn ? Oui, ta brisure est grande comme la mer. Qui te guérira ?
14Tes inspirés ontcontemplé pour toi l’illusion, la fadeur ; ils n’ont pas découvert ton tort pour faire retourner ton retour ; ils saisissent pour toi les charges vaines, les séductions.
15Ils claquent des paumes contre toi, tous les passants de la route ; ils sifflent, ils meuvent leurs têtes sur la fille Ieroushalaîm. Était-ce la ville dont ils disaient : Totalité de la beauté ! Alacrité de toute la terre !
16Ils baillent de leur bouche contre toi, tous tes ennemis ; ils sifflent, grincent des dents et disent : « Nous l’avons engloutie ! Ce jour que nous espérions cependant, nous l’avons trouvé, nous l’avons vu ! »
17IHVH-Adonaï fait ce qu’il avait prémédité ; il exécute son dit qu’il avait ordonné dès les jours d’antan. Il casse sans compatir ; l’ennemi se réjouit de toi ; il exalte la corne de tes oppresseurs.
18Leur cœur réclame vers Adonaï. Rempart de la fille Siôn, verse comme un torrent de larmes ; nuit et jour ne te donne nul répit ; que la pupille de ton œil ne se taise pas.
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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer
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