Barnes’ Notes on the BibleActes 4

Albert Barnes

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Actes 4:1

Les prêtres - Il est probable que ces prêtres faisaient partie du Sanhédrin, ou Grand Conseil de la nation. Il est évident qu'ils revendiquaient une certaine autorité pour empêcher la prédication des apôtres.

Le capitaine du temple - Voir les notes de Matthieu 26:47; Luc 22:4. C'était le commandant de la garde stationnée principalement dans la tour Antonia, surtout pendant les grandes fêtes, et il était de son devoir de maintenir l'ordre et d'empêcher tout tumulte. Il vint en ce moment pour empêcher un tumulte ou réprimer une émeute, car il était à craindre que l'enseignement des apôtres et la foule rassemblée par la guérison du boiteux n'entraînent un tumulte.

Et les sadducéens - Voir les notes sur Matthieu 3:7. L'une des doctrines des sadducéens était qu'il n'y avait pas de résurrection des morts. C'est pourquoi ils s'opposaient particulièrement à ce que les apôtres prêchent la résurrection, parce qu'ils donnaient une preuve évidente que Jésus était ressuscité, et qu'ils répandaient ainsi la doctrine de la résurrection parmi le peuple.

Vint sur eux - Cette expression implique qu'ils vinrent d'une manière soudaine et violente. Voir Luc 20:1.

Actes 4:2

Être affligé - Le mot ainsi traduit n'apparaît qu'à un seul autre endroit dans le Nouveau Testament : Actes 16:18. Il implique plus qu'une simple tristesse ; c'était une émotion mêlée d'indignation et de colère. Ils n'étaient pas affligés parce qu'ils pensaient qu'il s'agissait d'une calamité publique, mais parce que cela interférait avec leur autorité et s'opposait à leur doctrine. Cela signifie que cela leur était pénible, ou qu'ils ne pouvaient pas le supporter. Il arrive souvent que les bigots, et les personnes en autorité, aient ce genre de chagrin, devant le zèle des gens à répandre la vérité, et à saper ainsi leur influence et leur autorité.

Ils enseignaient le peuple - Le motif de leur chagrin était aussi bien le fait qu'ils avaient la prétention d'instruire le peuple que la matière qu'ils lui enseignaient. Ils étaient offensés que des Galiléens sans instruction, qui n'avaient aucun lien avec la fonction sacerdotale et n'étaient pas autorisés par elle, aient la prétention de s'ériger en maîtres religieux. Ils revendiquaient le droit de veiller sur les intérêts du peuple, et de déclarer qui était autorisé à instruire la nation. Il n'est pas rare que les hommes qui occupent des postes ecclésiastiques s'opposent au ministère de ceux qui n'ont pas été mandatés par eux. De tels hommes s'imaginent facilement que tout le pouvoir d'instruire les autres se trouve entre leurs mains, et ils s'opposent aux autres simplement du fait qu'ils n'ont pas reçu leur autorité d'eux. La vraie question dans ce cas était de savoir si ces Galiléens donnaient la preuve qu'ils étaient envoyés par Dieu. L'accomplissement du miracle dans ce cas aurait dû être satisfaisant. Nous avons ici, également, un exemple frappant du fait que les hommes peuvent se détourner des preuves, et des points les plus importants, et fixer leur attention sur quelque chose qui s'oppose à leurs préjugés, et qui peut être une question de très peu d'importance. On ne chercha pas à savoir si le miracle avait été réellement accompli, mais seulement s'ils s'étaient conformés à leurs vues sur la doctrine et l'ordre.

Et prêcher par Jésus - Les Sadducéens s'y opposeraient particulièrement. Ils niaient la doctrine de la résurrection, et ils étaient troublés que les apôtres en donnent une preuve aussi forte que la résurrection de Jésus. On s'apercevait que cette doctrine s'établissait parmi le peuple ; des multitudes croyaient qu'il était ressuscité ; et s'il avait été ressuscité, il s'ensuivait que d'autres ressusciteraient aussi. Les sadducéens sentirent donc que leur cause était en danger, et ils se joignirent aux prêtres pour tenter d'arrêter sa propagation dans le peuple. Tel est le récit de la première opposition qui fut faite à l'Évangile prêché par les apôtres. Il est digne de remarque qu'elle ait excité si fortement et si rapidement l'inimitié de ceux qui étaient au pouvoir, et que les apôtres aient été si vite appelés à éprouver la sincérité de leur attachement à leur Maître. Eux qui, quelques jours auparavant, avaient fui à l'approche du danger, étaient maintenant appelés à faire face à cette opposition, et à montrer leur attachement à un Rédempteur ressuscité ; et ils le firent sans reculer. Ils montrèrent maintenant qu'ils étaient bien les vrais amis du Sauveur crucifié, et ce changement remarquable dans leur conduite est une des nombreuses preuves qu'ils étaient influencés d'en haut.

Actes 4:3

Les mettre en détention - C'est-à-dire qu'ils les ont mis en "garde", ou en sécurité. Ils les ont probablement confiés à la garde d'un gardien.

Eventide - Le soir. Il n'était pas commode de réunir le conseil la nuit. C'était d'ailleurs l'heure de la prière ou du sacrifice du soir, et il n'était pas habituel de réunir le sanhédrin à cette heure-là.

Actes 4:4

Howbeit - Mais ; nonobstant.

Plusieurs d'entre eux - C'est l'un des cas, si souvent répétés depuis, où l'on voit que la persécution a tendance à étendre et à établir la foi qu'elle était destinée à détruire. On en vint finalement à dire en proverbe que "le sang des martyrs est la semence de l'Église" ; et il n'y a pas de leçon que les hommes aient été si lents à apprendre que s'opposer aux hommes et les persécuter est le moyen même de les confirmer dans leurs opinions et de répandre leurs doctrines. On a supposé ici que les disciples étaient peu nombreux ; qu'ils étaient sans pouvoir, sans richesse et sans influence ; et qu'il était facile de les écraser sur-le-champ. Mais Dieu fit de leur persécution le moyen d'étendre, d'une manière remarquable, les vérités de l'évangile et les triomphes de sa parole. Il en a été ainsi dans tous les temps, et il en sera toujours ainsi.

Et le nombre - Il semble probable que dans ce nombre de 5.000 étaient comprises les 120 personnes mentionnées dans Actes 1:15, et les 3.000 personnes qui furent converties le jour de la Pentecôte, Actes 2:41. Il ne semble pas probable que 5 000 personnes se soient rassemblées et converties sous le porche de Salomon ( Actes 3:11 ) à l'occasion de la guérison du boiteux. Luc veut sans doute dire que, jusqu'à ce moment, le nombre des personnes qui s'étaient jointes aux apôtres était d'environ 5 000. Dans cette hypothèse, l'œuvre de la religion a dû faire des progrès très rapides. Il n'est pas mentionné combien de temps après le jour de la Pentecôte, mais il est clair que ce n'était pas à une période très éloignée ; et l'accession de près de deux mille au nombre des croyants était une preuve très frappante de la puissance et de la présence du Saint-Esprit.

Des hommes - Des "personnes" Le mot "hommes" est souvent utilisé sans référence au sexe, Luc 11:31; Romains 4:8; Romains 11:4.

Actes 4:5

Leurs chefs - Les chefs des Juifs, sans doute les membres du Sanhédrin, ou Grand Conseil de la nation. Comparer avec Actes 4:15. Voir les notes sur Matthieu 2:4; Matthieu 5:22. L'expression leurs chefs semble indiquer que ce livre a été écrit pour les païens, sinon Luc aurait dit nos chefs.

Anciens - Presbytres, ou ceux qui étaient choisis parmi le peuple pour siéger au Sanhédrin. Il est probable que les chefs étaient ceux qui exerçaient aussi d'autres fonctions, mais qui étaient également autorisés à siéger au Grand Conseil.

Scribes - Voir les notes sur Matthieu 2:4.

Et Anne - Voir les notes sur Jean 18:13. Il n'est pas du tout certain qu'Anne ait été à cette époque le souverain sacrificateur, mais il l'avait été et en conservait sans doute le titre. Il était le beau-père de Caïphe, le souverain sacrificateur, et c'est pour cette raison, ainsi que pour son ancienne dignité, qu'il est mentionné en premier.

Caïphe - Gendre d'Anne, et exerçant maintenant la fonction de souverain sacrificateur, Jean 18:13.

Jean et Alexandre - On ne sait rien de plus sur ces personnes. Il est clair qu'ils étaient membres du Grand Conseil, et la mention de leurs noms montre que les hommes les plus puissants et les plus influents étaient réunis pour réduire les apôtres au silence. Anne et Caïphe avaient participé à la condamnation de Jésus, et ils auraient maintenant un intérêt particulier à arrêter les progrès de l'Évangile parmi le peuple. Tout le succès de l'Évangile mettait en lumière la méchanceté de l'acte de condamner le Seigneur Jésus. Ce fait peut expliquer, en partie, leur désir ardent de réduire les apôtres au silence.

A Jérusalem - εἰς eisC'était le lieu habituel de réunion du Sanhédrin. Mais les auteurs juifs (voir Lightfoot sur ce lieu) disent que 40 ans avant la destruction de la ville, en raison de la forte augmentation des crimes, etc. La déclaration de Luc selon laquelle ils étaient maintenant réunis à Jérusalem semble impliquer qu'ils se réunissaient parfois dans d'autres lieux. Il est probable que les membres du sanhédrin ne se trouvaient pas dans la ville au moment mentionné dans Actes 4:3, et c'est la raison pour laquelle le procès fut reporté au lendemain.

Actes 4:7

Au milieu - En présence du Grand Conseil.

Par quel pouvoir - Une question semblable fut posée au Christ dans le temple, Matthieu 21:23.

Par quelnom - C'est-à-dire par quelle autorité. Il est très probable qu'ils comptaient intimider les apôtres par cette question. Ils revendiquaient le droit de régler les affaires religieuses de la nation. Ils jouissaient d'un grand pouvoir auprès du peuple. Ils supposaient que tout pouvoir d'instruire le peuple devait émaner d'eux ; et ils s'attendaient à ce que les apôtres soient confondus, comme ayant violé l'usage établi de la nation. Il ne leur vint pas à l'esprit d'examiner si ce miracle reconnu ne prouvait pas qu'ils étaient envoyés par Dieu, mais ils supposèrent qu'ils étaient des imposteurs et tentèrent de les réduire au silence par l'autorité. Les ennemis de la religion ont l'habitude d'essayer d'intimider ses amis et, lorsque les arguments échouent, d'essayer de faire taire les chrétiens en faisant appel à leurs craintes.

Actes 4:8

Rempli du Saint-Esprit - Voir les notes sur Actes 2:4.

Vous, chefs - Pierre s'adresse au Sanhédrin avec un parfait respect. Il ne remit pas en question leur autorité pour proposer cette question. Il semble considérer qu'il s'agit là d'une occasion favorable de déclarer la vérité et d'exposer les preuves de la religion chrétienne. En cela, il a agi selon le principe de l'injonction qu'il a lui-même donnée par la suite (1 Pierre 3:15) : "Soyez toujours prêts à répondre, avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous" L'innocence est prête à être remise en question ; et un croyant en la vérité se réjouira de toute occasion d'énoncer les preuves de ce qu'il croit. Il est également remarquable que cela se soit passé devant le Grand Conseil de la nation - l'organe qui était investi de la plus haute autorité. Pierre ne pouvait pas oublier que devant ce même conseil, et ces mêmes hommes, son Maître avait été mis en accusation et condamné ; il ne pouvait pas non plus oublier que dans la salle même où ce même conseil avait été convoqué pour juger son Seigneur, il avait lui-même reculé devant un aveu honnête de son attachement à lui, et l'avait honteusement et profanément renié.

Le fait qu'il soit maintenant capable de se tenir hardiment devant ce même tribunal témoignait d'un changement remarquable dans ses sentiments, et constituait une preuve très claire et impressionnante de l'authenticité de son repentir lorsqu'il sortit et pleura amèrement. Comparez Luc 22:54-62. Et nous pouvons remarquer ici que l'une des preuves les plus évidentes de la sincérité de la repentance est lorsqu'elle aboutit à un résultat comme celui-ci. Le cœur de Pierre était si profondément affecté par son péché Luc 22:62, et son chagrin si sincère, qu'il se souvint sans doute de son crime en cette occasion, et que ce souvenir lui inspira de l'audace. On peut encore remarquer que l'une des preuves de l'authenticité de la repentance est le désir de réparer le mal que l'on a fait en commettant un crime. Pierre avait déshonoré son Maître et sa cause en présence du grand conseil de la nation. Rien, en une telle occasion, ne serait plus susceptible de nuire à la cause que le reniement de l'un des disciples du Sauveur - l'un de ses disciples se rendant coupable de profanation et de mensonge. Mais il y avait là une occasion, dans une certaine mesure du moins, de réparer le mal. Devant le même conseil, dans la même ville et en présence du même peuple, il n'est pas anormal que Pierre se soit réjoui d'avoir l'occasion de rendre témoignage à la mission divine du Sauveur qu'il avait renié auparavant. En utilisant le langage habituel du respect appliqué au Grand Conseil, Pierre nous a également montré qu'il est convenable de témoigner du respect à l'égard de la fonction et de ceux qui détiennent le pouvoir. La religion exige que nous rendions cet hommage et que nous traitions les hommes en place avec déférence ( Matthieu 22:21; Romains 13:7; 1 Pierre 2:13-17).

Actes 4:9

Si nous ce jour - Si comme c'est le cas ; ou puisque nous sommes ainsi examinés.

Examiné - Interrogé ; s'il s'agit d'ouvrir une enquête sur cette affaire, ou puisqu'il s'agit d'ouvrir une telle enquête.

La bonne action - L'acte de bienveillance ; le bienfait conféré à un infirme. Il suppose qu'il est indéniable que l'acte a été accompli.

A l'impotent - A cet homme infirme ou boiteux. L'homme était alors présent, Actes 4:10, Actes 4:14. Il peut avoir été arrêté avec les apôtres, ou avoir été présent en tant que spectateur, ou, comme le suppose Neander, avoir été cité comme témoin.

Par quel moyen - C'était là le véritable point de l'enquête. Le fait qu'il ait été guéri n'est pas nié. La seule question était de savoir si cela avait été fait par l'autorité et la puissance de Jésus de Nazareth, comme Pierre l'avait déclaré ( Actes 3:6, Actes 3:16).

Actes 4:10

Sachez que Pierre aurait pu éluder la question, ou recourir à de nombreuses excuses et subterfuges (Calvin), s'il avait voulu éviter cette interrogation. Mais c'était une noble occasion de défendre l'honneur de son Seigneur et Maître. C'était aussi une noble occasion de réparer le mal qu'il avait fait en reniant son Seigneur. Même si cet aveu franc et ouvert comportait un danger, et même si c'était en présence des grands et des puissants, il a choisi d'exprimer pleinement et clairement sa conviction de la vérité. Il n'y a jamais eu d'exemple d'une plus grande hardiesse, ni d'illustration plus frappante de la pertinence du nom que le Seigneur Jésus lui a donné, celui de rocher ( Jean 1:42; Matthieu 16:17-18). Le Simon timide, tremblant, cédant et hésitant, celui qui, peu auparavant, était terrifié par une servante et qui, sur le lac, craignait de couler, est maintenant transformé en un Céphas viril, décidé et ferme, intrépide devant le grand conseil de la nation et affirmant d'un ton inébranlable l'autorité de celui qu'il venait de renier et qu'ils venaient de mettre à mort. Il n'est pas possible d'expliquer ce changement, si ce n'est en supposant que cette religion est vraie. Pierre n'était animé par aucun motif mondain. Il n'avait aucune perspective de richesse ou de célébrité. Même les espoirs d'honneur et d'avancement que les apôtres avaient nourris avant la mort de Jésus, et dont on aurait pu supposer qu'ils les influençaient alors, étaient maintenant abandonnés par eux. Leur Maître était mort, et tous leurs espoirs d'honneur et de puissance humaine avaient été enterrés dans sa tombe. Rien d'autre que la conviction de la vérité n'aurait pu provoquer ce changement et transformer ce disciple timide en un apôtre audacieux et intransigeant.

Par le nom - Par l'autorité ou le pouvoir, Actes 3:6.

De Jésus-Christ - L'union de ces deux noms devait être particulièrement choquante pour le Sanhédrin. Ils niaient que Jésus était le Christ ou le Messie ; Pierre, par l'emploi du mot "Christ", affirmait qu'il l'était. Dans le langage utilisé à l'époque, il faudrait dire : "Au nom de Jésus, le Messie".

De Nazareth - Afin qu'il n'y ait pas d'erreur sur son sens, il précise qu'il s'agit du Nazaréen méprisé, de celui qui venait d'être mis à mort, comme ils le supposaient, couvert d'infamie. Les chrétiens font peu de cas des épithètes d'opprobre que l'on peut apposer sur eux-mêmes ou sur leur religion.

Celui que vous avez crucifié - Toutes les expressions employées par Pierre sont pleines d'emphase. Il avait déjà accusé le peuple du crime de l'avoir mis à mort ( Actes 2:23; Actes 3:14-15). Mais, contre toute attente, il avait maintenant l'occasion de porter cette accusation avec plus de force encore sur les chefs eux-mêmes, sur le conseil même qui l'avait condamné et livré à Pilate. C'est une providence remarquable que l'occasion se soit ainsi présentée d'insister sur cette accusation devant le sanhédrin et de lui annoncer la nécessité de se repentir. Ils étaient loin d'imaginer, lorsqu'ils condamnèrent le Seigneur Jésus, que cette accusation serait portée si rapidement. C'est l'un des cas où Dieu prend les sages au piège de leur propre ruse, Job 5:13. Ils avaient mis en accusation les apôtres, ils leur demandaient de justifier ce qu'ils avaient fait, et ainsi ils avaient directement ouvert la voie et les avaient invités à l'accusation sérieuse et solennelle que Pierre lance ici contre eux.

Actes 4:11

Voici la pierre - Ce passage se trouve dans le Psaume 118:22. Il est également cité par notre Sauveur comme s'appliquant à lui-même. Voir les notes sur Matthieu 21:42. Les anciens Juifs l'appliquaient à David. Dans le Targum sur le Psaume 118:22, ce passage est rendu par : "L'enfant qui était parmi les fils de Jessé, et qui était digne d'être établi roi, les constructeurs l'ont rejeté" ; mais les auteurs du Nouveau Testament l'appliquent sans aucun doute au Messie. Comparez Ésaïe 28:16; Romains 9:33; Éphésiens 2:20. Et de ce passage nous pouvons apprendre que Dieu renversera les dispositifs et les plans des hommes méchants pour accomplir ses propres desseins. Ce que les gens méprisent et mettent à l'écart, il l'estime d'une valeur inestimable dans son royaume. Ce que les grands et les puissants méprisent, il le considère comme le fondement même et la pierre angulaire de l'édifice qu'il veut ériger. Rien n'a été plus remarquable que cela dans l'histoire de l'homme ; et rien ne jette plus de mépris sur les projets orgueilleux des gens, que ce qu'ils ont rejeté, Dieu en a fait la base même de ses projets.

Actes 4:12

Il n'y a pas non plus de salut - Le mot "salut" désigne proprement toute "préservation", ou le maintien d'une chose dans un état "sûr" ; la préservation d'un mal. Il signifie aussi la délivrance de tout mal du corps ou de l'esprit, de la douleur, de la maladie, du danger, etc . Mais dans le Nouveau Testament, il s'applique particulièrement à l'œuvre que le Messie est venu accomplir, "pour chercher et sauver ce qui était perdu", Luc 19 :10. Cette œuvre désigne d'abord la délivrance de l'âme du péché Matthieu 1:21; Actes 5:31; Luc 4:18; Romains 8:21; Galates 5:1. Elle désigne ensuite, comme conséquence de la libération du péché, l'affranchissement de tous les maux auxquels le péché expose l'homme, et l'accession à cette paix et à cette joie parfaites qui seront accordées aux enfants de Dieu dans les cieux. Les raisons pour lesquelles Pierre introduit ce sujet ici semblent être les suivantes :

(1) Il parlait de la délivrance de l'homme qui avait été guéri - son salut d'une calamité longue et douloureuse. Cette délivrance avait été accomplie par la puissance de Jésus. La mention de ce fait suggère le salut plus grand et plus important du péché et de la mort que le Seigneur Jésus avait pour but d'accomplir. De même que c'était par sa puissance que cet homme avait été guéri, de même c'était par sa puissance seulement que les gens pouvaient être sauvés de la mort et de l'enfer. La délivrance de toute calamité temporelle doit conduire les pensées vers cette rédemption supérieure que le Seigneur Jésus envisage pour l'âme.

(2) c'était une occasion favorable pour présenter les doctrines de l'évangile à l'attention du grand conseil de la nation. L'occasion y invitait ; la mention d'une partie de l'œuvre de Jésus invitait à une contemplation de toute son œuvre. Pierre n'aurait pas rendu justice au caractère et à l'œuvre du Christ s'il n'avait pas introduit ce grand dessein qu'il avait en vue de sauver les hommes de la mort et de l'enfer. Il est probable, en outre, qu'il a avancé un sentiment auquel il s'attendait à ce qu'ils adhèrent immédiatement, et qui s'accordait avec leurs opinions bien connues, à savoir que le salut ne pouvait être obtenu que par le Messie. Ainsi, Paul Actes 26:22-23 dit qu'il n'a rien enseigné d'autre que ce qui a été transmis par Moïse et les prophètes, etc. Comparez Actes 23:6; Actes 26:6. Les apôtres n'ont pas eu la prétention de proclamer une doctrine qui n'avait pas été délivrée par Moïse et les prophètes, et qui ne faisait pas partie, en fait, du credo de la nation juive.

Dans tout autre - Toute autre personne. Il ne veut pas dire que Dieu n'est pas capable de sauver, mais que le salut de la famille humaine est confié aux mains de Jésus le Messie.

Car il n'y a pas d'autre nom - C'est une explication de ce qu'il avait dit dans la partie précédente du verset. Le mot "nom" est utilisé ici pour désigner "la personne elle-même" (c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'autre être ou personne.) Comme nous le dirions, il n'y a personne d'autre que Jésus-Christ qui puisse sauver. Le mot "nom" est souvent utilisé dans ce sens. Voir les notes sur Actes 3:6, Actes 3:16. Le Nouveau Testament enseigne abondamment qu'il n'y a pas d'autre Sauveur, ou médiateur entre Dieu et l'homme, et c'est même le principal dessein de la révélation de le prouver. Voir 1 Timothée 2:5-6; Actes 10:43.

Sous les cieux - Cette expression ne diffère pas sensiblement de celle qui la suit immédiatement, " parmi les hommes " ; elles sont destinées à exprimer avec insistance le sentiment que le salut doit être obtenu en " Christ seul ", et non en un patriarche, un prophète, un maître, un roi ou un faux messie.

Donné - Ce mot implique que le "salut" a son origine en Dieu ; qu'un Sauveur pour les gens doit être donné par lui ; et que le salut ne peut être donné par aucune puissance parmi les gens. Le Seigneur Jésus est donc uniformément représenté comme donné ou désigné par Dieu pour ce grand dessein Jean 3:16; Jean 17:4; 1 Corinthiens 3:5; Galates 1:4; Galates 2:20; Éphésiens 1:22; Éphésiens 5:25; 1 Timothée 2:6; Romains 5:15-18, Romains 5:21; et c'est pourquoi le Christ est appelé le "don indicible" de Dieu, 2 Corinthiens 9:15.

Par où nous devons être sauvés - Par où il est convenable, ou convenable δεῖ deithat nous devons être sauvés. Il n'y a pas d'autre voie de salut qui soit adaptée au grand objet envisagé, et donc, si nous sommes sauvés, ce doit être de cette manière et par ce plan. Les schémas imaginés par les gens eux-mêmes ne sont pas adaptés à l'objectif et ne peuvent donc pas sauver. La doctrine selon laquelle les gens ne peuvent être sauvés que par Jésus-Christ est abondamment enseignée dans les Écritures. Le grand dessein de la première partie de l'épître aux Romains était de montrer l'échec de tous les autres plans de religion. Par une argumentation laborieuse, Paul y montre Apocalypse 5:9, et seront préparés à une union éternelle au service de Dieu dans les cieux. Cependant, les Écritures n'ont pas déclaré qu'un grand nombre de païens qui n'ont pas l'Évangile seront sauvés. Le contraire est plus qu'implicite dans le Nouveau Testament, Romains 2:12.

L'Écriture n'a pas non plus affirmé que tous les païens seront certainement exterminés. Les missionnaires ont découvert chez les païens que des individus ont été, d'une manière remarquable, convaincus de la folie de l'idolâtrie, et qu'ils cherchaient une meilleure religion ; que leur esprit était sérieux, réfléchi, curieux ; et qu'ils ont immédiatement embrassé l'évangile lorsqu'il leur a été proposé comme étant exactement adapté à leur état d'esprit, et comme répondant à leurs questions. C'est ce qui s'est passé dans les îles Sandwich et le cas suivant s'est produit récemment dans ce pays : " Les Indiens Flathead, qui vivent à l'ouest des montagnes Rocheuses, ont récemment envoyé une délégation dans les colonies blanches pour s'enquérir de la Bible. La circonstance qui a conduit à ce singulier mouvement est la suivante : Il semble qu'un homme blanc (M. Catlin) ait pénétré dans leur pays et qu'il se soit trouvé être le spectateur d'une de leurs cérémonies religieuses. Il les informa que leur mode d'adoration de l'Être Suprême était radicalement erroné, et que les gens partis vers le lever du soleil avaient été mis en possession du véritable mode d'adoration du Grand Esprit. En recevant cette information, ils ont convoqué un conseil national pour prendre ce sujet en considération. Certains dirent que si cela était vrai, il était grand temps que nous soyons mis en possession de ce mode. Ils députèrent donc quatre des chefs pour se rendre à Louis et voir leur grand père, le général Clark, afin de lui demander la vérité sur cette affaire.

Ils furent cordialement reçus par le général, qui leur donna une histoire succincte de la révélation, et les instructions nécessaires relatives à leur importante mission. Deux d'entre eux s'effondrèrent sous les rudes épreuves d'un voyage de 3 000 milles. Les deux autres, après avoir acquis ce qu'ils pouvaient de la Bible, de ses institutions et de ses préceptes, revinrent pour rapporter ces quelques rayons de lumière divine à leurs compatriotes ignorants."Nous ne pouvons pas dire de quelle manière leur esprit a été conduit à cet état, ni comment cette préparation à l'Évangile a été liée à l'action et aux mérites du Christ, mais nous savons que les affaires de ce monde entier sont placées sous le contrôle du Christ Jean 17:2 ; Éphésiens 1:21-22, et que les événements par lesquels ces personnes ont été amenées à cet état d'esprit sont entre ses mains. Une autre remarque peut être faite ici. C'est qu'il arrive souvent que les bénédictions nous viennent de bienfaiteurs que nous ne voyons pas, et de sources que nous ne pouvons pas retracer.

C'est sur ce principe que nous recevons un grand nombre des bienfaits de la vie ; et de tout ce qui apparaît, de cette manière, de nombreuses bénédictions de salut peuvent être conférées au monde, et il est possible que beaucoup de païens soient sauvés. Cependant, ce point de vue ne s'oppose pas au commandement du Christ de prêcher l'Évangile ( Marc 16:15). La grande masse des païens n'est pas dans cet état ; mais le fait dont il est question ici, dans la mesure où il va de soi, est un encouragement à prêcher l'évangile au monde entier. Si le Christ prépare ainsi la voie, s'il prépare largement l'esprit des païens à la réception de l'Évangile, s'il leur montre la méchanceté et la folie de leur propre système et les amène à en désirer un meilleur, cela ne devrait pas produire de l'indolence, mais de l'activité, du zèle et un encouragement à entrer dans le champ blanc pour la moisson et à travailler pour que tous ceux qui cherchent la vérité et sont prêts à embrasser l'Évangile soient amenés à la lumière du Soleil de justice.

Actes 4:13

Audace - Ce mot désigne proprement la "franchise" ou la "confiance dans la parole", par opposition à l'"hésitation" et à l'"équivoque" dans l'expression de nos sentiments. Ici, il signifie que, malgré le danger et l'opposition, ils ont avoué leurs doctrines sans chercher à les dissimuler ou à les déguiser.

Pierre et Jean - Ce sont eux seuls qui s'étaient occupés de la guérison du boiteux, Actes 3:1.

Et ils s'en aperçurent - Lorsqu'ils surent qu'ils n'étaient pas instruits. Cela pouvait être vérifié soit par le rapport, soit par la manière dont ils parlaient.

Incultes - Ce mot désigne proprement "ceux qui ne connaissaient pas les lettres, ou qui n'avaient pas eu le bénéfice d'une éducation".

Hommes ignorants - ἰδιῶτα&iota idiōtaiCe mot désigne proprement " ceux qui vivent en privé, par opposition à ceux qui sont engagés dans la vie publique ou dans une fonction " ; comme cette classe de personnes est aussi communément supposée moins savante, moins douée et moins raffinée que ceux qui sont en fonction, il en vient à désigner " ceux qui sont grossiers et illettrés "."L'idée que l'on veut transmettre ici est que ces hommes n'avaient pas eu l'occasion de s'instruire (voir Matthieu 4:18-21), et n'avaient pas été habitués à parler en public, d'où la surprise de leur audace. Ce même caractère est uniformément attribué aux premiers prédicateurs du christianisme. Comparez 1 Corinthiens 1:27; Matthieu 11:25. Les Galiléens étaient considérés par les Juifs comme particulièrement grossiers et incultes, Matthieu 26:73; Marc 14:17

.Ils s'étonnaient -

Ils s'étonnaient que des hommes qui n'avaient pas été instruits dans les écoles des rabbins, et habitués à parler en public, déclarent leurs sentiments avec tant de hardiesse.

Et ils prirent connaissance -

Cette expression signifie simplement que Riley savait, ou qu'ils obtinrent la preuve qu'ils avaient été avec Jésus. Il n'est pas dit de quelle manière ils obtinrent cette preuve, mais le lien nous porte à supposer que ce fut par le miracle qu'ils avaient accompli, par leur déclaration ferme et hardie des doctrines de Jésus, et peut-être par la conviction irrésistible que personne ne serait aussi audacieux s'il n'avait pas été personnellement avec lui, et s'il n'avait pas la conviction la plus ferme qu'il était le Messie. Ils n'avaient pas été formés dans leurs écoles, et leur audace ne pouvait être attribuée aux arts de la rhétorique, mais était l'exposition native, ingénue et virile d'une profonde conviction de la vérité de ce qu'ils disaient, et cette conviction ne pouvait être obtenue que par le fait d'avoir été avec lui, et d'avoir été convaincu qu'il était le Messie. Une telle conviction a beaucoup plus de valeur dans la prédication que tous les simples enseignements des écoles ; et sans une telle conviction, toute prédication sera frigide, hypocrite et inutile.

Avaient été avec Jésus -

Avaient été ses disciples, et avaient assisté en personne à son ministère. Ils donnaient la preuve qu'ils l'avaient vu, qu'ils avaient été avec lui, qu'ils l'avaient entendu et qu'ils étaient convaincus qu'il était le Messie. Nous pouvons apprendre ici :

(1) que si les hommes veulent avoir du succès dans la prédication, celle-ci doit être basée sur une conviction profonde et approfondie de la vérité de ce qu'ils délivrent.

(2) ceux qui prêchent doivent donner la preuve qu'ils connaissent le Seigneur Jésus-Christ ; qu'ils se sont imprégnés de son esprit, qu'ils ont médité ses instructions, qu'ils ont étudié les preuves de sa mission divine, et qu'ils sont entièrement convaincus qu'il venait de Dieu.

(3) L'audace et le succès dans le ministère, comme dans toute autre chose, dépendront beaucoup plus d'une conviction honnête, authentique et profonde de la vérité que des dons du talent et de l'apprentissage, des arts et de l'habileté de l'éloquence. Aucun homme ne devrait essayer de prêcher sans une telle conviction profonde de la vérité ; et aucun homme qui la possède ne prêchera en vain.

(4) Dieu se sert souvent des ignorants et des incultes pour confondre les sages, 1 Corinthiens 1:27-28

. Mais ce n'est pas par leur ignorance. Ce n'est pas l'ignorance de Pierre et de Jean qui a convaincu le Sanhédrin. Ils l'ont fait en dépit de leur ignorance. C'était leur audace et leur conviction honnête de la vérité. De plus, bien qu'ils n'aient pas été instruits dans les écoles des Juifs, ils avaient reçu une formation bien plus importante, sous la direction personnelle du Christ lui-même, pendant trois ans ; I et maintenant ils étaient directement dotés par le Saint-Esprit du pouvoir de parler en langues. Bien qu'ils n'aient pas reçu d'enseignement dans les écoles, ils n'étaient pas, dans un sens important, des hommes incultes et ignorants. Leur exemple ne devrait donc pas être invoqué en faveur d'un ministère non éduqué. Le Christ lui-même a exprimé son opposition à un ministère non instruit en les enseignant lui-même, puis en leur accordant des dons miraculeux qu'aucun enseignement actuel ne peut fournir. On peut remarquer, en outre, que dans l'unique choix qu'il fit d'un apôtre après son ascension au ciel, lorsqu'il en vint à choisir un qui n'avait pas reçu son enseignement personnel, il choisit un homme instruit, l'apôtre Paul, et manifesta ainsi son intention qu'il y ait une formation ou une éducation chez ceux qui sont investis de la fonction sacrée.

(5) Pourtant, dans le cas qui nous occupe, il y a une preuve éclatante de la vérité et de la puissance de la religion. Ces hommes n'avaient pas acquis leur audace dans les écoles ; ils n'avaient pas été formés à la discussion parmi les Juifs ; ils ne les ont pas rencontrés par des sophismes astucieux ; mais ils sont venus avec la conviction honnête que ce qu'ils disaient était vrai. Ont-ils été trompés ? N'étaient-ils pas compétents pour témoigner ? Avaient-ils un motif quelconque pour tenter de faire avaler un mensonge à des gens ? L'infidélité doit répondre à de nombreuses questions de ce genre avant que les apôtres puissent être condamnés pour imposture.

Actes 4:14

Ils ne pouvaient rien dire - La présence de l'homme guéri était une preuve irréfutable de la véracité des allégations des apôtres. Le miracle était si public, si clair et si décisif ; l'homme guéri était si bien connu, qu'il n'y avait aucune dérobade ni aucun subterfuge par lesquels ils pouvaient échapper à la conclusion à laquelle les apôtres les conduisaient. Le fait que l'homme guéri ait été présent en cette occasion n'était pas sans témoigner de sa gratitude, et montrait qu'il s'intéressait profondément à ce qui arrivait à ses bienfaiteurs. Les miracles de Jésus et de ses apôtres étaient tels qu'ils ne pouvaient être niés, et c'est pourquoi les Juifs n'essayèrent pas de nier qu'ils les avaient accomplis. Comparez Matthieu 12:24; Jean 11:45-46; Actes 19:36.

Actes 4:15-18

Versets 15-18

Que ferons-nous à ces hommes ? - Le but qu'ils poursuivaient était évidemment d'empêcher leur prédication. Le miracle avait été accompli, et le peuple croyait qu'il avait été fait. Ils ne pouvaient pas s'attendre à ce qu'ils réussissent à le nier. Leur seul but était donc d'empêcher les apôtres de faire l'usage qu'ils voyaient pour convaincre le peuple que Jésus était le Messie. La question était de savoir de quelle manière ils devaient l'empêcher, soit en les mettant à mort, soit en les emprisonnant, soit en les flagellant, soit en exerçant simplement l'autorité du vol et en leur interdisant de le faire. La crainte de la multitude les dissuadait sans doute de recourir à la première solution ; ils adoptèrent donc la seconde, et semblèrent supposer que le simple exercice de leur autorité suffirait à les en dissuader à l'avenir.

Le conseil - Grec : Le "Sanhédrin" Ce corps était composé de 71 ou 72 personnes, et on lui confiait les principales affaires de la nation. C'était un corps d'une grande influence et d'un grand pouvoir, et c'est pourquoi ils pensaient que leur ordre serait suffisant pour empêcher les Galiléens ignorants de parler. C'est devant ce même corps, et probablement devant les mêmes hommes, que notre Sauveur fut mis en accusation et condamné par eux avant d'être livré au gouverneur romain, Matthieu 26:59, etc. Et c'est devant ce même corps, et en présence des mêmes hommes, que Pierre venait de renier son Seigneur, Matthieu 26:70, etc. Le fait que les disciples avaient déjà fui et que Pierre avait renié son Sauveur peut les inciter à croire qu'ils seraient terrifiés par leurs menaces et dissuadés de prêcher publiquement au nom de Jésus.

Un miracle remarquable - Un miracle connu et incontestable.

Qu'il se répande - Afin que sa connaissance ne se répande plus parmi eux.

Menaçons-les sévèrement - Grec : " Menaçons-les d'une menace ", un hébraïsme qui exprime l'intensité, la certitude, etc. La menace était un ordre Actes 4:18 de ne pas enseigner, impliquant leur mécontentement s'ils le faisaient. Cette menace, cependant, ne fut pas suivie d'effet. La fois suivante, peu après Actes 5:40, ils ajoutèrent des coups à leurs menaces afin de les dissuader de prêcher au nom de Jésus.

Actes 4:19

S'il est juste - Les apôtres n'ont rien perdu de leur audace lorsqu'ils ont été menacés. Ils demandèrent ouvertement à leurs juges si leur commandement pouvait être juste. Ce faisant, ils exprimaient leur pleine conviction de la vérité de ce qu'ils avaient dit, et leur intention délibérée de ne pas modifier leur commandement, mais de continuer à proclamer au peuple la vérité que Jésus était le Messie.

Aux yeux de Dieu - C'est-à-dire si Dieu jugera que c'est juste. La grande question était de savoir comment Dieu la considérerait. S'il la désapprouvait, c'est qu'elle était mauvaise. Il ne s'agissait pas seulement d'une question de réputation, de sécurité ou de vie, mais d'une question de conscience devant Dieu. Nous avons ici un exemple frappant du principe sur lequel les chrétiens agissent. Il s'agit de mettre de côté leur sécurité, leur réputation et leur vie, et de tout mettre à l'épreuve pour savoir si cela plaira à Dieu. Si c'est le cas, c'est bien ; si ce n'est pas le cas, c'est mal.

Ecouter- "Ecouter" et "écouter" sont souvent utilisés pour signifier "obéir" ( Jean 5:24; Jean 8:47, etc.).

Jugez - C'est un appel qui leur est adressé directement en tant que juges et en tant qu'hommes. Et l'on peut supposer que c'était un appel auquel ils ne pouvaient pas résister. Le Sanhédrin reconnaissait avoir été nommé par Dieu et n'avoir aucune autorité qui ne soit dérivée de sa nomination. Bien entendu, Dieu pouvait modifier, remplacer ou abroger leur autorité ; et le principe abstrait selon lequel il valait mieux obéir à Dieu qu'à un homme ne pouvait être remis en question. La seule question était de savoir s'ils avaient la preuve que Dieu avait donné un ordre dans cette affaire. Les apôtres en étaient convaincus, et les chefs ne pouvaient pas le nier. On peut remarquer qu'il s'agit là d'un des premiers et des plus audacieux appels en faveur du droit au jugement privé et de la liberté de conscience. Cette liberté était supposée dans toute la religion juive. Il était admis que l'autorité de Dieu en toutes matières était supérieure à celle de l'homme. Et le même esprit s'est manifesté très tôt dans l'Eglise chrétienne contre toute domination sur la conscience et en faveur du droit de suivre les impératifs de la conscience et la volonté de Dieu. En tant que simple fait historique, il est donc intéressant de contempler cela, et encore plus intéressant dans ses conséquences importantes pour la liberté et le bonheur de l'homme. La doctrine est encore plus explicite dans Actes 5:29: "Nous devons obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes".

Actes 4:20

Car - C'est la raison pour laquelle ils doivent obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Ils avaient eu la preuve si claire que Dieu avait envoyé le Messie, et ils avaient reçu l'ordre direct et solennel de prêcher l'Evangile, qu'ils ne pouvaient pas être retenus. La nécessité de prêcher s'imposait à eux. Voir 1 Corinthiens 9:16. Comparez Jérémie 20:9; Actes 18:5; Job 32:18-19; Psaume 39:1-3.

On a déjà remarqué que ces deux versets contiennent un principe important en faveur de la liberté religieuse, la liberté de conscience et de jugement privé. Ils contiennent le grand principe du christianisme et de la religion protestante, à savoir que les hommes sont directement responsables de leurs opinions religieuses devant Dieu et que les autres hommes n'ont aucun pouvoir de contrôle. Le contraire de cela est la tyrannie et l'oppression. Il est peut-être bon, en outre, de présenter quelques remarques supplémentaires, impliquées dans le principe énoncé ici :

(1) La religion, depuis le début, a été favorable à la liberté. Il n'y avait pas de principe plus sacré chez les Juifs que celui de leur indépendance à l'égard des autres nations. Aucun peuple n'a peut-être jamais été aussi rétif sous un joug étranger, aussi enclin à se rebeller et aussi difficile à briser par l'oppression et par les armes que les Juifs. C'était si vrai que les autres nations considéraient cela comme de l'obstination. Souvent soumis, ils se soulevaient contre leurs oppresseurs et secouaient le joug. On n'a pas trouvé de peuple qui ait été si difficile à réduire en esclavage. Il est bien connu que les Romains avaient l'habitude de soumettre les captifs pris à la guerre à une servitude perpétuelle ; et généralement l'esprit du captif était brisé, et il restait tranquillement dans la servitude. Mais ce n'était pas le cas du Juif. Rien n'a jamais dompté son esprit. Aucun pot-de-vin, aucune menace, aucune chaîne ne pouvait l'inciter à violer les lois de sa religion. Même en captivité, on nous dit que les esclaves juifs de Rome observaient le sabbat, qu'ils célébraient les fêtes de leur nation et qu'ils ne se conformaient jamais aux coutumes d'un peuple idolâtre. Pour les Romains, cela semblait n'être que de l'obstination. Mais c'était le génie de leur religion. Le droit à la liberté de pensée était un droit qu'ils ne voulaient pas abandonner. L'esprit des patriarches était favorable à la liberté et n'impliquait de responsabilité qu'envers Dieu. La familiarité avec les livres sacrés leur avait enseigné ces leçons, et ni le temps ni la distance ne pouvaient les effacer. A l'époque du Christ, la grande masse de la nation était manifestement opposée à l'impôt payé à la nation romaine, et elle soupirait sous ce fardeau, jusqu'à ce qu'elle se lève et tente de faire valoir ses droits ; et sa ville, son temple et sa terre furent sacrifiés plutôt que de céder à ce grand principe.

(2) Ce même principe a été mis en évidence par les apôtres et les premiers chrétiens. Avec cette doctrine bien ancrée dans leur cœur, ils sont allés dans d'autres pays. Ils l'ont maintenue au prix de leur sang, et des milliers de personnes sont tombées en martyrs pour la cause de la liberté et du libre arbitre en matière de religion. Personne n'a jamais défendu la liberté plus fermement que les premiers martyrs ; et chacun de ceux qui sont morts l'a fait pour défendre un principe qui est aujourd'hui le droit reconnu de tous les peuples.

(3) Les desseins de la tyrannie et de la superstition ont été de détruire ce principe. C'était le but du Sanhédrin, et pourtant, lorsque Pierre et Jean ont fait appel à leur conscience, ils n'ont pas osé avouer leur dessein. Tel a été le but de tous les tyrans, et tel est l'effet de toutes les superstitions. C'est pourquoi l'Église de Rome a enlevé les Écritures au peuple et a ainsi fourni la preuve incontestable que, selon elle, la Bible est favorable à la liberté. Pendant des siècles, la tyrannie a régné en un vol noir sur l'Europe ; les ténèbres n'ont été dissipées que lorsque la Bible, qui enseignait aux peuples les principes de la liberté, leur a été restituée.

(4) l'effet du principe énoncé par les apôtres a été uniforme. Luther a commencé la réforme en trouvant dans un monastère un exemplaire de la Bible, livre qu'il n'avait jamais vu jusqu'alors, alors qu'il avait plus de vingt ans. L'effet sur les libertés de l'Europe a été immédiatement perçu. Hume admet que la liberté que possède l'Angleterre doit être attribuée aux puritains. Notre propre pays (l'Amérique) est un exemple frappant de l'effet de ce grand principe et de son influence sur les droits de l'homme. Et c'est dans la mesure où le Nouveau Testament sera diffusé à l'étranger que les gens rechercheront la liberté et briseront les chaînes de l'oppression. Le meilleur moyen de promouvoir la liberté universelle est de répandre la Bible jusqu'aux extrémités de la terre. Il n'y a pas un seul précepte dans la Bible qui ne soit pas favorable à la liberté. Elle tend à élargir et à libéraliser l'esprit, à enseigner aux gens leurs droits, à mettre fin à l'ignorance, bastion universel de la superstition et de la tyrannie, et à diffuser l'amour de la justice, de la vérité et de l'ordre. Elle montre à l'homme qu'il est responsable devant Dieu et que personne n'a le droit d'ordonner quoi que ce soit qui contrevienne à la liberté de son prochain.

Si l'on demande ici quel est le principe, je réponds

(1) Que les gens ont le droit d'exercer leur jugement privé en matière de religion, sous la seule autorité de Dieu. La seule restriction qui puisse être imposée à ce sujet est que personne n'a le droit, sous prétexte de conscience, de blesser ou de molester ses semblables, ou de troubler la paix et l'harmonie de la société.

(2) Aucun magistrat, église, conseil ou parent n'a le droit d'imposer une croyance aux autres et d'exiger d'eux qu'ils y adhèrent par simple autorité.

(3) Aucun magistrat, église ou parent n'a le droit de contrôler le libre exercice du jugement privé dans ce cas. Le pouvoir d'un parent est d'enseigner, de conseiller et d'implorer. Le devoir d'un enfant est d'écouter avec respect, d'examiner avec franchise, de prier sur le sujet et d'être délibéré et calme, et non pas irréfléchi, hâtif, impétueux et volontaire. Mais lorsque l'enfant est ainsi convaincu que son devoir envers Dieu exige une conduite particulière, il y a là une obligation plus élevée que n'importe quelle loi terrestre, et il doit obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes, qu'il s'agisse d'un père ou d'une mère ( Matthieu 10:37-38).

(4) Tout homme est responsable devant Dieu de ses opinions et de sa conduite. L'homme ne peut pas le contrôler, mais Dieu le peut et le fera. La grande question qui se pose à chaque homme est la suivante : "Qu'est-ce qui est juste aux yeux de Dieu ? Il ne s'agit pas de savoir ce qui est opportun, ou sûr, ou agréable, ou honorable parmi les gens, mais ce qui est juste aux yeux de Dieu Ni dans leurs opinions, ni dans leur conduite, les hommes ne sont exempts de responsabilité. C'est à partir de ce sujet que nous voyons le devoir de diffuser la Bible. Si nous aimons la liberté, si nous détestons la tyrannie et la superstition, si nous voulons étendre la connaissance des droits de l'homme et briser tout bras d'oppression, répandons au loin le Livre de Dieu et plaçons dans chaque palais et dans chaque chaumière du globe un exemplaire des Ecritures sacrées.

Actes 4:21

Ne rien trouver - C'est-à-dire ne pas pouvoir trouver le moyen de les punir sans exciter un tumulte parmi le peuple et mettre en danger leur propre autorité. Le Sanhédrin était souvent influencé par cette crainte, et cela montre que leur propre autorité dépendait beaucoup du caprice de la multitude. Comparez Matthieu 21:26.

Tous les hommes - C'est-à-dire la grande masse ou le corps du peuple.

Glorifia Dieu - Loua Dieu pour le miracle. Cela implique

(1) qu'ils croyaient que le miracle était authentique.

(2) qu'ils étaient reconnaissants à Dieu d'avoir fait preuve d'une si grande miséricorde en accordant la santé et le confort à un homme qui avait été longtemps affligé. Nous pouvons ajouter qu'il y a ici la plus haute preuve de la réalité du miracle. Même le Sanhédrin, avec tous ses préjugés et son opposition, ne le remit pas en question ; et les gens du peuple, qui connaissaient sans doute cet homme depuis des années, étaient convaincus qu'il était réel. S'il s'était agi d'une imposture, il aurait été impossible de s'imposer ainsi à des adversaires clairvoyants et jaloux.

Actes 4:22

Pour l'homme - L'âge de l'homme est mentionné pour montrer la certitude et la grandeur du miracle. S'il s'était agi d'un homme boiteux depuis quelques années, d'un enfant ou d'un très jeune homme, le cas n'aurait pas été aussi remarquable. Mais après 40 ans, tout espoir de guérison par des moyens ordinaires a dû être abandonné, et toute tentative de jonglerie ou de tromperie a dû être absurde.

Actes 4:23

Leurpropre compagnie - Ils se joignirent aux autres apôtres et aux chrétiens ( Actes 2:44-45).

Ils firent unrapport - La question de savoir ce qu'ils devaient faire dans ce cas a sans doute suscité un vif intérêt. Ils avaient été menacés par la plus haute autorité de la nation et avaient reçu l'ordre de ne plus prêcher au nom de Jésus. La question de savoir s'ils devaient leur obéir et se taire, ou s'ils devaient quitter Jérusalem et prêcher ailleurs, ne pouvait qu'être un sujet d'interrogation intéressant, et ils cherchèrent très justement le conseil de leurs frères et se tournèrent vers Dieu pour obtenir des instructions, un exemple que tous devraient suivre ceux qui sont exposés à la persécution ou qui sont dans la perplexité quant à la voie à suivre.

Actes 4:24

Ils élevèrent la voix - Élever la voix, chez les Hébreux, était une expression désignant soit une "adresse" au peuple Juges 9:7, soit une expression exprimant des "pleurs" Genèse 29:11; Juges 2:4; Rth 1:9 ; 1 Samuel 24:16, ou encore une "prière" Élever la voix vers Dieu signifie simplement qu'ils le prièrent.

D'un commun accord - D'un commun accord. Proprement, d'un seul esprit ou d'un seul but. Voir les notes sur Actes 1:14. L'union des premiers chrétiens est souvent remarquée dans les Actes des Apôtres. Jusqu'à présent, il n'y avait pas de jarre ou de dissension dans leur société, et tout a l'apparence de l'affection et de la confiance les plus entières.

Seigneur - Grec : Δέσποτα Despota - "Despota" C'est de ce mot que dérive le mot "Despotota", qui n'est pas le terme habituel pour s'adresser à Dieu. Le mot communément traduit par "Seigneur" est Κυρίος KuriosLe mot utilisé ici désigne "celui qui gouverne les autres" et s'appliquait au magistrat ou à l'officier le plus élevé. Il désigne "l'autorité, le pouvoir, l'absoluité dans le jugement", c'est-à-dire une autorité plus grande que l'autre dans le jugement. Il est appliqué à Dieu dans Luc 2:29; Apocalypse 6:10; Jude 1:4; à Jésus-Christ, 2 Pierre 2:1; aux maîtres, 1 Timothée 6:1; Tite 2:9; 1 Pierre 2:18; aux maris, 1 Pierre 3:6; et à un possesseur ou propriétaire, 2 Timothée 2:21.

Tu es Dieu - Cette louange semble avoir été conçue pour indiquer qu'ils avaient conscience de son pouvoir de les délivrer et de son droit de disposer d'eux. Ils étaient employés à son service, ils étaient entourés de dangers, et ils le reconnaissaient comme leur Dieu, qui avait fait toutes choses, et qui avait le droit entier de les diriger et d'en disposer pour sa propre gloire.

Dans les moments de danger et de perplexité, nous devrions nous rappeler que Dieu a le droit de faire de nous ce qu'il veut, et nous devrions aller joyeusement et nous remettre entre ses mains...

Ce que tu as fait - Psaume 146:6. Comparer avec Apocalypse 14:7.

Actes 4:25

Qui par la bouche - , Psaume 2:1-2. Ceci est un témoignage fort et solennel de l'inspiration de David. C'est une déclaration des apôtres, faite dans une prière solennelle, que Dieu lui-même a prononcée par la bouche de David. C'est la deuxième partie de leur prière. Dans la première, ils reconnaissent le droit de Dieu à gouverner ; en cela, ils font appel à une prophétie ; ils plaident que c'était une chose prédite ; et comme Dieu l'avait prévu et prédit, ils l'ont appelé à les protéger. Les temps de tumulte et d'opposition qui avaient été prévus, comme sur le point d'assister à l'introduction de l'évangile, étaient maintenant arrivés. Ils en conclurent donc que Jésus était le Messie ; et comme Dieu avait prévu d'établir son royaume, ils l'appelèrent à les aider et à les protéger dans cette grande œuvre. Ce passage est tiré du Psaume 2:1-2, et est une citation exacte de la Septante. Cela prouve que le Psaume faisait référence au Messie. Ainsi, il a été manifestement compris par les Juifs ; et l'autorité des apôtres règle la question. Le Psaume a été composé par David, mais on ne sait pas en quelle occasion, et il n'est pas non plus pertinent pour notre propos actuel. On s'est demandé s'il faisait référence au Messie principalement ou seulement dans un sens secondaire. Grotius suppose qu'il a été composé par David lorsqu'il a été exposé à l'hostilité des Assyriens, des Moabites, des Philistins, des Amalécites, etc. ; et que, au milieu de ses dangers, il a cherché à se consoler dans le dessein de Dieu de l'établir, lui et son royaume. Mais l'opinion la plus probable est qu'il se référait directement et uniquement au Messie.

Pourquoi les païens - les nations qui n'étaient pas juives. Cela se réfère sans doute à l'opposition qui serait faite à la propagation du christianisme, et pas seulement à l'opposition faite au Messie lui-même, et à l'acte de le mettre à mort.

Rage - Ce mot fait référence à l'excitation et au tumulte d'une multitude ; non pas à un plan établi, mais plutôt à la conduite enflammée et désordonnée d'une foule. Il signifie que le progrès de l'Évangile se heurterait à une opposition tumultueuse, et que les nations excitées se précipiteraient violemment pour le renverser et le détruire.

Et le peuple - L'expression "le peuple" ne se réfère pas à une classe de personnes essentiellement différentes des païens. Le "païen", l'hébreu et le grec, "les nations", se réfèrent aux personnes organisées en communautés ; l'expression "le peuple" est utilisée pour désigner les mêmes personnes sans tenir compte de leur organisation. Les Hébreux avaient l'habitude, dans leur poésie, d'exprimer la même idée essentiellement dans des membres parallèles d'une phrase ; c'est-à-dire que le dernier membre d'une phrase ou d'un vers exprimait la même idée, avec quelques légères variations, que le premier. (Voir Lowth sur la poésie sacrée des Hébreux)

Imaginer - Le mot "imaginer" n'exprime pas tout à fait la force de l'original. L'hébreu et le grec véhiculent tous deux l'idée de méditer, de penser, de faire un but. Cela signifie qu'ils ont employé "pensée", "plan", "but" en s'opposant au Messie.

Les choses vives - Le mot utilisé ici κενά kenais une traduction littérale de l'hébreu רק rēyqand signifie généralement "vide", comme un récipient. qui n'est pas rempli ; puis "inutile", ou ce qui ne vaut rien, etc. Cela signifie ici qu'ils ont conçu un plan qui s'est avéré vain ou inefficace. Ils ont tenté une opposition au Messie qui n'a pas réussi. Dieu établirait son royaume malgré leurs plans d'opposition. Leurs efforts furent vains parce qu'ils n'étaient pas assez forts pour s'opposer à Dieu, parce qu'il avait l'intention d'établir le royaume de son Fils et parce qu'il pouvait passer outre même leur opposition pour faire avancer sa cause.

Actes 4:26

Les rois de la terre - Le Psalmiste précise plus particulièrement que les rois et les dirigeants s'opposeront au Messie. Cela s'était déjà produit par l'opposition faite au Messie par les chefs du peuple juif, et cela serait encore plus évident par l'opposition des princes et des rois au fur et à mesure que l'évangile se répandrait parmi les nations.

Debout - Le mot utilisé ici παρίστημι paristēmicommunément signifie " se présenter, ou se tenir debout, dans le but d'aider, de conseiller ", etc. Mais ici, cela signifie qu'ils " se sont levés ", ou " se sont présentés ", pour manifester leur opposition. Ils s'opposèrent au Messie et lui opposèrent une résistance.

Les chefs - C'est un autre exemple du parallélisme hébreu.

Le

mot ne désigne pas une autre classe de personnes que les rois, mais exprime la même idée sous une autre forme, ou d'une manière plus générale, signifiant que toutes les classes de personnes en autorité seraient opposées à l'Evangile.

étaient rassemblés - Hébreu, consultés ensemble ; étaient réunis en consultation

.

Contre le Seigneur - En hébreu, " contre Yahvé " : c'est le nom particulier que les Écritures donnent à Dieu

.

Ils s'élevèrent contre son projet de désigner un Messie, et contre le Messie qu'il avait choisi.

contre son Christ - En hébreu, contre son Messie, ou son Oint

.

Voir les notes sur Matthieu 1:1. C'est l'un des endroits où le mot " Messie " est utilisé dans l'Ancien Testament. Ce mot apparaît dans une quarantaine d'endroits, et est communément traduit par "son oint", et s'applique aux rois. La référence directe du mot au Messie dans l'Ancien Testament n'est pas fréquente. Ce passage implique que l'opposition au Messie est une opposition à Yahvé. Et c'est ce que supposent uniformément les Saintes Écritures. Celui qui s'oppose au Christ s'oppose à Dieu. Celui qui le néglige néglige Dieu.

Celui qui

le méprise méprise Dieu, Matthieu 10:40; Matthieu 18:5; Jean 12:44-45; Luc 10:16: "Celui qui me méprise, méprise celui qui m'a envoyé" Les raisons en sont :

(1) Le Messie est "l'éclat de la gloire du Père, et l'image expresse de sa personne", Hébreux 1:3.

(2) Il est égal au Père, possédant les mêmes attributs et le même pouvoir ( Jean 1:1; Philémon 2:6).

(3) Il a été désigné par Dieu pour accomplir cette grande tâche de sauver les hommes. Le mépriser ou s'opposer à lui, c'est mépriser et s'opposer à celui qui l'a désigné pour cette œuvre, c'est mépriser ses conseils et le réduire à néant.

(4) Son œuvre est chère à Dieu. Elle a occupé ses pensées. Il l'a approuvée. Sa mission a été confirmée par la puissance miraculeuse du Père et par toutes les manifestations possibles de son approbation et de son amour. S'opposer au Messie, c'est donc s'opposer à ce qui est cher au coeur de Dieu et qui est depuis longtemps l'objet de sa tendre sollicitude. Il s'ensuit que ceux qui négligent la religion chrétienne s'exposent au déplaisir de Dieu et mettent en péril leurs intérêts éternels. Nul n'est en sécurité s'il s'oppose à Dieu, et nul ne peut avoir la preuve que Dieu l'approuvera s'il n'embrasse pas le Messie, qu'il a désigné pour racheter le monde.

Actes 4:27

En vérité- En vérité, en réalité.

Ton saint enfant Jésus - Le mot "enfant" s'applique généralement aux nourrissons, ou aux fils et filles en bas âge. Le mot utilisé ici παῖς paisis est différent de celui qui est communément appliqué au Seigneur Jésus υἱός huios. Le mot utilisé ici exprime aussi parfois la filiation sans égard à l'âge, et le mot " fils " aurait été une traduction plus heureuse. Ainsi, le même mot est traduit en Actes 3:13, Actes 3:26. Dans Actes 20:12, il est traduit par " jeune homme ".

Avec

Hérode - Luc 23:1-12.

Avec les païens - Les Romains, à qui il fut livré pour être crucifié.

Avec le peuple d'Israël - Les Juifs, qui furent excités à cela par les chefs ( Matthieu 27:20)

.

Actes 4:28

Pour faire - Voir les notes sur Actes 2:23; Actes 3:18. Les faits mis en lumière dans ces versets sont parmi les plus remarquables que l'on ait jamais vus. En voici les grandes lignes :

(1) Les chefs juifs se sont opposés au Messie et l'ont tué.

(2) Le peuple pour lequel il était venu et pour lequel il travaillait s'est joint à l'opposition, de sorte qu'elle est devenue l'acte d'un peuple uni.

(3) Les Romains, qui se trouvaient là comme une sorte de représentation de toutes les nations païennes, furent facilement incités à se joindre à la persécution et à devenir les bourreaux.

(4) Des factions opposées, des gens différents et pleins de préjugés s'unirent pour s'opposer au Messie.

(5) Les chefs du peuple romain, les empereurs, les hommes d'État, les philosophes et les chefs des autres nations s'unirent pour s'opposer à l'Évangile et déployèrent toute la puissance de la persécution pour en arrêter les progrès.

(6) Le peuple de l'empire, la masse des gens, était facilement incité à se joindre à la persécution et à s'efforcer d'arrêter ses progrès. On peut ajouter

(7) que l'Évangile a rencontré des difficultés et une opposition similaires partout où il a été fidèlement présenté à l'attention des gens. C'est devenu une question très sérieuse de savoir pourquoi il en a été ainsi, sous quel prétexte cette opposition a été justifiée, ou comment elle peut être justifiée - une question qu'il est aussi important pour l'infidèle que pour le chrétien de régler. Nous savons que les accusations concernant la vie corrompue des premiers chrétiens circulaient librement et que les récits les plus grossiers de leur conduite scandaleuse étaient propagés par ceux qui choisissaient de les persécuter. (Mais ces récits ne sont plus crus aujourd'hui, et il n'est pas certain qu'ils aient jamais été sérieusement crus par les dirigeants des peuples païens. Il est certain que ce n'est pas pour cette raison que la première opposition au Christ et à sa religion s'est manifestée.

Il n'est pas opportun d'examiner ici les causes de cette opposition. Nous pouvons cependant en exposer les grandes lignes en quelques mots :

(1) Les chefs juifs étaient mortifiés, humiliés et envieux de voir un homme aussi pauvre et méprisé prétendre être le Messie. Ils s'attendaient à un Messie d'un autre rang et d'un autre caractère, et tous leurs préjugés s'élevèrent aussitôt contre ses prétentions à cette haute fonction ( Matthieu 27:18; Marc 15:10).

(2) Les gens du peuple, disposés à reconnaître ses prétentions, furent poussés par les prêtres furieux et vindicatifs à demander sa mort, Matthieu 27:20.

(3) Pilate fut poussé malgré lui par la foule impétueuse et furieuse à livrer celui qu'il considérait comme innocent.

(4) La religion chrétienne, dans ses progrès, a frappé d'un seul coup tout le tissu de la superstition dans l'empire romain et dans le monde entier. Elle n'a pas cherché, comme les autres religions, à se faire une place parmi les religions déjà existantes. Elle était exclusive dans ses revendications. Elle dénonçait tous les autres systèmes comme étant de l'idolâtrie ou de la superstition, et cherchait à les renverser. Ces religions étaient mêlées à toutes les habitudes du peuple ; elles étaient liées à tous les départements de l'État ; elles donnaient de l'occupation à un grand nombre de prêtres et d'autres fonctionnaires qui tiraient leur subsistance des superstitions existantes, et qui apportaient, bien entendu, tout le caractère prétendument sacré de leur caractère pour les soutenir. Une religion qui tentait de renverser l'ensemble de la structure excitait donc immédiatement toute leur malveillance. Les monarques dont les trônes étaient fondés sur l'état de choses existant, et le peuple qui vénérait la religion de ses ancêtres, s'opposeraient au nouveau système.

(5) Le christianisme était méprisé. Il était considéré comme une forme de la superstition des Juifs, et aucun peuple n'était considéré avec autant de mépris par les autres nations que les Juifs. Les écrits des Romains sur ce point en sont la preuve.

(6) La nouvelle religion s'opposait à tous les crimes du monde. Elle a commencé sa carrière à une époque de grande méchanceté. Elle se plongea aussitôt au milieu de cette méchanceté, rechercha les grandes villes où se concentraient les crimes et les pollutions, et réprouva hardiment toutes les formes de l'impiété ambiante. A Athènes, à Corinthe, à Ephèse, à Rome même, il dénonçait le jugement de Dieu contre toute forme de culpabilité. Quoi que l'on puisse reprocher aux apôtres, on ne prétendra pas qu'ils aient été timides dans la dénonciation des péchés du monde. Pour toutes ces raisons, il n'est pas étonnant que les premiers chrétiens aient été persécutés. Si l'on demande

(7) Pourquoi la même religion rencontre-t-elle aujourd'hui de l'opposition dans les pays qui sont nominalement chrétiens ?

(a) que le coeur humain est le même qu'il a toujours été, opposé à la vérité et à la justice ;

(b) que la religion se heurte encore à une foule de péchés qui lui sont opposés - l'orgueil, l'envie, la malice, la passion et l'amour du monde ;

(c) qu'il y a toujours eu une opposition particulière dans le coeur humain à recevoir le salut comme don de Dieu par l'intermédiaire d'un Rédempteur crucifié ; et,

(d) que toutes les formes de vice, de luxure et de profanation qui existent dans le monde s'opposent et s'opposeront toujours à une religion de pureté, d'abnégation et d'amour.

Dans l'ensemble, nous pouvons remarquer ici

(1) Le fait que le christianisme ait été ainsi combattu et qu'il ait triomphé n'est pas une mince preuve de son origine divine. Il a été mis à l'épreuve et survit encore. Il était bon de le mettre à l'épreuve, de faire peser sur lui tout ce qui tendait à l'écraser, et de fournir ainsi la preuve la plus éclatante qu'il est de Dieu.

(2) cette religion ne peut être détruite ; elle triomphera ; l'opposition est vaine ; elle fera son chemin dans le monde entier ; et le chemin de la sécurité est de ne pas s'opposer à ce que Dieu a l'intention d'établir sur la terre. Les pécheurs qui s'opposent à l'Évangile devraient trembler et avoir peur, car tôt ou tard ils devront tomber devant ses avancées triomphantes. Il n'est pas prudent de s'opposer à ce qui a déjà été combattu par des rois et des dirigeants sous toutes les formes, et qui a pourtant triomphé. Il n'est pas sage de risquer son bien-être éternel sur la question d'une opposition réussie à ce que Dieu s'est engagé à protéger à tant d'époques et de façons ; et quand Dieu a solennellement déclaré que le Fils, le Messie, qu'il établirait sur sa sainte colline de Sion, devrait "briser" ses ennemis "avec une verge de fer, et les mettre en pièces comme un vase de potier" ( Psaume 2:9), il n'est pas prudent de s'opposer à ce qui a déjà été combattu par des rois et des dirigeants sous toutes les formes et qui a pourtant triomphé.

Actes 4:29

Voyez leurs menaces - Considérez-les comme pouvant nous délivrer. Ils n'avaient pas l'intention d'abandonner leur entreprise, ils étaient résolus à persévérer, et ils s'attendaient à ce que cette entreprise les mette en danger. C'est dans ce but qu'ils implorèrent la protection de Dieu, qu'ils lui demandèrent de ne pas les empêcher de parler avec audace, et qu'ils cherchèrent à obtenir une preuve supplémentaire de la présence et de la puissance de Dieu pour confirmer la véracité de leur message.

Et accorder - C'est un exemple d'audace héroïque et de détermination à persévérer dans l'accomplissement de leur devoir envers Dieu. Lorsque nous sommes assaillis par ceux qui détiennent le pouvoir, lorsque nous sommes persécutés et en danger, nous devrions confier notre voie à Dieu et rechercher son aide, afin de ne pas être détournés du chemin du devoir.

Actes 4:30

En étendant ta main - Les apôtres ne désiraient pas seulement avoir la hardiesse de parler, mais ils demandaient que Dieu continue à faire des miracles, et leur fournisse ainsi, ainsi qu'au peuple, la preuve de la vérité de ce qu'ils disaient. Ils ne demandaient même pas qu'il préserve leur vie ou qu'il les mette à l'abri du danger. Ils s'appliquaient à leur tâche et s'en remettaient avec confiance à Dieu, faisant de leur grand objectif la promotion de la connaissance de la vérité et cherchant à ce que Dieu se glorifie en établissant son royaume parmi les hommes.

Signes et prodiges - Miracles. (Voir les notes sur Actes 2:43.

Actes 4:31

Quand ils eurent prié - L'événement qui suivit fut considéré par eux comme une preuve que Dieu avait entendu leur prière.

Le lieu fut ébranlé - Le mot traduit par " fut ébranlé " désigne généralement une " agitation violente ", comme le déchaînement de la mer, la convulsion d'un tremblement de terre, ou des arbres secoués par le vent, Matthieu 11:7; Actes 16:26; Hébreux 12:26. Le langage employé ici est propre à exprimer l'idée d'un tremblement de terre. Il n'est pas dit si le mouvement se limita à la maison où ils se trouvaient. Ils y virent probablement une réponse à leur prière, ou une preuve que Dieu serait avec eux :

(1) Parce qu'il était soudain et violent, et qu'il n'était pas dû à des causes naturelles ;

(2) Parce qu'il s'est produit immédiatement, alors qu'ils cherchaient la direction divine ;

(3) Parce qu'il s'agissait d'une démonstration de grande puissance et d'une preuve que Dieu pouvait les protéger,

(4) parce qu'une convulsion si grande, si soudaine et si puissante convenait à ce moment-là pour leur donner une preuve de la présence et de la puissance de Dieu. Un exemple similaire de réponse à la prière par un tremblement de terre est rapporté dans Actes 16:25-26. Comparer avec Actes 2:1-2. On peut ajouter que, chez les Juifs, un tremblement de terre était considéré à juste titre comme une preuve frappante et impressionnante de la présence de Yahvé ( Ésaïe 29:6; Psaume 68:8) : " La terre a tremblé, les cieux sont tombés devant Dieu, le Sinaï lui-même a été bouleversé devant Dieu, le Dieu d'Israël " (voir aussi la description sublime dans Actes 4:6-11). Comparer avec Matthieu 27:54. Chez les païens, un tremblement de terre était considéré comme une preuve de la présence et de la faveur de la divinité. (Voir Virgile, Enéide, 3:89.)

Ils furent tous remplis - Voir les notes sur Actes 2:4. Le fait qu'ils aient été remplis du Saint-Esprit indique plutôt qu'ils ont été inspirés par la confiance ou l'audace que dotés de nouveaux pouvoirs, comme dans Actes 2:4.

Actes 4:32

Et la multitude - Le nombre de croyants à cette époque était devenu important. Dans Actes 4:4, il est dit qu'ils étaient cinq mille, et le nombre augmentait constamment.

Un seul cœur - Cette expression dénote "une tendre union" ; ils avaient les mêmes sentiments, ou étaient attachés aux mêmes choses, et cela les préservait des jalousies et des dissensions.

Une seule âme - Cette expression désigne aussi une "union étroite et tendre" ; aucune expression ne saurait la désigner d'une manière plus frappante que de dire d'amis qu'ils ont une seule âme. Plutarque cite un vers ancien dans sa vie de Caton d'Utique avec cette même expression - "Deux amis, une seule âme" (Grotius). De même, Diogène Laertius (5, Actes 1:11) dit à propos d'Aristote, qu'"étant demandé ce qu'était un ami, il répondit que c'était une seule âme habitant deux corps" (Kuinoel). Il ne peut y avoir de démonstration plus frappante de l'union et de l'amour que de dire de plus de cinq mille personnes soudainement réunies qu'elles avaient une seule âme ! Et cette union, ils l'ont manifestée de toutes les manières possibles - dans leur conduite, dans leurs prières et dans leurs biens. Combien différent aurait été l'aspect de l'église si l'union s'était poursuivie jusqu'à l'heure actuelle !

Ni l'un ni l'autre - C'est-à-dire qu'ils ne la considéraient pas comme leur propriété, mais comme devant être utilisée pour le bénéfice de toute la société. Voir les notes sur Actes 2:44.

Actes 4:33

Et avec une grande puissance - Voir Actes 1:8. Le mot " puissance " désigne ici " l'efficacité ", et signifie qu'ils avaient " la capacité " de rendre témoignage de la résurrection du Sauveur. Il se réfère donc plutôt à leur prédication qu'à leurs miracles.

Les apôtres ont rendu témoignage - Les apôtres ont rendu témoignage de.

La résurrection du Seigneur Jésus - C'était le point principal à établir. S'il était prouvé que le Seigneur Jésus était revenu à la vie après avoir été mis à mort, cela établissait tout ce qu'il avait enseigné, et c'était une démonstration qu'il était envoyé de Dieu. Ils s'efforcèrent donc de le prouver de toutes leurs forces, et leur succès fut tel qu'on pouvait s'y attendre. Des multitudes furent converties à la foi chrétienne.

Et une grande grâce - Le mot "grâce" signifie "faveur", voir les notes sur Jean 1:16. L'expression ici peut signifier soit que la faveur de Dieu leur était remarquablement manifestée, soit qu'ils avaient une grande faveur aux yeux du peuple. Elle ne se réfère pas, comme l'expression actuelle le fait communément, aux bénédictions internes de la religion sur l'âme d'un homme, à leur avancement personnel dans les grâces chrétiennes, mais à la faveur ou au succès qui accompagnait leur prédication. Le sens est probablement que la "faveur" du "peuple" à leur égard était grande, ou qu'un grand succès accompagnait leur ministère parmi eux. Ainsi, le même mot grâce (grec) est utilisé en Actes 2:47. Si tel est son sens, alors nous avons ici un exemple de la puissance du témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus pour impressionner l'esprit des gens. Mais ce n'est pas tout, et ce n'est probablement pas l'idée principale. C'est que leur union, leur bienveillance, leur libéralité dans la satisfaction des besoins des nécessiteux, était un moyen d'ouvrir le cœur des gens et de les gagner au Sauveur. Si nous voulons incliner les autres à nos opinions, rien n'y est mieux adapté que de leur témoigner de la bonté, et même de pourvoir à leurs besoins temporels.

La bienveillance à leur égard adoucit le cœur, et les incline à nous écouter. Elle désarme leurs préjugés, et les dispose à l'exercice des sentiments doux et aimables de la religion. Ainsi, notre Sauveur s'est employé à guérir les maladies et à répondre aux besoins du peuple. Il a attiré autour de lui les pauvres, les nécessiteux et les malades, il a pourvu à leurs besoins et les a ainsi préparés à recevoir son message de vérité. Ainsi, Dieu est amour, et il fait constamment le bien, afin que sa bonté conduise les hommes à la repentance, Romains 2:4. Ainsi, personne n'a de meilleures occasions de répandre les vrais sentiments de la religion, ni n'est investi de responsabilités plus élevées que ceux qui ont le pouvoir de faire le bien, ou que ceux qui sont habituellement engagés dans l'octroi de faveurs. Ainsi, les médecins ont accès au cœur des gens, ce que d'autres personnes n'ont pas. Ainsi, les parents ont un accès facile à l'esprit des enfants, car ils leur font constamment du bien. Ainsi, les maîtres de l'école du dimanche, dont toute l'œuvre est une œuvre de bienfaisance, ont un accès direct et très efficace au cœur des enfants qui leur sont confiés.

Actes 4:34

Ceux qui manquaient - Ceux qui étaient dans le besoin, ou dont les besoins n'étaient pas satisfaits par les autres.

Autant que - Le mot employé ici l'est dans un sens large et indéfini ; mais il serait impropre de le pousser jusqu'à supposer que chaque individu qui devint chrétien vendit immédiatement tous ses biens. Le sens est sans doute que cela se faisait " quand il le fallait " : ils se séparaient des biens nécessaires pour subvenir aux besoins de leurs frères pauvres. Le cas d'Ananias ( Actes 5:4) montre bien que cette pratique n'était en aucun cas considérée comme une obligation ou une prescription des apôtres. Le fait que "Joses" soit mentionné en particulier dans Actes 4:36 montre que ce n'était pas du tout une pratique universelle de se séparer de tous ses biens. Il s'agit d'un exemple parmi d'autres. Peut-être y avait-il beaucoup d'autres cas semblables ; mais tout ce que le passage nous oblige à croire, c'est qu'ils se séparaient de tout ce qui était "nécessaire" pour subvenir aux besoins des pauvres. Il s'agit là d'un exemple éminent et instructif de la libéralité chrétienne et de la puissance de l'Evangile pour vaincre l'une des passions les plus fortes qui existent dans le sein de l'homme : l'amour de l'argent. Beaucoup des premiers chrétiens étaient pauvres. Ils étaient issus des couches inférieures de la population. Mais "tous" ne l'étaient pas. Certains d'entre eux, semble-t-il, étaient des gens aisés, mais l'effet de la religion a été de les mettre tous sur un pied d'égalité, du moins en ce qui concerne les sentiments. Ils se sentaient membres d'une même famille, et c'est pourquoi ils transmettaient volontiers leurs biens à leurs frères. En outre, ils étaient sur le point d'aller prêcher l'Évangile dans d'autres pays, et ils se sont joyeusement séparés de leurs biens pour pouvoir aller proclamer les richesses insondables du Christ. Voir les notes sur Actes 2:44.

Actes 4:35

Ilsles déposèrent - C'est-à-dire qu'ils remirent l'argent reçu pour leurs biens à la disposition des apôtres, pour qu'ils le distribuent aux pauvres selon les besoins. Cette fonction devint bientôt lourde et incommode, et ils nommèrent des hommes qui en furent spécialement chargés, Actes 6:1-2, etc.

Actes 4:36

Les raisons pour lesquelles cet individu est choisi et spécifié particulièrement sont, sans aucun doute, parce qu'il était étranger, parce qu'il s'agissait d'un exemple remarquable de libéralité et parce qu'il s'est distingué par la suite dans le travail du ministère. Il se donna lui-même, ses biens et tout ce qu'il possédait, au service du Seigneur Jésus, et s'engagea dans les travaux de l'Evangile avec abnégation. Il est mentionné ailleurs avec honneur dans le Nouveau Testament ( Actes 11:24, Actes 11:30), généralement en tant que compagnon de l'apôtre Paul. Il fut associé au ministère de Paul lorsque celui-ci fut envoyé à Antioche par l'Église de Jérusalem. C'est là, semble-t-il, qu'il entendit parler de la renommée de Paul et qu'il alla le chercher à Tarse pour l'emmener avec lui à Antioche ( Actes 11:22-26). Auparavant, il l'avait connu et l'avait présenté aux autres apôtres, à une époque où ceux-ci avaient peur de Paul et ne voulaient pas le reconnaître comme apôtre ( Actes 9:26-27). A Antioche, Barnabé fut entraîné par Pierre dans une dissimulation à l'égard des païens, et fut réprimandé par son ami et compagnon Paul ( Galates 2:13). Paul et lui continuèrent à voyager en commun, jusqu'à ce qu'une dispute s'élevât à Antioche au sujet de Marc, et qu'ils se séparassent, Paul partant avec Silas à travers la Syrie et la Cilicie, et Barnabé, avec Marc, s'embarquant pour Chypre, son lieu d'origine ( Actes 15:35-41). Voir les endroits suivants pour les détails de son histoire : Actes 11:22, Actes 11:25, Actes 11:30; Actes 12:25; Actes 13:1-2, Actes 13:50; Actes 14:12; Actes 15:12; 1 Corinthiens 9:6; Galates 2:1, Galates 2:9.

Les noms desapôtres - Il n'était pas rare que l'on donne des noms de famille auxapôtres pour exprimer leur caractère. Ainsi, Simon était appelé Pierre ou Céphas ( Jean 1:44), et Jacques et Jean étaient surnommés Boanerges ( Marc 3:17).

Barnabé, qui est - Ce mot désigne proprement " le fils de la prophétie " ; il est composé de deux mots syriaques, l'un signifiant " fils " et l'autre " prophétie "."Le mot grec qui est utilisé pour interpréter cette παράκλησις paraklēsistranslated "consolation," signifie proprement exhortation, supplication, requête, ou plaidoyer. Il signifie aussi "consolation ou réconfort" ; c'est à partir de ce sens que le mot "Barnabé" a été interprété, mais avec une évidente impropriété. Il ne semble pas que ce nom ait été donné à cause de cela, bien qu'il soit probable qu'il possédait les qualités requises pour administrer le réconfort ou la consolation à un degré éminent, mais à cause de son talent pour " parler " ou " exhorter " le peuple à la sainteté, et de son succès dans la prédication. Comparer avec Actes 11:23. Lévite

- L'un des descendants de Lévi, employé aux services inférieurs du temple

.

Toute la tribu de Lévi était mise à part pour le service de la religion. Elle était divisée en prêtres et en lévites. Les trois fils de Lévi étaient Gershon, Kohath et Merari. C'est de la famille de "Kohath" que descendit Aaron, qui fut le premier grand prêtre. Tous les autres membres de la tribu de Lévi étaient appelés "Lévites" et étaient employés aux travaux du temple, aidant les prêtres à exécuter la musique sacrée, etc,

Deutéronome

12:18-19; Deutéronome 18:6-8; 1 Chroniques 23:24.

du pays de Chypre - Chypre est la plus grande île de la Méditerranée ; c'est une île extrêmement fertile, qui regorge de vin, de miel, d'huile, de laine, etc

.

Elle est mentionnée dans Actes 13:4; Actes 15:39. Elle est mentionnée dans Actes 13:4 ; Actes 15:39. L'île est proche de Cicilia et n'est pas très éloignée de la côte juive. Dion Caccius (lib. 68,69) dit que les Juifs étaient très nombreux dans cette île - Clark. Barnabé devint par la suite, avec Paul, un éminent prédicateur auprès des païens. Il convient de remarquer que "tous deux" sont nés dans des pays païens, bien qu'ils soient d'origine juive ; et comme ils ont été formés dans des pays païens, ils étaient mieux préparés à leur tâche particulière. Le cas de Barnabé est celui d'un homme qui possédait des biens lorsqu'il est entré dans le ministère, et qui a tout abandonné pour le Seigneur Jésus. La grande majorité des ministres, comme beaucoup de ceux qui se sont distingués dans d'autres professions, ont été choisis parmi les pauvres et dans les rangs les plus humbles de la société. Mais ce n'est pas le cas de tous. Beaucoup ont été riches et ont tout consacré à Christ ; quant aux autres, il faut remarquer qu'une proportion très importante d'entre eux aurait pu acquérir plus de "richesse" dans une autre profession qu'ils ne le font dans le ministère. Le ministère est une œuvre d'abnégation, et nul ne devrait y entrer s'il n'est pas prêt à se consacrer entièrement au service du Seigneur Jésus-Christ.

Barnes’ Notes on the Bible — Albert Barnes. Domaine public