Ostervald
Job 7:1-10
1L'homme n'a-t-il pas sur la terre un service de soldat, et ses jours ne sont-ils pas comme ceux d'un mercenaire?
2Comme un esclave, il soupire après l'ombre, et, comme un mercenaire, il attend son salaire.
3Ainsi j'ai reçu en partage des mois de déception, et l'on m'a assigné des nuits de fatigue.
4Si je suis couché, je dis: Quand me lèverai-je? Quand finira la nuit? Et je suis rassasié d'inquiétudes jusqu'au point du jour.
5Ma chair est couverte de vermine et d'écailles terreuses; ma peau se crevasse et coule.
6Mes jours ont passé plus légers que la navette du tisserand, et ils se consument sans espoir.
7Considère que ma vie est un souffle, et que mon œil ne reverra plus le bonheur.
8L'œil qui me voit, ne m'apercevra plus; tes yeux me chercheront, et je ne serai plus.
9La nuée se dissipe et s'en va, ainsi celui qui descend aux enfers n'en remontera pas.
10Il ne reviendra plus dans sa maison, et son lieu ne le reconnaîtra plus.
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Ostervald — 1881 Libre de droit
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