Tyndale Open Study NotesJob 7

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Lire Job 7 dans la Bible

Job 7:1-21

Dan sa réponse, Job s'en prend à ses conseillers (chap. 6) et défie Dieu (chap. 7). Il excuse ses paroles passionnées en évoquant la profondeur de sa misère (6.2–3 ; 7.11). Job dit qu'Élifaz n'a pas su lui apporter le réconfort ou la sympathie d'un ami et qu'il a plutôt choisi de débattre sur des préceptes théologiques dépassés.

Job 7:1

La vie humaine est une lutte depuis la chute (Gn 3.17 ; 5.29 ; Ec 1.2, 13–14 ; 2.11, 17 ; Rm 8.20–22).

Job 7:2

Un travailleur devait être payé à la fin de chaque journée (Lv 19.13 ; Dt 24.15), ce qui n'était pas toujours le cas (Jr 22.13 ; Ml 3.5 ; Jc 5.4).

Job 7:3

L'épreuve de Job dure peut-être déjà depuis des mois. • Le terme hébreu (amal) qui revient tout au long du livre de Job est traduit par "malheur", "misère" (3.20 ; 11.16 ; 16.2 ; 20.22) ou par "peine" (3.10 ; 4.8 ; 5.6, 7 ; 15.35).

Job 7:5

La référence aux vers signifie la mortalité (25.6) et la corruption omniprésente du monde des morts (17.14 ; 21.26 ; 24.20 ; voir Es 14.11).

Job 7:6-21

Job crie à Dieu, se plaignant que la vie est trop brève (7.6–10). Cette plainte contraste ironiquement avec son désir précédent que Dieu mette un terme à tout cela (6.9).

Job 7:7

Ceux qui invoquent Dieu pour qu'il se souvienne cherchent en général la miséricorde de l'alliance (Ps 35.6 ; 106.4). • La déclaration de Job selon laquelle la vie n'est qu'un souffle (hébreu ruakh) signifie soit qu'il est à un souffle de la mort, soit que sa vie est comme un vent qui passe (Ps 39.9, 11).

Job 7:8

L'Ancien Testament grec omet ce verset pour éviter de laisser entendre que Dieu ne pourrait pas voir Job dans le monde des morts (voir la note d'étude sur 7.9).

Job 7:9

Il s'agit de la première référence explicite au monde des morts dans le livre de Job. Le monde des morts est décrit comme un lieu de repos loin des pressions et distinctions terrestres (3.13–19) et comme un demeure obscure (10.21–22 ; 17.13) située dans les profondeurs de la terre (11.8) et couverte de poussière (17.16). Il est le destin de tous les vivants (30.23) dont personne ne peut revenir (10.21 ; voir Gn 37.25 ; 2S 12.12).

Job 7:11

Job fait écho à l'incapacité d'Élifaz de se taire (4.2).

Job 7:12

Le monstre marin (hébreu yam) et le dragon (hébreu tannin) représentent l'opposition chaotique à la création ordonnée de Dieu. Dans la mythologie cananéenne, Yam était le dieu primordial de la mer et Tannin était un monstre marin (Jr 51.34) ou une divinité mythologique du chaos (Ps 74.13–14). Ce type de chaos est également représenté dans Job comme le Léviathan (Jb 3.8 ; Es 27.1) ou Rahab (Jb 9.13 ; 26.12 ; Es 51.9). Le Seigneur est souverain sur la mer et tout ce qu'elle représente (Jb 26.12 ; 38.8–11 ; Ps 89.9–10 ; Jr 5.22).

Job 7:13-14

Les rêves et visions de Job sur son lit de malade font écho à ceux d'Élifaz (4.12–16).

Job 7:16

Ces mots peuvent aussi être traduits littéralement par "car mes jours sont une vapeur" (hébreu hebel) ; voir la note thématique "Tout est ‘vapeur’".

Job 7:17-18

Cf. Ps 8.4–5, qui traite les mêmes pensées de manière positive. • Dans Ps 8.4, le terme "examiner" (hébreu paqad) signifie "honorer ou prendre soin" ; Job utilise le terme ironiquement, pour dire qu'il est "harcelé" (cf. "attaqué", Es 26.14).

Job 7:19

Job cherche le contraire de l'attention vigilante que les fidèles recherchent habituellement (Nb 6.25 ; Ps 27.9 ; 69.17 ; 80.3, 7, 19 ; Lm 1.9). • Le terme "avaler" veut aussi dire dans ce contexte "une occasion de reprendre mon souffle".

Job 7:20

Au lieu de louer Dieu pour sa bonté exprimée par la vigilance (Dt 32.10 ; Ps 25.21 ; Pr 24.12), Job lui reproche sa surveillance hostile, qui caractérise en fait l'activité de Satan (Jb 1.7). • Le terme "pourquoi" vient du langage de lamentation (voir la note d'étude sur 3.11–24). • Voir 6.4 ; Lm 3.12 pour la notion de cible.

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