Luc 7
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Martin 1744

Luc 7:19-50

19Jean appela deux de ses disciples, et les envoya vers Jésus, pour lui dire : es-tu celui qui devait venir, ou si nous devons en attendre un autre ?

20Et étant venus à lui, ils lui dirent : Jean-Baptiste nous a envoyés auprès de toi, pour te dire : es-tu celui qui devait venir, ou si nous devons en attendre un autre ?

21(Or, en cette même heure-là il guérit plusieurs personnes de maladies et de fléaux, et des malins esprits ; et il donna la vue à plusieurs aveugles.)

22Ensuite Jésus leur répondit, et leur dit : allez, et rapportez à Jean ce que vous avez vu et ouï, que les aveugles recouvrent la vue ; que les boiteux marchent ; que les lépreux sont nettoyés ; que les sourds entendent ; que les morts ressuscitent ; et que l'Evangile est prêché aux pauvres.

23Mais bienheureux est quiconque n'aura point été scandalisé à cause de moi.

24Puis quand les messagers de Jean furent partis, il se mit à dire de Jean aux troupes : qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité du vent ?

25Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu de précieux vêtements ? Voici, c'est dans les palais des Rois que se trouvent ceux qui sont magnifiquement vêtus, et qui vivent dans les délices.

26Mais qu'êtes-vous donc allés voir ? Un Prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu'un Prophète.

27C'est de lui qu'il est écrit : voici, j'envoie mon Messager devant ta face, et il préparera ta voie devant toi.

28Car je vous dis qu'entre ceux qui sont nés de femme, il n'y a aucun Prophète plus grand que Jean Baptiste ; et toutefois le moindre dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui.

29Et tout le peuple qui entendait cela, et les péagers qui avaient été baptisés du Baptême de Jean justifièrent Dieu.

30Mais les Pharisiens, et les Docteurs de la Loi, qui n'avaient point été baptisés par lui, rendirent le dessein de Dieu inutile à leur égard.

31Alors le Seigneur dit : à qui donc comparerai-je les hommes de cette génération ; et à quoi ressemblent-ils ?

32Ils sont semblables aux enfants qui sont assis au marché, et qui crient les uns aux autres, et disent : nous avons joué de la flûte, et vous n'avez point dansé ; nous vous avons chanté des airs lugubres, et vous n'avez point pleuré.

33Car Jean Baptiste est venu ne mangeant point de pain, et ne buvant point de vin ; et vous dites : il a un Démon.

34Le Fils de l'homme est venu mangeant et buvant ; et vous dites : voici un mangeur et un buveur, un ami des péagers et des gens de mauvaise vie.

35Mais la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.

36Or un des Pharisiens le pria de manger chez lui ; et il entra dans la maison de ce Pharisien, et se mit à table.

37Et voici, il y avait dans la ville une femme de mauvaise vie, qui ayant su que Jésus était à table dans la maison du Pharisien, apporta un vase d'albâtre plein d'une huile odoriférante.

38Et se tenant derrière à ses pieds, et pleurant, elle se mit à les arroser de ses larmes, et elle les essuyait avec ses propres cheveux, et lui baisait les pieds, et les oignait de cette huile odoriférante.

39Mais le Pharisien qui l'avait convié, voyant cela, dit en soi-même : si celui-ci était Prophète, certes il saurait qui et quelle est cette femme qui le touche : car c'est une femme de mauvaise vie.

40Et Jésus prenant la parole lui dit : Simon, j'ai quelque chose à te dire ; et il dit : Maître, dis-la.

41Un créancier avait deux débiteurs : l'un lui devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante.

42Et comme ils n'avaient pas de quoi payer, il quitta la dette à l'un et à l'autre ; dis donc, lequel d'eux l'aimera le plus ?

43Et Simon répondant lui dit : j'estime que c'est celui à qui il a quitté davantage. Et Jésus lui dit : tu as droitement jugé.

44Alors se tournant vers la femme, il dit à Simon : vois-tu cette femme ? je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as point donné d'eau pour laver mes pieds ; mais elle a arrosé mes pieds de ses larmes, et les a essuyés avec ses propres cheveux.

45Tu ne m'as point donné un baiser, mais elle, depuis que je suis entré, n'a cessé de baiser mes pieds.

46Tu n'as point oint ma tête d'huile ; mais elle a oint mes pieds d'une huile odoriférante :

47C'est pourquoi je te dis, que ses péchés, qui sont grands, lui sont pardonnés ; car elle a beaucoup aimé ; or celui à qui il est moins pardonné, aime moins.

48Puis il dit à la femme : tes péchés te sont pardonnés.

49Et ceux qui étaient avec lui à table, se mirent à dire entre eux : qui est celui-ci qui même pardonne les péchés.

50Mais il dit à la femme : ta foi t'a sauvée ; va-t'en en paix.

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