Seventh-day Adventist Bible CommentaryColossiens 1

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

Lire Colossiens 1 dans la Bible

Introduction

Lettre de Paul aux Colossiens

Événements ayant conduit à la rédaction de la Lettre de Paul aux Colossiens Écrite depuis Rome pendant le premier emprisonnement de Paul, vers 62 apr. J.-C. Épître de Paul l’apôtre aux COLOSSIENS INTRODUCTION

1. Titre. Comme les autres épîtres de Paul, celle-ci ne portait probablement pas de titre à l’origine, car il s’agit d’une lettre. Le plus ancien manuscrit conservé porte le titre simple Pros Kolossaeis (« Aux Colossiens »), qui fut sans doute ajouté par un scribe de l’Église primitive lorsque les lettres de Paul furent rassemblées et publiées en un seul recueil. D’après le ch. 1:2, il est évident qu’un tel titre est correct. 2. Paternité. Cette épître porte les noms de Paul et de Timothée comme auteurs (ch. 1:1). Cependant, des références répétées dans la lettre montrent que c’est réellement Paul qui écrit (voir chs. 2:1 ; 4:3, 4, 7, 8, 13, 18), à la fois en son propre nom et en celui de son jeune collaborateur. L’Église primitive était unanime à attribuer la lettre à Paul. Bien que la critique plus radicale des XIXe et du début du XXe siècles ait soutenu que ce livre n’avait pas été écrit par Paul, les spécialistes d’aujourd’hui le lui attribuent généralement. Concernant la date de rédaction, voir vol. VI, p. 105, 106.

Nichol, F. D. (1978). Commentaire biblique adventiste du septième jour : La Sainte Bible avec commentaire exégétique et expositoire. Série de références du commentaire (Col 1:1). Washington, D.C. : Review and Herald Publishing Association.

3. Contexte historique. On ne peut pas savoir avec certitude comment, quand ou par qui l’Église de Colosses fut fondée. Paul fit d’Éphèse le quartier général de ses entreprises missionnaires pendant environ trois ans (Actes 20:31). La poursuite énergique de l’évangélisation par Paul durant cette période conduisit Luc à déclarer : « Tous ceux qui habitaient l’Asie entendirent la parole du Seigneur Jésus, Juifs et Grecs » (Actes 19:10). Même Démétrius affirma que « presque dans toute l’Asie, ce Paul a persuadé et détourné beaucoup de gens » (Actes 19:26) du paganisme. Écrivant aux Corinthiens vers la fin de son séjour à Éphèse et dans ses environs, l’apôtre transmit les salutations « des Églises d’Asie » (1 Cor. 16:19). Cela indique que l’Asie romaine était alors son champ missionnaire (cf. 2 Cor. 1:8; Rom. 16:5, où la bonne leçon est « Asie »). Le grand port maritime d’Éphèse attirait des visiteurs de toute l’Asie, et les messages de Paul durent être largement diffusés par les voyageurs de retour (Actes 19:10). C’est peut-être ainsi que les deux citoyens de Colosses, Épaphras (Col. 4:12) et Philémon (Philémon 1 ; cf. Philémon 10, 11; Col. 4:9), entendirent la bonne nouvelle du salut. Eux-mêmes, avec d’autres, ont peut-être rapporté l’Évangile à leurs concitoyens (voir ch. 1:7). Ainsi, bien que Paul lui-même n’ait peut-être pas fondé l’Église de Colosses (voir la note sur le ch. 2:1), il en était probablement, en un sens très réel, le père. Cette épître montre clairement qu’il se tenait pour responsable de la condition spirituelle des chrétiens de Colosses et qu’il connaissait bien leurs besoins ainsi que les dangers auxquels ils étaient exposés. Cette information lui fut apportée à Rome, apparemment par Épaphras (voir Col. 1:8 ; cf. Philémon 23), et constitua la raison immédiate pour laquelle il leur écrivit cette épître. Le danger auquel les croyants de Colosses étaient confrontés provenait de faux enseignements qui se répandaient parmi eux. On ne peut pas déterminer avec précision les détails de ces enseignements à Colosses. Certains spécialistes les ont identifiés comme étant de deux types différents : judaïsants et gnostiques. Ils contenaient incontestablement des tendances judaïsantes, et certaines des fausses doctrines évoquées dans cette épître ressemblent à celles que soutenaient certains gnostiques aux IIe et IIIe siècles. Cependant, compte tenu de la très grande incertitude de l’ensemble du tableau, il est probablement plus prudent de comprendre le faux enseignement de Colosses comme un mélange de judaïsme et d’une forme quelconque de paganisme oriental (peut-être une forme primitive du gnosticisme), plutôt que comme deux systèmes d’enseignement distincts. La littérature apocalyptique juive comme les rouleaux de la mer Morte montrent que de tels mélanges n’étaient pas rares parmi les Juifs de l’époque. Le concept des anges organisés en ordres (voir la note sur Col. 1:16) est un élément bien connu de la littérature apocryphe juive. Et, telle qu’elle est présentée dans l’épître aux Colossiens, elle semble tendre vers l’idée d’émanations que l’on trouve dans les écrits gnostiques ultérieurs (voir vol. VI, p. 56). Les termes « mystère » (ch. 1:26, 27) et « connaissance » (ch. 2:3) — que Paul semble ici reprendre de la bouche des faux docteurs pour les employer dans un sens chrétien — apparaissent dans les manuscrits de la mer Morte presque comme des termes religieux techniques. Ces mots jouissaient certainement d’un tel statut dans les mystères païens et dans le gnosticisme. Le mot « plénitude » (gr. plērōma ; ch. 1:19), qui, déclare Paul, habite en Christ, était du moins plus tard un terme gnostique courant désignant les émanations, ces êtres intermédiaires secondaires dont on pensait qu’ils procédaient de Dieu et servaient d’intermédiaires entre lui et le monde. Il est impossible de dire jusqu’où ces concepts s’étaient développés à Colosses. Toutefois, un point semble clair. Les faux docteurs de Colosses enseignaient l’existence d’êtres angéliques répartis en différents ordres, intermédiaires entre Dieu et le monde, qui servaient de médiateurs pour les hommes, leur apportaient le salut et méritaient leur adoration. En même temps, ces docteurs insistaient sur un formalisme extrêmement légaliste

cérémonialisme, suivant le modèle juif et mettant l’accent sur la circoncision, les tabous concernant la nourriture et la boisson, ainsi que l’observance des fêtes. C’est contre de tels enseignements que Paul écrivit l’épître aux Colossiens. Le lieu de rédaction de cette épître fut sans doute Rome, et elle fut écrite vers 62 apr. J.-C., pendant la première captivité de Paul (voir vol. VI, p. 105, 106). 4. Thème. Dans l’épître aux Colossiens, Paul s’élève avec force contre l’hérésie répandue dans cette église. Dans l’épître aux Galates et ailleurs, il réfute uniquement le judaïsme, mais ici sa cible est mixte. Paul ne se préoccupe pas seulement de réfuter le légalisme judaïsant ; il doit également s’opposer à certains éléments païens qui cherchaient à dégrader ou à éclipser la fonction du Christ. Il s’attaque donc à l’idée d’intermédiaires angéliques comme agents de la création et de la médiation. Il déclare que le Christ est à lui seul le Créateur et le Médiateur (ch. 1:16, 20). Le Christ est la « tête » des réalités matérielles et spirituelles (chs. 1:18 ; 2:19). Il n’y a en lui aucun dualisme. Le même Jésus est au-dessus de tout (ch. 1:18). Il soutient toutes choses (v. 17). Il est Dieu (v. 15). En lui habite la « plénitude » (v. 19). Il n’a besoin d’aucun être auxiliaire ni d’aucune émanation. Paul affirme qu’en Christ se trouvent « tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (ch. 2:3). Le mystère suprême et salvateur n’est pas une connaissance ésotérique concernant les différents ordres d’anges (voir la note sur ch. 1:16), mais « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (v. 27). Il condamne donc le culte des anges, que préconisaient les faux docteurs, comme un déni de la perfection du Christ en tant que soutien et médiateur (ch. 2:18, 19). L’apôtre traite également des conséquences morales de ces hérésies. Un ascétisme trop rigoureux et une licence débridée sont pareillement interdits (chs. 2:16, 20, 21 ; 3:5, 8, 9). Les deux hérésies revendiquent la souveraineté de la volonté humaine. Ce « culte de la volonté » est une fausse humilité, ou une humilité inversée, et il est donc répréhensible. Toutes les indulgences charnelles (et la liste de l’apôtre est presque exhaustive) sont sévèrement condamnées. Paul présente le Christ comme le Créateur et le Soutien de l’univers, la Tête, le Médiateur et le Libérateur de l’Église. En Christ, le principe remplace le cérémonial. Avec clarté, logique et vigueur, l’apôtre écrit à ses amis de Colosses, les exhortant à se détourner des spéculations vaines et creuses pour revenir à la réalité de l’Évangile du Christ. 5. Plan. I. Introduction, 1:1–13. A. Salutation initiale, 1:1, 2. B. La reconnaissance de Paul pour les progrès des «Colossiens, 1:3–8. C. Prière pour progresser dans la connaissance et les bonnes œuvres, 1:9–11. D. Actions de grâces pour les bénédictions de Dieu, 1:12, 13. II. Section doctrinale, 1:14 à 2:3. A. La prééminence du Christ, 1:14–19. B. L’œuvre du Christ, 1:20–22. C. Le ministère de Paul, le sous-berger du Christ, 1:23 à 2:3. III. Section didactique, 2:4–23. A. Mise en garde contre l’erreur, 2:4–8. B. Le Christ, solution aux problèmes doctrinaux, 2:9–23. 1. Le Christ, plénitude de Dieu, 2:9. 2. Le Christ, tête de toute principauté et de tout pouvoir, 2:10. 3. Le Christ, moyen et force motrice de la conversion, 2:11–13. 4. Le Christ, fin des systèmes légalistes désuets, 2:14–17.

5. Mises en garde contre les fausses philosophies et les spéculations, 2:18–23. IV. Section exhortative, 3:1 à 4:6. A. Mort au monde, le chrétien vit pour Christ seul, 3:1–4. B. Les passions de la chair rejetées par la puissance du Christ, 3:5–11. C. La ressemblance véritable au Christ développée par le croyant chrétien, 3:12–17. D. Devoirs dans les relations sociales, 3:18 à 4:1. 1. Des femmes et des maris, 3:18, 19. 2. Des enfants et des parents, 3:20, 21. 3. Des esclaves et des maîtres, 3:22 à 4:1. E. Instructions générales, 4:2–6. V. Conclusion, 4:7–18. A. Explications personnelles, 4:7–9. B. Salutations et messages, 4:10–18.

Colossiens 1:1

1. Paul, un apôtre. Pour la forme de l'introduction et la signification des termes, voir sur Rom. 1:1; cf. sur Actes 1:2. Paul se qualifie d'apôtre parce qu'il veut souligner qu'il est l'ambassadeur du Seigneur.

Volonté de Dieu. Voir sur Eph. 1:1.

Timothée. En ce qui concerne Timothée, voir Actes 16:1. Paul inclut Timothée dans sa salutation apostolique dans d'autres de ses épîtres(2 Cor. 1:1; Phil. 1:1; 1 Thess. 1:1 ; 2 Thess. 1:1; Philémon 1).



Ellen G. White


Une instruction de la plus haute valeur—La manifestation de la véritable bonté consiste à porter du fruit par de bonnes œuvres. Cela reçoit l’approbation du ciel. Lisez le premier chapitre de l’Épître de Paul aux Colossiens. L’instruction qu’il contient est de la plus haute valeur. La religion du Christ rend véritablement bienveillants tous ceux qui la possèdent. Elle ne tolère aucune mesquinerie ni aucune transaction déshonorante. Les vrais chrétiens possèdent une noblesse qui ne permet aucune de ces actions vulgaires et cupides qui déshonorent ceux qui les commettent (Letter 58, 1900).
Ce que devraient être nos Églises—Les premier et deuxième chapitres des Colossiens m’ont été présentés comme l’expression de ce que devraient être nos Églises dans toutes les régions du monde (Letter 161, 1903).

Colossiens 1:2

Saints. Gr. hagioi (voir commentaire sur Rom. 1:7). Frères fidèles. Cette expression est en apposition avec « saints ». Paul félicite les membres de l’Église de Colosses pour leur fidélité, leur fiabilité et leur constance inébranlable. En Christ. Voir le commentaire sur Éph. 1:1. Colosses. Plus couramment orthographiée Colossae, cette ville de Phrygie se trouvait à environ 110 milles à l’est du port maritime d’Éphèse. À l’époque de Paul, la Phrygie était rattachée à la province romaine d’Asie. Colossae était située sur les rives du fleuve Lycus, à environ 13 milles (env. 21 km) d’Hiérapolis et à environ 10 milles (16 km) de Laodicée. Au cours des siècles précédents, Colosses avait occupé une position de grande importance. L’armée de Xerxès, le Perse, y passa en route pour attaquer la Grèce. Xénophon la décrit comme « une ville habitée, prospère et grande » (Anabase i. 2. 6 ; éd. Loeb, vol. 2, p. 253). Mais à l’époque du NT, sa population avait considérablement diminué. Pour l’origine de l’Église, voir p. 183. La grâce … et la paix. Voir le commentaire sur Rom. 1:7; 3:24. Dieu notre Père. Voir le commentaire sur Rom. 1:7. Seigneur Jésus-Christ. Des éléments importants de la critique textuelle peuvent être invoqués (cf. p. 10) en faveur de l’omission de ces mots. Ils ont apparemment été ajoutés d’après le passage parallèle dans Éph. 1:2.

Colossiens 1:3

3. Nous rendons grâce. Comparer avec Eph. 1:16. La cause de cette reconnaissance est énoncée dans Col. 1:4, 5.

Dieu et le Père. On peut citer des preuves textuelles importantes(cf. p. 10) pour l'omission du mot " et ".

Seigneur Jésus-Christ. Voir sur Eph. 1:17.

Colossiens 1:4

4. Nous avons entendu. Epaphras apporte des nouvelles de la situation de l'église de Colosses(vs. 7, 8)

La foi. La foi en Christ n'est pas simplement une confiance en Lui en tant que personne ; c'est une subordination complète à la volonté de Dieu et une confiance inconditionnelle dans Son programme. C'est l'acceptation par l'homme de la voie de Dieu

En Jésus-Christ. Paul représente le Christ comme la sphère dans laquelle le chrétien vit, de la même manière que l'air est le milieu dans lequel son corps existe. Celui qui est "en Christ" est limité et circonscrit par les principes et les lois de son Sauveur ; il vit par eux et en eux. Jésus est la source et le protecteur de sa vie. C'est à l'intérieur de ce cercle qui englobe tout ce que Jésus représente en tant que Christ de Dieu que la vraie foi opère (voir Eph. 1:15; 1 Tim. 3:13; 2 Tim. 1:13; 3:15)

Amour. Gr. agapÃâ (voir sur 1 Cor. 13:1). Animés par le principe de l'amour envers Dieu et de l'amour envers les frères, tous les chrétiens s'uniront. Cette attitude se traduit par une affection pour tous les saints. Une foi authentique envers Dieu ne peut produire rien de moins. Paul se réjouit du développement de l'expérience chrétienne des croyants colossiens

Colossiens 1:5

5. L'espérance. Voir sur Rom. 8:2412:12. Paul en arrive maintenant à la troisième de sa triade de vertus chrétiennes. Non seulement la foi et l'amour ont leur force motrice dans l'espérance, mais cette espérance est leur but. Les Colossiens avaient écouté l'histoire de la rédemption, et l'espérance était née dans leur cœur. Cette espérance était la force motrice de toutes leurs expériences chrétiennes et de leur philosophie de vie. Ainsi, l'espérance précède la foi. C'est parce que Dieu avait déjà conçu le plan du salut que l'espérance était possible pour l'homme déchu

Dans le ciel. Le chrétien espère un "héritage incorruptible, indéfectible et qui ne se fane pas, qui lui est réservé dans les cieux"(1 Pierre 1:4; cf. Phil. 3:21). L'espérance dans la réalisation ultime du dessein de Dieu pour un univers harmonieux et sans péché a été le terreau fertile d'où sont sortis la foi et l'amour que les croyants colossiens ont manifestés

Vous en avez déjà entendu parler. Paul rappelle aux croyants leur joie et leur enthousiasme au moment où le message de l'Évangile leur est parvenu. Il souhaite que les Colossiens opposent la foi qu'ils avaient alors, et la joie qui inondait leurs âmes, aux doutes et aux tendances inquiétantes résultant des messages présentés par les faux enseignants(cf. v. 23; ch. 2:6-8, 16-23)

Parole de vérité. C'est-à-dire le message qui contient la vérité, la bonne nouvelle de toute la volonté révélée de Dieu (voir sur Jean 8:32). La vérité est une révélation de la pensée de Dieu et traite des réalités ultimes et éternelles

De l'Évangile. Voir sur Marc 1:1. Cette phrase peut être comprise comme étant en apposition avec "de la vérité" et est étroitement liée à la clause qui suit

Colossiens 1:6

6. Ce qui est venu à vous. Dans le grec, il est clair que "qui" ne peut se référer qu'à "l'évangile" (voir v. 23).

Dans le monde entier. Voir v. 23.

Porte du fruit. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 10) l'ajout des mots " et s'accroît " Un arbre produit des fruits parce qu'il vit et s'épanouit. Ainsi, le chrétien produit continuellement le fruit de l'Esprit(Gal. 5:22, 23) parce que la vie du Christ est un principe vital en lui (voir Marc 4:20, 28; Rom. 7:4, 5; Phil. 4:17). La force de l'expression de Paul est que partout où l'évangile est prêché, il porte constamment du fruit.

En vous aussi. Paul passe de la vérité générale selon laquelle l'Évangile produit invariablement du fruit partout où il est proclamé, au fait particulier qu'il l'a fait à Colosses. Cette Église est donc liée au dessein universel de Dieu pour la rédemption des hommes.

Le jour. Pour la manière dont l'Évangile est arrivé à Colosses, voir p. 183.

Savait. Gr. epiginÅÂskÅÂ,"reconnaître", "connaître pleinement", "connaître par expérience". Cette pleine connaissance ne vient que par expérience, donc seulement à ceux qui acceptent la grâce du Christ. La vraie connaissance de Dieu est inséparable de la grâce de Dieu.

La grâce. Voir sur Rom. 3:24.

En vérité. C'est-à-dire en vérité. Paul ne cesse de faire des contrastes subtils avec les faux enseignements qu'il s'apprête à mentionner.

Colossiens 1:7

7. Epaphras. Peut-être le messager qui a apporté le message du salut à Colosses (voir p. 183). Paul l'appelle ici " notre cher compagnon de service " et, dans sa lettre à Philémon, il parle de lui comme d'un " compagnon de captivité "(Philémon 23). Epaphras était manifestement originaire de Colosses(Col. 4:12). On suppose qu'il a peut-être entendu l'Évangile à Éphèse et qu'après s'être consacré au service de Dieu, il est devenu missionnaire auprès de son propre peuple.

Pour vous. Les preuves textuelles sont partagées(cf. p. 10) entre cette lecture et celle de " pour nous "."Les pronoms traduits par " nous " et " vous " sont similaires en grec(humÅÂn et hÃâmÅÂn) et se confondent facilement. L'une ou l'autre lecture est possible dans le contexte.

Fidèle. Paul approuve ici les messages et les activités d'Épaphras.

Ministre. Gr. diakonos (voir sur Eph. 6:21).

Colossiens 1:8

8. Qui a aussi déclaré. Épaphras avait apporté à Paul des nouvelles de l'état de l'Église de Colosses.

Dans l'Esprit. Il n'est pas certain que Paul parle du Saint-Esprit ou de l'esprit humain. Tout amour véritable est le fruit de la présence de l'Esprit Saint dans la vie, mais il se peut que Paul mette ici l'accent sur la réponse aimante, dispositionnelle aux conditions de vie, que chaque chrétien devrait manifester.

Colossiens 1:9

9. A cause de cela. C'est-à-dire que, compte tenu de ce qui a été dit dans les versets 4-8, Paul s'est souvenu de la foi des Colossiens en Christ, de l'authenticité de leur amour pour les frères, et de leur espérance soutenue dans la récompense céleste. Toutes ces choses ont réjoui son cœur. La cause immédiate de sa réjouissance est la bonne parole qu'Epaphras a rapportée de Colosses. Son rapport élogieux a réchauffé le cœur du vieux Paul

Le jour où nous l'avons appris. L'arrivée d'Epaphras fut un jour mémorable pour Paul. C'est de lui que datent l'intensification de sa dévotion et de sa gratitude

Ne cessez pas de prier. Paul a déjà attiré l'attention sur ses prières pour les croyants de Colosses (voir v. 3). Le récit de Colosses qu'Epaphras lui a apporté lui permet maintenant de prier avec plus de sens et de joie. L'expression "ne cesse pas de prier" signifie que Paul a l'habitude de prier pour les chrétiens de Colosses. À aucun moment, on ne peut dire qu'il a cessé de prier pour eux

Désirer. Paul était reconnaissant, mais en même temps plein de sollicitude. Non satisfait des progrès que les colossiens avaient déjà accomplis, il désirait ardemment qu'ils en fassent d'autres

La connaissance. Gr. epignÅÂsis, "connaissance complète, précise" (voir sur Rom. 3:20Eph. 1:17; cf. sur Col. 1,6)

Sa volonté. Plus précisément, la connaissance de la volonté de Dieu concernant leur conduite (voir v. 10), et plus généralement la compréhension de la somme totale du dessein global de Dieu. Pour celui qui possède cette connaissance, chaque détail de la vie, avec ses problèmes et ses mystères inexplicables, prend un sens nouveau. Le chrétien se rend compte que Dieu a un plan pour sa vie, et son but est d'accomplir le dessein divin

La sagesse. Gr. sophia. Voir sur Luc 2:52. La sagesse est la capacité d'appliquer les faits de la connaissance aux situations de la vie. Malheureusement, il ne s'ensuit pas toujours que celui qui a la connaissance possède aussi la sagesse. C'est pourquoi Paul prie pour que les croyants de Colosses soient dotés de la sagesse du Ciel

Spirituel. L'adjectif s'applique au nom précédent, "sagesse", ainsi qu'à "compréhension"

Compréhension. L'intelligence donnée par l'Esprit est ce discernement qui permet au chrétien de juger entre le bien et le mal. Les tentations et les pièges de l'adversaire sont reconnus par celui qui est éclairé par le Saint-Esprit. Et, si la volonté entière est abandonnée à Dieu et absorbée par les choses de valeur éternelle, le chrétien choisit de ne faire que les choses que Dieu veut qu'il fasse



Ellen G. White


9-11. La volonté de Dieu peut être connue—[Colossiens 1:9-11 cité.] Quelle plénitude dans cette prière ! Il n’y a aucune limite aux bénédictions que nous avons le privilège de recevoir. Nous pouvons être « remplis de la connaissance de sa volonté ». Le Saint-Esprit n’aurait jamais inspiré Paul à offrir cette prière en faveur de ses frères s’il ne leur avait pas été possible de recevoir de Dieu une réponse conforme à leur demande. Puisqu’il en est ainsi, nous savons que la volonté de Dieu est manifestée à Son peuple lorsqu’il a besoin d’une compréhension plus claire de Sa volonté (Letter 179, 1902).

Colossiens 1:10

10. Marcher. Gr. peripateÅÂ,"se promener", métaphoriquement, "vivre" (voir sur Eph. 2:2). Le but de la connaissance expérimentale des vérités célestes, de la sagesse et de la compréhension spirituelle du bien et du mal en relation avec le dessein primordial de Dieu est de produire, comme résultat, une marche, ou une manière de vivre, qui convient à un enfant de Dieu

Jusqu'à toute satisfaction. La norme de la conduite chrétienne est la volonté de Dieu ; le but est que nous puissions lui plaire tous les jours. Nous sommes créés pour son plaisir. Nous sommes rachetés pour que son dessein initial puisse être complété. Ce qui lui déplaît, c'est le péché. Parlant de sa relation avec son Père céleste, Jésus a dit : "Je fais toujours ce qui lui plaît"(Jean 8:29)

Être fécond. La fécondité d'un arbre est le résultat de la vie en lui. Les fruits prouvent l'existence de la vie. La fructification ne permet pas à l'arbre de vivre ; l'arbre porte du fruit parce qu'il vit. Ainsi, l'apôtre illustre le résultat de la présence vivante du Christ dans le cœur. Une marche chrétienne résultant de cette union du divin et de l'humain ne peut que produire du fruit (voir Gal. 5:22, 23; cf. 2 Pierre 1:8)

Dans toute bonne œuvre. L'accent est mis ici sur la complétude du caractère chrétien. Le Christ ne veut pas de disciples tièdes ou déséquilibrés. Le développement harmonieux de l'homme dans sa totalité est l'idéal qu'il nous propose. Comparez Eph. 4:13; 1 Thess. 5:23

L'accroissement. Parallèlement au progrès dans le témoignage par la parole et l'action, il doit y avoir un approfondissement graduel du discernement et de la connaissance spirituelle. L'appréhension de la vérité est progressive. Le disciple du Christ devrait pouvoir regarder en arrière et voir qu'il a fait des progrès notables, et en avant, voir qu'il y a de nouveaux sommets à atteindre

La connaissance. Gr. epignÅÂsis (voir sur v 9)

Colossiens 1:11

11. Renforcé de toutes ses forces. Comparer avec Eph. 1:19. La puissance divine permet à l'homme de faire face à tous les problèmes de la vie quotidienne, qu'ils découlent de ses relations avec ses semblables ou d'un conflit direct avec des agences sataniques. Paul souhaite que les croyants colossiens reçoivent cette force intérieure par la présence permanente du Saint-Esprit, qui se traduirait par des actions puissantes pour leur Seigneur. Au fur et à mesure que les besoins augmentaient, ils pouvaient puiser la force nécessaire pour y répondre.

Selon sa puissance glorieuse. Le critère, ou la norme, selon lequel ce don de puissance céleste est accordé à l'humanité est la puissance et l'ingéniosité de Dieu, et non les besoins de l'homme. Pour la signification du mot "gloire", voir Rom. 3:23.

La patience. Gr. hupomonÃâ. Voir sur Rom. 2:7.

Longanimité. Gr. makrothumia (voir sur Col. 3:12; cf. 1 Cor. 13:4; 2 Cor. 6:6). Lorsque la puissance de Dieu agit dans l'âme, la longanimité et la tolérance contrôlent les passions. L'enfant de Dieu regarde son Seigneur et Maître réaliser patiemment ses desseins, et il apprend aussi la patience. C'est ainsi que grandissent dans son cœur l'endurance, la fermeté face aux obstacles et la paix face à la mort. La patience est le contraire de l'abattement ou de la lâcheté, tandis que la longanimité est le contraire de la colère ou de la vengeance. La patience est étroitement liée à l'espérance (voir 1 Thess. 1:3), et la longanimité est souvent associée à la miséricorde (voir Ex. 34:6).

La joie. Ou "joie"(cf. Rom. 14:17).

Colossiens 1:12

12. Remercier. Un cœur reconnaissant est la marque de celui dont l'orientation positive, jour après jour, va dans le sens d'une conformité reconnaissante à la volonté du grand Donneur(cf. Ep. 5:4; Ph. 4:6; Col. 2:7; 3:17; 4:2; voir sur Eph. 5:20). Le manque de reconnaissance est à l'origine de la rébellion et de l'anarchie(Rom. 1:21). L'action de grâces sincère et reconnaissante est une condition préalable à la croissance dans la vie chrétienne. Cette action de grâces ne consiste pas seulement à reconnaître que Dieu envoie chaque jour des bienfaits récurrents ; elle consiste aussi à lui attribuer avec adoration l'honneur dû à son saint nom et à sa puissance

Vers le Père. Les versets 12 et 13 représentent le Père comme celui qui a inauguré le plan du salut. C'est lui qui a donné son Fils unique

Nous a rendus aptes. Littéralement, "nous a rendus suffisants", c'est-à-dire qualifiés. Les preuves textuelles sont partagées(cf. p. 10) entre les lectures "nous" et "vous", "nous" étant attesté au v. 13. Cette qualification, ou aptitude, n'est pas gagnée par l'homme. Elle est accordée à ceux qui, par la foi, acceptent le Seigneur Jésus-Christ (cf Eph. 2:8)

Pour avoir part à l'héritage. Littéralement, "pour une part du lot". Voir sur Rom. 8:17

Les saints. Voir sur Rom. 1:7

La lumière. Le mot est ici en contraste avec "ténèbres"(v. 13). "Dans la lumière" est donc équivalent à "le royaume de son Fils bien-aimé" (v. 13). Voir sur Jean 1:51 Jean 1:5.

Colossiens 1:13

Délivré. Gr. rhuomai, « arracher », « secourir ». C’est ce mot que Paul emploie en Rom. 7:24 dans son cri angoissé : « Qui me délivrera de ce corps de mort ? » Le « Libérateur » qui doit sortir de Sion (Rom. 11:26) est ho rhuomenos, « celui qui délivre », « le libérateur ». Dans le présent passage, le Père est présenté comme Celui qui délivre les hommes de la servitude de Satan. Puissance. Gr. exousia, « autorité ». Du royaume du mal où le prince des ténèbres règne en tyran impitoyable, le Conquérant divin a délivré ses saints. Ils ne sont plus soumis à une autorité usurpée. Ténèbres. Notez le contraste avec « l’héritage … dans la lumière » (v. 12). De l’autorité du prince des ténèbres, l’enfant de Dieu est transféré dans le royaume de la lumière.

A transférés. Gr. methistēmi, « transporter », « déplacer ». Comparez l’emploi de ce mot dans Luc 16:4; Actes 13:22; 19:26, ainsi que d’une forme apparentée dans 1 Cor. 13:2. Josèphe emploie ce mot en parlant de la transplantation des Israélites dans le royaume d’Assyrie au moment de l’invasion de Tiglath-Piléser III (Antiquités ix. 11. 1 [235]). Royaume. C’est-à-dire le royaume de la grâce (voir le commentaire sur Matt. 4:17; 5:3). De son Fils bien-aimé. Littéralement, « le Fils de son amour », désignant peut-être le Fils qui est l’objet de l’amour de Dieu (cf. commentaire sur Matt. 3:17; Éph. 1:6).

Colossiens 1:14

14. Nous avons la rédemption. Ce verset est en grande partie parallèle à Eph. 1:7 (voir le commentaire). Le Christ est celui par la mort expiatoire duquel les hommes obtiennent la rédemption (voir sur Rom. 3:24).

Par son sang. L'évidence textuelle atteste(cf. p. 10) l'omission de cette phrase. Cependant, l'expression est bien attestée dans le passage parallèle, Eph. 1:7 (voir le commentaire). Voir Problems in BibleTranslation, p. 223.

Le pardon. Gr. aphesis, " libération ", " pardon ". Voir à ce sujet Luc 3:3. C'est ainsi que Paul termine l'introduction de cette épître(vs. 1-14). Il a remercié Dieu pour ce qu'il a entendu sur les progrès des chrétiens colossiens. Il a sollicité l'aide du ciel pour qu'ils grandissent dans la vraie connaissance de la volonté divine. Ces demandes ont constamment surgi du cœur de l'apôtre, surtout depuis qu'il a reçu un rapport direct concernant les croyants colossiens. Il leur rappelle ensuite le privilège d'avoir été transférés dans le royaume de la lumière, et la joie qui doit être la leur depuis qu'ils ont été affranchis de la puissance des ténèbres.

Colossiens 1:15

Qui est. Ayant achevé son prologue (v. 1–14), l'apôtre aborde maintenant son thème principal : une discussion sur la personne et la position du Christ. Image. Gr. eikōn, « similitude », « ressemblance ». Comparez avec le ch. 3:10, où Paul déclare que le chrétien est renouvelé « à l'image [eikōn] de celui qui l'a créé ». L'image de l'empereur romain sur les monnaies antiques était appelée une eikōn (Matth. 22:20). Le Dieu invisible. « Personne n'a jamais vu Dieu », mais Jésus, « l'image du Dieu invisible », est venu le révéler aux hommes (voir le commentaire sur Jean 1:18). Premier-né. Gr. prōtotokos (voir le commentaire sur Rom. 8:29). Dans Matth. 1:25; Luc 2:7, prōtotokos est employé pour désigner le Christ comme le premier-né de Marie. Dans Héb. 11:28 le mot est employé pour désigner les premiers-nés d'Égypte qui périrent lors des fléaux. Dans Héb. 12:23 le mot décrit les membres de « l'Église des premiers-nés ». Dans les références restantes (Rom. 8:29; Col. 1:15, 18; Héb. 1:6; Apoc. 1:5) prōtotokos est appliqué au Christ (voir les commentaires sur ces passages). Au fil des siècles, le sens de prōtotokos dans Col. 1:15. Les premiers Pères de l'Église appliquaient cette expression au Christ en tant que Fils éternel de Dieu. Les ariens utilisaient ce verset pour montrer que le Christ lui-même était un être créé. Une telle interprétation, bien que possible du point de vue de la grammaire du passage, est contredite ailleurs dans l'Écriture (voir la Note additionnelle dans Jean 1). Le passage peut être compris d'une manière qui le mette pleinement en harmonie avec l'enseignement général de l'Écriture. Cela est conforme aux sains principes de l'exégèse biblique. Dans Héb. 1:6 prōtotokos se rapporte clairement à l'incarnation, et certains ont essayé d'appliquer la même interprétation dans Col. 1:15. D'autres pensent que, dans l'épître aux Colossiens, Paul fait référence à la résurrection (voir le commentaire sur Actes 13:33). Cependant, aucune de ces interprétations ne s'accorde avec le contexte, car

le Christ est ici présenté comme le Créateur (cf. Col. 1:16), et comme antérieur à la création (cf. le commentaire sur Jean 1:1–3, 14). Il semble donc préférable de considérer prōtotokos comme une expression figurée décrivant Jésus-Christ comme étant le premier en rang, l'image étant tirée de la dignité et de la fonction détenues par le premier-né dans une famille humaine ou, plus précisément, par le premier-né dans une famille royale. La position du Christ est unique, faisant autorité et absolue. Toutes les prérogatives et toute l'autorité dans le ciel et sur la terre lui ont été confiées. Paul insiste sur la position du Christ parce qu'il cherche à répondre aux arguments des faux docteurs, qui déclaraient que le Christ était créé et niaient sa suprématie. Créature. Gr. ktisis, « l'acte de créer », « une chose créée », « une créature ». Pour « toute créature », certaines versions anglaises (voir RV ; RSV) lisent « toute la création ». Le grec peut être traduit de l'une ou l'autre manière. Le contexte semble favoriser la lecture « toute créature ». Le Christ est présenté comme étant au-dessus de toute chose créée. Voir le commentaire sur Apoc. 3:14.



Ellen G. White


15 (Hébreux 1:3 ; voir les commentaires d’EGW sur Actes 1:11). La parfaite photographie de Dieu—Nous n’avons qu’une seule photographie parfaite de Dieu, et c’est Jésus-Christ (Manuscript 70, 1899).
15-17. Voir les commentaires d’EGW sur Jean 1:1-3.

Colossiens 1:16

Car par lui. Gr. hoti en autō, littéralement « car en lui », ce qui ne désigne probablement pas ici l'agent, puisque celui-ci est exprimé plus loin dans le verset par di’ autou, « par lui ». En autō souligne probablement que le Christ est le centre, la source et la sphère dans lesquels la création a pris naissance. Toutes choses furent créées. Littéralement : « toutes les choses furent créées ». Pour une discussion sur le Christ comme Créateur, voir le commentaire sur Jean 1:3. L'exercice de la puissance créatrice était une preuve de la divinité du Christ. Ciel … terre. Cette expression semble inclure ici l'univers entier. Toutes les choses, matérielles ou immatérielles, sont désignées par ce terme. Invisibles. Il s'agit sans doute d'une référence aux êtres et aux puissances spirituels (voir ci-dessous le commentaire sur « trônes … puissances »). Trônes … puissances. Voir le commentaire sur Rom. 8:38; Éph. 1:21. Ces termes étaient sans doute ceux qu'employaient les faux docteurs de Colosses pour décrire leur classification des ordres angéliques. Ces enseignants hérétiques plaçaient probablement le Christ au même niveau que ces ordres. Si tel était le cas, Paul réfuta directement cette doctrine en déclarant, que de tels ordres existent ou non, que le Christ les avait tous créés et qu'il était par conséquent très supérieur à eux en rang. Furent créés. La forme du verbe ainsi traduit est différente de celle qui est traduite par « créées » plus tôt dans le verset. Ici, les mots signifient « demeurent créés », l'accent étant mis sur les effets de la création, tandis que le mot précédent se rapporte à la création simplement comme à un acte précis qui s'est produit à un moment donné de l'histoire. Par lui. Gr. di’ autuo (voir plus haut le commentaire sur « car par lui »). La phrase exprime l'action d'un agent. Voir le commentaire sur Jean 1:3. Pour lui. Littéralement : « vers lui ». Le Christ est le but vers lequel toute la création se dirige pour sa justification et son existence même. Il est « le commencement et la fin, le premier et le dernier » (Apoc. 22:13).

Colossiens 1:17

17. Il. Emphatique en grec, signifiant "Lui-même", le Christ est opposé aux êtres créés

Is. Gr. esti, forme du verbe eimi, " être ", exprimant, comme Ãân en Jean 1,1, la continuité de l'existence (voir le commentaire à ce sujet). " Il est " peut être comparé à l'expression " Je suis " (voir sur Jean. 6:208:58)

Avant. Aussi bien dans le temps que dans le rang. Lorsque l'esprit s'étend vers l'arrière dans l'éternité, il n'y a aucun point avant lequel le Christ n'est pas (voir sur Jean 1:1; voir Note complémentaire sur Jean 1)

Par lui. Plutôt, comme au v. 16, "en lui". Christ est la sphère dans laquelle tout consiste

Constituer. Gr. sunistÃâmi, littéralement, "tenir ensemble", "tenir ensemble" ou "cohérer". La forme du verbe en grec met l'accent sur une organisation originelle et le maintien de cette organisation. La puissance qui maintient les orbes lointaines de l'univers sur leur parcours avec une précision mathématique, la puissance qui maintient les particules de l'atome sur leurs orbites prédéterminées, est la même. Par la puissance du Christ, toutes les choses sont cohérentes. Non seulement Il les a fait naître, mais Il les maintient à chaque instant



Ellen G. White


17. Voir les commentaires d’EGW sur Actes 17:28.

Colossiens 1:18

Il est. Gr. autos estin, « lui-même est », la même expression qui ouvre le v. 17 (voir le commentaire correspondant). Tête du corps. De même que la tête fournit au corps la capacité de planifier, de gouverner et de décider, et que toutes les activités du corps dépendent entièrement et continuellement du fonctionnement de la tête, ainsi le Christ exerce cette fonction pour le corps spirituel. Cette image est fréquente dans les écrits de Paul (voir le commentaire sur 1 Cor. 12:12–27; Éph. 1:22). Église. Gr. ekklēsia. Voir le commentaire sur Matt. 18:17. Commencement. Cette expression peut être comprise soit passivement, montrant la priorité du Christ tant en ce qui concerne le temps que le rang, soit activement, au sens où le Christ en est l’initiateur (cf. le commentaire sur Apoc. 1:8). Certains comprennent cette expression comme s’appliquant particulièrement à ce qui suit, déclarant que le Christ est le « commencement » de ceux qui seront ressuscités d’entre les morts. Paul l’appelle aussi les « prémices de ceux qui se sont endormis » (voir le commentaire sur 1 Cor. 15:20, 23). Il est vrai que Moïse et Lazare furent ressuscités chronologiquement avant que le Christ ne ressuscite du tombeau, mais ce ne fut qu’en vertu de sa résurrection que ces hommes revinrent à la vie. Jésus est ici présenté aux croyants comme possédant non seulement la primauté et la priorité dans le temps, mais aussi la prééminence en puissance et en prestige. Puisqu’il est avant toutes choses, il ne peut donc être une émanation, ni un ordre inférieur et subsidiaire de la création. La déclaration de Paul répond aux arguments des faux docteurs de Colosses. Premier-né. Gr. prōtotokos (voir le commentaire sur le v. 15). D’entre les morts. Comme ayant été l’un d’eux, ainsi que le grec le laisse entendre (cf. le commentaire sur Apoc. 1:18). En toutes choses. Puisque, dans le contexte immédiat, la priorité du Christ concerne l’Église, sa position à l’égard de « toutes choses » concerne également l’Église (voir Col. 3:11 ; cf. Éph. 1:23). Toutefois, cette affirmation est également vraie en ce qui concerne sa position de souveraineté et de priorité par rapport à l’univers entier. Afin qu’il ait la prééminence. Littéralement : « afin qu’il en vienne à occuper le premier rang ». Le Christ a été « déclaré Fils de Dieu avec puissance, … par sa résurrection d’entre les morts » (Rom. 1:4 ; cf. Phil. 2:9).

Colossiens 1:19

Il a plu au Père. Les mots « le Père » sont ajoutés. Les commentateurs sont partagés quant à savoir s’ils sont ajoutés à juste titre ou si « toute la plénitude » devrait être le sujet de la phrase, ce qui est grammaticalement possible. Selon cette dernière construction, le verset se lirait ainsi : « Car toute la plénitude a pris plaisir à habiter en lui » (cf. RSV). Le Père semble être le sujet du v. 20, de sorte qu’il n’est pas incongru de le considérer également comme le sujet sous-entendu du v. 19. Le passage a aussi un sens cohérent lorsque « toute la plénitude » est le sujet. L’une ou l’autre lecture convient au contexte.

L’Église à la fin du ministère de Paul.

Plénitude. Gr. plērōma, « plénitude », « totalité », « ce qui a été achevé », « complément ». Dans le grec profane, plērōma était employé pour désigner l’effectif complet de l’équipage d’un navire ou des réserves de troupes, pour décrire une population atteignant le point de saturation, pour indiquer le montant total nécessaire à la conclusion d’une transaction financière, et pour désigner les matériaux nécessaires à l’achèvement d’un bâtiment. Dans le NT, il a généralement ce sens de plénitude (voir Marc 2:21; 6:43; Rom. 13:10; 1 Cor. 10:26; Gal. 4:4; Éph. 1:10, 23). Il semble que les faux docteurs de Colosses, comme les gnostiques ultérieurs, soutenaient que certaines fonctions de la divinité, telles que la médiation et certains pouvoirs de création, résidaient dans des anges ou dans des ordres inférieurs d’êtres créés. Paul dit à ces corrupteurs de la vérité que la totalité de toutes les fonctions de la divinité réside dans le Christ. Ainsi, il est le Seigneur de toutes les choses créées. Cette plénitude résidait dans le Christ dès le commencement. Habiter. Gr. katoikeō, « avoir une demeure permanente et stable » (cf. ch. 2:9). Les faux docteurs soutenaient que la divinité ne résidait en Jésus que partiellement et temporairement. Paul remet les Colossiens dans le droit chemin sur ce point. Jésus ne possède pas seulement, comme un privilège permanent, la plénitude du dessein et de la puissance divins, il exprime aussi pleinement les

Nichol, F. D. (1978). Commentaire biblique adventiste du septième jour : La Sainte Bible avec commentaires exégétiques et expositifs. Série de références du commentaire (Col 1:1). Washington, D.C. : Review and Herald Publishing Association.

traits de la personnalité divine (Éph. 1:23; 3:19; 4:13; Col. 2:9). Le Sauveur était l’expression de la gloire du Père ; il était l’image visible de sa personne (ch. 1:15). Dans le Christ se réalise l’expression parfaite de la divinité, complètement et éternellement. Cette expression de la divinité n’atteignit sa manifestation complète que lorsque le sacrifice du Sauveur eut lieu, car l’aspect sacrificiel de sa perfection divine n’avait pas été visible avant sa mort.



Ellen G. White


19. Voir les commentaires d’EGW sur Philippiens 3:8.

Colossiens 1:20

20. Ayant fait la paix. La paix est nécessaire parce que l'entrée du péché dans l'univers avait apporté avec elle l'aliénation

La KJV du v. 20 ne reflète pas correctement l'ordre des clauses dans le grec, et par conséquent obscurcit quelque peu le sens. La traduction littérale suivante reflète l'ordre du grec : "Et par lui de réconcilier toutes choses avec lui, ayant fait la paix par le sang de sa croix, par lui, qu'il s'agisse des choses qui sont sur la terre ou de celles qui sont dans les cieux" L'expression "par lui de réconcilier" devrait donc être reliée au v. 19. Si l'on accepte la lecture du KJV du v. 19 (voir sur le v 19les faux enseignants prétendaient apparemment que la paix était apportée par la médiation des anges

Le sang de sa croix. Pour la signification du sang du Christ dans le plan du salut, voir sur Rom. 3:25. La croix du Christ est le point culminant du plan de salut. C'est le sujet dont Paul s'est glorifié(Gal. 6:14). Elle sera la science et le chant des rachetés à travers les âges éternels(CG 651)

Par lui. Cette expression apparaît deux fois dans ce verset, dans le premier cas en position emphatique dans le grec. Jésus est l'agent par lequel s'opère la réconciliation

Réconcilier. Gr. apokatalassÅÂ, une forme intensifiée du mot habituel de Paul pour réconciliation, katalasso (voir sur Rom. 5:10)

Toutes choses. On a beaucoup discuté pour savoir si cette expression inclut la création non raisonnée et inanimée. Dans quel sens ces choses nécessiteraient-elles une réconciliation ? L'apôtre peut être en train de discuter des effets de grande portée de l'entrée du péché dans l'univers, et donc inclure les effets du péché et de la rédemption non seulement sur les êtres intelligents mais aussi sur la création non raisonnable et inanimée(cf. sur Rom. 8:19)

Sur la terre. La transgression d'Adam a eu ses répercussions dans toutes les parties de cette terre. Depuis l'homme, chef-d'œuvre du Créateur, jusqu'à la plante, l'insecte, la vie marine, et même la terre inanimée, la dégénérescence en a résulté. L'acte rédempteur du Christ finira par rétablir la perfection et l'harmonie

Dans le ciel. Certains commentateurs soutiennent que, bien qu'un tiers seulement des anges se soient rebellés contre le gouvernement de Dieu et aient été expulsés du ciel, le reste des hôtes angéliques n'a pas pleinement compris le caractère coupable du péché ni ses conséquences désastreuses avant la mort du Christ sur la croix. Après cet événement, les êtres célestes ont réalisé comme jamais auparavant que les voies de Dieu sont vraies et justes, et que le programme de Satan mène à la mort. Ainsi, toutes les choses, matérielles comme spirituelles, célestes comme terrestres, seront amenées à un état de parfaite harmonie par la croix et tout ce qu'elle représente. Le temps et le déploiement des desseins de Dieu par le Christ exposeront Satan et ceux qui sympathisent avec lui, de sorte que la justice de Dieu se manifestera dans leur anéantissement. Le plan de rédemption accomplira son objectif plus large et plus profond, à savoir la justification du caractère de Dieu devant l'univers (voir PP 68)



Ellen G. White


20. Voir les commentaires d’EGW sur Jean 3:14-17.

Colossiens 1:21

21. Et vous. Paul applique maintenant personnellement à ses frères colossiens les doctrines dont il a discuté. Il a affirmé que le monde entier dépend du sang du Christ pour la réconciliation (voir v. 19). Il dit maintenant aux Colossiens qu'ils ne peuvent entrer dans cet état glorieux d'harmonie et de joie que par ce même chemin. Sa déclaration implique un avertissement de ne pas accepter les vues des faux docteurs, qui peuvent suggérer d'autres moyens de réconciliation, tels que le ministère des anges et d'autres esprits(cf. ch. 2:8, 18, 19). Il n'y a qu'un seul moyen de salut(Actes 4:12).

Quelquefois aliénés. Cette condition malheureuse existerait encore pour les croyants colossiens si le Christ n'avait pas exercé son ministère en leur faveur. Sur la croix du Calvaire, une expiation a été fournie pour le péché qui a causé l'aliénation. L'attitude d'hostilité du pécheur avait été changée et Dieu avait accepté le pécheur.

Les ennemis. Avant leur conversion, les Colossiens étaient non seulement éloignés de Dieu, ignorants de ses desseins pour l'humanité et indifférents à sa loi, mais ils lui étaient aussi ouvertement et positivement hostiles.

Dans votre esprit. L'esprit est la faculté centrale et directrice d'un être rationnel (voir Eph. 4:18). Paul rappelle ici aux Colossiens que toute leur pensée était dans un état d'éloignement et d'hostilité à l'égard de Dieu. Chaque attitude créative et décisionnelle de leur esprit était contre Dieu ou indifférente à son égard. Ils étaient dans une situation désespérée et perdue, dépendant d'une influence céleste pour les amener à un état où ils pourraient être sauvés.

Par des œuvres mauvaises. De même qu'un homme pense, de même il agira(cf. Prov. 23:7). Il est impossible pour un esprit mauvais de faire autre chose que de produire des œuvres mauvaises. Ainsi, pour les Colossiens, les actes de leur vie témoignaient de l'état de leur esprit. Avant leur conversion, le bilan de leur vie apportait la preuve irréfutable de leur éloignement de Dieu et de leur inimitié à son égard.

Mais maintenant. Malgré l'état d'aliénation des Colossiens, Dieu a agi. Son ministère de réconciliation devient effectif au moment où les hommes l'acceptent.

Il a réconcilié. Voir sur Rom. 5:10; Col. 1:20. Le Christ a, pour ainsi dire, pris les croyants colossiens par la main et les a présentés au Père, non pas comme des serviteurs ou des ennemis, mais comme des amis(Jean 15:14-16). La croix du Calvaire a banni leur hostilité, changé le courant de leur esprit et les a transformés à la ressemblance du Christ.

Colossiens 1:22

22. Le corps de sa chair. Certains pensent que Paul combat ici une hérésie qui s'est rapidement infiltrée dans l'Église chrétienne, à savoir que le Christ n'a pas eu de corps humain. Selon cette hérésie, le corps humain est essentiellement pécheur et ne pouvait donc pas faire partie du Fils de Dieu. L'incarnation a constitué une étape importante dans la réconciliation de l'homme avec Dieu. La divinité a été revêtue d'humanité. Jésus s'est emparé de l'humanité déchue afin qu'elle soit à nouveau unie au trône de Dieu. Il a pris chair et sang afin de délivrer l'homme de l'emprise du péché. Dans son corps de chair, le Christ a remporté la victoire de la réconciliation (voir 1 Pierre 2:24). Voir Vols. V, p. 917-919 ; VI, p. 58.

Par la mort. Le salaire du péché est la mort(Rom. 6:23). Tous ont péché(Rom. 3:23). Par conséquent, personne ne peut échapper à la mort. Le Christ, en assumant le sort de l'humanité, a voulu payer la peine pour le péché de l'humanité. Sa mort était pour chaque homme. Ce fait avait été préfiguré par tous les vrais sacrifices depuis le jour où Adam a offert la première victime sur l'ordre de Dieu. La mort sacrificielle et vicariale annonçait l'expiation par le sang du Christ. Toutes ces cérémonies de sacrifices et de médiations attendaient la réconciliation finale avec Dieu. La mort était la base de tout cela.

Pour vous présenter. Lorsque la réconciliation aura été accomplie ( ), ceux qui étaient éloignés de Dieu et hostiles à son égard seront présentés devant l'univers comme des trophées de la croix (voir 2 Cor. 4:14; Eph. 5:27; Col. 1:28).

Saints et irréprochables. Gr. hagioi kai amÅÂmoi (voir sur Eph. 1:4).

Sans reproche. Gr. anegklÃâtoi, " irréprochable ", comparer avec l'utilisation du mot dans 1 Cor. 1:8. AnegklÃâtoi pousse l'image de la perfection un peu plus loin. Il souligne qu'il ne doit pas être possible de porter une accusation contre celui que Dieu veut présenter parfait devant l'univers. L'accusateur des frères sera réduit au silence lorsque le Seigneur le réprimandera et soulignera que les saints sont revêtus de la justice du Christ(Zach. 3:1-5; Apoc. 12:10, 11).

Sous son regard. Tous les hommes passeront devant l'œil scrutateur de Dieu. Le juge de toute la terre verra tout. Dans cette vie, les hommes peuvent se moquer, Satan peut encore trouver des fautes, mais la question la plus importante est : "Que voit et que pense Dieu ? (voir 2 Cor. 5:10; Eph. 1:4). L'estimation divine est tout ce qui compte.

Colossiens 1:23

23. Si vous persévérez. Les Colossiens avaient entendu la parole de vie. Ils avaient accepté la foi et avaient été réconciliés par le sang du Christ. Ils étaient "saints et frères fidèles"(v. 2). L'apôtre insiste sur la nécessité pour eux de demeurer et de rester dans leur confiance en l'Évangile

Dans la foi. Comparer avec le verset 4. Ce qui avait été commencé par la foi dans l'expérience des croyants colossiens doit être poursuivi par le moyen de la foi également

Fondé. La maison spirituelle doit avoir ses fondations fixées sur le rocher solide, qui est le Christ, et non sur le sable, comme la maison de l'homme insensé dans la parabole du Christ (voir Luc 6:49; 1 Cor. 10:4)

Établi. Gr. hedraioi, "ferme", "inébranlable" Le croyant chrétien doit être fermement fixé sur son fondement. Paul avertit les Colossiens de ne pas s'éloigner de la position qu'ils ont prise lorsqu'ils ont entendu l'Évangile pour la première fois

Ne pas s'éloigner. C'est le point de vue négatif de ce qu'il a déjà dit : "Ne vous laissez pas détourner de votre position par les arts philosophiques des faux docteurs ou par les séductions du péché". Le temps du verbe qu'il utilise suggère la pensée : "Ne vous déplacez pas continuellement" d'une position à une autre(cf. 1 Cor. 15:58)

L'espérance de l'Évangile. C'est-à-dire l'espérance que donne l'évangile. Cette espérance, il l'a déjà laissé entendre (voir au v 5), est la force motrice du plan de salut. Elle est mise en lumière par le message de l'évangile ; elle appartient à l'évangile. Lorsque l'espérance sera finalement réalisée dans le royaume de Dieu, les objectifs du plan de salut auront été accomplis

Vous avez entendu. Voir au v 5

Prêché à toute créature. L'accent principal du passage est mis sur le fait que l'évangile que les Colossiens avaient entendu est le même que celui qui est prêché dans toutes les parties où l'évangile a pénétré. Paul ne veut pas dire que l'évangile est allé partout au sens absolu du terme. Cela ressort clairement des déclarations qu'il a faites ailleurs concernant le progrès de l'évangile. Écrivant aux Romains quelques années auparavant, Paul, résumant les progrès de l'Évangile, a dit : " Depuis Jérusalem et jusqu'en Illyrie, j'ai pleinement prêché l'Évangile du Christ "(Rom. 15:19). Il espérait à ce moment-là se rendre à Rome et, de là, porter l'évangile en Espagne(Rom. 15:24). Son arrestation et son emprisonnement sont intervenus de telle sorte que ses plans n'ont pas été réalisés. Au lieu de venir à Rome en tant qu'annonciateur libre de l'Évangile, il est arrivé lié. Étant prisonnier, il ne pouvait pas se rendre en Espagne. Il est douteux qu'un travail important ait été entrepris là-bas. En outre, rien ne prouve qu'à cette époque, l'Évangile ait pénétré dans les régions barbares situées au nord du monde alors civilisé. Il en va sans doute de même pour d'autres régions éloignées. Il est donc clair que l'affirmation selon laquelle l'Évangile a été prêché à toute créature sous le ciel n'avait pas un sens absolu. Tout comme l'affirmation " comme dans le monde entier "(Col 1, 6), l'accent est mis sur le fait que l'évangile prêché à Colosses est le même que celui qui est proclamé dans le monde entier. Comparez Matt. 24:41; 1 Thess. 1:8; Apoc. 5:13; 14:6, 7; DA 633

Dont je suis Paul. L'apôtre s'introduit brusquement dans sa ligne d'argumentation, de la même manière qu'il y avait introduit les croyants colossiens au v. 21

J'ai fait. Ou bien, "je suis devenu". Comparez avec Eph. 3:7. Paul fait ici référence à la commission divine de prêcher l'évangile. Dieu l'utilisait maintenant pour l'accomplissement de devoirs éternels (voir Eph. 3:8; 1 Tim. 1:11-16; cf. Gal. 1:11-17). Une main divine l'avait attiré dans le plan global du salut de l'homme. Lorsque les Colossiens comparaient Paul aux faux docteurs, ils devaient penser aux desseins éternels de Dieu et se rendre compte que celui qui leur écrivait faisait partie du grand plan pour réaliser leur salut. Le message de Paul était donc accompagné d'une autorisation divine. Cette pensée devrait renforcer la foi des croyants et accroître leur fermeté

Ministre. Gr. diakonos (voir sur Marc 9:35). Comparez l'utilisation de ce mot dans Matt. 20:26; Rom. 13:4; Eph. 6:21; 1 Tim. 4:6

Colossiens 1:24

24. Qui se réjouissent maintenant. Paul se lance dans une joyeuse action de grâce parce que la cause de Dieu progresse. Comparez Actes 16:25; Rom. 5:3; 2 Cor. 11:16-33; Phil. 2:17.

Souffrances pour vous. Comparez Eph. 3:1. Paul se réjouit de supporter la persécution pour l'amour du Christ, si cette expérience permet d'accroître la foi des chrétiens.

Remplissez. Gr. antanaplÃâroÅÂ,"remplir à son tour", "remplir par procuration", ce mot n'apparaît dans le NT qu'ici.

Ce qui est en retard. Littéralement, "ce qui manque", c'est-à-dire ce qui fait défaut. La tribulation et l'affliction sont le lot du chrétien (voir Actes 14:22; Phil. 1:29; cf. 2 Cor. 1:5; 4:10; 1 Thess. 3:3). Paul pense aux souffrances qu'il sera appelé à endurer. Il est heureux de pouvoir supporter des afflictions pour la cause du Christ.

Afflictions du Christ. C'est-à-dire des afflictions pour le Christ. Cette expression ne doit pas être comprise comme décrivant les souffrances endurées par le Christ, car le passage impliquerait alors qu'il y avait quelque chose qui manquait dans les souffrances du Christ. De plus, le mot traduit par "afflictions" n'est nulle part utilisé pour les souffrances du Christ.

Dans ma chair. C'est-à-dire les souffrances personnelles de Paul.

Pour l'amour de son corps. C'est-à-dire pour le corps du Christ, son Eglise(cf. Eph. 1:22, 23).

Colossiens 1:25

25. Je suis devenu ministre. Ou, "devint ministre" (voir v. 23).

Dispensation. Gr. oikonomia, "arrangement", "intendance" (voir sur Eph. 1:10; Eph. 3:2). La grande règle qui gouverne Paul est le dessein et le plan d'ensemble de Dieu. Paul déclare que, dans le cadre de la providence de Dieu, il s'est vu confier un rôle d'intendant.

Accomplir la parole de Dieu. L'objectif de l'intendance de Paul est de prêcher la Parole de Dieu. L'objectif de l'apôtre est d'accomplir pleinement cette tâche.

Colossiens 1:26

26. Mystère. Gr. mustÃârion (voir sur Rom. 11:25).

Caché depuis des siècles. Comparez Rom. 16:25; Eph. 3:3, 5, 9. La plénitude des bénédictions de l'ère évangélique n'a été que vaguement appréhendée par les patriarches et les générations successives d'hommes.

Elles sont maintenant manifestées. Voir aussi 1 Cor. 2:9, 10; Eph. 3:5.



Ellen G. White


(Colossiens 1:26, 27.) Les voyages dans la vie future—Beaucoup semblent avoir l'idée que ce monde et les demeures célestes constituent l'univers de Dieu. Il n'en est pas ainsi. La foule des rachetés se déplacera de monde en monde, et une grande partie de leur temps sera consacrée à sonder les mystères de la rédemption. Et pendant toute l'étendue de l'éternité, ce sujet s'ouvrira sans cesse à leur esprit. Les privilèges de ceux qui vainquent par le sang de l'Agneau et par la parole de leur témoignage dépassent l'entendement (The Review and Herald, March 9, 1886).
(Colossiens 1:26, 27.) Un mélange inexplicable—Le Christ n'aurait rien pu faire pendant son ministère terrestre pour sauver l'homme déchu si le divin n'avait pas été uni à l'humain. La capacité limitée de l'homme ne peut définir ce merveilleux mystère — l'union des deux natures, la divine et l'humaine. Il ne pourra jamais être expliqué. L'homme doit s'émerveiller et garder le silence. Et pourtant, l'homme a le privilège de participer à la nature divine et, de cette manière, il peut dans une certaine mesure entrer dans le mystère (Letter 5, 1889).
26. Voir les commentaires d’EGW sur 2 Corinthiens 12:1-4.
26, 27. Voir les commentaires d’EGW sur Jean 1:1-3, 14; Romans 16:25; Ephesians 1:3-6; Philippians 2:5-8; 1 Timothy 3:16; Revelation 22:14.

Colossiens 1:27

27. Dieu voulait faire connaître. Le plan de Dieu est que son peuple pénètre les mystères les plus profonds de la connaissance divine avec l'aide de son Saint-Esprit. À son tour, en recevant cette révélation, Dieu transformera leurs dispositions de telle sorte que des caractères saints en résulteront.

Richesse de la gloire. Comparez sur Rom. 9:23; cf. Eph. 1:7, 18; 2:7; 3:8, 16.

Les païens. Que ce mystère glorieux embrasse aussi les païens fut un choc pour les Juifs. Mais Dieu ne fait pas acception de personnes(Ac 10,34) ; sa miséricorde s'étend à tous ceux qui l'acceptent. L'apôtre souligne l'universalité de la portée du plan de salut.

Le Christ en vous. La présence de Jésus dans le cœur de l'homme est la manifestation du mystère éternel (cf Gal. 2:20; Eph. 1:1).

L'espérance de la gloire. Comparer avec le v. 5. En inaugurant le plan du salut, Dieu a placé devant l'humanité déchue l'espoir d'être restaurée dans la présence divine. L'incarnation du Christ a rapproché d'un cran la réalisation de cette espérance. Le fait que le Christ habite dans le cœur de l'individu prouve que la puissance de la grâce agit à l'adresse pour transformer le caractère. Cela rend réelle l'espérance de la glorification. Le chrétien vit aujourd'hui dans le royaume de la grâce, ce qui lui donne l'assurance qu'il habitera un jour avec le Christ dans le royaume de la gloire. Comparez Rom. 8:18; 1 Tim. 1:1.

Colossiens 1:28

28. Que nous prêchons. Le "nous" est emphatique dans le grec. Paul s'oppose, ainsi que ses associés, aux faux enseignants.

Avertissement. Gr. noutheteÅÂ,"faire attention", "avertir"(cf. Eph. 6:4).

Tout homme. La triple répétition de ces mots dans ce verset souligne l'universalité de l'Évangile. Il n'y a pas d'exclusivité dans les enseignements de Paul, comme c'était le cas dans ceux des faux docteurs. L'Évangile du salut doit atteindre toutes les classes de la société.

L'enseignement. En plus d'avertir, Paul instruit. Il devrait en être de même pour toute prédication.

En toute sagesse. Certains commentateurs entendent par là le mode d'enseignement de Paul(cf. Eph. 1:8; Col. 4:5) ; d'autres pensent que le manuel d'étude pour ce ministère d'enseignement est l'ensemble du domaine de la sagesse. La première interprétation semble plus en harmonie avec le grec.

Afin que nous présentions. Comparer avec le v. 22. L'apôtre s'est identifié à l'œuvre du salut des âmes, et maintenant il énonce le but de son ministère.

Parfait. Gr. teleios (voir sur Matt. 5:48). La perfection dont Paul parle dans ses épîtres, il la précise dans Phil. 3:12-15 (voir le commentaire).

Dans le Christ Jésus. C'est la phrase clé de l'épître aux Ephésiens (voir sur Eph. 1:1). Elle est également fréquente dans les autres épîtres de Paul. Le Christ est la sphère de perfection du saint.

Colossiens 1:29

29. A cause de cela. C'est-à-dire avec l'objection de présenter "tout homme"(v. 28) parfait en Christ.

Travailler. Gr. kopiaÅÂ," travailler avec effort ", " peiner jusqu'à l'épuisement " Comparez l'utilisation du mot dans 1 Cor. 15:10; Gal. 4:11; Phil. 2:16.

S'efforcer. Gr. agonizÅÂ," lutter avec ardeur " (voir sur Luc 13:24). Le mot suggère l'effort maximal déployé par le concurrent dans l'arène athlétique.

Travailler. Gr. energeia, "puissance opérationnelle", à distinguer de dunamis, qui désigne la puissance potentielle. Notre mot anglais "energy" vient de energeia. Comparez l'utilisation d'energeia dans Eph. 1:19; 3:7; 4:16; Phil. 3:21; etc.

Travaille. Gr. energeÅÂ," être à l'œuvre ", " opérer ", " être efficace ", comparer avec le substantif energeia (voir plus haut sous " travailler "). Paul se rendait compte que l'accomplissement du devoir exigeait un effort sérieux, et que les résultats ne seraient efficaces pour le bien que dans la mesure où l'effort individuel était combiné à la puissance de Dieu qui dynamisait toutes les facultés de l'agent humain.

Puissant. Paul pouvait témoigner de la puissance du Sauveur parce qu'elle avait agi puissamment dans sa propre vie.

Seventh-day Adventist Bible Commentary — Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs. Review and Herald Publishing Association · tous droits réservés