Tyndale Open Study NotesRomains 14
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Lire Romains 14 dans la BibleRomains 14:1-23
Paul traite ici d’un différend qui divisait l’Église de Rome : une opposition entre ceux qui étaient faibles dans la foi et ceux qui étaient forts (voir 15.1) à propos de certaines pratiques. Tout au long de cette section, il exhorte les croyants à faire preuve de tolérance concernant les convictions des uns et des autres. Persuadé que les deux camps rassemblent de véritables chrétiens, il ne considère pas ces désaccords comme fondamentaux pour la foi.
Romains 14:1
Être faible dans la foi signifie éprouver des scrupules à accomplir certaines actions que la liberté chrétienne autorise pourtant. À Rome, ceux qui étaient ainsi qualifiés étaient principalement des chrétiens d’origine juive, dont la conscience restait attachée à certaines prescriptions de la loi mosaïque, les empêchant de s’en affranchir pleinement.
Romains 14:2
Les faibles dans la foi pensaient apparemment ne devoir manger que des légumes. Leur conviction découlait probablement d’un souci de préserver la pureté rituelle juive dans un environnement païen. Ces chrétiens juifs suivaient ainsi l’exemple de Daniel et de ses compagnons, qui avaient refusé de consommer les mets raffinés et le vin offerts par le roi de Babylone (Dn 1.3–16). De nombreuses sources juives montrent que les Juifs pieux, vivant au sein de cultures païennes, s'imposaient souvent des restrictions alimentaires, car ils ne pouvaient être certains que la viande avait été préparée conformément aux prescriptions de la loi juive.
Romains 14:3-4
méprise ... juge : Les croyants « forts », sûrs de leur liberté éclairée en Christ, regardaient de haut ceux qu'ils considéraient comme « faibles ». De leur côté, les « faibles », persuadés de suivre la véritable voie de la piété, condamnaient les « forts » pour leur prétendu laxisme. De telles attitudes ont traversé l’histoire de l’Église chrétienne concernant divers sujets. • car Dieu l’a accueilli : Tant les faibles que les forts sont de véritables croyants, accueillis par Dieu dans sa famille. Dès lors, ils n’ont pas le droit de se traiter mutuellement comme s’ils n’en faisaient pas partie (14.4 ; voir aussi 15.7).
Romains 14:5
Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux : Cela fait probablement allusion aux jours de fête juifs et au sabbat (voir Col 2.16). Avec l’accomplissement du salut en Christ, l’observance du sabbat dans sa forme originelle n’est plus une obligation pour les chrétiens.
Romains 14:7
Romains 14:9
Paul fait allusion à l'enseignement chrétien primitif central concernant la signification de la mort et de la résurrection de Jésus (par exemple, 2Co 5.15). • sur les morts et sur les vivants : L'ordre original des mots reflète la séquence de la mort et de la résurrection du Christ, ces événements rédempteurs par lesquels Jésus est devenu notre Seigneur.
Romains 14:10
nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu : Paul rappelle aux chrétiens romains que c’est le Seigneur seul, et non d’autres croyants, qui nous jugera tous en dernier ressort (cf. 2Co 5.10).
Romains 14:11
Romains 14:13
Ce verset fait office de transition. La proposition « Ne nous jugeons donc plus » résume ce qui a été dit dans 14.1–12, tandis que la question de ne pas faire trébucher un autre croyant devient le thème central de 14.14–23. • une pierre d’achoppement ou une occasion de chute : À l'origine, cette expression désignait des obstacles physiques pouvant faire chuter quelqu'un, ou des pièges dans lesquels une personne pouvait tomber. Dans le Nouveau Testament, elle est employée métaphoriquement pour parler d'actions pouvant nuire à autrui du point de vue spirituel (voir 1Co 8.9, 13 ; 1Jn 2.10 ; cf. Mt 21.42–44 ; Lc 20.17–18 ; Rm 9.32–33 ; 1P 2.8).
Romains 14:14
rien n’est impur en soi (littéralement : rien n'est commun en soit) : Le terme impur (ou commun) fait allusion aux règles de pureté juives, qui distinguaient les aliments purs et impurs. Une nourriture qualifiée d'impur (c'est-à-dire, non casher) ne pouvait pas être consommée par un Juif, compte tenu du risque qu'il devienne rituellement impur (voir Lv 11 ; cf. Mc 7.2, 5 ; Ac 10.14). Paul reprend ici l'enseignement de Jésus selon lequel toute sorte de nourriture est acceptable aux yeux de Dieu (Mc 7.19). • qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure : Il était difficile pour les Juifs pieux d'accepter qu'aucun aliment n'était mauvais à manger, car ils avaient grandi en pensant honorer Dieu en évitant certains aliments. Paul exhorte donc ceux qui sont forts dans la foi à ne pas inciter les autres à agir contre leur conscience (cf. 1Co 8.1–13).
Romains 14:15
Le mot traduit par ruine (grec apollumi, « détruire ») est souvent employé pour désigner la damnation éternelle (voir 2.12 ; Mt 10.28 ; 18.14 ; Lc 9.24 ; 13.2–5 ; Jn 3.16 ; 10.10, 28 ; 1Co 1.18–19 ; Jc 4.12 ; 2P 3.9). En revendiquant avec insistance leur liberté de manger tout aliment, les croyants forts risquaient d'entraîner des chrétiens juifs plus faibles et sensibles (pour lesquels Christ est mort) à se détourner de la foi.
Romains 14:20
L'œuvre de Dieu désigne à la fois la vie spirituelle des autres chrétiens (14.15) et la communauté chrétienne elle-même (14.19). Les croyants forts, en s’attachant obstinément à leur liberté sans considération pour les autres, risquent de diviser l’Église et de compromettre le dessein de Dieu : bâtir une communauté unie et saine dans la foi.
Romains 14:21
boire de vin : Les Juifs s’abstenaient parfois de boire du vin afin d’éviter toute souillure rituelle : il savait en effet que le vin était souvent utilisé dans les cérémonies religieuses païennes (voir Dn 1.3–16).
Romains 14:22
garde-la pour toi devant Dieu : Paul ne remet pas en question la liberté des croyants forts, mais il les exhorte à en user avec discernement, par amour pour leurs frères et sœurs, afin que l’ensemble de la communauté chrétienne puisse grandir dans l’unité. • Heureux celui qui ne se condamne pas : La culpabilité pouvait naître du fait d’avoir ébranlé la foi d’un croyant plus fragile. Ainsi, la véritable liberté chrétienne n’a de valeur que lorsqu'elle peut se vivre sans culpabilité.
Romains 14:23
celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction : la parole de Dieu définit ce qu'est le péché pour nous, mais le péché implique aussi de violer sa conscience. À Rome, certains croyants faibles n’étaient pas encore assurés dans leur cœur qu’ils pouvaient manger de la viande, boire du vin ou ne plus observer les jours saints juifs. Leur conscience, encore fragile, ne devait pas être forcée. De même, les croyants plus affermis ne devaient pas les pousser en se mettant en avant, ni en les méprisant.
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Romains 14:1-23
Cette section de l'épître aux Romains met en lumière les exigences morales et éthiques inhérentes à la Bonne Nouvelle. Le don du salut en Christ exige une réponse active de notre part ; Dieu ne se contente pas de pardonner nos péchés, il aspire à transformer nos vies. Bien que la plupart des enseignements de Paul concernant les devoirs moraux des croyants se retrouvent dans d'autres lettres, il apparaît que, dans ce passage, il aborde des questions particulièrement pertinentes à la situation à Rome, notamment le différend entre ceux qui sont faibles dans la foi et ceux qui sont forts (14.1–15.13).