Tyndale Open Study NotesRomains 15
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Lire Romains 15 dans la BibleRomains 15:1-4
Nous qui sommes forts : Paul s’identifie à ceux dont la foi est affermie, soulignant que la division dans l’Église de Rome ne se limitait pas à une opposition entre Juifs et païens. Certains Juifs, comme lui, avaient une conscience éclairée et faisaient partie des forts, tandis que certains païens, fortement imprégnés des traditions juives, comptaient parmi les faibles. • nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas : Cette exhortation rappelle Ga 6.2. Paul ne demande pas aux forts de simplement tolérer les faibles, mais de les soutenir activement et avec bienveillance, les aidant à vivre leur foi avec intégrité (voir aussi Ga 5.13–15).
Romains 15:2
Romains 15:3
Cette citation est tirée du Ps 69.9. • Plusieurs passages du Nouveau Testament s’appuient sur ce psaume pour illustrer la souffrance de Jésus (Mt 27.34 ; Mc 15.35–36 ; Lc 23.36 ; Jn 15.25 ; 19.28–29). En reprenant une brève portion de ce texte, Paul fait écho à l’ensemble de l’épreuve endurée par le Christ.
Romains 15:4
tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction : tout ce que Dieu a voulu consigner dans l’Ancien Testament demeure d’une importance capitale pour les croyants, car il éclaire l’accomplissement du dessein divin.
Romains 15:5-6
Romains 15:7
S’accepter les uns les autres ne signifie pas simplement se tolérer avec réticence. Il s’agit d’accueillir pleinement les autres croyants, avec leurs faiblesses et leurs fautes, et de les considérer comme des membres à part entière de la famille de Dieu (voir note d'étude sur 12.10). Il nous faut agir comme le Christ qui nous a accepté dans sa communauté et sa famille, malgré tous nos péchés et nos défauts (5.8–11).
Romains 15:8-9
Par le Christ, Dieu a permis aux Juifs et aux païens de s’unir ensemble pour le glorifier au sein du nouveau peuple de l’alliance (voir chap. 9–11). La question des relations entre Juifs et païens était au cœur du conflit qui divisait l’Église de Rome (14.1–15.7).
Romains 15:9-12
Les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde car ils sont désormais des membres à part entière du peuple de Dieu.
Romains 15:14-33
Cette dernière section reprend des éléments typiques des conclusions des lettres du Nouveau Testament : une évocation des projets de voyage (15.14–29), des demandes de prière (15.30–33), des allusions aux personnes associées dans le ministère (16.1–2, 21–23), des salutations (16.3–16) et une doxologie (16.25–27). Seul l'avertissement concernant les faux enseignants (16.17–19) constitue un ajout inhabituel dans cette conclusion.
Romains 15:14
remplis de toute connaissance : Paul loue les chrétiens de Rome, comme il l’avait fait au début de sa lettre (voir 1.8–12). Il adopte ainsi une attitude bienveillante envers une église qu’il n’avait ni fondé ni encore visité.
Romains 15:15-16
Romains 15:16
d’être ministre de Jésus-Christ : Le terme grec leitourgos (« serviteur » ou « ministre ») pouvait désigner tout type de serviteur, mais les Juifs l’employaient souvent pour parler des prêtres. Paul utilise probablement ce mot pour mettre en avant l’aspect sacerdotal de son ministère. • parmi les païens : Paul souligne la prépondérance des croyants d’origine païenne dans l’église de Rome (voir aussi 1.6–7). Cela ne signifie pas qu'il n'y avait pas de Juifs dans l'église (voir 16.3–16), mais que les païens étaient devenus majoritaires. • afin que les païens lui soient une offrande agréable : Par son ministère, Paul accomplissait la prophétie d'Es 66.19–20.
Romains 15:19
j’ai abondamment répandu l’Évangile de Christ : Paul ne suggérait pas que l'évangélisation était terminée dans ces régions. Il voulait dire que des églises avaient été établies dans des centres urbains stratégiques, capables de poursuivre elles-mêmes l'œuvre d'évangélisation. Le ministère distinctif de Paul, consistant à planter des églises fondamentales et stratégiques, avait été accompli. • depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie : Cette expression couvre les régions où Paul avait implanté des églises, notamment le sud de la Galatie, l’Asie Mineure, la Macédoine et la Grèce. L’Illyrie était une province romaine s’étendant sur la côte nord-est de l’Italie, longeant la mer Adriatique, et incluant les territoires actuels de l'Albanie et de la Croatie.
Romains 15:24
quand je me rendrai en Espagne : À l’époque de Paul, le terme « Espagne » désignait l’ensemble de la péninsule ibérique, englobant l’actuelle Espagne et le Portugal. Bien que les Romains y aient établi leur présence dès 200 av. J.-C., ce n’est que durant la vie de Paul que la région fut officiellement organisée en province romaine. Paul considérait l’Espagne, située à l’extrémité occidentale du monde méditerranéen, comme la destination ultime de sa mission, en lien avec la promesse d'Es 66.19–20. • j’aurai satisfait en partie mon désir de me trouver chez vous : L'Espagne était si éloignée de la précédente église d'envoi de Paul (Antioche en Syrie) que l'apôtre espérait que l’église de Rome prenne le relais et devienne une base de soutien logistique pour ce projet missionnaire.
Romains 15:25-28
Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints : Lors de son troisième voyage missionnaire, Paul a organisé une collecte auprès des églises issues du monde païen afin de venir en aide aux croyants de Jérusalem. Cette initiative visait non seulement à subvenir aux besoins matériels des saints de Jérusalem, mais aussi à renforcer l’unité entre les croyants d’origine juive et ceux issus des nations, rapprochant ainsi les deux branches de l’Église du premier siècle (voir aussi 1Co 16.1–2 ; 2Co 8–9).
Romains 15:26
Paul a implanté des églises dans plusieurs villes majeures de Macédoine, notamment à Philippes, Thessalonique et Bérée. En Achaïe, il avait prêché à Athènes et fondé l’église de Corinthe (voir Ac 16–18). • en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem : Les chrétiens juifs de Jérusalem souffraient des famines qui avaient frappé la région (voir Ac 11.27–30), et aussi parce que leur foi en Christ les conduisait à être ostracisés de la société juive.
Romains 15:27
et elles le leur devaient : Les chrétiens d'origine païenne doivent leur communion spirituelle à l'œuvre de Dieu parmi les Israélites (voir 11.17–24).
Romains 15:31
afin que je sois délivré des incrédules de la Judée : Voir Ac 21–22. Dieu a protégé Paul et s’est servi de son arrestation à Jérusalem pour accomplir son dessein en l’amenant exactement où il voulait qu’il aille : Rome.
Romains 15:33
Certains manuscrits n'incluent pas « Amen ». Un manuscrit très ancien place la doxologie (16.25–27) à cet endroit, ce qui a conduit certains chercheurs à penser que la lettre aux Romains originale se composait uniquement de 1.1–15.33. Cependant, cette hypothèse est aujourd’hui largement abandonnée. Les meilleurs manuscrits anciens placent la doxologie à la fin du chap. 16, ce qui suggère que l’ensemble de ce chapitre faisait bien partie de la lettre originale de Paul aux Romains (voir aussi note d'étude sur 16.1–16).
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Romains 15:1-7
Cette section de l'épître aux Romains met en lumière les exigences morales et éthiques inhérentes à la Bonne Nouvelle. Le don du salut en Christ exige une réponse active de notre part ; Dieu ne se contente pas de pardonner nos péchés, il aspire à transformer nos vies. Bien que la plupart des enseignements de Paul concernant les devoirs moraux des croyants se retrouvent dans d'autres lettres, il apparaît que, dans ce passage, il aborde des questions particulièrement pertinentes à la situation à Rome, notamment le différend entre ceux qui sont faibles dans la foi et ceux qui sont forts (14.1–15.13).
Paul traite ici d’un différend qui divisait l’Église de Rome : une opposition entre ceux qui étaient faibles dans la foi et ceux qui étaient forts (voir 15.1) à propos de certaines pratiques. Tout au long de cette section, il exhorte les croyants à faire preuve de tolérance concernant les convictions des uns et des autres. Persuadé que les deux camps rassemblent de véritables chrétiens, il ne considère pas ces désaccords comme fondamentaux pour la foi.