Tyndale Open Study NotesRomains 13
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Lire Romains 13 dans la BibleRomains 13:1-2
Le commandement central de 13.1–7 est de se soumettre aux autorités établies. Dans l’ordre du monde voulu par Dieu, nous devons reconnaître ceux qui exercent le pouvoir et leur obéir dans la mesure du possible. Toutefois, puisque Dieu demeure souverain au-dessus de tous les gouvernements, notre soumission aux autorités terrestres ne peut jamais se faire indépendamment de notre obéissance ultime à Dieu (voir Ac 4.19–20). Les chrétiens de Rome ont peut-être opposé une certaine résistance aux institutions (voir note d'étude sur Rm 13.6), croyant à tort que ne pas suivre « le siècle présent » (12.2) signifiait qu'ils pouvaient ignorer les institutions terrestres. • ont été instituées de Dieu : L’Écriture enseigne de manière constante que Dieu gouverne souverainement l’élévation et la chute des gouvernements et puissances humaines (1S 2.6–10 ; 12.8 ; Pr 8.15–16 ; Es 41.2–4 ; 45.1–7 ; Jr 21.7, 10 ; 27.5–6 ; Dn 2.21, 37–38 ; 4.17). Puisque ces autorités tiennent leur existence de Dieu lui-même, s’y opposer revient à s’opposer à lui, et cela ne peut qu’attirer son jugement (Rm 13.2).
Romains 13:3
Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter : Paul dresse ici un portrait idéal des autorités, les présentant sous l’angle de la mission que Dieu leur a confiée. Il ne traite pas des cas où des dirigeants renversent cet ordre en punissant le bien et en favorisant le mal, bien qu’il ait sans doute pleinement conscience de telles injustices, que ce soit à travers l’Ancien Testament, l’histoire juive, l’expérience de Jésus et des apôtres, ou encore les réalités du monde gréco-romain. Ici, son propos se concentre sur l’attitude à adopter face aux autorités qui exercent légitimement leur rôle.
Romains 13:4
serviteur (grec diakonos) : Dans le Nouveau Testament, ce terme désigne généralement ceux qui servent Dieu de diverses manières au sein de la communauté chrétienne. Toutefois, dans le langage grec courant, il pouvait également désigner un fonctionnaire civil. Ainsi, qu’elles en aient conscience ou non, les autorités gouvernantes remplissent une fonction au service de Dieu lorsqu’elles exercent la justice. • car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée : L’épée peut être une simple métaphore désignant l’ensemble des sanctions infligées par le pouvoir judiciaire. Cependant, certains interprètes estiment qu’elle suggère également le droit des gouvernements, sous l’autorité divine, d’appliquer la peine capitale.
Romains 13:5
Les deux raisons invoquées pour se soumettre reprennent l’argument de 13.1–4, mais dans l’ordre inverse : éviter la punition se rapporte à 13.3–4, tandis que garder une conscience claire renvoie à 13.1–2. • Le terme conscience (grec suneidēsis) désigne la perception douloureuse d’un acte répréhensible. Les chrétiens savent qu’ils ont le devoir de se soumettre aux autorités établies, et s’y soustraire les conduiraient à souffrir d’une conscience coupable.
Romains 13:6
vous payez les impôts : Jésus lui-même a parlé du paiement des impôts dans sa célèbre déclaration concernant la relation des disciples avec l’autorité civile (Mt 22.21). À l’époque où Paul écrivait cette lettre, une révolte fiscale avait éclaté à Rome. Il est possible que son insistance sur la responsabilité du chrétien envers le gouvernement ait été motivée par la connaissance d’une éventuelle implication des chrétiens romains dans ce soulèvement (voir Tacite, Annales 13).
Romains 13:8-10
Ces versets abordent la manière dont les croyants doivent interagir avec leur prochain. Un amour véritable se traduit par des actes qui, en eux-mêmes, respectent et accomplissent tous les commandements de la loi concernant les relations avec les autres.
Romains 13:8
L’idée d’obligation constitue le lien entre 13.1–7 et 13.8–10. Les chrétiens doivent « [rendre] à tous ce qui leur est dû » (13.7), et doivent par-dessus tout aimer leur prochain. • Ne devez rien à personne : Les dettes ne sont pas en elles-mêmes un péché, mais elles doivent être évitées autant que possible. Si elles sont contractées, elles doivent être remboursées rapidement, afin que le croyant demeure libre de servir dans l’amour (voir Pr 22.7). • Aimez-vous les uns les autres : Bien que les croyants soient appelés à aimer tous ceux qu’ils rencontrent (Rm 12.14–21 ; Lc 10.25–37), cette exhortation met particulièrement l’accent sur l’amour fraternel entre chrétiens. • car celui qui aime les autres a accompli la loi : Cette affirmation s’inscrit dans la continuité de l’enseignement de Jésus dans Mt 22.34–40, où l’amour du prochain est présenté comme l’accomplissement de toute la loi.
Romains 13:11
Le Nouveau Testament évoque fréquemment le salut comme la victoire ultime sur le péché et la mort, que les croyants expérimenteront pleinement lors du retour glorieux de Jésus (voir 5.9–10).
Romains 13:12-13
le jour approche : Le terme « jour » s’appuie sur deux sources principales. D’une part, l’Ancien Testament annonce à plusieurs reprises le jour de l’Éternel, moment où le dessein de Dieu s’accomplira pleinement (voir Es 13.4–13 ; Jr 3.18 ; 30.8–9 ; Jl 2.1–32 ; Ab 1.15–18). D’autre part, la tradition morale du monde antique associait la lumière et le jour au bien, tandis que l’obscurité et la nuit symbolisaient le mal. Cette opposition était courante chez les Grecs, les Romains et les Juifs. Puisque les croyants appartiennent au jour, ils sont appelés à vivre selon ses principes et à rejeter les œuvres ténébreuses de la nuit.
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Romains 13:1-14
Cette section de l'épître aux Romains met en lumière les exigences morales et éthiques inhérentes à la Bonne Nouvelle. Le don du salut en Christ exige une réponse active de notre part ; Dieu ne se contente pas de pardonner nos péchés, il aspire à transformer nos vies. Bien que la plupart des enseignements de Paul concernant les devoirs moraux des croyants se retrouvent dans d'autres lettres, il apparaît que, dans ce passage, il aborde des questions particulièrement pertinentes à la situation à Rome, notamment le différend entre ceux qui sont faibles dans la foi et ceux qui sont forts (14.1–15.13).