Tyndale Open Study NotesMatthieu 24
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Lire Matthieu 24 dans la BibleMatthieu 24:1
L'architecture du Temple était une source de fierté parmi les juifs — voir note d'étude sur Mc 13.1.
Matthieu 24:2
Matthieu 24:3
Le terme grec souvent traduit par "retour" a donné en français "parousie", qui peut désigner une "venue" ou une "apparition". • Cette expression désigne l'apogée et la fin d'une époque dans l'histoire du salut (voir 13.39–40, 49 ; voir aussi Hé 9.26). La seconde venue de Jésus mettra fin à l'histoire présente, avec le jugement dernier. Les disciples considéraient que la destruction du Temple et la fin de l'histoire présente étaient organiquement liées.
Matthieu 24:4-8
Jésus a fermement averti ses disciples de ne pas se laisser tromper par des imposteurs ou des catastrophes, en espérant que l'histoire prendrait fin plus tôt que prévu. Le temps doit suivre le cours qui lui a été fixé. Les signes annoncés en 24.4–8 ne se dérouleront pas nécessairement à la toute fin ; ils doivent plutôt être vus comme des signes qui précèderont la fin.
Matthieu 24:5
Un certain nombre de faux prophètes et de faiseurs de miracles aux allures messianiques ont incité des foules à les suivre. Ces foules espéraient être délivrées de l'occupant romain entre les années 30 et 60 apr. J.-C (Flavius Josèphe, Antiquités juives 18.4.1 ; 20.5.1 ; 20.8.6 ; Guerre des Juifs 6.5.2). La plus ancienne prétention messianique est celle de Bar Kochba en 132 apr. J.-C. On ne peut pas savoir si Jésus parle uniquement des imposteurs qui précèderont la destruction du temple, ou s'il parle également des faux messies tout au long de l'âge de l'Église, ou encore durant une tribulation future.
Matthieu 24:6
Des périodes de tumulte font partie du plan souverain de Dieu jusqu'à ce qu'il mette un terme à l'histoire présente (voir 24.7, 29–30; 2Th 2.8–12). • La fin pouvait désigner la fin d'une époque (comme ce qui est advenu en 70 apr. J.-C) ou la fin de l'histoire humaine telle que nous la connaissons (cf. Mt 24.13–14 ; voir aussi 10.22; 13.39–40, 49).
Matthieu 24:8
Matthieu 24:9
Matthieu 24:10
Matthieu 24:12
Si l'amour au sein de la communauté des disciples du Christ diminue jusqu'à s'éteindre, alors la communauté a cessé d'être ce que Dieu voulait qu'elle soit. Voir Ap 2.4.
Matthieu 24:13
Celui qui endure est celui qui prêtera allégeance à Jésus, même sous le feu de la persécution. Ici, la fin peut désigner la fin de la vie d'une personne, le jugement d'Israël en l'an 70 apr. J.-C, ou la fin de l'histoire.
Matthieu 24:14
Il s'agit ici d'une anticipation de l'expansion de la mission auprès des païens (voir 21.43; 28.16–20). Il y aura une période avant la fin du monde, qu'elle soit courte ou longue, durant laquelle la Bonne Nouvelle se répandra de façon significative parmi les nations. • La fin sera signalée par une profonde profanation (24.15), une intense persécution (24.16–28), et finalement le signe du Fils de l'Homme (24.29–31).
Matthieu 24:15
Daniel a évoqué la profanation ou la désolation du Temple (voir Dn 8.13 ; 9.27 ; 11.31 ; 12.11). • Plusieurs suggestions ont été proposées pour identifier le sacrilège qui causerait cette profanation en accomplissant cette prophétie, notamment (1) un faux prêtre assumant le sacerdoce (voir Josèphe, Guerre des Juifs 4.3.6–10), (2) l'introduction d'images illicites de Dieu ou d’êtres humains, voire même l'effigie de certains hommes (comme Antiochus Épiphanes, Caligula, Vespasien ou Titus) qui n'étaient pas autorisés à siéger dans l'enceinte du Temple (voir Josèphe, Guerre des Juifs 4.4.1–4.7.1), (3) la présence de l'antéchrist dans le Temple (cf. 1 M 1.54–64 ; 2 M 8.17). • En s'adressant directement aux lecteurs du prophète Daniel de cette manière mystérieuse, Jésus souligne le lien spécial entre l'écrivain et le lecteur, fondé sur la compréhension partagée que les événements décrits représentent la réalisation des prophéties de Dn 9, 11, et 12.
Matthieu 24:20
Josèphe fait référence aux crues hivernales du Jourdain qui compliquaient sa traversée (voir Josèphe, Guerre des Juifs 4.7.5). Par ailleurs, les routes boueuses rendaient les voyages difficiles en hiver. • En temps normal, les juifs ne voyageaient pas le jour du sabbat afin de se reposer comme Dieu l'avait commandé (voir Gn 2.1–3 ; Ex 20.8–11 ; 23.12 ; 31.12–17 ; Lv 23.3 ; Dt 5.12–15 ; Jr 17.19–27).
Matthieu 24:21
Matthieu 24:22
Les élus de Dieu font face à toutes les épreuves (24.13) et ils demeurent fidèles (24.37–25.46 ; voir Es 65.8–9 ; Rm 11.7).
Matthieu 24:24
À propos des faux messies et des faux prophètes, voir 7.15 ; 24. 4–8 ; aussi Ac 13.6 ; 2P 2.1 ; 1Jn 2.18 ; 4.1). L'Apocalypse décrit un faux prophète qui se démarquera des autres (voir Ap 16.13). • Les signes et les miracles ne sont pas une garantie de l'approbation de Dieu (voir Dt 13.1–4 ; Ap 13.13).
Matthieu 24:26-28
Ces versets sont une prolongation de 24.23. Le lieu et la manière de l'apparition du Messie étaient âprement débattus parmi les juifs. L'apparition glorieuse et la venue du Messie seront incontestables.
Matthieu 24:26
Certains prophètes juifs avaient réussi à convaincre les gens de les suivre dans le désert pour observer des signes de délivrance. (cf. 24.4–8). • Cette mention fait peut-être référence à des sectes secrètes, telles que celles de Qumrân, ou aux petits groupes communautaires associés aux pharisiens.
Matthieu 24:27-28
La foudre peut être interprétée comme faisant allusion aux phénomènes astrologiques qui précèderont la venue du Messie (voir 24.29–31 ; 1Th 4.13–18). Ce n'est pas la soudaineté de la foudre qui est accentuée ici, mais plutôt l'étendue de sa démonstration visible. Il est fort probable que l'objectif de ces paroles prononcées par Jésus était d'éviter tout enthousiasme prématuré concernant la fin des temps (1Th 4.13–5.10 ; 2Th 2.1–12).
Matthieu 24:29-31
Ces paroles constituent le point central du discours et répondent à la deuxième des interrogations initiales des disciples (voir 24.3). D'après certains commentateurs, 24.29–31 ferait référence au jugement de Dieu sur le peuple juif en l'an 70 de notre ère, en utilisant des images apocalyptiques et des métaphores pour l'événement. D'autres interprètent cela comme une allusion à la seconde venue du Christ à la fin des temps.
Matthieu 24:29
Il est possible de considérer ces phénomènes comme l'autorévélation culminante du Fils de Dieu, ou métaphoriquement, comme un événement de grande importance à l'échelle cosmique (voir Ac 2.17–21 ; Hb 12.26–27 ; 2P 3.10 ; Ap 6.12–13). Un langage apocalyptique similaire est souvent employé dans l'Ancien Testament pour décrire des catastrophes politiques et la chute d'un gouvernement – des événements considérés comme des jugements cosmiques de la part de Dieu (par exemple, Es 13.9–16 ; Ez 32.1–10 ; Jl 2.1–17 ; Am 8.7–10).
Matthieu 24:30
Il est fort probable que ce signe soit le Fils de l'homme lui-même (voir 12.38–42 ; 16.4). Sa venue sera l’occasion de sa justification (voir 26.64) et suscitera une profonde désolation chez ceux qui seront confrontés au jugement de Dieu. La terminologie utilisée ici est différente du terme grec utilisé habituellement pour les nations païennes (ethnoi), mais elle est fréquemment utilisée pour les tribus (phulai) d'Israël (la terre) et il pourrait alors s’agir de l’annonce d’une catastrophe nationale en Israël (voir 21.43 ; Za 1.10–14). • Pour la venue du Fils de l'homme sur les nuées, voir Dn 7.13. De nombreuses personnes pensent que cela représente la descente du Fils de l'homme depuis la présence divine jusqu'à la terre pour y résider en tant que juge et libérateur, c'est-à-dire la seconde venue du Christ. D'autres affirment plutôt que cela décrit la venue du Fils de l'homme pour juger les humains, mais pas nécessairement la seconde venue du Christ (voir Mt 10.23 ; 16.27 ; 19.28 ; 25.31 ; 26.64 ; 28.18).
Matthieu 24:31
Beaucoup pensent que cette référence concerne l'enlèvement du peuple de Dieu par des anges (13.41 ; 16.27 ; 25.31) . D'autres pensent que les anges (grec angeloi, "messagers") mentionnés ici sont des messagers humains (11.10 ; Lc 7.24 ; 9.52 ; Jc 2.25) et que Jésus décrit la propagation de la Bonne Nouvelle parmi les païens (voir Mt 21.33–46 ; 22.1–14 ; Dt 30:1–10 ; Es 27.13 ; Zc 2.6–13).
Matthieu 24:33
À propos des événements annoncés, l'expression "tout cela" ou "toutes ces choses" (employée pour la première fois dans 23.36 : "ce jugement") fait allusion aux événements liés à la destruction du Temple (voir 24.2, 8). En ce qui concerne son retour (littéralement il) : cela pourrait signifier le retour de Jésus (voir Jc 5.9 ; Ap 3.20), la destruction du Temple, ou la fin des temps (voir Lc 21.31).
Matthieu 24:34
Matthieu 24:35
Matthieu 24:36
La connaissance limitée de Jésus en ce qui concerne des dates précises est également suggérée dans Ac 1.7. Puisque le jour est inconnu, les auditeurs de Jésus doivent être vigilants et fidèles (voir Mt 24.7–25.46). Cette déclaration devrait aussi dissuader ceux qui ont l'intention de chercher à déterminer la date de retour de notre Seigneur.
Matthieu 24:37-51
Jésus applique à présent l'ensemble de ses prédictions (24.1–36) à ses disciples afin de les inciter à rester fidèles et de veiller en vue de son retour.
Matthieu 24:37-41
La seconde venue de Jésus, comme le déluge (Gn 7), surviendra de manière inattendue. La seule préparation adéquate reste une vie de vigilance et d'obéissance constantes (cf. Lc 17.26–27, 34–35).
Matthieu 24:37
La seconde venue de Jésus (voir 24.3 ; cf. Lc 17.26) est comparée aux temps de Noé (voir Gn 6.9–22 ; 2P 2.5 ; 3.5–6). Ce qui est comparé ici, ce n'est pas la gravité des péchés, mais le manque de discernement concernant l'intervention de Dieu, assorti à une préoccupation pour les plaisirs charnels de la vie (Mt 6.19–34).
Matthieu 24:40-41
Il est probable que le terme "prendra" ou "pris" utilisé ici devrait être compris comme "pris en jugement", en l'an 70 ou à la fin des temps ; "on laissera" ou "laissé" signifierait alors que la personne demeure en vue d'entrer dans la nouvelle ère, soit celle de l'Église (voir 21.43 ; 22.1–14), soit le Millénium.
Matthieu 24:42
Matthieu 24:45-51
Matthieu 24:45
Les auditeurs de Jésus songeaient peut-être aux serviteurs particuliers de Dieu, à savoir les prophètes et ceux qui avaient transmis la Loi. Cependant, Jésus utilisait si fréquemment le terme serviteur de manière figurative qu'il est plus probable que ce soit une description de la responsabilité de chaque disciple (voir 10.24–25 ; 13.27–28 ; 18.23–35 ; 20.26).
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Matthieu 24:1-31
Certains pensent que le chapitre 24 ne concerne que le retour du Christ à la fin de l'histoire. D'autres pensent qu'il ne concerne que les évènements de l'an 70 apr. J.-C, lorsque les Romains ont détruit Jérusalem et le Temple. D'autres encore pensent qu'il renvoie aux deux réalités. Voir aussi Notes d'Étude sur Marc 13.