Tyndale Open Study NotesÉphésiens 2

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Lire Éphésiens 2 dans la Bible

Éphésiens 2:1-10

Paul s’exprime sur la condition terrible des croyants avant qu’ils ne se tournent vers Christ, ainsi que sur la grâce de Dieu qui les a épargnés.

Éphésiens 2:1-3

Les lecteurs de Paul étaient autrefois comme morts devant Dieu (voir 2.5 ; Col 2.13). À cause de leur désobéissance et du péché, poussés par les forces du diable, ils étaient condamnés avec le reste du monde à subir le jugement de Dieu.

Éphésiens 2:2

Le péché humain résulte de notre soumission au diable, l’esprit qui gouverne à la fois les puissances du mal dans le monde spirituel (voir 1.21 ; 6.11–12 ; cf. Col 1.13) et les humains refusant d’obéir à Dieu (2Co 4.4 ; en opposition à Rm 8.2–14 ; Ga 5.22–23).

Éphésiens 2:3

Ceux qui ne se convertissent pas sont, de ce fait, sous le contrôle des désirs incontrôlés et des convoitises de notre chair (voir Rm 3.9–20, 23). À cause de leur péché, ils sont sujets à la colère de Dieu, car Dieu déteste le péché (voir Ep 5.6 ; Rm 1.18 ; 2.5, 8 ; 3.5, 19 ; 4.15 ; 5.9 ; 9.22 ; 12.19 ; 13.4–5 ; Col 3.6 ; 1 Th 1.10 ; 2.16 ; 5.9).

Éphésiens 2:4-10

Par miséricorde, bonté et amour de Dieu, ceux qui sont unis à Jésus-Christ sont sauvés des terribles conséquences de leur péché et bénéficient des dons de la résurrection du Christ.

Éphésiens 2:5

nous a rendus à la vie avec Christ (littéralement nous a rendus vivants ensemble avec Christ) : Unis à Christ, les croyants partagent sa résurrection, maintenant et dans l’avenir (voir 2.6 ; Rm 6.4–14 ; Col 3.1–4). • c’est par grâce que vous êtes sauvés : Voir Ep 1.2 ; 2.8–9.

Éphésiens 2:6

en Jésus-Christ : En raison de leur union avec Christ, les croyants partagent la gloire et les bénédictions de Dieu, et vivent la résurrection, aujourd’hui et pour toujours (voir Rm 6.4–14 ; Col 2.12–13 ; 3.1–4).

Éphésiens 2:7

grâce : Voir la note d’étude correspondant au verset 1.2.

Éphésiens 2:8-9

Ces versets présentent un court résumé sur la façon dont une personne est sauvée. Un des principes fondamentaux de l’Évangile est d’être rendu juste par la foi en Christ plutôt que par mérite (voir Rm 1.16–17 ; 3.24–25 ; Ga 2.16 ; cf. Jn 3.16, 36). Le salut n’est pas une récompense pour les bonnes œuvres que nous aurions accomplies (voir Rm 3.21–4.8 ; 9.16 ; Ga 3.2–10 ; 5.1–6 ; cf. 2 Tm 1.9 ; Ti 3.5). Le salut est pour ceux qui font seulement confiance à Christ pour les sauver. Par conséquent, aucun de nous ne peut se glorifier à ce sujet (cf. Rm 3.27 ; 4.2 ; 1Co 1.30–31 ; Ga 6.14).

Éphésiens 2:10

Il nous a créés de nouveau en Jésus-Christ, pour que nous puissions accomplir les bonnes œuvres préparées d’avance pour nous. Les bonnes œuvres sont le résultat, et non la cause, du salut. L’Esprit de Dieu, œuvrant au travers d’un cœur transformé, produit une vie bonne (Ga 5.22–23).

Éphésiens 2:11-22

Paul se tourne maintenant au sujet de la grâce que Dieu accorde plus particulièrement aux païens (les non-Juifs), pour les adopter dans sa famille et les unir aux Juifs dans une nouvelle communauté, unique et aux ethnies diverses et variées : le corps du Christ, l’Église. L’insistance de Paul sur l’intégration des païens suggéreraient qu’ils subissaient une attitude discriminatoire de la part des chrétiens juifs.

Éphésiens 2:11

Traditionnellement, les Juifs méprisaient les païens, les considérant comme des « incirconcis », exclus du peuple de Dieu (voir Gn 17.9–14). Paul défend l’idée que juger les gens par leur corps et non par leur cœur est superficiel : en Christ, la circoncision physique ne signifie rien (voir Rm 2.28–29).

Éphésiens 2:12

Avant leur conversion, les païens n’avaient aucune part parmi le peuple de Dieu et dans les promesses de l’alliance accordée par Dieu : ils étaient sans Dieu et sans espérance (voir 4.18 ; Col 1.21).

Éphésiens 2:13

Ce n’est qu’en étant uni à Jésus-Christ, par la foi en lui, qu’une personne peut être réconciliée avec Dieu (voir Rm 5.10–12 ; 2Co 5.18–21). C’est le sang du Christ — sa mort sacrificielle — qui rend possible cette réconciliation (voir Ep 1.7 ; Rm 3.24–25 ; 5.9 ; Col 1.20 ; cf. Hé 9.12–15 ; 1 P 1.19 ; 1Jn 1.7 ; Ap 1.5 ; 5.9).

Éphésiens 2:14

Le Christ lui-même nous a apporté la paix : la paix avec Dieu (2.16–17 ; Rm 5.1, 10–11, 18–21 ; Col 1.20–22) et entre les Juifs et les païens (voir Ep 2.15–16 ; 4.3). • le mur de séparation : les pratiques sociales et religieuses divisaient traditionnellement Juifs et païens. Un mur bas autour du Temple à Jérusalem marquait la limite au-delà de laquelle les païens n’étaient pas autorisés à passer. Il symbolisait la distinction que les Juifs dressaient entre eux-mêmes et les païens.

Éphésiens 2:15

ayant anéanti par sa chair la loi : Voir Rm 10.4 ; Col 2.14 ; cf. Rm 6.14 ; 7.4–6. • L’église forme un peuple nouveau, une communauté où l’amour et l’acceptation priment et où les distinctions ethniques ne sont plus source de division (voir Rm 15.7–12 ; Ga 3.28 ; cf. Jn 10.16).

Éphésiens 2:16

La mort du Christ sur la croix réconcilie les humains avec Dieu, ainsi que les Juifs avec les païens.

Éphésiens 2:17

loin… près : Ce verset renvoie peut-être au verset Es 57.19. • Le texte grec ne contient pas les mots « païens » et « Juifs », mais les sous-entendent (voir Ep 2.13 ; voir aussi la note d’étude sur les versets 1.12–13).

Éphésiens 2:18

En raison du sacrifice de Christ pour les péchés, les croyants juifs et païens reçoivent le Saint-Esprit, ce qui leur permet de s’approcher de Dieu avec confiance (voir 3.12 ; cf. Ac 10.34–37, 44–48 ; 1P 3.18).

Éphésiens 2:19

Les païens qui croient ne sont plus des étrangers ou des gens du dehors (2.11–12, 17). Grâce à Christ, ils sont pleinement accueillis dans la famille de Dieu. Ils deviennent enfants de Dieu, au même titre que les Juifs croyants (voir Rm 8.14–17).

Éphésiens 2:20

Les apôtres sont des missionnaires évangélistes mandatés par Dieu. • Ici, les prophètes semblent être des prophètes du Nouveau Testament, et non de l’Ancien Testament (voir 3.5 ; 4.11 ; voir aussi 1Co 12.10, 28–29 ; 14.1–5, 22–24, 29–32, 39 ; cf. Ac 13.1 ; 19.6 ; 21.9–10). Dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament, les prophètes ne prédisent pas forcément l’avenir, mais sont habilités à transmettre un message de Dieu (voir 1Co 12.10). • L’église est construite sur le fondement des apôtres et des prophètes (ou sur le fondement posé par les apôtres et les prophètes) — c’est-à-dire sur leur témoignage fidèle de Christ qui sauve (voir Ap 21.14 ; cf. Mt 16.18). Cependant, la pierre angulaire est le Christ lui-même, le Messie, Sauveur et Seigneur (cf. 1Co 3.11). La pierre angulaire est la pierre la plus importante dans les fondations d’un bâtiment (voir Es 28.16 ; Mc 12.10 ; Ac 4.11 ; 1 P 2.6–7).

Éphésiens 2:21

Unis ensemble dans le Christ, les chrétiens païens et juifs deviennent un temple saint pour le Seigneur, car le Seigneur lui-même est parmi son peuple (voir Mt 18.20 ; 28.20 ; 1Co 3.16 ; 1P 2.4–5).

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