Actes 27
CHU
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Bible Chouraqui 1985

Actes 27:1-28

1Quand il est jugé que nous embarquerions pour l’Italie, ils remettent Paulos et quelques autres captifs à un centurion de la cohorte Augusta, nommé Julius.

2Nous embarquons sur un bateau d’Adramytion prêt à faire voile le long de la côte d’Asie. Nous gagnons le large, ayant avec nous Aristarchos, un Macédonien de Thessalonique.

3Le lendemain, nous arrivons à Sidôn. Julius fait une faveur à Paulos : il lui permet d’aller chez ses amis pour recevoir leurs soins.

4De là nous gagnons le large et naviguons sous Chypre : oui, les vents étaient contraires.

5Nous traversons la mer de Cilicie et de Pamphylie, et nous débarquons à Myra de Lycie.

6Le centurion trouve là un bateau d’Alexandrie qui va en Italie ; il nous y fait monter.

7Le bateau avance lentement plusieurs jours ; à grand-peine nous arrivons devant Cnide. Le vent ne nous favorisant pas, nous passons sous la Crète, du côté de Salmôn.

8Nous la côtoyons à grand-peine, et venons en un lieu appelé Bon-Ports, près duquel se trouve la ville de Lasaïa.

9Beaucoup de temps passe et la saison des périls survient pour les navigateurs : oui, le jeûne était déjà passé. Paulos les avertit

10et leur dit : « Hommes, je vois que le voyage sera périlleux. Il entraînera de grands dommages, non seulement au chargement et au bateau, mais aussi à nos personnes. »

11Le centurion écoute le capitaine et le patron du bateau, plutôt que les dires de Paulos.

12Le port n’était d’ailleurs pas bon pour l’hivernage. La plupart conseillent de partir de là, pour arriver si possible et passer l’hiver à Phoïnix, un port de Crète regardant vers le sud-ouest et le nord-ouest.

13Le vent du sud souffle doucement ; ils croient que leur projet va réussir. Ils lèvent l’ancre et voguent en côtoyant le Crète.

14Mais presque aussitôt un vent de typhon, appelé Euraquilon, se déchaîne sur l’île.

15Il entraîne le bateau, qui ne peut tenir tête au vent. Nous sommes emportés et nous allons à la dérive.

16Le bateau file sous une petite île appelée Cauda ; à grand-peine avons-nous assez de force pour nous rendre maîtres de la chaloupe.

17Après l’avoir hissée, ils usent des moyens d’urgence et ceinturent le bateau. Ils frémissent de s’échouer sur la Syrte, et laissent tomber l’ancre flottante. Ils vont ainsi à la dérive.

18Le lendemain, la tempête va et se déchaîne contre nous. Ils procèdent au délestage de la cargaison.

19Le troisième jour, de leurs propres mains, ils jettent à la mer les agrès du bateau.

20Ni le soleil ni les étoiles ne se montrent pendant plusieurs jours. La tempête n’est pas peu déchaînée ; tout espoir de nous sauver est perdu.

21Après longtemps sans nourriture, Paulos se lève au milieu d’eux. Il leur dit : « Hommes, il fallait m’en croire, et ne pas gagner le large de la Crète. Alors ce péril et cette perte auraient été évités.

22Maintenant je vous y engage : soyez forts, car aucune de vos vies ne sera perdue, mais seulement le bateau !

23Oui, s’est présenté à moi, cette nuit, de l’Elohîms à qui je suis et que j’adore, un messager.

24Il m’a dit : ‹ Ne frémis pas, Paulos ! Oui, en face de Caesar, tu dois comparaître. Et voici, Elohîms t’a donné par chérissement tous ceux qui voyagent en bateau avec toi. ›

25Aussi, hommes, soyez forts ! Oui, j’adhère à Elohîms : il en sera selon ce qui m’a été dit.

26Mais nous devons échouer sur une île. »

27Et c’est la quatorzième nuit de notre dérive sur l’Adria. Au milieu de la nuit, les matelots pressentent l’approche d’une terre.

28Ils lancent une sonde et trouvent vingt brasses. Ils s’écartent un peu plus loin, la lancent de nouveau et trouvent quinze brasses.

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Bible Chouraqui 1985 — © 1977 Editions Desclée de Brouwer