Seventh-day Adventist Bible CommentaryHébreux 2

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

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Hébreux 2:1

C’est pourquoi. C’est-à-dire en raison de la suprématie du Fils sur les anges, thème du ch. 1, et par conséquent en raison de l’importance du message du Fils « en ces derniers jours » (voir la note sur ch. 1:2). Prêter une attention plus sérieuse. Ou : « accorder une plus grande attention ». C’est le Fils, Dieu lui-même, qui a parlé.

Nichol, F. D. (1978). Commentaire biblique adventiste du septième jour : La Sainte Bible avec commentaire exégétique et explicatif. Série de références de commentaires (Héb. 1:1). Washington, D.C. : Review and Herald Publishing Association.

Ce que nous avons entendu. La manière dont le message leur est parvenu est décrite au v. 3. Que nous les laissions échapper. La proposition peut se traduire par « de peur que nous ne les dépassions en flottant », ou « de peur que nous ne nous en éloignions à la dérive ». L’auteur craint que ses lecteurs ne reconnaissent pas l’importance transcendante de ce qui a été dit par Christ. Les chrétiens juifs possédaient un grand zèle pour la révélation de l’AT, mais risquaient de ne pas voir l’importance de la nouvelle révélation qui leur avait été donnée. La dérive est l’un des moyens de déplacement les plus faciles et les plus agréables, mais c’est aussi l’un des plus traîtres et des plus dangereux. Aucun effort n’est nécessaire pour dériver et, tandis qu’on glisse sur le fleuve vers une mort certaine, le sentiment est celui du bien-être et de la satisfaction, voire de la somnolence. Le mouvement vers le bas est à peine perceptible, car tandis que le bateau descend le fleuve, il semble rester immobile. L’eau se déplace avec le bateau et les apparences sont ainsi trompeuses.



Ellen G. White


Jamais le Fils de Dieu ne fut plus aimé de son Père, de la famille céleste et des habitants des mondes non déchus que lorsqu’il s’humilia pour subir le déshonneur, l’humiliation, la honte et les mauvais traitements. En devenant le porteur du péché, il ôta de la race humaine la malédiction du péché. Dans son propre corps, il paya la peine de ce sur quoi est fondé le pouvoir de Satan sur l’humanité—le péché (The Youth’s Instructor, June 28, 1900).
Christ a pris notre place dans l’univers—Sous la puissante impulsion de son amour, il prit notre place dans l’univers et invita le Souverain de toutes choses à le traiter comme le représentant de la famille humaine. Il s’identifia à nos intérêts, exposa sa poitrine au coup de la mort, prit la culpabilité de l’homme et sa peine, et offrit à Dieu un sacrifice complet au nom de l’homme. En vertu de cette expiation, il a le pouvoir d’offrir à l’homme une justice parfaite et le plein salut. Quiconque croira en lui comme Sauveur personnel ne périra pas, mais aura la vie éternelle (The Review and Herald, April 18, 1893).
Christ rencontra l’homme en tant qu’homme—En quittant les cours royales du ciel, Christ vint dans notre monde pour représenter le caractère de son Père et ainsi aider l’humanité à revenir à sa loyauté. L’image de Satan était empreinte sur les hommes, et Christ vint afin de leur apporter puissance morale et efficacité. Il vint comme un bébé sans défense, portant l’humanité que nous portons. « Comme les enfants participent à la chair et au sang, il y a lui-même également participé. » Il ne pouvait venir sous la forme d’un ange ; car s’il n’avait rencontré l’homme comme homme et témoigné par sa relation avec Dieu que la puissance divine ne lui était pas donnée d’une manière différente de celle dont elle nous sera donnée, il n’aurait pas pu être un exemple parfait pour nous. Il vint dans l’humilité, afin que l’être le plus humble à la surface de la terre ne puisse avoir aucune excuse en raison de sa pauvreté ou de son ignorance et dire : À cause de ces choses, je ne peux pas obéir à la loi de Jéhovah. Christ revêtit sa divinité d’humanité, afin que l’humanité puisse toucher l’humanité ; afin qu’il puisse vivre avec l’humanité et supporter toutes les épreuves et les afflictions de l’homme. Il fut tenté en tous points comme nous, mais sans péché. Dans son humanité, il comprenait toutes les tentations qui viendront à l’homme (Manuscript 21, 1895).
Christ a porté son humanité dans l’éternité. Il se tient devant Dieu comme le représentant de notre race. Lorsque nous sommes revêtus du vêtement de noces de sa justice, nous devenons un avec lui, et il dit de nous : « Ils marcheront avec moi en blanc, car ils en sont dignes. » Ses saints le contempleront dans sa gloire, sans aucun voile obscurcissant entre (The Youth’s Instructor, October 28, 1897).
Selon la loi que le Christ Lui-même donna, l’héritage perdu était racheté par le plus proche parent. Jésus-Christ déposa Son manteau royal et Sa couronne royale, et revêtit Sa divinité d’humanité, afin de devenir un substitut et une caution pour l’humanité ; en mourant dans l’humanité, Il pouvait par Sa mort détruire celui qui avait le pouvoir de la mort. Il n’aurait pas pu faire cela en tant que Dieu, mais en venant comme homme, le Christ pouvait mourir. Par la mort, Il vainquit la mort. La mort du Christ porta à la mort celui qui avait le pouvoir de la mort, et ouvrit les portes du tombeau à tous ceux qui Le reçoivent comme leur Sauveur personnel.
Le Christ proclama au-dessus du sépulcre ouvert de Joseph : « Je suis la résurrection et la vie. » Lui, le Rédempteur du monde, a écrasé la tête du serpent, le privant de tout pouvoir de jamais faire sentir aux hommes son aiguillon de scorpion ; car Il a mis en lumière la vie et l’immortalité. Les portes de la vie éternelle sont grandes ouvertes à tous ceux qui croient en Jésus-Christ. Tous les croyants qui passent par une mort naturelle ont, en mangeant la chair et en buvant le sang du Fils de Dieu, la vie éternelle en eux, qui est la vie de Jésus-Christ. En mourant, Jésus a rendu impossible à ceux qui croient en Lui de mourir éternellement....
Le Christ vécut et mourut comme un homme, afin d’être le Dieu des vivants aussi bien que des morts. C’était pour rendre impossible aux hommes de perdre la vie éternelle s’ils croient en Lui. La vie des hommes et des femmes est précieuse aux yeux de Dieu ; car le Christ a acheté cette vie en étant exécuté à leur place. Ainsi, Il nous a rendu possible d’atteindre l’immortalité (Letter 97, 1898).
Le Créateur et la créature unis dans le Christ—En Christ étaient unis le divin et l’humain—le Créateur et la créature. La nature de Dieu, dont la loi avait été transgressée, et la nature d’Adam, le transgresseur, se rencontrent en Jésus—le Fils de Dieu et le Fils de l’homme. Ayant payé de Son propre sang le prix de la rédemption, ayant traversé l’expérience humaine, ayant, au nom de l’homme, affronté et vaincu la tentation, ayant, bien que Lui-même sans péché, porté la honte, la culpabilité et le fardeau du péché, Il devient l’Avocat et l’Intercesseur de l’homme. Quelle assurance pour l’âme tentée et éprouvée, quelle assurance pour l’univers témoin, que le Christ sera « un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle » (Manuscript 141, 1901)!
L’esprit édénique de l’homme restauré—Jésus devint un homme afin de pouvoir servir de médiateur entre l’homme et Dieu. Il revêtit Sa divinité d’humanité, Il s’associa à la race humaine, afin qu’avec Son long bras humain Il puisse entourer l’humanité, et qu’avec Son bras divin Il saisisse le trône de la Divinité. Et cela, afin de restaurer chez l’homme l’esprit originel qu’il avait perdu en Éden par la tentation séduisante de Satan ; afin que l’homme réalise qu’il est pour son bien présent et éternel d’obéir aux exigences de Dieu. La désobéissance n’est pas conforme à la nature que Dieu donna à l’homme en Éden (Letter 121, 1897).
La culture divine des hommes et des femmes ne sera menée à son achèvement que lorsqu’ils participeront à la nature divine. Ainsi, ils pourront vaincre comme le Christ a vaincu en leur faveur. Par la grâce reçue, l’homme déchu peut être placé en position avantageuse. Par le travail, par une confiance patiente et la foi en Jésus-Christ, par une persévérance fidèle dans le bien-faire, il peut s’élever jusqu’à la victoire spirituelle (Letter 5, 1900).
L’obéissance complète est possible par le Christ—Le Christ vint sur la terre, prenant l’humanité et se tenant comme le représentant de l’homme, afin de montrer dans la controverse avec Satan que l’homme, tel que Dieu l’avait créé, uni au Père et au Fils, pouvait obéir à toute exigence divine (The Signs of the Times, June 9, 1898).
Pour nous, Jésus s’est dépouillé de sa gloire ; il a revêtu sa divinité d’humanité afin de pouvoir toucher l’humanité, afin que sa présence personnelle soit parmi nous, afin que nous sachions qu’il connaissait toutes nos épreuves et compatissait à notre chagrin, afin que chaque fils et chaque fille d’Adam comprenne que Jésus est l’ami des pécheurs (The Signs of the Times, April 18, 1892).
Nature non angélique mais humaine—Le Seigneur Jésus a fait un grand sacrifice afin de rencontrer l’homme là où il se trouve. Il n’a pas pris la nature des anges. Il n’est pas venu sauver les anges. C’est la descendance d’Abraham qu’il aide. « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs à la repentance. » Le Christ aide l’humanité en prenant la nature humaine (Letter 97, 1898).
Satan trouve dans les cœurs humains un point où il peut prendre pied ; quelque désir pécheur est entretenu, par lequel ses tentations affirment leur pouvoir. Mais le Christ déclara à son propre sujet : « Le prince de ce monde vient, et il n’a rien en moi. » Les tempêtes de la tentation fondirent sur lui, mais elles ne purent le faire dévier de son allégeance à Dieu (The Review and Herald, November 8, 1887).
Jésus ne se laisse pas entraîner ou pousser dans le péché—Avons-nous oublié que Jésus, la Majesté du ciel, a souffert en étant tenté ? Jésus n’a pas permis à l’ennemi de l’entraîner dans le bourbier de l’incrédulité, ni de le pousser dans le bourbier du découragement et du désespoir. Mais beaucoup de pauvres âmes sont faibles au point de vue moral parce qu’elles ne mettent pas en pratique les paroles du Christ (Letter 43, 1892).
Une puissance assurée aux enfants de la foi—Le Christ, dans la faiblesse de l’humanité, devait affronter les tentations de celui qui possédait les pouvoirs de la nature supérieure que Dieu avait accordés à la famille angélique. Mais l’humanité du Christ était unie à la divinité, et dans cette force il supporterait toutes les tentations que Satan pourrait lui opposer, tout en gardant son âme exempte de péché. Et cette puissance de vaincre, il la donnerait à chaque fils et fille d’Adam qui accepterait par la foi les attributs justes de son caractère (The Review and Herald, January 28, 1909).

Hébreux 2:2

2. Parole prononcée par les anges. Une référence au système de lois institué au Sinaï (voir sur Gal. 3:19).

Inébranlable. Gr. bebaios, "sûr", "ferme", "établi". La loi était pleinement valide et ne pouvait être ignorée impunément.

Transgression. Gr. parabasis, littéralement, "un écart", d'où "un dépassement", "une transgression" Le mot implique un dépassement conscient de la ligne, un acte délibéré par opposition à une chute accidentelle. Un homme peut, dans l'obscurité, trébucher sur une ligne qu'il ne voit pas et dont il ignore l'existence. Ce n'est pas la même chose que de s'approcher de la même ligne à la lumière du jour, de voir le panneau interdisant l'intrusion et de l'enjamber. Un tel enjambement délibéré est une transgression.

La désobéissance. Gr. parakoÃâ (voir sur Rom. 5:19).

Une juste rétribution. La loi mosaïque spécifiait les sanctions pour différents types de transgression . Bien que "parlée par des anges", la loi était d'origine divine et donc, comme son auteur, elle était juste dans toutes ses sanctions et exigences.

Hébreux 2:3

Comment échapperons-nous ? La question rhétorique exige la réponse : « Nous n’échapperons pas. » Le pronom est emphatique en grec. Le « nous » est opposé à ceux qui, à l'époque de l'Ancien Testament, ont transgressé le code mosaïque (v. 2). Ils ont négligé « la parole prononcée par des anges » ; ceux qui sont représentés par « nous » risquent de négliger la parole prononcée par le Christ. Négliger. Gr. ameleō, « être insouciant à l'égard de », « ne pas se soucier de », « négliger ». Beaucoup de chrétiens juifs s'accrochaient à l'ancien système judaïque et étaient enclins à considérer l'Évangile avec dépréciation. L'épître avait pour but de montrer que l'ancien système avait pris fin et que le salut ne pouvait se trouver qu'en Christ et dans l'Évangile. L'avertissement s'applique à toute époque. Il n'y a pas d'échappatoire pour ceux qui sont insouciants à l'égard des appels de l'Évangile. Il peut ne pas y avoir de rejet ouvert du Christ, mais simplement un retard et de la négligence. Une telle conduite est extrêmement dangereuse et, si elle persiste, conduira à une perte éternelle. Un si grand salut. Grand, parce que Dieu en est l'auteur. Grand, à cause de son coût : la vie du Fils de Dieu. Grand par son accomplissement : le renouvellement du corps, de l'âme et de l'esprit, et l'élévation de l'humanité à une place dans le ciel, au-dessus. Prononcé par le Seigneur. En contraste avec « la parole prononcée par des anges » (v. 2). « Dieu … nous a parlé en ces derniers jours par son Fils » (ch. 1:1, 2). La référence concerne le

message proclamé par le Christ pendant son ministère terrestre. Pour la signification du titre « Seigneur » lorsqu'il est appliqué au Christ, voir le commentaire sur Jean 13:13; 20:28. Confirmé. Gr. bebaioō, « établir », « confirmer ». L'Évangile ne leur avait pas simplement été proclamé ; il l'avait été avec une puissance convaincante. À nous. L'auteur se classe ici parmi ceux auxquels l'Évangile a été confirmé par ceux qui l'avaient entendu directement de Jésus. Cela exclut que l'un des douze apôtres soit l'auteur de l'épître aux Hébreux. Beaucoup estiment que cela exclut également Paul, car il affirme qu'il n'a pas reçu l'Évangile d'un homme, mais par révélation de Jésus-Christ (Gal. 1:12). Cependant, ce raisonnement n'est pas en lui-même concluant, car l'auteur pourrait s'inclure de manière générale avec ses lecteurs. De plus, il y avait sans doute beaucoup de choses qui furent confirmées à Paul par des témoins oculaires de Jésus. Il a bien sûr reçu directement de Jésus-Christ le mystère de l'Évangile. La question de la paternité doit être tranchée selon d'autres considérations (voir p. 387–389).

Hébreux 2:4

4. Dieu aussi. Dieu a également témoigné de la véracité du message évangélique. Le message ne pouvait avoir de plus grande attestation.

Les signes. Pour une définition des signes, prodiges et miracles, voir Vol. V, p. 208. Voir aussi Rom. 15:19.

Dons. Pour une énumération de ces dons, voir 1Cor. 12:8-10, 28; cf. Eph.4:11, 12.

Selon sa propre volonté. Voir sur 1 Cor. 12:11.

Hébreux 2:5

5. Vers les anges. La position du Christ par rapport à celle des anges est discutée plus loin(cf. ch. 1). La pensée qui suit implique le côté positif : le monde à venir a été soumis au Fils.

Le monde à venir. Sans doute une référence au royaume de gloire qui sera inauguré lors du second avènement du Christ(cf. Matt. 4:17; 5:3). Comparer avec Eph. 1:21; Héb. 6:5.

Hébreux 2:6

6. Un certain lieu. Cela n'implique pas une incertitude quant à l'endroit où se trouve la référence, mais c'est simplement un moyen d'introduire une déclaration lorsqu'on estime qu'il n'est pas nécessaire de citer la source.

Qu'est-ce que l'homme ? La citation des versets 6-8 est tirée de la LXX du Ps. 8:4-6. Pour le sens de ce passage dans son contexte original, voir Ps. 8:4-6. Par inspiration, l'auteur de l'épître aux Hébreux élargit le sens de ce passage en l'appliquant au Christ(Héb. 2:9). Pour les principes qui sous-tendent de telles applications, voir Deut. 18:15.

Hébreux 2:7

Un peu. Ou : « pendant un peu de temps ». Le grec peut être compris de l'une ou l'autre manière. Les deux idées sont vraies. La seconde est particulièrement appropriée lorsqu'elle est appliquée au Christ (v. 9), car ce n'est que brièvement, pendant son incarnation, qu'il a été abaissé. Tu l'as couronné. Cela renvoie à l'expérience d'Adam et Ève rapportée dans Gen. 1:28 (voir le commentaire correspondant). Dieu n'a pas créé l'homme pour être un serviteur ou un esclave. Il l'a fait pour être roi et lui a accordé gloire et honneur. Tu l'as établi sur… les mains. Les données textuelles sont partagées (cf. p. 10) entre le maintien et l'omission de cette clause. Elle a peut-être été ajoutée dans certains manuscrits pour compléter la citation de Ps. 8:4–6.

Hébreux 2:8

8. Dans la soumission. Après avoir créé Adam et Ève, Dieu "les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la"(Gen. 1:28). Cela a donné à l'homme la possession incontestée de la terre, et la domination sur tout ce qui vit

Il n'a rien laissé. Les spécialistes ne s'accordent pas sur l'étendue de cette domination originelle. Certains prétendent qu'elle inclut le pouvoir sur la nature et les éléments, comme le Christ avait le pouvoir sur eux lorsqu'il était sur terre ; d'autres soutiennent que tout ce que cela signifie est que l'homme a reçu la domination sur la création brute et qu'il lui était supérieur

Dans une mesure remarquable, l'homme d'aujourd'hui a appris à maîtriser les pouvoirs de la nature. Il s'élève dans les cieux, et les profondeurs de la mer lui livrent leurs secrets. Il maîtrise les puissantes chutes d'eau et fait de l'électricité son serviteur. Il parle, et les extrémités de la terre entendent sa voix ; il fait sauter les continents et fait sortir les richesses des entrailles de la terre. Il fend l'atome et libère un pouvoir incommensurable

Mais pas encore. En dépit de ses remarquables réalisations (voir plus haut sous "ne rien laisser"), il existe des forces contre lesquelles l'homme est impuissant. Il a appris à retarder la mort, mais il ne peut finalement pas y échapper. Il est en grande partie sous l'emprise de Satan, de sorte qu'il est loin de pouvoir exercer la fonction qui lui a été attribuée à l'origine

Hébreux 2:9

9. Mais nous voyons Jésus. Le "mais" dénote ici un contraste. L'homme ne domine "pas encore" (voir v. 8), "mais nous voyons Jésus", qui domine. Il a été couronné de gloire et d'honneur. Il a toute autorité(Matt. 28:18).

Un peu plus bas. Ou, "un peu plus bas" (voir v. 7). Le Christ est montré comme un homme à part entière, tout comme il a été montré comme un Dieu à part entière dans le premier chapitre. Son humanité lui permet d'être le genre de grand prêtre dont les hommes ont besoin(vs. 17, 18). Au ciel, le Christ était bien sûr plus élevé que les anges, de façon incommensurable. Lorsqu'il est devenu homme, il a volontairement pris sa place parmi les hommes et n'a pas exigé de faveurs particulières. Mais même dans ces conditions, il n'a pas renoncé à sa divinité. Il savait d'où il venait(Jean 13:3) ; il savait qu'il avait le pouvoir de pardonner les péchés(Matt. 9:6) ; il savait qu'à tout moment il pouvait appeler à son aide le secours d'en haut(chap. 26:53). Mais bien qu'il ait eu ce pouvoir, il ne l'a jamais utilisé pour se sauver lui-même, sauf sur l'ordre de Dieu. Cela aurait invalidé son œuvre. Pour une discussion sur l'humiliation du Christ, voir Phil. 2:5-8.

Pour la souffrance de la mort. L'ordre des mots en grec favorise également le lien avec " couronné de gloire et d'honneur ". Le passage présente donc non pas le but de l'incarnation mais le résultat de la souffrance de la mort, à savoir l'exaltation.

Couronné de gloire. C'est-à-dire au moment de son ascension (voir sur Héb. 1:3; cf. sur Phil. 2:9).

Par la grâce de Dieu. Des preuves textuelles peuvent être citées(cf. p. 10) pour la lecture " sans Dieu ", suggérant que le Christ, dans sa mort, a souffert seul sans la présence soutenante de Dieu. Certains érudits, anciens et modernes, soutiennent que c'était la lecture originale. Cependant, le poids de la preuve est en faveur de la lecture de la KJV. En même temps, les deux lectures sont factuellement vraies : dans sa mort, le Christ a souffert seul (voir Matt. 27:46) ; sa souffrance pour l'homme était aussi une démonstration de la grâce de Dieu.

Le goût. Gr. geuomai, "manger", "goûter", "expérimenter" Le passage ne signifie pas, comme certains le suggèrent, que Christ a simplement goûté légèrement à la mort et n'a pas souffert jusqu'au bout. Gethsémané montre qu'il a bu la coupe jusqu'à la lie et qu'il a goûté la mort comme aucun homme ne l'avait jamais goûtée.

Pour tout homme. Le sacrifice du Christ était pour tous (voir sur Rom. 5:15). Quiconque le veut peut s'appliquer à lui-même les bienfaits de la mort du Christ (voir Apoc. 22:17).



Ellen G. White


9. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:21, 22, 29.

Hébreux 2:10

10. Il est devenu. Gr. prepÅÂ,"convenir", "être convenable", "devenir".

Lui. C'est-à-dire le Père, comme la suite du verset l'indique clairement.

Pour qui. Toutes choses existent parce que Dieu a voulu qu'elles existent(cf. 1 Cor. 8:6).

Par qui. Dieu est celui par qui "toutes choses" sont venues à l'existence. Comparez Rom. 11:36. Les Ecritures présentent également le Christ comme celui par qui toutes choses ont été créées(Col. 1:16; cf. Héb. 1:2). C'est le Père "qui a créé toutes choses par Jésus-Christ"(Eph. 3:9).

Amener de nombreux fils à la gloire. De même que le Christ, après son humiliation, a été glorifié (voir Jean 17:5), de même sa mort sacrificielle devait aboutir à la glorification d'un grand nombre de personnes. Pour la signification de la glorification, voir Rom. 8:30. Pour la signification du titre "fils", voir Rom. 8:14. Ce titre est choisi à dessein pour montrer la relation entre le Christ, le Fils, et les rachetés, qui sont ses frères (voir Héb. 2:11-18).

Capitaine. Gr. archÃâgos, "leader", "chef", "fondateur", "prince"."Le mot archÃâgos apparaît quatre fois dans le NT et est traduit deux fois par " Prince "(Actes 3:15; 5:31), une fois par " auteur "(Héb. 12:2), et une fois par " capitaine "(Héb. 2:10).

Dans le grec classique, archÃâgos est utilisé pour désigner le chef ou le géniteur d'un clan grec, ainsi que des héros, et même comme nom divin pour Apollon. Dans le texte actuel de l'épître aux Hébreux, certains suggèrent le sens de " pionnier ", un sens qui n'est pas inapproprié, car c'est l'incarnation et la mort du Christ qui ont permis aux membres de la race humaine d'être amenés à la gloire. Il a ouvert la voie. Mais l'expression est inadéquate, car le Christ est plus qu'un pionnier. Il est le Sauveur. Ceux qui le suivent sont les rachetés.

Parfait. Gr. teleioÅÂ,"compléter", "rendre parfait", "mener à terme". Pour l'adjectif teleios, voir sur Matt. 5:48. L'auteur ne veut pas dire que le Christ n'était pas parfait auparavant. Le Christ était parfait en tant que Dieu. Dans son incarnation, il était parfait en tant qu'homme. Mais par ses souffrances, il est devenu parfait en tant que Sauveur (voir Actes 5:31). L'idée de teleioÅÂ est d'atteindre un but prédéterminé, de terminer une course, d'accomplir un parcours prescrit. Avant que le Christ ne vienne sur terre, le chemin qu'il devait emprunter était tout tracé devant lui ; chaque étape était claire. Pour atteindre le but, il doit aller jusqu'au bout. Il ne pouvait pas s'arrêter avant sa destination finale ; il devait persévérer jusqu'à la fin. C'est de l'achèvement de ce parcours qu'il est question dans le texte qui nous occupe, et non d'un quelconque perfectionnement moral.

Souffrances. Le Christ a atteint son état exalté par le chemin de la souffrance. C'est sa "souffrance de la mort"(v. 9) qui l'a constitué comme sauveur et lui a permis d'être le capitaine conduisant de nombreux fils à la gloire. Les souffrances de la tentation lui ont permis d'être "un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle", "capable de secourir ceux qui sont tentés" (voir vs. 17, 18). Si le Christ était venu dans ce monde et avait passé le temps qui lui était imparti dans la paix et le contentement, gardé par des anges célestes et protégé des dangers et des tentations communs à l'homme, il n'aurait pas été perfectionné pour sa fonction. Il n'aurait pas eu l'occasion de démontrer ce qu'il ferait sous la pression. S'il n'avait pas été tenté en tous points, les hommes se seraient demandé ce qu'il ferait s'il avait vraiment faim, s'il était fatigué, malade ; ce qu'il ferait si les hommes l'injuriaient, le maudissaient, crachaient sur lui, le flagellaient et, enfin, le pendaient sur une croix. Garderait-il son calme et prierait-il pour ses ennemis ? Si ceux en qui il avait confiance l'abandonnaient, le reniaient, le trahissaient et l'abandonnaient à l'heure suprême, s'en remettrait-il à Dieu sans se décourager ? Si, pour couronner le tout, Dieu lui-même semblait l'abandonner et si l'horreur des ténèbres l'enveloppait et l'écrasait presque, boirait-il encore la coupe ou reculerait-il ? Ces questions, les hommes se les poseraient s'il avait été à l'abri des tentations et des souffrances.



Ellen G. White


10 (chap. 5:8, 9; Ésaïe 53:10). Séparation des puissances divines—Le Chef de notre salut a été rendu parfait par la souffrance. Son âme a été offerte en sacrifice pour le péché. Il était nécessaire que d’affreuses ténèbres s’amassent autour de son âme à cause du retrait de l’amour et de la faveur du Père ; car il prenait la place du pécheur, et tout pécheur doit faire l’expérience de ces ténèbres. Le Juste devait subir la condamnation et la colère de Dieu, non par vindicte ; car le cœur de Dieu aspirait avec la plus grande douleur lorsque son Fils, l’innocent, subissait la peine du péché. Cette séparation des puissances divines ne se reproduira jamais au cours des âges éternels (Manuscript 93, 1899).

Hébreux 2:11

11. Celui qui sanctifie. Dans ce contexte, le Christ(cf. ch. 9:13, 14).

Ceux qui sont sanctifiés. Ce sont les " nombreux fils " qui sont conduits à la gloire(v. 10).

D'un seul. C'est-à-dire de Dieu le Père. Le Christ, le Fils, et les "nombreux fils" ont tous un seul Père.

Il n'a pas honte. Malgré sa grande supériorité sur les anges(Héb. 1:4; cf. Luc 9:26).

Frères. Voir sur Matt. 12:49, 50; cf . Jean 20:17.

Hébreux 2:12

J'annoncerai ton nom. Une citation de Ps. 22:22. Psaume 22 est un psaume messianique (voir l'introduction à ce psaume). Paul utilise ce passage pour étayer son observation selon laquelle ceux qui sont sanctifiés (v. 11) sont les frères du Christ. Frères. Le mot significatif pour lequel le passage a été cité (voir v. 11).

Hébreux 2:13

13. Et encore. Une formule introduisant une nouvelle citation.

Je mettrai ma confiance. Une citation de 2 Sam. 22:3 ou d'Ésaïe 8:17, plus probablement de cette dernière, puisque la citation suivante est de cette dernière, puisque la citation suivante est d'Ésaïe 8:18. La déclaration est citée comme preuve de l'humanité du Christ. C'est une image de sa complète communion avec nous. Il a lui-même exercé la même confiance et la même foi que celles qu'il exige de nous.

Moi et les enfants. Pour la signification de cette citation dans son contexte original, voir Ésaïe 8:18. L'auteur de l'épître aux Hébreux fait une application messianique de ce passage. Il considère Isaïe comme un type du Christ et ses enfants comme représentatifs des enfants spirituels du Christ. La métaphore passe de "frères" à "enfants", mais la même idée de base est soulignée : le Christ partage l'humanité avec nous, ce qui est illustré ici par le fait qu'un père et ses enfants partagent la même nature.

Que Dieu a donné. Dans sa prière avant Gethsémani, le Christ s'est référé huit fois aux disciples comme lui ayant été donnés par Dieu ( Jean 17:2, 6, 9, 11, 12, 24). Il ne s'est pas attribué l'honneur, mais a rendu gloire à Dieu pour le résultat de son travail.

Hébreux 2:14

Les enfants. C’est-à-dire les enfants mentionnés au v. 13. Participent. Ou : « ont été rendus participants ». Les enfants partagent une nature humaine commune. Lui aussi. C’est-à-dire le Christ. A pris part. La forme du verbe grec suggère l’idée de s’emparer de quelque chose qu’on ne possédait pas auparavant. Cela était vrai de Jésus : il était divin, mais il a pris notre nature humaine, mêlant mystérieusement les deux natures en une seule (voir la note sur Jean 1:14). Afin qu’il puisse entrer dans toutes les expériences de l’humanité, le Christ est devenu homme. Par la mort. C’est-à-dire sa mort sacrificielle sur la croix (cf. v. 9). Lorsque Jésus mourut sur la croix, Satan semblait avoir triomphé ; car il semblait que même le Fils de Dieu reconnaissait le pouvoir de Satan sur la mort et s’y soumettait. Mais Dieu avait un autre dessein. Détruire. Gr. katargeō, « rendre nul et non avenu », « détruire » (voir la note sur Rom. 3:3). Déjà, le pouvoir qu’a Satan sur la mort a été brisé, car, bien que la mort naturelle règne encore, la résurrection est assurée (voir 1 Cor. 15:20–22, 51–57). Enfin, celui qui est à l’origine du péché et l’auteur de la mort sera lui-même anéanti (voir la note sur Apoc. 20:10).

Qui avait le pouvoir. Satan détient le pouvoir de la mort parce qu’il est à l’origine du péché, et la mort résulte du péché (voir la note sur Rom. 5:12). Son royaume est un royaume de mort, et c’est dans celui-ci qu’il règne. Comme le péché règne dans notre vie, la mort règne aussi, et Satan règne donc. Le Christ est celui qui est entré dans la maison de l’homme fort (Marc 3:27), a enchaîné l’ennemi et lui a repris ses prisonniers. Le Christ est entré dans le domaine de la mort — le bastion de Satan — et a arraché sa proie à Satan. Lorsqu’il pensait tenir le Christ en son pouvoir, lorsque le tombeau fut scellé et que le Christ y fut enfermé, Satan exulta. Mais le Christ brisa les liens de la mort et sortit du tombeau, car « il n’était pas possible qu’il soit retenu par elle » (Actes 2:24). Non seulement le Christ lui-même ressuscita, mais « les tombeaux s’ouvrirent ; et beaucoup de corps des saints qui dormaient se relevèrent et sortirent des tombeaux après sa résurrection » (Mat. 27:52, 53). Ainsi, bien que « l’homme fort armé garde son palais, … un plus fort que lui viendra sur lui et le vaincra » (Luc 11:21, 22). L’homme plus fort, le Christ, est entré dans le domaine de la mort et, dans la mort, a vaincu celui qui avait le pouvoir de la mort, lui a repris ses captifs et a dépouillé sa maison (Mat. 12:29) ; « après avoir dépouillé les principautés et les puissances, il les a publiquement livrées en spectacle, triomphant d’elles par la croix » (Col. 2:15). Désormais, pour les croyants, la mort n’est qu’un sommeil ; ils reposent en paix jusqu’à ce que Dieu les appelle. Pour beaucoup, ce sera même un sommeil béni (Apoc. 14:13). Le Christ « a aboli la mort » (2 Tim. 1:10). Il détient « les clés de l’enfer et de la mort » (Apoc. 1:18 ; cf. 1 Cor. 15:51–57). Diable. Gr. diabolos (voir la note sur Mat. 4:1).



Ellen G. White


De toute éternité, le Christ était uni au Père et, lorsqu’il revêtit la nature humaine, il était toujours un avec Dieu. Il est le lien qui unit Dieu à l’humanité [Hébreux 2:14 cité] (The Signs of the Times, August 2, 1905).
(Hébreux 2:14-18; 4:15; 2 Pierre 1:4.) Le pouvoir que l'homme peut exercer—Le Fils de Dieu fut assailli à chaque pas par les puissances des ténèbres. Après son baptême, l'Esprit le conduisit dans le désert, où il subit la tentation pendant quarante jours. Des lettres me sont parvenues, affirmant que le Christ n'aurait pas pu avoir la même nature que l'homme, car, si tel avait été le cas, il aurait succombé à des tentations semblables. S'il n'avait pas eu la nature de l'homme, il n'aurait pas pu être notre exemple. S'il n'avait pas participé à notre nature, il n'aurait pas pu être tenté comme l'homme l'a été. S'il ne lui avait pas été possible de céder à la tentation, il n'aurait pas pu être notre aide. C'était une réalité solennelle que le Christ était venu combattre les batailles en tant qu'homme, en faveur de l'homme. Sa tentation et sa victoire nous disent que l'humanité doit reproduire le Modèle ; l'homme doit devenir participant de la nature divine.
(Hébreux 2:14; 3:3.) L’extraordinaire condescendance de Dieu—La doctrine de l’incarnation du Christ dans la chair humaine est un mystère, « même le mystère qui a été caché depuis des siècles et depuis des générations ». C’est le grand et profond mystère de la piété. « La Parole a été faite chair et a habité parmi nous. » Christ prit sur Lui la nature humaine, une nature inférieure à Sa nature céleste. Rien ne montre mieux l’extraordinaire condescendance de Dieu que cela....
Le monde entier lui appartenait, mais il s'est dépouillé si complètement que, durant son ministère, il a déclaré : « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête » [Hébreux 2:14-18 cité] (Manuscript 76, 1903).
14 (voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:50; John 3:14-17). Satan vaincu à la croix—Il [Christ] a vaincu Satan dans la même nature sur laquelle Satan avait remporté la victoire en Éden. L’ennemi a été vaincu par le Christ dans sa nature humaine. La puissance de la divinité du Sauveur était cachée. Il a triomphé dans la nature humaine, s’appuyant sur Dieu pour obtenir la puissance (The Youth’s Instructor, April 25, 1901).
14-18 (ch. 1:3; Jean 1:1-3, 14; Philippiens 2:5-8 ; voir les commentaires d’EGW sur Marc 16:6; Luke 22:44; Romans 5:12-19; Hebrews 3:1-3). Dieu a atteint l’humanité par l’humanité—Christ seul pouvait représenter la divinité. Celui qui avait été en présence du Père dès le commencement, celui qui était l’image exacte du Dieu invisible, était le seul capable d’accomplir cette œuvre. Aucune description verbale ne pouvait révéler Dieu au monde. Par une vie de pureté, une vie de confiance parfaite et de soumission à la volonté de Dieu, une vie d’humiliation devant laquelle même le plus élevé des séraphins du ciel aurait reculé, Dieu lui-même devait être révélé à l’humanité. Pour cela, notre Sauveur revêtit sa divinité d’humanité. Il employa les facultés humaines, car ce n’est qu’en les adoptant qu’il pouvait être compris par l’humanité. Seule l’humanité pouvait atteindre l’humanité. Il manifesta le caractère de Dieu à travers le corps humain que Dieu lui avait préparé. Il bénit le monde en vivant dans une chair humaine la vie de Dieu, montrant ainsi qu’il avait le pouvoir d’unir l’humanité à la divinité (The Review and Herald, June 25, 1895).
(Ch. 2:14.) Le Christ a maintenu le niveau de l’humanité—Satan pensait que, par ses tentations, il pourrait amener le Rédempteur du monde à faire un geste audacieux en manifestant sa puissance divine....

Hébreux 2:15

15. Délivrer. Gr. apallassÅÂ,"libérer" "relâcher" Le Christ est venu libérer les hommes de l'esclavage du péché et de la mort

La peur de la mort. C'est la condition des non rachetés. Des millions d'entre eux sont esclaves du péché et aspirent à être délivrés. Ils craignent le présent ; ils craignent l'avenir ; ils craignent la vie ; ils craignent la mort. Y a-t-il un espoir, un réconfort ou une délivrance ? La réponse est que le Christ a détruit le pouvoir de Satan, qu'il a aboli la mort et qu'il les a délivrés, et les délivrera, des peurs qui les ont liés

Toute leur vie. L'homme est né dans le péché. Il reste en esclavage servile jusqu'à ce que le Christ le libère

Servitude. Ou "esclavage". Pour un commentaire sur la servitude du péché voir sur Rom. 8:15

Hébreux 2:16

En vérité. Gr. dēpou, « bien sûr ». A pris … sur lui. Gr. epilambanomai, « saisir », « empoigner », « se préoccuper de », « s’intéresser à », « aider ». La question est de savoir lequel de ces sens variés s’applique dans le texte considéré. La KJV fournit le mot « nature », mais le temps du verbe grec s’y oppose. Le grec dit : « est en train de saisir », si l’on retient le sens « saisir ». L’incarnation serait difficilement décrite comme un événement en cours, comme l’impliquerait le présent. En outre, le « c’est pourquoi » du v. 17 ne découle pas naturellement d’une référence à l’incarnation au v. 16. Le sens « aider » convient bien au contexte et à la construction grecque. Il suggère la lecture : « Ce ne sont pas les anges que le Christ aide, mais les membres de la famille humaine. » Le sens « se préoccuper de » est également pertinent. En l’adoptant, le verset se lirait ainsi : « Car assurément, il ne se préoccupe pas des anges, mais il se préoccupe de la descendance d’Abraham. » L’être humain a besoin de rédemption et peut être restauré, et c’est de lui que le Christ se soucie en ce qui concerne le plan du salut. Le sens « s’intéresser à » convient également.

La descendance d’Abraham. Ici, probablement synonyme d’« homme ». Il n’est pas question d’exclure les Gentils. Il est peut-être fait référence à la descendance spirituelle (Gal. 3:29).



Ellen G. White


16 (Philippiens 2:5-8). Jésus, l’Ami des pécheurs—Jésus est venu dans le monde non pas comme un ange de lumière ; nous n’aurions pas pu supporter sa gloire s’il était venu ainsi. Un ange au tombeau du Christ était d’un éclat si extraordinaire que la garde romaine tomba impuissante à terre. Lorsque l’ange vint des cieux, il dissipait les ténèbres sur son passage, et les sentinelles ne purent supporter sa gloire ; elles tombèrent à terre comme des hommes morts. Supposons que Jésus fût venu dans la gloire d’un ange, son éclat aurait éteint la faible vie des mortels.

Hébreux 2:17

C’est pourquoi. C’est-à-dire parce qu’il se préoccupait de l’homme (voir la note sur le v. 16). En toutes choses. Christ devait devenir homme si complètement et pleinement qu’on ne puisse jamais dire qu’il est étranger à quelque tentation, quelque chagrin, quelque épreuve ou quelque souffrance que les hommes doivent traverser. Il convenait. Gr. opheilō, « devoir », « être redevable », « falloir », « être tenu de ». Comparez l’emploi du verbe et des noms apparentés dans Matt. 18:30, 34; 23–16; Luc 16:6, 7; Jean 13:14; 1 Cor. 5:10; 2 Thess. 2:13. Rendu semblable. Pour la raison exposée ensuite, à savoir pour le qualifier en vue de la fonction de grand prêtre. Bien que cela ne signifie pas que ses expériences doivent être identiques aux nôtres à tous égards — mille vies n’y suffiraient pas —, cela signifie que les épreuves doivent être représentatives et inclure en principe tout ce que l’homme doit souffrir, et que, par leur intensité, elles doivent être pleinement à la mesure de tout ce que les hommes doivent supporter. Puisse être. Ou « puisse devenir ». Miséricordieux et fidèle. Ces deux caractéristiques sont nécessaires à un ministère juste. La miséricorde seule pourrait être trop indulgente et négliger la justice. La fidélité apporte un équilibre à la miséricorde, car elle prend en considération les droits et les devoirs de l’offenseur comme de l’offensé. En tant que grand prêtre, Christ doit être bienveillant et compréhensif envers l’offenseur, mais il doit aussi être fidèle à la justice et ne pas ignorer la loi. La fidélité maintiendra le délicat équilibre entre une miséricorde inconditionnelle et une justice inflexible. Le grand prêtre doit prendre en considération le pécheur, mais aussi celui contre qui le péché a été commis. Il doit être fidèle à la charge qui lui a été confiée tout en étant miséricordieux envers le transgresseur. Grand prêtre. Le sujet de Christ en tant que grand prêtre est introduit ici et développé plus complètement par la suite (voir chs. 3 ; 5 ; 7–10). Les choses qui concernent Dieu. C’est-à-dire les questions relatives au service divin. L’expression grecque ainsi traduite apparaît dans la LXX de Ex. 4:16, en référence à la relation de Moïse avec Dieu concernant Aaron. Faire propitiation. Gr. hilaskomai. Pour la signification de ce verbe et des noms apparentés, voir la note sur Rom. 3:25. Le verbe n’apparaît qu’ici et dans Luc 18:13, où il est traduit par « être miséricordieux ».



Ellen G. White


17 (Philippiens 2:7, 8; Colossiens 2:10; 2 Pierre 1:4; voir les commentaires d’EGW sur Hébreux 4:14-16). Le Christ a pris l’humanité en lui-même—Par son obéissance à tous les commandements de Dieu, le Christ a accompli la rédemption de l’homme. Cela ne s’est pas fait en sortant de lui-même pour aller vers un autre, mais en prenant l’humanité en lui-même. Ainsi, le Christ a donné à l’humanité une existence venant de lui-même. Amener l’humanité au Christ, amener la race déchue à l’unité avec la divinité, telle est l’œuvre de la rédemption. Le Christ a pris la nature humaine afin que les hommes soient un avec lui comme il est un avec le Père, afin que Dieu aime l’homme comme il aime son Fils unique, afin que les hommes participent à la nature divine et soient complets en lui (The Review and Herald, April 5, 1906).

Hébreux 2:18

18. Être tenté. Gr. peirazÅÂ,"éprouver", "prouver", "tenter" (voir sur Matt. 4:1). La nature humaine du Christ a ressenti toute la force de la tentation. Sinon, le Christ n'aurait pas compris le combat terrible d'un pauvre pécheur qui est puissamment tenté de céder. Christ a été tenté en tous points "comme nous"(Héb. 4:15). Il a réellement souffert sous la tentation

Le désert, Gethsémané et le Golgotha révèlent combien le Christ a souffert en résistant à la tentation. Dans les deux premiers cas, la tentation était si forte qu'il semble qu'il serait mort sous le choc si un ange n'avait pas été envoyé pour le fortifier(Matthieu 4:11; Luc 22:43). La coupe n'a pas été retirée, malgré sa prière. Il doit la boire. C'est à ces expériences que l'auteur fait évidemment allusion lorsqu'il dit : "Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang, en luttant contre le péché"(Héb. 12:4). Le Christ a résisté jusqu'au sang.

Capable de secourir. En résistant avec succès à la tentation et en supportant patiemment la souffrance, le Christ a vaincu le tentateur. Nous sommes maintenant aux prises avec un ennemi vaincu. La victoire du Christ est notre assurance de victoire. Voir sur Matt. 4:1.

C'est une source de réconfort omniprésente pour le chrétien de savoir que le Christ comprend nos peines et nos perplexités, et compatit avec nous. Si le Christ n'était pas devenu un homme, la question aurait pu facilement se poser : Comment pouvons-nous savoir que Dieu nous aime et se soucie de nous, alors qu'il n'a jamais connu les épreuves que nous rencontrons, qu'il n'a jamais été pauvre ou abandonné, et qu'il n'a jamais su ce que c'est que d'être seul et d'affronter un avenir inconnu ? Il nous demande d'être fidèles jusqu'à la mort, mais a-t-il jamais été confronté aux problèmes que nous rencontrons ? S'il était l'un d'entre nous et un avec nous, il saurait combien il est difficile de rencontrer certaines épreuves. Mais s'il n'a jamais été homme, connaît-il vraiment toutes nos peines, et peut-il compatir avec nous lorsque nous nous égarons ?

La réponse est que Dieu le sait, et que ce n'est pas pour Lui, mais pour nous, qu'Il s'est fait pauvre ; ce n'est pas pour Lui, mais pour nous, qu'Il a souffert et est mort. Nous avions besoin de la démonstration que le Christ est venu donner, sinon nous n'aurions jamais connu l'amour profond de Dieu pour l'humanité souffrante. En outre, nous n'aurions jamais connu la souffrance que le péché a fait naître dans le cœur de Dieu.



Ellen G. White


18 (chap. 4:15; 5:7, 8; Jean 14:30; voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 4:1-11; 1 John 2:1). Les sensibilités raffinées de Jésus—Si seulement nous pouvions comprendre la signification des paroles : le Christ « a souffert en étant tenté ». Bien qu’il fût exempt de toute souillure du péché, les sensibilités raffinées de sa nature sainte rendaient pour lui le contact avec le mal indiciblement douloureux. Pourtant, revêtu de la nature humaine, il rencontra l’archi-apostat face à face et, seul, résista à l’ennemi de son trône. Pas même par une pensée le Christ ne pouvait être amené à céder au pouvoir de la tentation.

Seventh-day Adventist Bible Commentary — Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs. Review and Herald Publishing Association · tous droits réservés