Seventh-day Adventist Bible Commentary2 Pierre 3

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

Lire 2 Pierre 3 dans la Bible

2 Pierre 3:1

1. Cette seconde épître. Il est naturel de lire dans ces mots une référence à 1 Pierre comme étant la première des épîtres de l'apôtre, et à la présente lettre comme étant la seconde de la paire. Aucun argument concluant n'a encore été présenté à l'encontre de ce point de vue, et les paroles de Pierre peuvent être considérées comme une preuve accessoire de la paternité commune des deux épîtres.

Bien-aimés. L'apôtre a maintenant quitté le sujet déplaisant des faux docteurs(ch. 2) pour exhorter ses lecteurs au sujet des événements du dernier jour. Ce faisant, il emploie naturellement le terme " bien-aimés ", ici et aux versets 8, 14, 17(cf. 1 Jean 3:2).

Dès maintenant. La clause d'ouverture se lit littéralement : " C'est déjà, bien-aimés, une seconde épître que je vous écris ", ce qui peut suggérer que la seconde épître a été écrite peu de temps après la première.

En l'un et l'autre desquels. C'est-à-dire dans les deux, en référence aux deux lettres, la première et la seconde.

J'agite. Gr. diegeirÅÂ (voir ch. 1:13).

Les esprits purs. Gr. eilikrinÄs dianoia, utilisé en grec classique pour " raison pure ", mais ici dans le sens d'un esprit non souillé ou sincère. Pour un commentaire sur eilikrinÄs, voir Phil. 1:10. Dianoia est l'esprit en tant que faculté de comprendre, de sentir, de désirer. Pierre reconnaît à ses lecteurs le mérite d'avoir un esprit (au singulier) qui n'est pas pollué par la sensualité, en heureux contraste avec l'esprit des faux enseignants.

En souvenir. La même expression grecque se trouve au ch. 1:13 (voir le commentaire). Dans ce cas, Pierre souhaite rappeler à ses lecteurs les instructions précédentes concernant le retour de leur Seigneur dans la puissance et la gloire.



Ellen G. White


Lorsque des hommes au pouvoir oppriment et dépouillent leurs semblables, et qu’aucun tribunal terrestre ne peut rendre justice, Dieu interviendra en faveur de ceux qui ne peuvent se défendre. Il punira tout acte d’oppression. Aucune sagesse terrestre ne peut mettre les malfaiteurs à l’abri des jugements du ciel. Et lorsque les hommes mettent leur confiance dans les puissances terrestres au lieu de leur Créateur, lorsqu’ils s’élèvent dans l’orgueil et la confiance en eux-mêmes, Dieu, en son temps, les rendra méprisés (Letter 122, 1900).
Destruction venant de la terre et du ciel—La main de l’Omnipotence ne manque ni de moyens ni de façons d’accomplir Ses desseins. Elle pourrait atteindre les entrailles de la terre et en faire surgir Ses armes, les eaux qui y sont cachées, pour contribuer à la destruction des habitants corrompus de l’ancien monde....
L’eau ne détruira plus jamais la terre, mais les armes de Dieu sont cachées dans les entrailles de la terre, et Il les fera surgir pour les unir au feu du ciel afin d’accomplir Son dessein dans la destruction de tous ceux qui n’accepteraient pas le message d’avertissement et ne purifieraient pas leur âme en obéissant à la vérité et aux lois de Dieu (The Signs of the Times, January 3, 1878).
L’un des plans divins pour la croissance est la transmission. Le chrétien doit acquérir de la force en fortifiant les autres. « Celui qui arrose sera lui-même arrosé. » Ce n’est pas simplement une promesse ; c’est une loi divine, une loi par laquelle Dieu veut que les courants de bienveillance, semblables aux eaux du grand abîme, soient maintenus en circulation constante et retournent continuellement à leur source. L’accomplissement de cette loi renferme le secret de la croissance spirituelle (The Signs of the Times, June 12, 1901).
La sanctification n’est pas l’œuvre d’un instant, d’une heure ou d’un jour. C’est une croissance continuelle dans la grâce. Nous ne savons pas un jour quelle sera l’intensité de notre combat le lendemain. Satan vit et il est actif ; chaque jour, nous devons implorer sincèrement Dieu de nous accorder l’aide et la force nécessaires pour lui résister. Tant que Satan régnera, nous aurons le moi à soumettre et des assauts à surmonter ; il n’y a donc aucun point où nous arrêter. Nous ne pouvons atteindre aucun point où nous pourrions dire que nous avons pleinement atteint (The Review and Herald, May 6, 1862).
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2 Pierre 3:2

Afin que vous vous en souveniez. Littéralement, « rappeler », ce qui exprime le but de Pierre en écrivant son épître. Il entendait mettre l’accent sur l’enseignement passé plutôt que de transmettre un nouvel enseignement. Comparez le passage parallèle dans Jude 17. Saints prophètes. Dans ce verset, Pierre fait référence à ce qui se trouve dans l’AT et à ce qui avait été écrit jusque-là du NT. Commandement. Voir sur le ch. 2:21. Nous, les apôtres. Les preuves textuelles attestent (cf. p. 10) la lecture « vos apôtres », et la dernière proposition de la phrase peut alors être rendue ainsi : « et du commandement du Seigneur et Sauveur transmis par [ou « donné par »] vos apôtres ». Le commandement, ou instruction, venait du Seigneur, mais il a été transmis par les apôtres.

2 Pierre 3:3

Sachant tout d’abord ceci. Comparez sur le ch. 1:20, où se trouve la même expression. Ici, l’apôtre emploie cette expression comme préface à la déclaration qu’il s’apprête à faire, laquelle doit être considérée sur fond des enseignements combinés des prophètes et des apôtres. Pierre ne cite aucun passage précis des prophètes ou des apôtres, mais suppose que ce qu’il s’apprête à dire sera reconnu comme conforme à la teneur générale de leurs enseignements sur le sujet en discussion. Comparez le passage parallèle dans Jude 18. Il viendra. Sur la base des enseignements des prophètes et des apôtres, les lecteurs de Pierre savaient déjà à quoi s’attendre « dans les derniers jours ». L’apôtre les avait avertis que « la fin de toutes choses est proche » (voir sur 1 Pierre 4:7), et il considère apparemment son conseil comme opportun et approprié. Voir ci-dessous sous « dans les derniers jours ». Comparez sur 1 Jean 2:18; Jude 18. Dans les derniers jours. Littéralement, « sur [les] derniers jours ». Le mot « derniers » peut être pris au singulier, comme faisant référence à un dernier jour, ou, comme le favorisent les preuves textuelles (cf. p. 10), au pluriel, « les derniers jours ». Son but est d’éclairer ses lecteurs afin qu’ils ne soient pas égarés par ceux qui se moquent de l’idée d’un retour prochain du Sauveur. Il ne fait pas ici de déclarations précises concernant le moment de la venue du Christ, mais il s’emploie à préparer son troupeau pour « les derniers jours », quels que soient ceux où ces jours apparaîtront. Voir la note additionnelle sur Rom. 13 ; voir sur 1 Pierre 4:7; Apoc. 1:1. Moqueurs. Ou « railleurs ». Des preuves textuelles importantes peuvent être citées (cf. p. 10) en faveur de l’inclusion des mots « par dérision » avant « moqueurs ». Cela renforcerait la description que Pierre fait des sceptiques comme des « railleurs » et montrerait qu’ils exerçaient leur don mauvais en ridiculisant l’idée de la seconde venue. Selon leurs propres convoitises. Littéralement, « selon leurs propres convoitises », c’est-à-dire comme leurs convoitises les y poussaient. Ces moqueurs ressemblent aux faux enseignants en ce qu’ils sont gouvernés par leurs propres passions (cf. sur le ch. 2:2, 10). Leurs passions ont déterminé leur théologie — des hommes à l’esprit sensuel ne peuvent désirer ardemment le retour de Celui qui est sans péché.

2 Pierre 3:4

4. Et il dit . Il est clair que l'Église avait été bien instruite au sujet du retour du Christ et que les moqueurs ridiculisaient ouvertement l'enseignement des apôtres concernant cet événement.

Où est la promesse ? Il ne s'agit pas ici d'une promesse particulière, mais de l'ensemble des déclarations des prophètes et des apôtres sur la certitude de la seconde venue. La question des moqueurs indique leur scepticisme - ils ne s'attendaient pas à ce que les promesses s'accomplissent.

Venue. Gr. parousia, un mot courant du NT pour désigner le retour du Christ (voir sur Matt. 24:3).

Les pères. Ceci peut être interprété de deux manières : comme une référence (1) aux patriarches(cf. sur Rom. 9:5; 1 Cor. 10:1; Heb.1:1) ou (2) à la génération immédiatement précédente de chrétiens qui ont personnellement entendu Jésus et les apôtres proclamer les promesses du retour du Seigneur.

S'endormir. Sur les 18 occurrences de koimaomai dans le NT, 14 se réfèrent au sommeil de la mort (voir sur Jean 11:11; 1 Thess. 4:13etc.)

Toutes choses. La clause se lit littéralement : " toutes les choses sont restées en l'état depuis le commencement de la création " L'argument a une résonance étrangement moderne. Son ton séculier et sceptique semble faire écho à la pensée de notre époque. En faisant appel à une période aussi large de l'histoire, de la création à nos jours, les moqueurs semblent disposer d'un argument des plus plausibles. Ils disent en effet : Les lois de la nature continuent à fonctionner saison après saison avec une uniformité et une régularité étonnantes, et ce tout au long de l'histoire ; pourquoi ne continueraient-elles pas à le faire ? Au v. 5, Pierre répond à ce raisonnement.

2 Pierre 3:5

5. Ceci. Les moqueurs connaissaient le déluge, mais ils ont délibérément choisi d'ignorer le cataclysme et son message à l'humanité. Ce faisant, ils ont fermé leur esprit à l'idée de la possibilité d'une nouvelle intervention divine lors du retour du Christ

Par la parole de Dieu. Pierre croit à la même puissance créatrice que les autres auteurs de la Bible, c'est-à-dire à la parole de Dieu(cf. sur Gn 1,3; Ps 33,6, 9; etc.)

Les cieux. Pierre fait ici référence aux " cieux" atmosphériques. Certains commentateurs voient dans le pluriel "cieux" une référence au concept juif des sept cieux au-dessus de la terre. Mais Pierre s'intéresse à l'Écriture et non à la tradition. Cependant, le mot hébreu pour "cieux" n'apparaît jamais au singulier, bien que dans l'AT il soit fréquemment fait référence à l'enveloppe atmosphérique qui entoure la terre. Dans sa forme, le mot est pluriel, mais dans sa signification, il est généralement singulier. Pierre reflète ici sans aucun doute cet usage idiomatique commun en hébreu. La forme plurielle ouranoi, "cieux", apparaît souvent en grec, mais dans la KJV de Matthieu 5:45; Marc 1:11; Luc 10:20; Epître 3:15, etc., elle est traduite au singulier par "ciel". Pierre l'utilise ainsi cinq fois dans cette épître (ici et aux versets 7, 10, 12, 13)

Depuis longtemps. Certains commentateurs interprètent l'expression comme signifiant "à l'origine", c'est-à-dire depuis la création, ce qui est clairement le sens de Pierre

La terre. Plutôt, "la terre"

Debout. La clause peut être traduite par "composée d'eau et au moyen d'eau" L'une des étapes de la préparation de la terre comme demeure pour l'homme a été le rassemblement des eaux en un seul endroit(Gen. 1:9). Pierre ne tente pas de décrire la création en termes scientifiques modernes, mais cherche à expliquer l'œuvre créatrice de Dieu aux hommes de son époque

2 Pierre 3:6

6. Grâce à quoi. Littéralement, " au moyen de quoi ", c'est-à-dire les eaux qui étaient au-dessus et sur la terre. Celles-ci, utilisées d'abord pour la création, sont maintenant montrées comme ayant été utilisées aussi pour la destruction.

Le monde d'alors. Littéralement, "le monde d'alors", le monde antédiluvien. Ici, Pierre fait probablement référence aux méchants habitants du monde antédiluvien et à leur civilisation.

Débordé. Gr. katakluzÅÂ,"submerger d'eau", "inonder", "déluger", un mot fort qui n'est pas utilisé ailleurs dans le NT.

A péri. Gr. apollumi, " détruire complètement ", " démolir et dévaster ", un mot approprié pour décrire la désolation causée par le déluge. Voir Gen. 7:11-24.

2 Pierre 3:7

7. Les cieux. L'expression se lit littéralement : "les cieux et la terre actuels", c'est-à-dire nos cieux et notre terre actuels, en contraste avec "le monde d'alors" (voir v. 6).

Le même mot. C'est-à-dire la parole de Dieu(v. 5).

Gardé en réserve. Gr. thÄsaurizÅÂ,"conserver", d'où notre mot "thésaurus". Le temps implique que les cieux ont été et sont conservés.

Réservés. Ou "gardés"(cf. ch. 2:4, 9).

Au feu. Selon le texte grec, ces mots peuvent être liés à "réservé" ou à "gardé en réserve", mais la plupart des érudits préfèrent les interpréter avec thÄsaurizÅÂ. La traduction serait donc : " sont mis en réserve pour le feu ", c'est-à-dire pour que le feu opère sa destruction comme l'eau l'a fait au moment du déluge(cf. Mal. 4.1; 2 Thess. 1.8).

Contre le jour du jugement. Littéralement, "au jour du jugement" (voir sur 1 Pierre 4:17; 2 Pierre 2:4-9).

Perdition. Gr. apÅÂleia (voir ch. 2:1, 3).

Les hommes impies. Littéralement, " les hommes impies " Pour un commentaire sur le mot " impie ", voir ch. 2:5. Ce sont les pécheurs animés, et non la matière inanimée, qui doivent être jugés et punis.

2 Pierre 3:8

8. Mais. La première phrase peut être traduite par " mais que cette seule chose ne vous échappe pas, bien-aimés "(cf. v. 5). En d'autres termes, les moqueurs ferment délibérément les yeux sur les faits, mais les chrétiens ne devraient jamais tomber dans cette grave erreur. "Cette seule chose" est définie dans la clause suivante

Un jour. La pensée de Pierre est dérivée de la vérité exprimée dans le Ps. 90:4. Dieu est éternel. Avec Lui, il n'y a ni passé, ni futur ; toutes choses sont éternellement présentes. Il n'a pas besoin de notre concept limité du temps, et nous ne pouvons pas L'enfermer, Lui ou Ses idées, dans notre échelle de jours et d'années. En soulignant cette vérité, Pierre réprimande l'impatience sceptique des moqueurs qui, jugeant Dieu à l'aune de leur propre petitesse, doutent qu'il tienne ses promesses liées à la fin du monde

Le contexte montre clairement que Pierre n'est pas en train d'établir un critère prophétique pour calculer des périodes de temps. Le verset 7 traite du fait que Dieu attend patiemment le jour du jugement, et le verset 9 du fait qu'il est "patient à notre égard"

2 Pierre 3:9

Le Seigneur. Il est difficile de déterminer à quelle personne de la divinité cela se rapporte. Au v. 15, « notre Seigneur » pourrait tout à fait désigner Jésus, et au v. 18 Jésus est appelé « notre Seigneur » ; mais « le jour du Seigneur » (v. 10) est aussi décrit comme « le jour de Dieu » (v. 12). Peu importe non plus quelle personne est ici désignée, car les desseins et les promesses du Père et du Fils sont identiques. Tout ce que Pierre attribue à l’un peut également être appliqué à l’autre. Mais à en juger par l’usage qu’en fait Pierre dans cette épître (chap. 1:2, 8, 11, 16 ; 2:1 ; 3:2), le poids des éléments porte à penser que, dans ce cas, « le Seigneur » est le Christ. Tarder. Gr. bradunō, « retarder », « traîner », employé uniquement ici et dans 1 Tim. 3:15 dans le NT. Sa promesse. C’est-à-dire la promesse de sa venue (v. 4), qui était le point contesté par les moqueurs. Certains hommes. C’est-à-dire les moqueurs (v. 3). Lenteur. Ou « retard ». Le substantif grec dérive de la même racine que le verbe bradunō (voir plus haut sous « tarder »). Les sceptiques supposaient que les plans de Dieu avaient été entravés ou modifiés parce que le Christ n’était pas encore revenu. Ils ne comprenaient pas que Dieu est tout-puissant et immuable et que ses desseins s’accompliront tous en temps voulu (DA 32). Mais. Gr. alla, un adversatif fort, qui peut être rendu ici par « au contraire », mettant ainsi en évidence le contraste entre l’accusation des moqueurs et les faits concernant la fidélité du Seigneur. Patience. Gr. makrothumeō, de makros, « long », et thumos, « passion », « colère », d’où « être lent à la colère », « être patient » (voir l’explication de Rom. 2:4 ; pour le substantif makrothumia, voir l’explication de 2 Cor. 6:6). Pour des descriptions inspirées du caractère du Seigneur, voir Ex. 34:6; Ps. 86:5, 15; 103:8.

Envers nous. Les preuves textuelles favorisent (cf. p. 10) la lecture « envers vous », c’est-à-dire les lecteurs, les saints chrétiens qui ont besoin de se rappeler la vigilance patiente de Dieu à leur égard, particulièrement aux moments où ils sont tentés de douter de sa maîtrise des événements. Ne voulant pas. Ou « ne désirant pas ». Pierre emploie ici le verbe boulomai, qui exprime souvent l’inclination de l’esprit, comme dans « vouloir », « désirer », et n’emploie pas thelō, qui se réfère généralement à une volonté arrêtée, « vouloir », « décider ». Dieu, loin de vouloir activement la mort du pécheur, a fait tout ce qui était en son pouvoir pour le sauver de la mort (John 3:16). Néanmoins, Pierre comprend que certains rejetteront le plan du salut de Dieu et seront ainsi perdus (2 Pierre 3:7). Périr. Gr. apollumi (voir l’explication du v. 6). Mais. Gr. alla, un adversatif fort (cf. plus haut sous « mais »), employé ici pour souligner le contraste entre la mauvaise interprétation de la nature de Dieu, à savoir qu’il pourrait vouloir que certains périssent, et la vérité selon laquelle il souhaite que tous soient sauvés. Devaient parvenir. Gr. chōreō, « faire place », en l’occurrence, à la repentance ; ou « progresser », c’est-à-dire avancer vers la repentance. La repentance. Gr. metanoia (voir l’explication de 2 Cor. 7:9). Dans les v. 8 et 9, Pierre indique clairement que la promesse de Dieu concernant le retour du Christ s’accomplira certainement. Tout retard apparent dans la venue du Seigneur est dû au refus de Dieu de fermer la porte du salut tant qu’il subsiste l’espoir que quelque pécheur se repente.



Ellen G. White


9 (Apocalypse 22:10-12). La limite de la patience divine—Dieu est patient, ne voulant qu’aucun ne périsse ; mais sa patience a une limite, et lorsque cette limite est franchie, il n’y a pas de seconde période probatoire. Sa colère éclatera et il détruira sans remède.

2 Pierre 3:10

Le jour du Seigneur. Identique à « le jour de Dieu » (v. 12). Pour le commentaire, voir l’explication de Actes 2:20; Phil. 1:6; 1 Thess. 5:2. Viendra. En grec, le verbe est placé dans une position emphatique. Le fait que le jour du Seigneur viendra ne fait aucun doute. Voleur. Gr. kleptēs (voir l’explication de Jean 10:1). La même image est employée par Jésus (Matth. 24:43), par Paul (1 Thess. 5:2), et par Jean (Apoc. 3:3; 16:15) pour souligner le caractère inattendu du retour du Seigneur. Celui qui désire être sauvé doit être en règle avec Dieu avant l’arrivée du jour du Seigneur, car il n’y aura aucune occasion de se repentir en ce grand jour. Dans la nuit. Les preuves textuelles favorisent (cf. p. 10) l’omission de ces mots. Dans lequel. C’est-à-dire, dans le jour du Seigneur. Les cieux. Voir l’explication du v. 5. Passeront. Gr. parerchomai, « passer », « périr » (cf. Matth. 5:18; 24:35; Apoc. 21:1). Avec un grand bruit. Gr. rhoizēdon, adverbe onomatopéique indiquant le bruit produit par les ailes des oiseaux ou par un objet projeté dans les airs. Pierre emploie probablement ce mot pour représenter le bruit produit par des flammes rugissantes. Les éléments. Gr. stoicheia, « choses disposées en rangées », appliqué aux lettres de l’alphabet parce qu’elles sont disposées en rangées ; puis, plus tard, aux corps célestes, au soleil, à la lune et aux étoiles (cf. l’explication de Gal. 4:3). Il est probable, quoique non certain, que Pierre parle ici des éléments physiques qui composent notre monde, une matière qui « fondra » sous les feux purificateurs du dernier jour.

Fondre. Gr. luō, généralement traduit par « détacher », mais rendu par « dissoudre » aux v. 11 et 12, au sens de « désagréger » ou « détruire ». L’idée de la KJV, « fondre », provient sans doute de la mention d’une « chaleur ardente ». Avec une chaleur ardente. Gr. kausoō, terme médical signifiant « être desséché par la fièvre », d’où, ici et au v. 12, « brûler ». Pour l’association du feu et de la chaleur avec la venue du Christ, voir l’explication de Ps. 50:3; Mal. 4:1; 2 Thess. 1:8 ; cf. l’explication de Apoc. 20:9 ; etc. La terre… et ce qu’elle renferme. C’est-à-dire, toutes les choses terrestres, les œuvres de l’homme et de la nature. Seront brûlés. Les preuves textuelles sont partagées (cf. p. 10) entre cette lecture et « seront trouvés ». La lecture de la KJV convient au contexte, mais l’autre lecture est également possible ; elle donne l’idée que la vanité des choses terrestres et matérielles sera découverte et exposée devant l’univers.



Ellen G. White


10 (Psaume 27:5; 91:9, 10; Ésaïe 2:17-21; voir les commentaires d’EGW sur Genèse 6:17; Revelation 20:9, 10, 14). Dieu, le refuge de son peuple—Avant que le Fils de l’homme apparaisse dans les nuées du ciel, toute la nature sera bouleversée. La foudre venant du ciel, s’unissant au feu de la terre, fera brûler les montagnes comme une fournaise et déversera leurs flots de lave sur les villages et les villes. Des masses de roches en fusion, projetées dans l’eau par le bouleversement des choses cachées dans la terre, feront bouillir l’eau et en feront jaillir des rochers et de la terre. Il y aura de formidables tremblements de terre et une grande destruction de vies humaines. Mais, comme aux jours du grand Déluge Noé fut préservé dans l’arche que Dieu avait préparée pour lui, de même, en ces jours de destruction et de calamité, Dieu sera le refuge de ceux qui croient en lui ... [Psaume 91:9, 10; 27:5 cité] (Letter 258, 1907).

2 Pierre 3:11

11. Voyons donc. Étant donné la certitude que toute trace de péché doit être détruite, il incombe à ceux qui connaissent le jour imminent où le monde actuel sera dissous dans un holocauste de feu, de s'efforcer d'éliminer toute trace de péché de leurs pensées et de leur vie.

Quelle sorte de personnes ? Pierre révèle ici qu'il ne s'intéresse pas aux événements, mais aux hommes, c'est-à-dire aux caractères de ses lecteurs. Il est entré dans les détails des événements du dernier jour afin de leur montrer la nécessité impérieuse de la sainteté, et il consacre maintenant le reste de son épître à leur faire comprendre cette nécessité.

Vous devez être. C'est-à-dire en ce qui concerne le caractère.

En toute ... piété. Littéralement, " dans des comportements saints et dans la piété ", les deux substantifs étant au pluriel en grec, puisque Pierre veut rendre sa pensée aussi complète que possible et souhaite que ses lecteurs mettent chaque aspect de leur conduite en conformité avec les normes chrétiennes les plus élevées. Pour un commentaire sur la " conversation "(anastrophÄ), voir ch. 2:7; pour la "piété"(eusebeia), voir sur Tim. 2:2.



Ellen G. White


11. Voir les commentaires d’EGW sur Apocalypse 3:14-18.
(2 Pierre 3:11.) Dieu a-t-il fait une erreur ?—Le message de Laodicée s’applique à l’Église en ce temps-ci. Croyez-vous à ce message ? Avez-vous des cœurs sensibles ? Ou dites-vous constamment : Nous sommes riches, nous nous sommes enrichis, et nous n’avons besoin de rien ? Est-ce en vain que la déclaration de la vérité éternelle a été donnée à cette nation pour être portée à toutes les nations du monde ? Dieu a choisi un peuple et en a fait le dépositaire d’une vérité lourde de conséquences éternelles. La lumière qui doit éclairer le monde lui a été donnée. Dieu a-t-il fait une erreur ? Sommes-nous réellement ses instruments choisis ? Sommes-nous les hommes et les femmes qui doivent porter au monde les messages d’Apocalypse quatorze, proclamer le message du salut à ceux qui se tiennent au bord de la ruine ? Agissons-nous comme si nous étions (Manuscript 51, 1901)?

2 Pierre 3:12

12. Attendre. Gr. prosdokaÅÂ," s'attendre à ", " attendre ", utilisé trois fois dans les versets 12-14, impliquant toujours une attente impatiente. Les croyants devaient toujours être sur le qui-vive pour le retour de leur Seigneur(cf. sur Matt. 24:42, 44).

Se hâter vers. Plutôt " se hâter ", c'est-à-dire accélérer l'arrivée du " jour de Dieu ", ou " désirer ardemment " ce jour. Ceux qui ont confessé leurs péchés peuvent anticiper avec impatience la venue du Christ et consacrer leur énergie à répandre l'Evangile, préparant ainsi le chemin pour son apparition (voir COL 69).

Venir. Gr. parousia (voir sur Matt. 24:3).

Jour de Dieu. Il y a des preuves textuelles(cf. p. 10) pour la lecture " jour du Seigneur ", mais voir v. 10où il est suggéré que " le jour du Seigneur " et " le jour de Dieu " sont des synonymes.

Dont. Plutôt " à cause de quoi ", c'est-à-dire à cause de la venue du jour de Dieu.

Les cieux. C'est-à-dire les cieux atmosphériques (voir v. 5).

En feu. Voir v. 10.

Dissous. Gr. luÅÂ (voir v. 10).

Éléments. Voir v. 10.

Fondre. Gr. tÄkÅÂ,"rendre liquide", c'est-à-dire fondre. En grec, le temps est présent, ce qui donne un caractère dramatique à la narration.

Avec une chaleur ardente. Voir v. 10. Pierre a répété son exposé des événements liés au retour de son Seigneur afin d'imprimer leur certitude et leur solennité dans l'esprit de ses lecteurs. Il se tourne maintenant vers des sujets plus heureux qui suivent la dissolution des choses terrestres.

2 Pierre 3:13

13. Sa promesse. Peu importe ce que les moqueurs ont pu penser de la promesse du Seigneur(v. 4), Pierre montre(v. 9 et ici) qu'il lui fait implicitement confiance et qu'il ordonne sa propre vie en fonction d'elle.

Cherchez. Voir au v. 12.

Nouveau. Gr. kainos, " nouveau " dans le sens de différent, nouveau en nature, plutôt que neos, qui signifie généralement " récent ", nouveau dans le temps. Pierre anticipe ici les cieux et la terre rénovés et purifiés de toute souillure(cf. Apoc. 21:1).

Habiter. Ou, "fait sa demeure", avec une suggestion de permanence. La justice est décrite comme le résident permanent des nouveaux cieux et de la nouvelle terre (cf Ésaïe 11:9).

2 Pierre 3:14

14. Bien-aimés. L'apôtre utilise l'adresse affectueuse (voir sur le v 1) en guise d'appel spécial

Voyant que vous regardez. La connaissance et l'anticipation de la fin de l'histoire terrestre confèrent au croyant une responsabilité spirituelle que Pierre souligne maintenant

Soyez diligents. Gr. spoudazÅÂ (voir sur ch 1:10)

Trouvé par lui. Le chrétien vit dans l'attente de se retrouver face à face avec son Seigneur. Cette perspective le stimule à se préparer pour l'événement, afin que le Christ le trouve sans défaut

La paix. Voir sur Rom. 5:1

Sans tache et irréprochable. Comparer sur Eph. 1:4; Phil. 2:15; Apoc. 14:5. Celui que le Christ trouve ainsi sera certainement "en paix", c'est-à-dire qu'il possèdera le calme intérieur qui découle de l'absence de péché. Il sera en paix avec Dieu et avec ses semblables. Par contraste, remarquez la description que Pierre fait des faux enseignants(2 Pierre 2:13). Comparez le remords des méchants (voir sur Jér. 8:20)

2 Pierre 3:15

15. Longanimité. Gr. makrothumia, la forme substantive du verbe makrothumeÅÂ (voir v. 9).

Notre Seigneur. Probablement en référence au Christ (voir v. 9).

Le salut. Non pas que la longanimité du Christ soit le salut, mais elle rend le salut possible. Les moqueurs considéraient le retard du Seigneur comme une preuve que ses promesses ne s'accompliraient jamais, mais Pierre montre qu'il s'agit plutôt d'une preuve de la patience miséricordieuse du Sauveur. Il attend que tous ceux qui le veulent aient l'occasion d'accepter le salut.

Notre bien-aimé frère Paul. Si l'on suppose que Pierre n'utilise pas "notre" dans un sens rédactionnel, ses paroles impliquent que Paul était bien connu et bien aimé des lecteurs. Même si "notre" est utilisé comme le "nous" rédactionnel, les mots établissent l'affection de Pierre pour Paul, en dépit de toute divergence d'opinion passée (voir sur Gal. 2:11-14).

Sagesse donnée. Pierre sous-entend ici que Paul n'avait pas de réserve inhérente de sagesse spirituelle, mais qu'il dépendait du don divin, tout comme ses frères.

Écrit pour vous. L'identification des épîtres pauliniennes particulières auxquelles Pierre se réfère ici dépend de la réponse donnée à la question suivante : (1) Quel sujet Pierre a-t-il à l'esprit ? S'agit-il seulement du retard apparent de la venue du Seigneur, de la question du relâchement moral dans l'Église, ou du thème général du retour du Christ ? (2) À qui l'épître de Pierre a-t-elle été écrite ? Les commentateurs avancent de nombreuses réponses aux problèmes ainsi soulevés, mais aucune solution définitive ne semble encore possible. Si l'on admet que l'épître de Pierre a été écrite à des chrétiens d'Asie (voir p. 547), les épîtres pauliniennes auxquelles il est fait référence seraient probablement celles aux Galates, aux Éphésiens et aux Colossiens, ou d'autres lettres qui n'ont pas été conservées jusqu'à présent. Une chose est claire : les écrits de Paul circulaient, ils étaient acceptés comme faisant autorité, et Pierre pouvait s'y référer pour appuyer son propre enseignement.

2 Pierre 3:16

16. Toutes ses épîtres. Dans les grandes villes de l'Empire romain, les lettres étaient facilement copiées pour une somme modique, et leur distribution rapide était assurée grâce aux excellentes communications fournies par le réseau des routes romaines. Il est donc tout à fait possible que la plupart, sinon la totalité, des épîtres de Paul aient été en circulation avant même sa mort. Il est impossible de déterminer à partir de ces versets si le grand apôtre était vivant ou mort au moment où Pierre a écrit

Ces choses. Comme indiqué dans le commentaire du v. 15, on ne sait pas exactement à quels sujets Pierre se réfère, mais si la référence est faite au sujet général du second avènement, ce sujet trouve une place dans toutes les grandes lettres de Paul, et il n'est pas nécessaire de l'identifier de manière plus précise

Difficile à comprendre. Bien que ces sujets difficiles ne soient pas identifiés, la plupart des commentateurs s'accordent à dire qu'ils concernent des questions de laxisme moral découlant d'une mauvaise interprétation de l'enseignement de Paul sur la seconde venue et sur la relation du chrétien au droit, sujets qui occupent une place prépondérante chez 1 les Thessaloniciens et les Galates

Non appris. En ce qui concerne les écrits de Paul, ou peut-être, simplement sans instruction, ignorant, sur les questions spirituelles en général. La religion de Jésus-Christ, lorsqu'elle est prise dans le coeur, affine et cultive son possesseur ; mais ceux qui rejettent ses préceptes se laissent en proie à des tentations telles que celles présentées par les moqueurs et les faux enseignants

Instable. Gr. astÄriktoi (voir sur ch 2:14)

L'agitation. Gr. strebloÅÂ, "torturer", "mettre sur le râtelier", "tordre". Les désapprentis et les instables déforment les Écritures en tordant et en forçant leur sens, car un inquisiteur torture et met sa victime sur le râtelier

Autres écritures. On a beaucoup spéculé sur les écrits particuliers que Pierre a à l'esprit. Certains limitent la référence à l'OT, tandis que d'autres incluent ce qui existait du NT. Une conclusion finale n'est peut-être pas possible, mais il est clair que Pierre place les écrits de Paul au même niveau que d'autres écritures inspirées (voir Vol. V, pp. 185, 186)

Destruction. Gr. apÅÂleia (voir sur le ch 2:1, 3). Les Écritures sont conçues pour conduire les hommes au salut (voir sur Jean 5:392 Tim. 3:16, 17), mais lorsqu'ils sont pervertis, ils perdent leur pouvoir bienfaisant, et celui qui en abuse suit une voie qui ne peut aboutir qu'à sa destruction

2 Pierre 3:17

17. Oui. Le pronom est emphatique en grec. Pierre, se détournant des insensés qui ont mal interprété l'Écriture, s'adresse à ses lecteurs, qu'il cherche à protéger de telles erreurs

Savoir ... avant. Les croyants ont été bien instruits, et ils connaissent d'avance les enseignements spécieux des faux docteurs. Ils n'ont donc rien à craindre au cas où les enseignements hérétiques les atteindraient ou si les séducteurs rusés venaient à leur rencontre

Prenez garde que vous ne le fassiez aussi. Le croyant est responsable de sa propre sécurité ; il ne peut pas se permettre de s'endormir pendant le combat spirituel qu'il mène(cf. 1 Cor. 16:13; Eph. 6:10-18)

Se laisser entraîner. Gr. sunapagÅÂ (voir sur Rom. 12:16)

L'erreur des méchants. Au chapitre 2, 18, l'auteur a déjà parlé de " ceux qui vivent dans l'erreur ", c'est-à-dire les païens. Il implique maintenant que les faux enseignants participent aux péchés des païens, ou à leur "erreur", et il exhorte ses lecteurs à ne pas se laisser prendre au piège d'une telle conduite. Pour le commentaire de "méchant"(athesmoi), voir le ch 2:7

Fermeté. Gr. stÄrigmos, utilisé en contraste avec astÄriktoi, "instable"(v. 16), et probablement mieux rendu ici par "fondement". Le vrai chrétien a son propre fondement sûr(cf. 1 Cor. 3:10-14), et n'a pas besoin de l'abandonner pour une liberté imaginaire que des enseignants licencieux peuvent chercher à lui offrir

2 Pierre 3:18

18. Mais. Cela souligne la voie alternative proposée par l'apôtre. Au lieu de s'égarer, le croyant peut progresser dans la perfection chrétienne.

Croître. Les lecteurs de Pierre avaient déjà fait d'énormes progrès dans leur conduite, mais ils ne devaient pas être satisfaits. Ils devaient poursuivre leur croissance spirituelle(cf. Mt 5.48; Ep 4.13-15; 1 Pierre 2.2).

La croissance est caractéristique du véritable enfant de Dieu, comme de tout être vivant, dans la mesure où il a trouvé une vie nouvelle dans le Christ Jésus(cf. 1 Cor. 4:15). Son but est d'avoir un caractère qui ressemble au caractère parfait de son Seigneur, et un esprit qui est capable de penser ses pensées après Lui. Il aspire à "grandir en toutes choses vers celui qui est le chef, le Christ" (cf Eph. 4:15). À l'adresse , dans cette vie et, par la suite, dans la vie à venir, le chrétien peut s'attendre à une croissance sans fin de son caractère et de sa compréhension de la volonté et des voies de Dieu. Il y aura toujours de nouveaux mondes de l'esprit et de l'âme à conquérir, de nouvelles hauteurs à gravir, de nouvelles portes d'aventure et de possibilités à ouvrir.

Comme Pierre l'a déjà fait remarquer(1 Pierre 2:2), les "bébés" chrétiens nouveau-nés grandissent grâce au "lait sincère de la parole", mais le moment vient où ils ne doivent plus se nourrir principalement de "lait" spirituel, mais apprendre à prendre de la "viande forte" (voir sur Héb. 5:11-14; 6:1, 2).

La grâce. Gr. charis (voir sur Jean 1:14; Rom. 1:7; 1 Cor. 1:3). La grâce est l'une des sphères dans lesquelles le chrétien doit croître ; il doit s'établir encore plus fermement dans une expérience personnelle de la bonté du Christ.

La connaissance.Gr. gnÅÂsis (voir sur 1 Cor. 1:5; 12:8). Pierre fait ici référence à une connaissance particulière, celle qui permet de connaître pleinement la personne, la fonction, l'œuvre et la puissance de Jésus-Christ. Il s'agit d'une connaissance qui peut et doit s'accroître. Chaque jour de la vie du chrétien devrait ajouter à sa compréhension de la mission de son Maître pour le monde et pour lui-même. Pour le titre complet donné ici au Christ, cf. sur Matt. 1:1, 21; Luc 2:11; cf. Phil. 3:20; 1 Tim. 1:1; Tite 1:4; 2Pierre 1:1, 11.

À lui. C'est-à-dire, au Christ. Tout au long de cette épître, Pierre a constamment témoigné de la divinité du Christ(cf. ch. 1:11, 17; 2:20; etc.), et maintenant, dans le même esprit, il lui adresse la doxologie(cf. sur Jude 24, 25).

Gloire. Gr. doxa (voir sur Jean 1:14; Rom. 3:23; 1 Cor. 11:7). En grec, doxa est précédé de l'article défini, et implique que toute la gloire possible doit être attribuée au Sauveur.

Pour toujours. Gr. eis hÄmeran aiÅÂnos, littéralement, "jusqu'au jour de l'éternité"(cf. sur Ap 1,6).Amen. Voir sur Matt. 5:18. D'importantes preuves textuelles peuvent être citées(cf. p. 10) pour l'omission de ce mot, mais il peut être retenu comme une conclusion appropriée de l'épître.



Ellen G. White


18 (Proverbes 11:25; Éphésiens 4:15; voir les commentaires d’EGW sur Apocalypse 2:4). Loi divine de la transmission—Le Seigneur désire que Ses disciples croissent dans la grâce, que leur amour abonde de plus en plus et qu’ils soient remplis des fruits de la justice, qui viennent par Jésus-Christ, à la louange et à la gloire de Dieu....

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