Seventh-day Adventist Bible Commentary1 Pierre 1

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

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Introduction

Les Épîtres de Pierre

1. Titre. Dans les plus anciens manuscrits grecs, le titre de cette épître est simplement Petrou A (« De Pierre I »). Les mots « Épître générale », présents dans la KJV, indiquent que cette lettre s’adresse non pas à un individu ou à une seule assemblée, mais à l’Église en général dans la majeure partie de l’Asie Mineure (voir la note sur ch. 1:1). Pour la même raison, cette lettre est parfois appelée une épître « catholique », ou « générale ». 2. Paternité. L’épître porte le nom de Pierre comme son auteur (ch. 1:1). Diverses théories ont été avancées pour indiquer qu’en réalité, ce ne serait pas lui, mais une autre personne, qui aurait écrit la lettre. Le nom le plus souvent proposé est celui de Silvain (ch. 5:12). Les objections à la paternité de Pierre sont les suivantes : (1) le grec de l’épître est trop élégant pour un homme ayant la formation scolaire limitée de Pierre ; (2) la théologie ressemble davantage à celle de Paul qu’à celle de Pierre ; (3) les incidents de la vie du Christ sont à peine mentionnés, ce qui serait étrange de la part d’un homme aussi proche personnellement du Christ que l’était Pierre ; (4) Pierre n’avait pas de relations personnelles avec les Églises d’Asie Mineure, supposition qui ne peut être prouvée. Cependant, aucune de ces objections n’est concluante. L’élégance du grec peut s’expliquer par le fait que Silvain, qui aurait vraisemblablement servi de secrétaire à Pierre (ch. 5:12), était responsable de la qualité du grec de l’épître. En outre, il est possible de voir dans l’emploi des mots et des expressions une ressemblance générale de style entre l’épître, les sermons de Pierre et ses caractéristiques personnelles. La troisième objection doit sa plausibilité à l’hypothèse selon laquelle nous pouvons affirmer avec certitude ce que Pierre aurait dû écrire. La quatrième objection n’est, comme on l’a déjà remarqué, qu’une simple hypothèse. Ce commentaire retient la paternité de Pierre pour cette épître.

3. Contexte historique. L’apôtre écrit ce que l’on pourrait appeler une lettre circulaire adressée à des « étrangers dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie ». Ces cinq régions comprenaient presque toute la contrée appelée aujourd’hui l’Asie Mineure. La majorité des croyants de ces Églises étaient des Gentils. Les chrétiens juifs étaient minoritaires. En tant que missionnaire désigné (Gal. 2:9), Pierre s’intéressait particulièrement aux Juifs, mais il ne limitait pas ses salutations et ses instructions au groupe minoritaire de ces Églises, comme l’indique le fait qu’il désigne ses lecteurs comme n’ayant autrefois pas appartenu au peuple de Dieu et comme des idolâtres convertis (1 Pierre 2:10; 4:3, 4). L’apôtre, qui fut le premier à baptiser des païens et à affirmer leur égalité de statut dans l’Église, considérerait sans aucun doute tous les chrétiens, d’origine juive comme païenne, comme un seul corps en Jésus-Christ, sans faire de distinction en s’adressant à eux. La date précise de la rédaction de cette épître ne peut être déterminée. La lettre fut probablement écrite depuis Rome, comme le suggère le nom « Babylone » (voir les commentaires sur le chap. 5:13). Cela signifierait qu’elle fut écrite vers la fin de la vie de l’apôtre (voir vol. VI, p. 34, 35). L’absence de toute référence à la présence de Pierre à Rome dans les lettres de Paul écrites depuis cette ville laisse penser que Pierre n’y arriva que « vers l’époque de l’arrestation finale de Paul » (AA 537), vers 66 apr. J.-C. (voir vol. VI, p. 101–107). Bien que rien de précis ne puisse être affirmé concernant la date de 1 Pierre, ce qui précède suggère comme date probable le milieu des années 60 du Ier siècle. L’épître reflète l’existence d’une attitude hostile envers les chrétiens (chap. 2:12 ; 4:12–16). Cela peut indiquer l’époque de la persécution de Néron, qui commença en 64 apr. J.-C. (voir vol. VI, p. 81–84). 4. Thème. Pierre poursuit un objectif pastoral en écrivant cette épître. La chaîne dans laquelle se tisse la trame de ses conseils est le danger de la persécution, l’imminence de « l’épreuve ardente » (chap. 4:12) et la conscience des temps troublés dans lesquels les croyants vivaient. Sur cette toile de fond, il cherche à fortifier la foi de ses lecteurs, à les exhorter à une conduite irréprochable, à un comportement civique exemplaire, à rendre un témoignage fidèle au Christ et à se préparer efficacement à rencontrer leur Seigneur. Pour les aider à atteindre ces objectifs, il donne des conseils précis aux serviteurs (chap. 2:18), aux épouses (chap. 3:1–6), aux maris (chap. 3:7), aux anciens (chap. 5:1–4) et aux membres plus jeunes de l’Église (chap. 5:5–9). Tout au long de la lettre, un esprit de douceur est associé à un ferme sens du leadership, et tous deux sont sanctifiés par une conception élevée du Christ. 5. Plan. I. Introduction, 1:1–12. A. Salutation, 1:1, 2. B. Attribution de louange à Dieu et au Christ pour le salut, 1:3–9. C. Attitude des prophètes et des anges à l’égard du salut, 1:10–12. II. Exhortation à une vie chrétienne inébranlable, 1:13 à 4:19. A. Vivez d’une manière digne de la haute vocation, 1:13–25. B. Progressez dans la connaissance et la maturité chrétiennes, 2:1–8. C. En tant que peuple choisi de Dieu, vivez d’une manière exemplaire parmi les païens, 2:9–18. D. Comme le Christ, soyez doux dans la souffrance, 2:19–25. E. Conseils aux maris et aux épouses, 3:1–7. F. Encouragement à l’unité, 3:8–13. G. Le privilège et la récompense de souffrir avec le Christ, 3:14–22. H. Appel à maîtriser la chair à la manière du Christ, 4:1–6. I. Appel à mener une vie sobre et charitable, 4:7–11.

J. Appel à la fermeté sous la persécution, 4:12–19. III. Conseils aux responsables et aux membres de l’Église, 5:1–9. A. Aux anciens, 5:1–4. B. Aux membres plus jeunes, 5:5–9. IV. Conclusion, 5:10–14. A. Bénédiction et doxologie, 5:10, 11. B. Salutations, 5:12–14.

1 Pierre 1:1

1. Peter. Gr. Petros, "une pierre", "un rocher", "un rebord" (voir sur Matt. 4:18).

Apôtre. Gr. apostolos, "un délégué", "un messager", "quelqu'un envoyé avec un message" (voir sur Marc 3:14; Actes 1:2; Rom. 1:1).

De Jésus-Christ. C'est-à-dire nommé par Jésus-Christ, mandaté par lui(cf. 2 Cor. 1:1). L'apôtre ne s'attribue aucune supériorité, il est simplement un apôtre, un ambassadeur, un missionnaire appartenant à Jésus-Christ et autorisé par lui, comme les autres apôtres.

Étrangers. Gr. parepidÄmoi, " voyageurs ", " exilés ", littéralement " [ceux] qui sont loin de chez eux " Comparez l'utilisation de parepidÄmoi dans Héb. 11:13; 1 Pierre 2:11, les seules autres occurrences du mot dans le NT. Le mot est ici sans doute utilisé métaphoriquement pour désigner les chrétiens païens et juifs, qui considéraient le ciel comme leur foyer permanent ; pour eux, cette terre n'était qu'un " pays étranger "(Héb. 11:9).

Dispersés. Littéralement, "de la diaspora" (voir sur Jean 7:35). Le mot "diaspora" (voir Vol. V, pp. 59, 60) était et est toujours utilisé pour désigner les Juifs dispersés parmi les nations en dehors de la Palestine. Cependant, il n'est pas limité à ce sens spécifique. Pierre considérait comme membres de la "diaspora" les chrétiens juifs et païens qui étaient dispersés dans toute la région méditerranéenne.

Dans tout le Pont. Le Pont, avec les autres provinces énumérées ici, constitue les parties nord et ouest du pays aujourd'hui connu sous le nom de Turquie (voir Les voyages de Paul).

1 Pierre 1:2

Élus. Gr. eklektoi, littéralement « ceux qui sont choisis » (voir l'explication sur Rom. 8:33). Les chrétiens sont ici considérés comme élus parce qu’ils ont répondu à l’appel de Dieu. Pour une discussion de l’élection en rapport avec le salut, voir l’explication sur Rom. 8:29. Prescience. Gr. prognōsis, « l’action de connaître à l’avance ». Pour une discussion du verbe apparenté proginōsko et du rapport entre la prescience et la prédestination, voir l’explication sur Rom. 8:29. Dieu le Père. La première personne de la divinité est présentée comme possédant la prescience, mais Pierre ne suggère pas ici que cette connaissance était réservée au Père seulement. Bien que la nature exacte et l’œuvre de chaque membre de la divinité demeurent un mystère pour l’être humain, Pierre semble suggérer que, dans l’économie du plan du salut, certaines fonctions précises sont accomplies par chacun. Voir ci-dessous l’œuvre de l’Esprit et du Christ.

Sanctification. Gr. hagiasmos (voir l’explication sur Rom. 6:19). De l’Esprit. C’est-à-dire par l’action du Saint-Esprit. Comparer 2 Thess. 2:13. Pour obéir. La réponse fidèle du chrétien à l’appel de Dieu, jointe à l’action sanctifiante du Saint-Esprit, conduit à l’obéissance, qui peut être définie comme une soumission parfaite à la volonté de Dieu (voir l’explication sur le v. 22). Le plan de Dieu pour un être humain, mis en œuvre en relation avec l’énergie sanctifiante du Saint-Esprit, produit le fruit d’une vie semblable à celle du Christ (voir l’explication sur Eph. 5:9). Aspersion. Gr. rhantismos, « aspersion », employé ailleurs uniquement dans Heb. 12:24. Le verbe apparenté rhantizō, « asperger », apparaît quatre fois (Heb. 9:13, 19, 21; 10:22). Pierre parle de l’application du mérite du sang du Christ à l’individu. L’aspersion du sang de Jésus apporte la paix de la justification (voir l’explication sur Rom. 3:25; 5:1, 9) ainsi que les privilèges de la nouvelle alliance (voir l’explication sur Matt. 26:28). Que la grâce et la paix vous soient accordées. Pour la signification de cette salutation, voir l’explication sur Rom. 1:7; 2 Cor. 1:2. Béni. Gr. eulogētos, « digne de bénédiction », employé uniquement pour Dieu et Jésus-Christ dans le NT. C’est un terme d’adoration reconnaissant la perfection de leur caractère et de leurs attributs. Le mot français « éloge » dérive du mot apparenté eulogia, « bénédiction ». Dieu et Père de notre Seigneur. Ou « Dieu, c’est-à-dire le Père de notre Seigneur ». La première personne de la divinité est ainsi désignée, manifestement du point de vue de l’union acquise et indissoluble du Christ avec la nature humaine (cf. Rom. 15:6; 2 Cor. 1:3; Eph. 1:3 ; voir l’explication sur Luke 1:35). Le terme « Seigneur » désigne une grande dignité et présente le Christ comme celui auquel l’être humain doit son allégeance. En tant que personne divine et membre de la divinité, Jésus-Christ est absolument égal au Père, qui est souvent appelé la première personne de la divinité (voir la note complémentaire sur John 1). Jésus-Christ. Les deux noms désignent à la fois l’humanité du Seigneur et sa fonction officielle de l’Oint (voir l’explication sur Matt. 1:1). Qui. Ou « lequel », en référence à Dieu le Père. Grande miséricorde. Ou « miséricorde abondante ». Manifestée envers l’être humain en d’innombrables occasions, la miséricorde de Dieu exprime son souci infini du bien-être humain. Son amour intense pour l’être humain dépasse tout calcul ou toute comparaison. Nous a engendrés. Une référence à la nouvelle naissance (voir l’explication sur John 3:3, 5) ou à la nouvelle création (voir l’explication sur Gal. 6:15). Pour une espérance vivante. Plus exactement, « pour une espérance vivante ». L’espérance est la grande force qui appelle continuellement le chrétien à aller de l’avant en triomphant des problèmes de la vie. Sans le Christ, il n’y a pas d’espérance (Eph. 2:12) ; avec lui, l’espérance est vivante et dynamique. Le paganisme ne peut offrir que de vaines illusions. Pierre parle ici de l’espérance intérieure et subjective qui maintient une personne ferme lorsqu’elle contemple la fin du voyage chrétien et l’avenir éternel. Comparer l’état du non-chrétien (Eph. 2:11, 12). Résurrection de Jésus-Christ. Voir l’explication sur Rom. 1:4; 4:24, 25; 1 Peter 3:21. La résurrection du Christ souligne que la mort a été vaincue pour toujours. Elle est devenue le sceau de l’approbation de Dieu sur l’œuvre expiatoire de Jésus-Christ. Le Christ ressuscité est la garantie de l’avenir éternel des rachetés.



Ellen G. White


2. Voir les commentaires d’EGW sur Romains 11:4-6; Ephesians 1:4, 5, 11; 2 Peter 1:10.

1 Pierre 1:4

4. Héritage. Voir Actes 20:32; Gal. 3:18; Eph. 1:14, 18.

Incorruptible. Gr. aphthartos, " non sujet à la décomposition [ou " dissolution ", " détérioration "] ", et donc " éternel " Comparez Rom. 1:23; 1 Cor. 15:52; 1 Tim. 1:17.

Sans tache. C'est-à-dire incapable de pollution ou de souillure.

Ne se fane pas. L 'amarante, nom d'une fleur imaginaire qui ne se fane pas, est une translittération d'amarantos.

Réservé. La forme du verbe grec montre que l'héritage a été et continuera d'être sauvegardé. Comparez Matt. 6:19, 20. L'héritage des rachetés est aussi certain que la fidélité de Dieu.

Dans les cieux. La pleine réalisation de cet " héritage " se fera sur la terre rénovée (voir sur Matt. 5:5; Apoc. 21:1; voir PP 170).

1 Pierre 1:5

5. Garder. Gr. phroureÅÂ,"tenir garnison" (voir sur Phil. 4:7), un terme militaire indiquant la protection fournie par une garnison de troupes(cf. 2 Cor. 11:32).

La puissance de Dieu. La sécurité des saints, la conquête réussie du péché personnel, dépend de la puissance du Dieu infini qui fait pour l'homme ce qu'il ne peut accomplir par lui-même (voir DA 466; MB 142). Sans la protection et la direction constantes de Dieu, les chrétiens ne réaliseront jamais personnellement "l'héritage" maintenant gardé par Dieu pour les rachetés (voir sur v. 4).

Par la foi. Ce qui rend possible l'enfermement des saints dans la protection de l'Omnipotence est la foi individuelle de chaque croyant. Dieu ne peut pas faire grand-chose pour l'homme qui refuse de croire. La foi fait confiance à Dieu et a la certitude que son mode de vie satisfera pleinement les désirs les plus profonds de l'âme.

Pour le salut. C'est le but de la puissance de Dieu et de la foi de l'homme. Pierre attend ici la délivrance définitive de toute conséquence du péché (voir sur Rom. 13:11).

Prêt. La consolation du chrétien sérieux est que l'objet de son " espérance "(v. 3), c'est-à-dire l'" héritage "(v. 4) qui sera accordé au jour de la pleine " délivrance ", est prêt pour lui et n'attend que la sagesse de Dieu quant au moment de sa réception effective.

Être révélé. Gr. apokaluptÅÂ (voir sur 2 Thess. 2:3). Pour le substantif apparenté, apokalupsis, voir sur Apocalypse 1:1; cf. 1 Cor. 1:7; 1 Pierre 1:7.

Dernière fois. Ou "crise finale", une référence au temps de la restitution de toutes choses. Ce sera lors de la seconde venue du Christ, lorsque les rachetés seront définitivement délivrés de tout contact avec le péché (voir sur Matt. 25:31; 1 Thess. 4:16, 17).



Ellen G. White


5. Voir les commentaires d’EGW sur Apocalypse 2:1-5.

1 Pierre 1:6

6. Dans lequel. C'est-à-dire dans le temps de crise imminent(v. 5) où la délivrance finale viendra, un événement que tous les chrétiens sérieux ont attendu tout au long de leur combat

Réjouissez-vous. Gr. agalliaÅÂ,"exulter", traduit par "sauter de joie" en Luc 6:23. L'"espérance vivante" (voir sur 1 Pierre 1:3) permet au croyant de ressentir une exaltation de l'esprit au milieu des lourdes épreuves de la vie, sachant que Dieu aura le dernier mot dans la grande controverse entre le bien et le mal

Le temps. Ou "peu de temps", c'est-à-dire en comparaison avec les privilèges éternels de "l'héritage" du chrétien (v. 4)

Besoin. Dans un monde influencé par les puissances du mal, les ennuis de toutes sortes sont inévitables

Sont dans la tristesse. Ou bien, "sont affligés", "sont affligés"

À travers de multiples tentations. Pour le mot traduit par "tentations"(Gr. peirasmoi) voir sur Jacques 1:2. Le chrétien est représenté comme assailli par une variété de contrariétés, de problèmes, de déceptions et de chagrins, que Satan utilise dans ses tentatives pour détruire la foi personnelle en Dieu



Ellen G. White


6, 7. Voir les commentaires d’EGW sur 2 Corinthiens 4:17, 18; Hebrews 12:11.

1 Pierre 1:7

7. Que. Ou, "à la fin que"

Épreuve. Gr. dokimion, " qualité prouvée ", " authenticité " (voir sur Jacques 1:3). Pour l'adjectif apparenté, dokimos, voir sur Rom. 14:182 Tim. 2:15. La véracité et la qualité de la foi personnelle sont révélées par l'ampleur des problèmes que cette foi peut surmonter

Foi.Voir on v 5

L'or. L'or est testé et raffiné par le feu. La foi personnelle passe également par le processus de l'épreuve, afin que sa valeur puisse être pleinement démontrée(cf. sur 1 Cor. 3:13, 15; voir Héb. 12:29; Apoc. 1:14; 2:18; 19:12)

Il. C'est-à-dire l'or

Éprouvé. Gr. dokimazÅÂ,"prouver", "approuver" (voir sur Rom. 2:181 Tim. 3:10)

Par le feu. Littéralement, "au moyen du feu"

La louange. L'excellence du caractère chrétien mûr appelle les éloges de Dieu et des hommes pieux. Comparez Matt. 25:21; Rom. 2:29; 1 Cor. 4:5

L'honneur. L'évaluation que Dieu fait des rachetés sera révélée lors du second avènement et pendant toute l'éternité

Gloire. Gr. doxa (voir sur Jean 1:14Rom. 3:231 Cor. 11:7). Pierre fait ici référence aux biens glorieux de l'éternité que Dieu accordera à ses enfants "au dernier moment"(v. 5). Comparez Rom. 2:7

Apparaître. Gr. apokalupsis, " révélation ", " dévoilement ", " découverte "(cf. 1 Pierre 1:5; cf 1 Cor. 1:7). La seconde venue du Christ marque le début de l'état exalté de l'Église. L'espoir de l'Église au cours des siècles a été le retour prochain de Jésus-Christ. Cet événement glorieux met fin au règne du péché et de la tristesse et inaugure le jour de la joie et de la paix éternelles, de la recherche sans entrave de la vérité et de la communion avec Dieu

1 Pierre 1:8

8. N'ayant pas vu. Comparez Jean 20:29. Apparemment, les lecteurs de Pierre n'avaient jamais vu Jésus avec l'œil physique, pourtant, par la foi et la confiance, ils ont fait l'expérience d'une union personnelle avec le Sauveur que les mots ne pouvaient décrire adéquatement

L'amour. Gr. agapaÅÂ (voir sur Matthieu 5:43Jean 21:15)

Croire. Voir Jean 20:29; 2 Cor. 5:7

Se réjouir. Gr. agalliaÅÂ (voir sur v 6)

Indescriptible. Ou "inexprimable", c'est-à-dire au-delà du pouvoir d'expression du langage humain. La joie de l'union spirituelle avec le Christ dépasse l'entendement de l'inconverti et la capacité du croyant chrétien à la décrire

Pleine de gloire. Bien que la plénitude de l'expérience de la gloire ne soit possible qu'après le second avènement du Christ, le chrétien peut maintenant goûter (voir Héb. 6:5) la douceur de la présence de Dieu lorsqu'il laisse sa vie être dirigée par le Saint-Esprit (voir 1 Pierre 4:14)

1 Pierre 1:9

9. Fin. Gr. telos, " fin ", " résultat ", " finalité en vue ", " but " (voir sur Rom. 10:4; 1 Tim. 1:5). Le résultat de la foi est la délivrance du péché (voir 1 Pierre 1:5) et la réception de l'"héritage" éternel (voir v. 4) qui attend chaque vrai chrétien au jugement dernier. L'Eden restauré est la récompense de Dieu pour tous les rachetés.

La foi. Voir v. 5.

Les âmes. Gr. psuchai (voir sur Matt. 10:28; cf. sur Ps. 16:10). Comparez Matt. 16:25, où psuchÄ est traduit par " vie " et où le sujet du salut des psuchÄ est également abordé. Dans 1 Pierre, " vos âmes " peut être compris comme " vos vies " ou, idiomatiquement, comme " vous-mêmes ".

1 Pierre 1:10

10. Le salut. C'est-à-dire le "salut de vos âmes"(v. 9).

S'est renseigné. Ou " cherché ", une référence à l'étude diligente par les prophètes des paroles divines, sans doute les leurs et celles de leurs collègues prophètes, en particulier en ce qui concerne la venue du Rédempteur. La possession du don prophétique n'implique pas une connaissance pleine et entière sur tous les sujets. Le prophète ne connaît que ce que Dieu lui a révélé, et c'est seulement cela qu'il est autorisé à énoncer comme un "Ainsi parle le Seigneur". Comme les messages adressés à un prophète complètent souvent ceux donnés à d'autres, il devient nécessaire de comparer les diverses révélations afin d'obtenir une vue équilibrée et complète des messages du Ciel. C'est ce qu'ont fait les anciens prophètes.

Ils ont cherché avec diligence. La forme simple du verbe est traduite par "chercher" dans Jean 5:39.

La grâce. La dernière partie du verset se lit littéralement : "la grâce pour vous", une référence à la manifestation plus complète de Dieu par Jésus-Christ, au sujet de laquelle les prophètes avaient tant écrit.

Cela doit arriver. Ces mots sont fournis par la KJV. Pour la lecture littérale de cette partie du verset, voir ci-dessus sous "la grâce". Ce qui avait été autrefois un sujet de prophétie était une réalité dynamique pour ceux qui vivaient depuis la mort du Christ.

1 Pierre 1:11

11. Quoi. Ou, "à propos de quoi".

La manière. Ou, "en ce qui concerne le genre".

Le temps. Gr. kairos (voir sur Marc 1:15; Actes 1:7). Les prophètes étaient informés de certains aspects de l'incarnation promise du Rédempteur, tout comme l'Église est aujourd'hui informée de la seconde venue du Christ. Cependant, ils ne connaissaient pas le moment exact du premier avènement, bien qu'ils aient étudié avec diligence pour découvrir toutes les indications possibles de l'arrivée du Messie (voir sur Luc 3:15).

Esprit du Christ. C'est-à-dire le Saint-Esprit (voir sur Rom. 8:9; cf. Gal. 4:6). Certains suggèrent que cette expression signifie " l'Esprit qui est le Christ ", et comparent ce texte avec 2 Cor. 3:17, 18 (voir le commentaire). Ce point de vue présente le Christ comme celui qui a travaillé personnellement sur l'esprit des prophètes de l'AT, les éclairant sur les devoirs présents et les événements à venir. D'autres soutiennent que cette phrase devrait se lire : " l'Esprit envoyé par le Christ ", c'est-à-dire le Saint-Esprit (voir sur Jean 15:26; 2 Pierre 1:21). L'un ou l'autre point de vue affirme la divinité et la préexistence du Christ et établit l'inspiration divine de l'AT. Les prophètes n'étaient pas motivés par des caprices personnels, mais par l'influence directe de l'Esprit sur leur esprit. Ils ont parlé en tant que porte-parole de l'Esprit et écrit en tant que ses correspondants.

A signifié. Gr. dÄloÅÂ (voir sur 2 Pierre 1:14). Le temps du verbe grec implique ici que l'Esprit n'a cessé de souligner des faits significatifs concernant la mission du Christ.

Il. C'est-à-dire "l'Esprit du Christ", l'Esprit Saint.

A témoigné à l'avance. Par l'intermédiaire des prophètes, l'Esprit ajoutait fréquemment de nouvelles connaissances sur l'œuvre du Christ, de sorte que le plan de Dieu devenait de plus en plus clair.

Souffrances du Christ. Littéralement, "les souffrances du Christ", c'est-à-dire celles qui sont destinées au Christ. Cela confirme le point de vue chrétien selon lequel les souffrances du Sauveur étaient un sujet de prophétie dans l'AT (voir sur Ésaïe 53; Actes 3:18; 26:22, 23). Bien que les Juifs se soient trompés sur la portée de ces prophéties, les premiers chrétiens ont facilement saisi leur véritable signification. Voir Luc 24:25-27.

La gloire qui doit suivre. Littéralement, "la gloire qui suivra ces choses [les souffrances]", c'est-à-dire la résurrection du Christ, son ascension et tous les événements associés à sa seconde venue et à son règne éternel.



Ellen G. White


(1 Pierre 1:11, 12.) L’incarnation, un processus douloureux—L’œuvre de la rédemption est appelée un mystère, et elle est en effet le mystère par lequel la justice éternelle est accordée à tous ceux qui croient. La race humaine, à cause du péché, était en inimitié avec Dieu. Le Christ, à un prix infini, par un processus douloureux, mystérieux pour les anges comme pour les hommes, a assumé l’humanité. Cachant Sa divinité, mettant de côté Sa gloire, Il est né comme un bébé à Bethléem. Dans une chair humaine, Il a vécu la loi de Dieu, afin de condamner le péché dans la chair et de témoigner aux intelligences célestes que la loi avait été ordonnée pour donner la vie et assurer le bonheur, la paix et le bien éternel de tous ceux qui obéissent. Mais le même sacrifice infini qui est la vie pour ceux qui croient est un témoignage de condamnation pour les désobéissants, parlant de mort et non de vie (Manuscript 29, 1899).
11, 12. Voir les commentaires d’EGW sur Philippiens 2:5-8; 1 Timothy 3:16.

1 Pierre 1:12

12. Révélés. Certains des prophètes ont compris que l'accomplissement de certaines des choses qui leur ont été révélées était encore futur (voir sur Num. 24:17Deut. 18:15Dan. 10:14). Chaque prophète a compris que la venue du Rédempteur du monde était encore future et que la solution ultime du problème du péché se trouvait au-delà de son époque

À nous. Les preuves textuelles attestent(cf. p. 10) la lecture "à vous", c'est-à-dire aux lecteurs de Pierre, ou, dans un sens plus large, à tous les chrétiens de l'époque de Pierre

Faisaient le service. Les prophètes de l'Ancien Testament, en plus de servir leur propre génération, servaient également les hommes de l'époque de Pierre à travers les prophéties qui s'étaient si récemment accomplies dans le ministère du Christ et qui trouvaient encore leur accomplissement dans la croissance de l'Église chrétienne

Rapporté. Gr. anaggellÅÂ (voir sur Actes 20:20)

Prêché l'évangile. Gr. euaggelizomai (voir plus loin) Actes 8:4). Pierre n'identifie pas ceux qui ont apporté l'évangile aux peuples d'Asie Mineure, et il ne révèle pas s'il était parmi eux

Avec . Ou, "par" ou, éventuellement, "en relation avec"

Le Saint-Esprit. Ou, "Saint-Esprit" (voir sur Matt. 1:18). Les premiers prédicateurs de l'Évangile étaient en étroite association avec le Saint-Esprit et contrôlés par lui. Pierre fait apparemment référence ici à la manifestation de l'Esprit à la Pentecôte (voir sur Actes 2:4), avec la pensée sous-jacente que les prédicateurs de l'Évangile proclament un message en pleine harmonie avec celui des prophètes, car le même Esprit a contrôlé les deux

Envoyé du ciel. Voir sur Actes 2:2

Quelles choses. C'est-à-dire les choses qui concernent "le salut"(v. 10), "les souffrances du Christ", "la gloire"(v. 11), et "l'évangile"(v. 12)

Les anges. Voir sur Héb. 1:14

Désir. Gr. epithumeÅÂ, "mettre son cœur sur [une chose]" (voir sur Matt. 5:28). Les anges sont intensément intéressés par la révélation du caractère de Dieu tel qu'il se manifeste dans le salut de l'humanité. Chaque manifestation de l'amour et de la justice de Dieu, depuis la création d'Adam jusqu'à aujourd'hui, a été une source d'émerveillement et de gratification pour les anges (voir PP 155)

Regarder dans. Gr. parakuptÅÂ, " se baisser et regarder dedans ", de para, " à côté de ", et kuptÅÂ, " se pencher ", " se baisser "."Comparez le même verbe dans Luc 24:12; Jean 20:4, 5, 11, où "l'autre disciple" et Marie sont décrits comme regardant dans le tombeau du Christ de l'extérieur. Ici, Pierre pense peut-être que les anges étudient sérieusement le déroulement du plan du salut. Ils sont intensément intéressés par l'issue de ce drame parce que leur propre paix future dépend des résultats de la grande controverse entre le bien et le mal

1 Pierre 1:13

13. C'est pourquoi. En vue des bénédictions et des espoirs contenus dans la splendeur révélée de l'Évangile(vs. 3-12), Pierre poursuit son exhortation.

Ceindre. Gr. anazÅÂnnumi, littéralement, "s'étant ceinturé", dénotant une action déjà accomplie. AnazÅÂnnumi était utilisé pour décrire l'action de l'Oriental qui rassemblait les longs plis de son vêtement de dessus et les glissait dans sa ceinture ou sa gaine avant un effort physique tel que la marche ou la course (voir sur Ps. 65:6; cf. Luc 12:35; Eph. 6:14). En vue du don inestimable du salut(1 Pierre 1:9, 10), Pierre exhorte ses auditeurs à préparer de la même manière leur esprit à une activité diligente.

Les reins. Ou, "la taille", où l'on porte une gaine. Le mot est utilisé ici de manière métaphorique pour compléter l'image suggérée par "ceinturer".

L'esprit. Gr. dianoia (voir sur Luc 1:51). Le chrétien doit rassembler les éléments détachés de sa pensée, cesser de spéculer sur des sujets non profitables, et exercer son esprit sur les grandes vérités du salut révélées par l'Esprit de Christ(1 Pierre 1:11).

Soyez sobres. Gr. nÄphÅÂ, utilisé en grec classique pour l'abstention de boissons enivrantes, mais constamment employé dans un sens métaphorique dans le NT pour indiquer la sobriété et l'équilibre intellectuel et spirituel(cf. sur 1 Thess. 5:6; 2 Tim. 4:5; 1 Pierre 4:7; 5:8).

Fin. Gr. teleiÅÂs, "pleinement", "parfaitement", un adverbe qui peut qualifier le verbe précédent, nÄphÅÂdonnant la pensée "soyez parfaitement sobres" ; ou bien il peut qualifier "l'espérance", avec le sens "espérer pleinement", c'est-à-dire persévérer dans l'espérance.

La grâce. Gr. charis (voir sur Jean 1:14; Rom. 3:24). Ici, la "grâce" fait référence aux bénédictions conférées par l'évangile.

Doit être apporté. Littéralement, "est apportée", ce qui implique une réception continuelle de la grâce.

Révélation. Gr. apokalupsis(cf. vs. 5, 7). Pierre présente ici la marche chrétienne comme une réalisation croissante de la présence de Jésus-Christ, une communion plus profonde qui dépasse la plus proche amitié terrestre. Jour après jour, la vie et l'œuvre du Sauveur seront de plus en plus révélées à l'enfant de Dieu, jusqu'à ce que la "révélation" finale ait lieu lors de la seconde venue. Ceux qui le contempleront alors avec adoration seront ceux qui ont déjà appris à le connaître dans cette vie.

1 Pierre 1:14

14. Des enfants obéissants. Littéralement, " comme des enfants d'obéissance ", l'accent étant mis ici sur " l'obéissance " (voir v. 2). Comparez " enfants de colère "(Eph. 2:3), " enfants de lumière "(Eph. 5:8), et des expressions similaires(Eph. 2:2; 5:6; Col. 3:6; 1 Thess. 5:5). Pour un commentaire sur les "enfants"(Gr. tekna), voir sur 1 Jean 3:1.

Façonner. Gr. suschÄmatizÅÂ (voir sur Rom. 12:2).

Convoitises. Voir sur Rom. 7:7; cf. sur Matt. 5:28.

Ignorance. C'est-à-dire l'expérience égocentrique, , de l'homme avant sa conversion, lorsqu'il ne connaît pas Dieu et sa loi, ni le Christ et son sacrifice (voir sur Actes 3:17; 17:30; Eph. 4:18). Les chrétiens nouvellement convertis ont dû souvent être confrontés à la tentation de revenir à leur ancien mode de vie licencieux. Pierre reconnaît la force de la tentation, mais renforce ses lecteurs contre son attrait.

1 Pierre 1:15

15. Mais. Gr. alla, un adverbe fort qui oppose les "anciennes convoitises" à la vie sainte exigée des chrétiens.

Appelé. Voir sur Rom. 8:28, 30; 1 Cor. 1:9.

Saint. Gr. hagios (voir sur Rom. 1:7). La première phrase de ce verset peut être paraphrasée ainsi : " Mais au contraire, en harmonie avec le Saint qui vous a appelés " Dieu est absolument saint ; aucun péché ou souillure ne peut exister en sa présence(cf. Lev. 11, 44; 19, 2; 20, 7).

Soyez saints. C'est-à-dire, pour votre part, soyez saints une fois pour toutes. Le chrétien sérieux fixe de manière décisive sa norme de conduite ; aucune impureté future n'est envisagée. L'homme a été créé à l'image de Dieu(Gen. 1:26, 27), mais il a perdu cette image à cause du péché. Le but de l'Évangile est de restaurer l'image divine dans l'homme, afin qu'il soit saint comme son Créateur est saint.

Conversation. Gr. anastrophÄ,"conduite" (voir sur Eph. 4:22). Notez la nature globale de la norme imposée au chrétien - il doit être saint dans toute sa conduite ; chaque aspect de sa vie doit être sanctifié(cf. 1 Thess. 5:23).

1 Pierre 1:16

16. Il est écrit. L'autorité ultime à laquelle les auteurs du NT font uniformément appel est l'AT(cf. Mt. 2:5; Ac. 2:16; Rm. 1:17; etc.).

Soyez saints. Citation de Lev. 11:44; 19:2; 20:7. L'évidence textuelle est ici divisée(cf. p. 10) entre l'utilisation de l'impératif " soyez " et le futur " vous serez ", mais l'intention est la même, à savoir que Pierre appelle tous les chrétiens à une vie sainte.



Ellen G. White


16 (Hébreux 12:14). Les liens d’amour—Puisque Jéhovah est saint, il exige que son peuple soit saint, pur, sans souillure ; car sans la sainteté, nul ne verra le Seigneur. Ceux qui l’adorent avec sincérité et en vérité seront acceptés par lui. Si les membres de l’Église renoncent à tout culte de soi et reçoivent dans leur cœur l’amour pour Dieu et les uns pour les autres qui remplissait le cœur du Christ, notre Père céleste manifestera constamment sa puissance à travers eux. Que son peuple soit uni par les liens de l’amour divin. Alors le monde reconnaîtra la puissance miraculeuse de Dieu et reconnaîtra qu’il est la Force et le Secours de son peuple qui garde ses commandements (Manuscript 125, 1907).

1 Pierre 1:17

17. Si. La construction grecque implique non pas le doute, mais la réalité. L'auteur est persuadé que son auditoire fait maintenant appel au Père et qu'il continuera à le faire.

Père. Voir sur Matt. 6:9; 7:11; 1 Pierre 1:2.

Sans respect des personnes. Gr. aprosÅÂpolÄmptÅs, de a, "sans", et prosÅÂpolÄmptÄs, "celui qui reçoit le visage" (voir sur Actes 10:34; Rom. 2:11; Jacques 2:1).

Juge. Le Père juge par le Fils (voir sur Jean 5:22; 2 Cor. 5:10).

L'œuvre de chacun. Ou, "l'œuvre de chacun" (voir sur Rom. 2:6).

Passer. Gr. anastrephÅÂ,"se conduire" (voir sur 2 Cor. 1:12). Le substantif anastrophe est utilisé dans 1 Pierre 1:15.

Séjour. Gr. paroikia, " une habitation près de [quelqu'un] ", d'où " une habitation dans un pays étranger " Comparez avec parepidÄmoi, v. 1, où Pierre fait référence à la résidence temporaire du chrétien dans ce monde et reconnaît que sa vraie maison est avec Dieu et le Christ dans la nouvelle terre.

Avec crainte. C'est-à-dire avec respect (voir sur Actes 9:31; Rom. 3:18; 2 Cor. 5:11; Eph. 5:21). La prise de conscience de sa relation avec Dieu conduira le chrétien à vivre avec révérence, sachant que sa conduite quotidienne reflète son attitude à l'égard de Dieu. La crainte révérencielle de Dieu sert à contrebalancer la crainte des hommes, permettant ainsi au croyant loyal de rester ferme lorsque les principes chrétiens sont menacés.

1 Pierre 1:18

18. Pour autant que vous le sachiez. Ou "parce que vous le savez", ce qui constitue un motif supplémentaire de crainte pieuse

Rachetés. Gr. lutroÅÂ,"libérer sur réception d'une rançon". Pour une discussion sur le substantif lutron, "rançon", qui lui est étroitement lié, voir sur Matt. 20:28

Corruptible. Ou "périssable", en contraste avec la nature éternelle de l'offrande du Christ

L'argent et l'or. Les minéraux précieux sont des exemples de choses "périssables" qui ne peuvent avoir aucune part dans le prix de la rédemption de l'homme. Si les esclaves terrestres étaient achetés et libérés au moyen d'argent ou d'or, la rançon spirituelle de l'homme dépend d'un paiement infiniment plus précieux(v. 19)

Vain. Gr. mataios, "inutile" (voir sur 1 Cor. 15:17). En dehors du christianisme, l'homme est impuissant dans ses tentatives d'éradiquer les maux personnels et sociaux. Il ne trouve aucun sens satisfaisant à la vie présente et aucun espoir certain pour l'avenir

Conversation. Gr. anastrophÄ (voir sur v 15)

Par tradition de vos pères. Un mode de vie tout à fait nouveau était nécessaire pour remplacer la philosophie futile et sans but du paganisme



Ellen G. White


18, 19. Voir les commentaires d’EGW sur Colossiens 2:9.

1 Pierre 1:19

19. Mais avec . Le grec établit un contraste très marqué entre les versets 18 et 19, entre"les choses corruptibles" et "le sang précieux de Christ"

Le sang précieux de Christ. Le "sang précieux" de Christ est sans égal, et rend sa rédemption incommensurablement plus grande qu'aucune autre ne peut l'être (voir sur Rom. 3:25). En effet, seul le sang du Christ est capable de nous racheter du péché

Agneau. Pour une discussion sur le Christ en tant qu'agneau fourni par Dieu pour la rédemption des hommes, voir le site suivant Jean 1:29

Sans tache. Gr. amÅÂmos. Voir sur Eph. 1:4où la forme plurielle, amÅÂmoi, est traduite par "sans défaut"

Sans tache. Gr. aspilos, " sans défaut moral " (voir Jacques 1:27; voir sur 1 Tim. 6:14). Si la perfection physique de l'agneau sacrifié est évoquée dans l'AT (voir Lév. 22:19-21; voir sur Ex. 12:5), cette condition a été soulignée comme un type de la perfection morale du Christ qui lui a permis d'être l'agneau sacrificiel de Dieu, digne et capable d'expier pour la race humaine



Ellen G. White


19. Voir les commentaires d’EGW sur Jean 1:14.

1 Pierre 1:20

20. Prédestiné. Gr. proginÅÂskÅÂ,"connaître d'avance", "préconnaître" (voir sur Rom. 8:29).

Avant la fondation. Voir sur Jean 17:24. La présentation du Christ en tant qu'agneau rédempteur n'était pas un plan d'urgence mis en place pour répondre à un changement de circonstances imprévu, mais faisait partie du dessein éternel de Dieu(cf. Matthieu 13:35; 25:34; voir sur Rom. 16:25; Eph. 3:11; Apocalypse 13:8). Ici et ailleurs, les Écritures enseignent la préexistence du Christ (voir la Note supplémentaire sur Jean 1).

S'est manifesté. Gr. phaneroÅÂ (voir sur 1 Jean 1:2). Bien que la prescience de Dieu et la disposition déterminée d'un Sauveur remontent à un passé éternel, l'incarnation a fait de la pensée de Dieu un fait historique (voir sur Jean 1:14; 1 Jean 1:1, 3). Le fait que le Christ ait été " manifesté " implique son existence antérieure(cf. 1 Tm 3,16; 2 Tm 1,10; 1 Jn 3,5, 8; 1 Jn 4,9).

Dans ces derniers temps. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 10) le rendu littéral " à la fin des temps ". Voir sur Joël 2:28; Rom. 13:11; Héb. 1:2; voir Note supplémentaire sur Rom. 13.

Pour vous. Les lecteurs de Pierre seront à la fois impressionnés et inspirés par la réalisation que le dessein éternel de Dieu, tel que révélé dans l'incarnation de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, a opéré en leur faveur.

1 Pierre 1:21

21. Par lui. Jésus est l'agent par lequel la foi en Dieu est rendue possible. Sans sa révélation du caractère de Dieu, les hommes de l'époque de Pierre et les nôtres n'en sauraient pas plus sur Dieu que les gens de l'époque de l'Ancien Testament. La vie, la mort et la résurrection du Christ sont la seule base de l'espoir de délivrance de l'homme.

L'a ressuscité. Voir Actes 3:15. La résurrection de Jésus-Christ est une démonstration suprême de la puissance divine. Sans sa résurrection personnelle d'entre les morts, le Christ n'aurait guère pu être révélé comme le vainqueur de la mort(Apoc. 1:18) ; sa résurrection est un présage de la résurrection future des saints(1 Cor. 15:51-54; 1 Thess. 4:14). L'invincibilité du christianisme est centrée sur un Christ ressuscité (cf 1 Cor. 15:14-20).

Gloire. Gr. doxa (voir Jean 1:14; Rom. 3:23). Le Fils avait toujours possédé la " gloire "(Jean 17.5), mais après sa résurrection et son exaltation, le Père a fait en sorte que cette gloire soit reconnue par les hommes. C'est dans ce sens que Dieu lui a "donné la gloire".

Cela. L'une des conséquences de la démonstration de la puissance de Dieu dans la résurrection et l'exaltation du Christ devrait être le renforcement de la confiance du chrétien en Dieu. Celui qui a pu travailler si puissamment pour Jésus peut exercer une puissance similaire en faveur du croyant.

1 Pierre 1:22

22. Purifiés. Le grec implique que les auditeurs de Pierre s'étaient consacrés dans le passé et que la purification se poursuivait. Voir 1 Jean 3:3. Le travail de purification se fait sous la direction et avec l'aide du Saint-Esprit (voir sur 1 Pierre 1:2).

Âmes. Gr. psuchai, pluriel de psuchÄ (voir sur Matt. 10:28), ici le siège de la volonté, des désirs et des passions.

En obéissant. L'article défini fait référence à l'obéissance même que la vérité de l'évangile exige. La purification de l'homme total ne peut être accomplie que par sa soumission à la volonté de Dieu.

La vérité. Littéralement, " de la vérité ", c'est-à-dire orienté vers la vérité. Pour une définition de "vérité", voir Jean 8:32; voir aussi Jean 1:17; 17:17. La vérité ne doit pas seulement être connue, elle doit être pratiquée avant d'être efficace.

Par l'Esprit. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 10) l'omission de ces mots. Cependant, le fait que le Saint-Esprit soit la puissance habilitante dans l'obéissance de l'homme est fréquemment enseigné dans les Ecritures (voir sur Rom. 8:4).

Sans faille. Gr. anupokritos, "non déguisé", "sans hypocrisie" La forme positive du nom, hupokritÄs, est translittérée dans notre mot anglais "hypocrite".

L'amour des frères. Gr. philadelphia (voir sur Rom. 12:10). L'obéissance à la vérité doit se traduire par l'amour des frères. Voir sur Jean 13:34; 1 Jean 2:9-11; 3:10-18.

L'amour. Gr. agapaÅÂ, l'affection qui est gouvernée par la raison et l'intelligence, et qui recherche le meilleur bien de l'être aimé (voir sur Matt. 5:43; Jean 21:15).

Avec. Ou, " à partir de ", " provenant de ", soulignant la profondeur de la source de l'amour chrétien.

Pur. Les preuves textuelles sont partagées(cf. p. 10) entre le maintien et l'omission de ce mot.

Avec ferveur. Gr. ektenÅÂs, " étendu ", " ardemment " (voir sur Actes 12:5l'affection chrétienne doit s'étendre à de nombreux domaines de la vie d'autrui qui peuvent ne pas être aimables en eux-mêmes. Elle couvre tous les incidents et inclut toutes les personnes (voir 1 Cor. 13:7).



Ellen G. White


22 (Romains 5:1; Galates 5:6; Éphésiens 2:8; Hébreux 11:1). La création de la foi—Sous l’inspiration de l’Esprit, l’apôtre Pierre présente les chrétiens comme ceux qui ont purifié leur âme en obéissant à la vérité. La puissance apportée à notre œuvre sera exactement proportionnelle à la foi et à l’amour que nous y mettons. Aucun homme ne peut créer la foi. L’Esprit, agissant sur l’esprit humain et l’éclairant, crée la foi en Dieu. Dans les Écritures, la foi est présentée comme le don de Dieu, puissant pour le salut, éclairant le cœur de ceux qui cherchent la vérité comme un trésor caché. L’Esprit de Dieu grave la vérité dans le cœur. L’Évangile est appelé la puissance de Dieu pour le salut, parce que Dieu seul peut faire de la vérité une puissance qui sanctifie l’âme. Lui seul peut rendre la croix du Christ triomphante (Manuscript 56, 1899).

1 Pierre 1:23

23. Naître de nouveau. Littéralement, "être né de nouveau", avec une référence probable à la conversion passée des lecteurs par la puissance de la Parole de Dieu. Pour un commentaire sur la nouvelle naissance, voir sur Jean 3:3-8

Corruptible. Gr. phthartos, " sujet à la pourriture ", voir le v 18

Semence. Peut-être une référence à la parabole du Semeur, où la "semence" représente "la parole de Dieu" semée dans le coeur des hommes (voir sur Matt. 13:3-9, 18-23). Ou bien, Pierre peut faire ici référence à la naissance physique de chaque individu

Incorruptible. Gr. aphthartos (voir sur v 4)

Parole de Dieu. C'est-à-dire la parole qui vient de Dieu. Comparer avec "la parole du royaume"(Matt. 13:19). Les Écritures constituent la parole de Dieu pour l'homme (voir sur 2 Tim. 3:16). En adhérant à ses principes, tout homme connaîtra une "nouvelle naissance" d'espoir, de force et de caractère. Sans la "parole de Dieu", l'homme ne peut espérer aucune transformation morale, aucune régénération spirituelle

Vit et demeure. Pierre peut se référer ici soit à la "parole", soit à "Dieu", les deux étant vrais(cf. Héb. 4:12). Peut-être que l'expression " Seigneur vivant et demeurant " s'harmonise mieux avec le contexte

Pour toujours. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 10) l'omission de ces mots

1 Pierre 1:24

24. Pour. Gr. dioti, couramment utilisé par Pierre pour introduire des citations de l'AT.

Toute chair. L'apôtre cite ici Isa. 40:6-8. Il parle de l'humanité dans son état naturel et fragile, en dehors de la grâce de Dieu qui la soutient.

La gloire de l'homme. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 10) la lecture " toute sa gloire ".

Le flétrissement. Pierre souligne la brièveté de la vie humaine comparée à l'éternité du gouvernement de Dieu. Sans l'espérance du don de la vie éternelle de Dieu, l'homme n'a que quelques courtes années d'existence.

1 Pierre 1:25

25. Parole. Gr. rhÄma, "parole", "message", ici toute déclaration de vérité divine.

Qui perdure, Gr. menÅÂ, "qui demeure". Les déclarations de Dieu demeurent à jamais ; rien de ce que Dieu dit n'a besoin d'être modifié ou corrigé (voir sur Ps. 89:34). Les principes du gouvernement de Dieu subsisteront aussi longtemps que Dieu lui-même continuera d'exister (cf Matthieu 5:17, 18).

Prêché. Le fait que la parole éternelle de Dieu sur le péché et le salut constitue la "bonne nouvelle" de l'Église chrétienne est le point culminant de l'éloquence de Pierre. Ainsi, "l'obéissance à la vérité"(v. 22) assure au chrétien une communion éternelle avec le Dieu éternel.

Seventh-day Adventist Bible Commentary — Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs. Review and Herald Publishing Association · tous droits réservés