Tyndale Open Study NotesRomains 1
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Lire Romains 1 dans la BibleRomains 1:1
Paul, serviteur de Jésus-Christ : Le terme serviteur a été utilisé dans l’Ancien Testament pour désigner des figures majeures du peuple de Dieu, telles que Moïse (2R 18.12), Josué (Jo 24.29), Élie (2R 10.10) et David (2S 7.8). Ce titre met en avant la soumission totale de Paul à Christ, son Seigneur. • mis à part : Paul fait peut-être allusion à une consécration divine avant même sa naissance, à l’image du prophète Jérémie (Jr 1.5). Cela peut aussi désigner l’appel spécifique de Dieu lors de sa conversion sur le chemin de Damas (Ac 9.15–16 ; cf. Ac 13.2), qui l’a destiné à prêcher la Bonne Nouvelle à tous les hommes, avec un accent particulier sur les païens • L'Évangile de Dieu est un thème central dès l’ouverture de la lettre (Rm 1.1, 9, 15, 16). Paul reprend un terme issu de l’Ancien Testament, où son équivalent hébreu désigne l’annonce de la victoire que Dieu remporte pour son peuple (Es 40.9 ; 41.27 ; 60.6 ; 61.1 ; Na 1.15 ; voir Jl 2.32).
Romains 1:3-4
En grec, ces versets présentent une structure parallèle soigneusement élaborée. Il est possible que Paul cite un ancien credo ou un hymne chrétien qui parle de Jésus-Christ en tant que Fils de Dieu. Cela lui permet d’établir un terrain commun avec les chrétiens de Rome, qu’il n’avait encore jamais rencontrés.
Romains 1:3
selon la chair : Paul utilise souvent le terme chair (sarx en grec) pour désigner l’existence corporelle dans ce monde (par ex. 4.1 ; 8.3). • Paul souligne ici l’ascendance royale de Jésus, car Dieu avait promis qu’un descendant de David serait le Messie et règnerait éternellement (2S 7.13–16 ; voir Es 9.7 ; Jr 33.15). Jésus est né dans la lignée de David (Mt 1.6 ; Lc 1.27, 32), et il était pleinement qualifié pour accomplir cette promesse divine
Romains 1:4
et déclaré : Bien que Jésus ait toujours été le Fils de Dieu (1.3), sa résurrection a pleinement manifesté cette réalité, le révélant avec puissance et gloire.
Romains 1:5
par qui nous avons reçu la grâce et l’apostolat : Paul inclut peut-être ici les autres apôtres, ou utilise un « pluriel de modestie » pour ne parler que de lui-même. • Ces termes peuvent désigner deux aspects distincts ou être liés, l’un expliquant l’autre, comme le privilège d’exercer l’autorité apostolique. Paul insiste toujours sur le fait que cette autorité est un don de Dieu (voir aussi 15.15–16). • pour amener en son nom à l’obéissance de la foi tous les païens : Cette déclaration résume l’objectif de Paul dans sa mission auprès des païens, et constitue un cadre structurant de l’épître aux Romains, puisqu’il reprend la même idée à la fin (16.26). Paul désirait que les païens croient en Jésus-Christ, soulignant que cette foi impliquait un engagement à lui obéir. Foi et obéissance ne sont pas identiques, mais l’un ne va pas sans l’autre. Paul voulait que les païens croient en Jésus-Christ : il soulignait que croire en Jésus-Christ en tant que Seigneur implique un engagement à lui obéir. La foi et l'obéissance ne sont pas identiques, mais l'un ne va pas sans l'autre.
Romains 1:7
Être saint signifie être mis à part pour Dieu. Cette expression est utilisée tout au long de l'Ancien Testament pour décrire Israël, le peuple choisi par Dieu (cf. Ex 19.6), qu'il a appelé à lui appartenir parmi toutes les nations. En appelant les chrétiens d'origine païenne son propre peuple saint, Paul affirme sans équivoque que les païens sont désormais pleinement intégrés au peuple de Dieu.
Romains 1:9
Lorsque Paul emploie l’expression « en mon esprit », il décrit peut-être l'influence du Saint-Esprit sur son être intérieur. Le terme « esprit » désigne également la dimension la plus profonde d’une personne.
Romains 1:11
quelque don spirituel : Paul fait sans doute allusion au soutien spirituel que son ministère apportera aux chrétiens de Rome.
Romains 1:13
frères : Le mot grec adelphoi désigne des personnes unies par un lien familial. Dans le Nouveau Testament, Paul et d'autres auteurs l’emploient pour souligner que les chrétiens, en Christ, forment une véritable famille spirituelle. Ce terme inclut à la fois les hommes et les femmes. • mais j’en ai été empêché jusqu’ici : Paul rédige cette lettre depuis Corinthe, vers la fin de son troisième voyage missionnaire (voir Ac 20.2–4 ; cf. Rm 16.21–23). Jusqu’alors, il avait été retenu par la nécessité de fonder et de fortifier des églises dans l’est du bassin méditerranéen. Avant de pouvoir se rendre à Rome, il devait d’abord retourner à Jérusalem pour remettre une offrande financière recueillie auprès des églises composées de chrétiens d'origine païenne en faveur des chrétiens d'origine juive qui sont dans la difficulté (15.23–29).
Romains 1:14
aux Grecs et aux barbares, aux savants et aux ignorants : Les Grecs, fiers de leur raffinement et de leur culture, considéraient souvent les autres peuples comme inférieurs. Ils se moquaient notamment du grec imparfaitement parlé par certains étrangers, prétendant qu'ils pouvaient seulement prononcer l'onomatopée « bar bar », un mot sans signification particulière d’où provient le mot barbare. Paul rappelle cette distinction culturelle pour affirmer sa volonté de proclamer l’Évangile sans distinction, s’adressant à tous, quel que soit leur niveau d’instruction ou leur origine.
Romains 1:16
Paul souligne constamment que la Bonne Nouvelle est pour tout le monde. Toutefois, il rappelle que Dieu a d’abord choisi les Juifs comme son peuple, leur accordant des promesses et un rôle unique dans son plan de salut (3.1–8 ; 9.1–5). En raison de cette place privilégiée, ils portent la responsabilité particulière de répondre à l'Évangile et seront jugés en premier s'ils se détournent (2.9–10).
Romains 1:17
parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu : Cette notion de « justice de Dieu » est centrale et revient huit fois dans l’épître aux Romains (voir aussi 3.5, 21, 22, 25, 26 ; 10.3 ; la seule autre occurrence dans les écrits de Paul est 2Co 5.21). L'expression prend racines dans l'Ancien Testament, où la « justice de Dieu » peut désigner soit son caractère (sa sainteté et sa fidélité), soit son action consistant à déclarer son peuple sans péché et parfait à ses yeux (voir surtout Es 46.13 ; 51.5–8). Paul utilise le second sens dans ce verset. L’Évangile détient le pouvoir de sauver parce qu'il est l'accomplissement de la promesse de Dieu de justifier son peuple. • On dit que la justice de Dieu « nous rend justes », et cette expression est issue du langage juridique : elle ne signifie pas que Dieu nous transforme moralement en de « bonnes personnes », mais qu’il nous déclare en règle devant lui. • Le juste vivra par la foi : Le prophète Habakuk avait du mal à comprendre comment Dieu pouvait utiliser des nations païennes pour juger son propre peuple, Israël. Dieu lui avait rappelé que son véritable peuple, composé « des justes », doit vivre par la foi (Ha 2.4). Dans Rm 1–4, Paul insiste à maintes reprises sur le fait que seule la foi permet aux hommes d’être déclarés justes devant Dieu.
Romains 1:18-32
Paul remet à plus tard son développement sur la justice par la foi (voir 3.21), afin d’établir d’abord une vérité essentielle : tous les êtres humains, qu’ils soient païens (1.18–32) ou Juifs (2.1–3.8), sont sous l’emprise du péché et ne peuvent obtenir la grâce de Dieu par leurs propres actions (3.9–20).
Romains 1:18
La colère de Dieu n’est pas une réaction impulsive ou émotionnelle, mais la réponse juste et nécessaire d’un Dieu saint face au péché. L’Ancien Testament évoque souvent cette colère divine (Ex 32.10–12 ; Nb 11.1 ; Jr 21.3–7) et annonce un jugement ultime où Dieu manifestera pleinement sa justice contre le péché humain à la fin des temps. Paul parle généralement de la colère de Dieu comme d'un événement eschatologique, survenant à la fin de l’histoire (Rm 2.5, 8 ; 5.9 ; Col 3.6 ; 1Th 1.10). Cependant, il reconnaît aussi des manifestations actuelles de cette colère dans le cours de l’histoire humaine.
Romains 1:21
Dans l'Écriture, connaître Dieu signifie généralement entretenir une relation intime et salvatrice avec lui (voir 2Co 5.16 ; Ga 4.9 ; Ph 3.8, 10). Ici, cependant, l’expression « ayant connu Dieu » indique simplement que les hommes avaient une certaine connaissance de Dieu. À travers la création, tous perçoivent quelque chose de lui, mais ils ne font pas ce qui est juste en fonction de cette vérité. Au lieu de répondre à cette révélation en cherchant Dieu davantage, ils préfèrent adorer des dieux façonnés selon leurs propres désirs.
Romains 1:24
Lorsque les hommes ont délaissé le Dieu vivant au profit d’idoles, Dieu les a abandonnés, un point que Paul souligne encore à deux reprises dans ce passage (1.26, 1.28). Le verbe « abandonner » porte ici l’idée de « livrer », suggérant que Dieu les remet activement aux conséquences de leur propre péché.
Romains 1:26
leurs femmes ont changé l’usage naturel : Dans ce contexte, l'expression « l’usage naturel » renvoie à l’ordre établi par Dieu dans la création. Comme l’Ancien Testament, Paul met en avant l’homosexualité comme une illustration frappante de l’éloignement des hommes vis-à-vis de l’adoration du vrai Dieu (voir Gn 19.1–28 ; Lv 18.22 ; 20.13 ; Dt 23.17–18). Dieu a créé les êtres humains comme homme et femme, et s'engager dans une activité homosexuelle est une violation de l'intention créatrice de Dieu.
Romains 1:27
recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement : Lorsqu’ils s’écartent des desseins du créateur, les hommes subissent les conséquences de leurs propres choix, et sont jugés en fonction de ceux-ci. Ce jugement peut revêtir diverses formes, mais son issue ultime demeure la mort spirituelle (voir 1.32).
Romains 1:28
Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes : Le péché ne déforme pas seulement les actions humaines, il obscurcit aussi la pensée. L’une des conséquences les plus graves de l’éloignement de Dieu est un esprit aveuglé, incapable de discerner et de suivre la vérité de Dieu.
Romains 1:29-31
Cette énumération de péchés s’inscrit dans une tradition littéraire hellénistique bien connue, appelée liste de vices. Sans prétendre à l’exhaustivité, elle met en lumière la diversité des manifestations du mal, rappelant ainsi aux lecteurs l’étendue de la corruption humaine.
Romains 1:32
Encourager les autres à pécher est pire que de pécher soi-même (Jc 3.1 ). Cette idée trouve un écho dans la littérature juive ancienne, comme dans le Testament d’Aser 6.2 : « Les hypocrites sont doublement punis, car non seulement ils pratiquent le mal, mais ils approuvent aussi ceux qui s’y adonnent ; ils imitent les esprits d’erreur et se rangent aux côtés de ceux qui combattent l’humanité ».
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Romains 1:1-17
Ces versets suivent la structure classique des introductions des lettres du Nouveau Testament : une identification de l'auteur (1.1–6) et des destinataires (1.7), une action de grâce (1.8–15) et l'énoncé du thème principal de la lettre (1.16–17).