Parole vivante (NT)
Luc 20:11-47
11Le maître leur envoie un autre serviteur. Celui-là aussi, ils le renvoient à vide après l’avoir battu et accablé d’injures.
12Le maître essaie une troisième fois de leur envoyer un serviteur. Celui-là aussi se fait chasser après avoir été grièvement blessé.
13Le propriétaire du vignoble se dit alors : « Qu’est-ce que je pourrais bien faire ? Je vais leur envoyer mon fils, celui que j’aime, ils auront probablement du respect pour lui et le traiteront avec égards ».
14Mais quand les vignerons le reconnaissent, ils raisonnent ainsi entre eux : « Ah ! voilà le futur propriétaire ! Venez, tuons-le et l’héritage sera à nous ! »
15Effectivement, après l’avoir entraîné hors du vignoble, ils l’assassinent.—Comment, à votre avis, le propriétaire de la vigne les traitera-t-il ? (leur demanda Jésus.
16Puis il ajouta :) Il viendra en personne, il fera exécuter ces vignerons et confiera son vignoble à d’autres.—Espérons que non ! s’écrièrent les auditeurs de Jésus en entendant cela.
17Mais lui, fixant ses regards sur eux, leur dit :—Que signifie donc ce texte de l’Écriture :La pierre que les constructeurs avaient mise au rebut est devenue la pierre fondamentale à l’angle de l’édifice.
18Celui qui butera contre cette pierre-là se brisera la nuque, et si elle tombe sur quelqu’un, elle l’écrasera.
19Les interprètes de la loi et les grands-prêtres auraient bien voulu arrêter Jésus sur l’heure, mais ils n’osaient pas : ils avaient peur des réactions du peuple. En effet, ils avaient fort bien compris que c’étaient eux que Jésus visait par cette parabole.
20Dès lors, ils se mirent à le surveiller de près, à l’affût d’un prétexte (pour l’accuser). Ils envoyèrent auprès de lui d’habiles indicateurs qui faisaient semblant d’être des hommes pieux, pleins de scrupules. Ils devaient s’efforcer de lui arracher quelque parole compromettante qui leur permettrait de le déférer aux autorités civiles et à la juridiction du gouverneur romain.
21Ces gens-là l’abordèrent donc ainsi :—Maître, nous savons que tu es vrai et droit dans tes paroles et dans ton enseignement ; tu dis, en toute franchise, comment Dieu nous demande de vivre, sans tenir compte des positions sociales de ceux qui sont en face de toi.
22Eh bien ! dis-nous si oui ou non nous avons le droit de payer des impôts à un César ?
23Pénétrant leurs intentions, Jésus déjoua leur ruse en disant :—
24Montrez-moi une pièce d’argent ! Cette effigie et ce nom, de qui sont-ils ?—De César, répondirent-ils.—
25Eh bien ! leur dit-il, rendez à César ce qui appartient à César, et donnez à Dieu ce qui revient à Dieu.
26Ainsi, ils furent incapables de le trouver en défaut. Tout le peuple en fut témoin : pas moyen de surprendre une parole dite en public qui puisse leur servir à l’attaquer. Ils étaient si surpris de sa réplique qu’ils gardèrent le silence.
27Après cela vinrent quelques sadducéens, ceux qui prétendent que les morts ne ressuscitent pas. Ils lui posèrent la question suivante :—
28Maître, voici ce que Moïse nous a prescrit : Si quelqu’un vient à mourir, laissant une femme mais pas d’enfant, son frère devra épouser la veuve pour donner une postérité au frère décédé.
29Or, il y avait sept frères. L’aîné s’est marié et il est mort sans laisser d’enfant.
30Le deuxième, puis le troisième, ont épousé la veuve, et ainsi de suite jusqu’au septième :
31ils sont tous morts et aucun n’a laissé d’enfant !
32En fin de compte, la femme est morte, elle aussi.
33Avec lequel d’entre eux sera-t-elle mariée le jour où les morts ressusciteront, puisque tous les sept l’ont eue pour femme ?
34Jésus leur répondit :—Ici-bas, on prend femme ou mari.
35Mais ceux qui seront jugés dignes de parvenir à la résurrection d’entre les morts, pour faire partie du monde à venir, ne se marieront plus et ne seront plus donnés en mariage,
36car ils ne peuvent plus mourir. Ils sont (à cet égard) comme les anges ; une fois ressuscités, ils sont fils de Dieu.
37De plus, Moïse lui-même a fait allusion à la résurrection des morts dans le passage où il est question du buisson ardent, quand il désigne le Seigneur par ce nom : Le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob.
38En effet, puisque Dieu n’est pas un Dieu des morts, mais des vivants, ce passage prouve bien que, pour lui, (les patriarches) sont tous les trois vivants.
39Là-dessus, quelques interprètes de la loi prirent la parole, pour marquer leur approbation :—Bien, Maître, tu as donné la réponse qu’il fallait.
40Et, de fait, à partir de ce moment-là, personne n’osa plus lui poser d’autres questions.
41Ce fut au tour de Jésus de les interroger :—Comment se fait-il que l’on dise que le Messie doit être un descendant de David,
42alors que David lui-même s’exprime ainsi au livre des Psaumes :Le Seigneur (Dieu) a dit à mon Seigneur (le Messie) : Viens siéger à ma droite, jusqu’à ce que j’aie soumis tes ennemis
43et que j’en aie fait comme un escabeau sous tes pieds.
44Puisque David appelle donc (le Messie) son Seigneur, comment celui-ci peut-il être son descendant ?
45Devant tout le peuple qui l’écoutait, il dit à ses disciples :—
46Méfiez-vous de ces interprètes de la loi qui ne demandent qu’à se promener en costumes de cérémonies, qui aiment se faire saluer bien bas sur les places publiques, qui réclament les sièges d’honneur dans les synagogues et les meilleures places dans les banquets.
47Pendant ce temps, ils mangent le bien des veuves et leur ravissent tout ce qu’elles possèdent, sous prétexte de faire (pour elles) de longues prières. Leur condamnation n’en sera que plus sévère.
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