Ostervald
Lamentations 4:3-10
3Les chacals mêmes tendent la mamelle, et allaitent leurs petits: mais la fille de mon peuple est devenue cruelle comme les autruches du désert.
4La langue du nourrisson s'attache à son palais par la soif; les petits enfants demandent du pain, et personne ne leur en distribue.
5Ceux qui mangeaient des viandes délicates périssent dans les rues, et ceux qui étaient nourris sur l'écarlate embrassent le fumier.
6Et la peine de l'iniquité de la fille de mon peuple est plus grande que celle du péché de Sodome qui fut renversée, comme en un moment, sans qu'aucune main d'homme fût venue sur elle.
7Ses princes étaient plus éclatants que la neige, plus blancs que le lait; leur teint était plus vermeil que le corail, leur beauté était celle du saphir.
8Leur visage est plus sombre que la noirceur même; on ne les reconnaît plus dans les rues; leur peau est attachée à leurs os; elle est devenue sèche comme le bois.
9Ceux qui périssent par l'épée sont plus heureux que ceux qui périssent par la famine; car ceux-ci sont consumés peu à peu, exténués par le défaut du produit des champs.
10De tendres femmes ont, de leurs mains, fait cuire leurs enfants, et ils leur ont servi de nourriture, dans la ruine de la fille de mon peuple.
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Ostervald — 1881 Libre de droit
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