Bible du Semeur
Job 14:7-22
7Car un arbre, du moins, |conserve une espérance : s’il est coupé, |il peut renaître encore, il ne cesse d’avoir |de nouveaux rejetons.
8Sa racine peut bien |vieillir dans le terrain et sa souche périr, |enfouie dans la poussière,
9dès qu’il flaire de l’eau, |voilà qu’il reverdit et produit des rameaux |comme une jeune plante.
10Mais lorsque l’homme meurt, |il reste inanimé. Quand l’être humain expire, |où donc est-il alors ?
11L’eau disparaît des mers, les rivières tarissent |et restent desséchées,
12et l’homme, quand il meurt, |ne se relève plus ; jusqu’à ce que le ciel s’éclipse |il ne se réveillera pas, il ne sortira pas |de son dernier sommeil.
13Si seulement, ô Dieu, |tu voulais me tenir caché |dans le séjour des morts, m’y abriter |jusqu’au jour où, enfin, |ta colère sera passée ! Si seulement tu me fixais |un terme après lequel |tu penserais à moi !
14Mais l’homme une fois mort, |va-t-il revivre ? Alors, tous les jours de service |que je dois accomplir j’attendrais que le temps |de ma relève arrive.
15Toi, tu m’appellerais |et je te répondrais, et tu soupirerais |après ta créature.
16Alors que maintenant |tu comptes tous mes pas ! Tu ne resterais plus |à l’affût de mes fautes.
17Ainsi mon crime |serait scellé dans un sachet, tu couvrirais mes fautes |d’une couche de plâtre.
18La montagne s’écroule |et se disloque, le rocher se détache |du lieu qu’il occupait.
19L’eau érode les pierres et son ruissellement |entraîne le terreau. De même, tu anéantis |l’espoir de l’homme.
20Tu le terrasses sans retour, |et il s’en va. Oui, tu le défigures, |puis tu le congédies.
21Que ses enfants soient honorés, |lui, il n’en saura rien. Ou qu’ils soient abaissés, |lui, il l’ignorera.
22Il ne peut que souffrir |du mal qui l’atteint en son corps et s’affliger |du malheur qu’il ressent.
Commentaires sur Job 14
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