Strong G1065γέ
certes
- Translittération
- ge
- Prononciation
- gheh
- Morphologie
- particule grecque
Définition
- en effet, vraiment, au moins.
- même.
- voyant ceci, sans doute.
Définition détaillée
γε, particule enclitique postpositive, plus rare dans la κοινή que dans le grec classique, donnant une importance particulière au mot auquel elle est rattachée, en le distinguant comme le moins ou le plus important (Thayer, voir ce mot),
certes, du moins, même (mais pas toujours traduisible en français) ;
1. employée seule: Luk.11:8 18:5 Rom.8:32.
2. Plus fréquemment avec d’autres particules : αλλά γε, Luk.24:21, 1Co.9:2 ; ἄρα γε, Mat.7:20 17:26, Act.17:27 ; ἆρά γε, Act.8:30 ; εἴ γε (Rec. εἴγε), 2Co.5:3, Gal.3:4, Eph.3:2 4:21, Col.1:23 (voir Meyer, Ellic., sur Ga, Eph, passages cités ; Lft., sur Ga, Col, passages cités) ; εἰ δὲ μήγε, après une affirmation, Mat.6:1, Luk.10:6 13:9 ; une négation, Mat.9:17, Luk.5:36, 37 14:32, 2Co.11:16 ; καί γε (Rec. καίγε, grec classique καὶ... γε), Luk.19:42 (omis par WH), Act.2:18 17:27 ; καίτοιγε (L καίτοι γε, Tr. καί τοι γε), Jhn.4:2 ; μενοῦνγε (voir ce mot) ; μήτι γε, voir : μήτι; ὄφελόν, 1Co.4:8.
† (AS)
certes, du moins, même (mais pas toujours traduisible en français) ;
1. employée seule: Luk.11:8 18:5 Rom.8:32.
2. Plus fréquemment avec d’autres particules : αλλά γε, Luk.24:21, 1Co.9:2 ; ἄρα γε, Mat.7:20 17:26, Act.17:27 ; ἆρά γε, Act.8:30 ; εἴ γε (Rec. εἴγε), 2Co.5:3, Gal.3:4, Eph.3:2 4:21, Col.1:23 (voir Meyer, Ellic., sur Ga, Eph, passages cités ; Lft., sur Ga, Col, passages cités) ; εἰ δὲ μήγε, après une affirmation, Mat.6:1, Luk.10:6 13:9 ; une négation, Mat.9:17, Luk.5:36, 37 14:32, 2Co.11:16 ; καί γε (Rec. καίγε, grec classique καὶ... γε), Luk.19:42 (omis par WH), Act.2:18 17:27 ; καίτοιγε (L καίτοι γε, Tr. καί τοι γε), Jhn.4:2 ; μενοῦνγε (voir ce mot) ; μήτι γε, voir : μήτι; ὄφελόν, 1Co.4:8.
† (AS)
Dans la Bible
Strong G1065 apparaît dans 9 versets de la LSG.
Traduit dans la LSG par
- en_effet3
- moins2
- effet1
- efforcer1
- néanmoins1
- donc1
Premiers versets
- Luc 11:8je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.
- Luc 18:5néanmoins, parce que cette veuve m’importune, je lui ferai justice, afin qu’elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête.
- Luc 19:42et dit : Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux.
- Luc 24:21Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël ; mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées.
- Actes 8:30Philippe accourut, et entendit l’Éthiopien qui lisait le prophète Ésaïe. Il lui dit : Comprends-tu ce que tu lis ?
- Actes 17:27il a voulu qu’ils cherchassent le Seigneur, et qu’ils s’efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous,
- Romains 8:32Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ?
- 1 Corinthiens 4:8Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, sans nous vous avez commencé à régner. Et puissiez-vous régner en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous !
- 1 Corinthiens 9:2Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous ; car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur.
Répartition par livre
Mots liés
Dictionnaire grec détaillé
γε,
dialecte dorien et dialecte béotien γα, particule enclitique qui met en relief le ou les mots qu’elle suit.
I avec des mots isolés, au moins, en tout cas, mais qui ne se rend souvent que par l’italique à l’écrit ou par l’accentuation dans la prononciation : τὸ γὰρ.. σιδήρου γε κράτος ἐστίν telle est la puissance du fer, [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 9.393)] ; εἴ που πτωχῶν γε θεοὶ.. εἰσίν si les pauvres ont des dieux qui veillent sur eux, [Réfs. (17.475 ; μάλιστά γε 4.366)] ; ὅ γ᾽ ἐνθάδε λεώς en tout cas, les gens d’ici, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Coloneus » 42, etc. : avec des négations, οὐ δύο γε)] pas même deux, [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus « Illiad » 5.303, 20.286)] ; οὔκουν φθόγγος γε pas le moindre son, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Iphigenia Aulidensis » 9.)]
I.2 avec des pronoms : avec un pronom de la 1re personne [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (IVe s. apr. J.-C. : Perses Epigrammaticus, si étroitement uni que l’accent change, dans ἔγωγε, ἔμοιγε (également ἔγωγα _dialecte laconien_, mais ἐγώνγα, ἰώνγα _dialecte béotien_) : au VIIIe s. av. J.-C. : Homerus Epicus, fréquemment avec l’_article_ employé comme _pronom_, voir à {ὅ γε} : avec les pronoms _démonstratifs_, κεῖνός γε, τοῦτό γε, etc. : dans les textes comiques, fusion avec la finale -ί, αὑτηγί, Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Acharnenses » 784)] ; τουτογί, ταυταγί, etc., [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] « V. » 781, « Pax » 1057, etc. (mais ἐνγεταυθί « Th. » 646) : après les pronoms possessifs, ἐμόν γε θυμόν VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus « Illiad » 20.425, etc. : fréquemment après les pronoms _relatifs_, ὅς γε, οἵ γε, etc., οἵ γέ σου καθύβρισαν Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Philoctetes » 1364 ; ὅς γ᾽ ἐξέλυσας δασμόν [auteur précédent] « OT » 35, etc.)] ; ὅσον γε χρῄζεις même autant que…, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ ([ouvrage précédent] 365 ; οἷόν γέ μοι φαίνεται Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Respublica » 329a)] : rarement avec des pronoms interrogatifs, τίνα γε.. εἶπας ;[Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Troades » 241)] ; ποίου γε τούτου πλήν γ᾽ Ὀδυσσέως ἐρεῖς ; [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Philoctetes » 441.)]
I.3 après des conjonctions, pour souligner la restriction ou la condition introduite par la proposition qui suit, πρίν γε, avant, du moins, parfois répété, οὐ μὲν.. ὀΐω πρίν γ᾽ ἀποπαύσεσθαι, πρίν γε.. αἵματος ἆσαι Ἀρῆα [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus « Illiad » 5.288, comparer VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 2.127)] ; πρὶν ἄν γε ou πρίν γ᾽ ἄν, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Equites » 961, « Ra. » 78, etc. ; ὅτε γε Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Phaedo » 84e ; ὁπότε γε Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Coloneus » 1699 ; ἐπεί γε Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Anabasis » 1.3.9 ; ἐπειδή γε Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 6.18 ; ὅπου γε Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Institutio Cyri (Cyropaedia) » 2.3.11)] ; εἴ γε, ἐάν γε, si c’est-à-dire, si réellement, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 6.18, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Phaedrus » 252c)] ; également, simplement pour insister sur la condition, κἄν γε μὴ λέγω et si je ne dis pas…, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Acharnenses » 317)] ; εἴπερ γε si du moins, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 7.16.γ, 143)], etc. ; ὥστε γε (variante {ὥς γε}), avec l’infinitif, dans la mesure du moins où…, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Phaedrus » 230b ; ὥς γ᾽ ἐμοὶ χρῆσθαι κριτῇ Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Alcestis » 801)] ; ὥς γε ou ὥσπερ γε comme du moins, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Antigone » 570, « OT » 715, etc.)] : — γε peut suivre τε lorsque τε est étroitement rattaché au mot précédent, ὡς οἷόν τέ γε μάλιστα [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Memorabilia » 4.5.2, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Respublica » 412b ; ἐάντε γε [auteur précédent] « Plt. » 293d ; οἵ τέ γε [auteur précédent] « Grg. » 454e : — pour son emploi dans les propositions opposées ou disjonctives, voir ci-dessous 11.3.)]
I.4 après d’autres particules, καὶ μὴν.. γε, οὐ μὴν.. γε, avec des mots intercalés, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Memorabilia » 1.4.12, Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Alcestis » 518, etc.)] ; après ἄν dans l’apodose, lorsqu’il est précédé de οὐ ou de καί, [Réfs. ([auteur précédent] « Ph. » 1215, « Or. » 784)] ; ἄταρ.. γε mais pourtant, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Acharnenses » 448)] ; καίτοι γε, voir à {καί το; ἀλλά γε} (sans mots intercalés) est une falsa lectio dans [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Hp.Ma. » 287b (lire ἀλλ᾽ ἄγε), « R. » 331b (ἀλλά γε ἕν dans les codices, ἀλλὰ ἕν γε chez Stobaeus, Joannes, Ve s. apr. J.-C.))] ; ἀλλά γε δή est incertain dans [Réfs. Ier s. apr. J.-C.+ ([auteur précédent] « Phdr. » 262a ; plus tard, Ier-IIe s. apr. J.-C. : Plutarchus Biographus et Philosophus 2.394c, IIe-IIIe s. apr. J.-C. : Aelianus « De Natura Animalium - Ar.Byzantine Epit. » 10.49 dans les codices : mais,)]
I.5 lorsqu’il précède d’autres particules, γε se rapporte ordinairement au mot précédent, tandis que la particule conserve sa valeur propre ; mais il modifie parfois le sens de la particule suivante, γε μήν néanmoins, πάντως γε μήν [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Equites » 232, comparer Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Electra » 754, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus, etc.)] ; en dialecte épique et en dialecte ionien, γε μέν [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus « Illiad » 2.703, VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 4.195, Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 7.152 ; γε μὲν δή IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus « Agamemnon » 661, Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Trachiniae » 484 ; γε μέντοι Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Theaetetus » 164a, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Anabasis » 2.3.9, etc. : γε δή)] renforce fréquemment une affirmation, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus « Prometheus Vinctus » 42, Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 2.62, etc. ; οἰόμεθά γε δή Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Euthydemus » 275a (comparer aussi 11.1))] ; γέ τοι, indiquant que l’affirmation est le moins que l’on puisse dire, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Vespae » 934, « Pl. » 424, 1041, etc. ; γέ τοι Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Gorgias » 447b ; γέ τοι δή Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Tyrannus » 1171, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Phaedrus » 264b ; γέ τοί που [auteur précédent] « Lg. » 888e ; γε δήπου [auteur précédent] « Phd. » 94a, etc.)] ; γέ που en tout cas, de toute façon, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Acharnenses » 896, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Respublica » 607d, 478a, etc.)] ; pour γε οὖν, voir à {γοῦν}.
II exerçant une influence sur toute la proposition :
II.1 explicatif, à savoir, c’est-à-dire, Διός γε διδόντος c’est-à-dire si Dieu l’accorde, [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 1.390)] ; κλῦθι, Ποσείδαον.., εἰ ἐτεόν γε σός εἰμι si vraiment je suis réellement tien, [Réfs. (9.529 : d’où son emploi pour restreindre, renforcer ou amplifier une affirmation générale, ἀνὴρ.. ὅστις πινυτός γε)] tout homme — du moins tout homme sage, [Réfs. (1.229)] ; fréquemment précédé de καί, généralement avec des mots intercalés, ἦ μὴν κελεύσω κἀπιθωΰξω γε πρός oui, et en outre…, [Réfs. IVe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus « Prometheus Vinctus » 73)] ; παρῆσάν τινες καὶ πολλοί γε quelques-uns, oui, et même un grand nombre, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Phaedo » 58d ; καὶ γελοίως γε [auteur précédent] « R. » 531a)] ; fréquemment avec le dernier terme d’une énumération, ταύτῃ ἄρα.. πρακτέον καὶ γυμναστέον καὶ ἐδεστέον γε καὶ ποτέον [LXX ([auteur précédent] « Cri. » 47b ; ὄψεις τε καὶ ἀκοαὶ καὶ.. καὶ ἡδοναί γε δή [auteur précédent] « Tht. » 156b ; répété, συνήγαγόν μοι καί γε ἀργύριον καί γε χρυσίον LXX.Eccl.2.8)] ; rarement sans mots intercalés, καί γε ὁ θάνατος διὰ τὴν μοίρην ἔλαχεν [NT+Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Hippocrates Medicus « περὶ ἑπταμήνου » 9, comparer Ve s. av. J.-C. : Lysias Orator 11.7 dans les codices ; καί γε.. ἐκχεῶ NT.Act.2.18 : d’où,)]
II.2 dans le dialogue, dans les réponses où l’on ajoute quelque chose à la déclaration de l’interlocuteur précédent, comme ἔπεμψέ τίς σοι.. κρέα; Rép. καλῶς γε ποιῶν oui, et il a bien fait, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Acharnenses » 1049)] ; κενὸν τόδ᾽ ἄγγος, ἢ στέγει τι; Rép. σά γ᾽ ἔνδυτα.. oui, assurément, tes vêtements, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Ion » 1412)] ; οὕτω γὰρ ἂν μάλιστα δηχθείη πόσις. Rép. σὺ δ᾽ ἂν γένοιο γ᾽ ἀθλιωτάτη γυνή oui, vraiment, et toi…, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] « Med. » 817, comparer Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Tyrannus » 680, etc.)] ; πάνυ γε oui, certainement, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Euthyphro » 8e, etc.)] ; οὕτω γέ πως oui, en quelque sorte, [Réfs. ([auteur précédent] « Tht. » 165c)] ; parfois précédé de καί, καὶ οὐδέν γ᾽ ἄτοπον oui, et rien d’étonnant, [Réfs. ([ouvrage précédent] 142b, comparer d, 147e)] ; parfois ironiquement, εὖ γε κηδεύεις πόλιν [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Iphigenia Taurica » 1212.)]
II.3 pour renforcer un contraste ou une opposition,
II.3.a après des propositions conditionnelles, εἰ μὲν δὴ σύ γ᾽.., τῷ κε Ποσειδάων γε.. si toi, tu agis ainsi, alors en tout cas Poséidon…, [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus « Illiad » 15.49)] {γέα} ; ἐπεὶ πρὸς τοῦτο σιωπᾶν ἥδιόν σοι.. τόδε γε εἰπέ en tout cas, dis-moi ceci, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Institutio Cyri (Cyropaedia) » 5.5.20 ; εἰ μὴ τὸ ὅλον, μέρος γ᾽ ἐπιβάλλει IVe s. av. J.-C. : Demosthenes Orator 18.272 : — parfois dans la protase, εἰ γὰρ μὴ ἑκόντες γε.. ἀλλ᾽ ἀέκοντας.. Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 4.120.)]
II.3.b dans les phrases disjonctives, pour souligner une alternative, ἤτοι κεῖνόν γε.. δεῖ ἀπόλλυσθαι ἢ σέ.. [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] 1.11 ; ἤτοι κρίνομέν γε ἢ ἐνθυμούμεθα ὀρθῶς τὰ πράγματα Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 2.40 ; πατὴρ δ᾽ ἐμός.. ζώει ὅ γ᾽ ἢ τέθνηκε VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 2.131, comparer VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus « Illiad » 10.504)] : également dans la seconde proposition, εἰπέ μοι, ἠὲ ἑκὼν ὑποδάμνασαι ἤ σέ γε λαοὶ ἐχθαίρουσι [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 3.214, comparer Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 7.10.θ, Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Tyrannus » 1098f)]
II.4 dans les exclamations, etc., ὥς γε μή ποτ᾽ ὤφελον λαβεῖν est incertain dans [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Iphigenia Aulidensis » 70, comparer Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Coloneus » 977, « Ph. » 1003, Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Acharnenses » 93, 836, etc.)] ; dans les serments, οὔτοι μὰ τὴν Δήμητρά γ᾽ est une variante dans [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Equites » 698 ; μὰ τὸν Ποσειδῶ γ᾽ οὐδέποτ᾽ [auteur précédent] « Ec. » 748 ; καὶ ναὶ μὰ Δία γε Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Apologia Socratis » 20 ; καὶ νὴ Δία γε Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Equites » 1350, Ier-IIe s. apr. J.-C. : Dio Chrysostomus Sophista 17.4, IIe s. apr. J.-C. : Lucianus Sophista « Merc.Cond. » 28, IVe s. apr. J.-C. : Libanius Sophista « Orationes » 11.59, etc. : avec des mots intercalés, καὶ νὴ Δί᾽, ὦ ἄνδρες Ἀθηναῖοι, ἕτεροί γε.. IVe s. av. J.-C. : Demosthenes Orator 13.16 ; νὴ Δία, ὦ Ἀθηναῖοι, ὥρα γε ὑμῖν Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Historia Graeca (Hellenica) » 7.1.37)] ; simplement dans les affirmations énergiques, τίς ἂν φιλέοντι μάχοιτ; ἄφρων δὴ κεῖνός γέ.. [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 8.209, etc.)]
II.5 impliquant une concession, εἶμί γε eh bien, j’irai (dans l’apodose), [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Hercules Furens » 861 ; δρᾶ γ᾽ εἴ τι δράσεις [auteur précédent] « IA » 817, comparer « Andr. » 239.)]
III γε est fréquemment répété dans la protase et l’apodose, comme πρίν γε.., πρίν γε, voir [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (ci-dessus 1.3 ; εἰ μή γε.. τινὶ μείζονι, τῇ γε παρούσῃ ἀτιμίᾳ Ve s. av. J.-C. : Lysias Orator 31.29)] ; même dans la même proposition, οὐδέν γ᾽ ἄλλο πλήν γε καρκίνους [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Vespae » 1507, comparer Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 1.187, Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Phoenissae » 554, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Respublica » 335b, « Grg. » 502a.)]
IV POSITION : γε suit normalement le mot qu’il restreint ; mais il est fréquemment placé immédiatement après l’article, comme ὅ γε πόλεμος [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 1.66, etc.)] ; ou après la préposition, κατά γε τὸν σὸν λόγον [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Institutio Cyri (Cyropaedia) » 3.1.15 ; ἔν γε ταῖς Θήβαις Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Tyrannus » 1380 ; ou δέ, νῦν δέ γε Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Theaetetus » 144e)] ; τὸ δέ γε [Réfs. ([ouvrage précédent] 164b ; δοῖμεν δέ γέ που ἄν [auteur précédent] « R. » 607d, comparer « Phd. » 94a, etc.)] ; fréquemment dans les répliques, ἁμές ποκ᾽ ἦμες ἄλκιμοι νεανίαι. Rép. ἁμὲς δέ γ᾽ εἰμές [Réfs. (« Carmina Popularia » 18)] ; οὐκ οἶδ᾽ ὅτι λέγεις. Rép. ἡ γραῦς δέ γε οἶδ᾽, ὡς ἐγῷμαι [Réfs. IVe s. av. J.-C.+ (IVe-IIIe s. av. J.-C. : Menander Comicus « Ἐπιτρέποντες » 577, comparer IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus « Septem contra Thebas » 1031, etc.)]
dialecte dorien et dialecte béotien γα, particule enclitique qui met en relief le ou les mots qu’elle suit.
I avec des mots isolés, au moins, en tout cas, mais qui ne se rend souvent que par l’italique à l’écrit ou par l’accentuation dans la prononciation : τὸ γὰρ.. σιδήρου γε κράτος ἐστίν telle est la puissance du fer, [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 9.393)] ; εἴ που πτωχῶν γε θεοὶ.. εἰσίν si les pauvres ont des dieux qui veillent sur eux, [Réfs. (17.475 ; μάλιστά γε 4.366)] ; ὅ γ᾽ ἐνθάδε λεώς en tout cas, les gens d’ici, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Coloneus » 42, etc. : avec des négations, οὐ δύο γε)] pas même deux, [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus « Illiad » 5.303, 20.286)] ; οὔκουν φθόγγος γε pas le moindre son, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Iphigenia Aulidensis » 9.)]
I.2 avec des pronoms : avec un pronom de la 1re personne [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (IVe s. apr. J.-C. : Perses Epigrammaticus, si étroitement uni que l’accent change, dans ἔγωγε, ἔμοιγε (également ἔγωγα _dialecte laconien_, mais ἐγώνγα, ἰώνγα _dialecte béotien_) : au VIIIe s. av. J.-C. : Homerus Epicus, fréquemment avec l’_article_ employé comme _pronom_, voir à {ὅ γε} : avec les pronoms _démonstratifs_, κεῖνός γε, τοῦτό γε, etc. : dans les textes comiques, fusion avec la finale -ί, αὑτηγί, Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Acharnenses » 784)] ; τουτογί, ταυταγί, etc., [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] « V. » 781, « Pax » 1057, etc. (mais ἐνγεταυθί « Th. » 646) : après les pronoms possessifs, ἐμόν γε θυμόν VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus « Illiad » 20.425, etc. : fréquemment après les pronoms _relatifs_, ὅς γε, οἵ γε, etc., οἵ γέ σου καθύβρισαν Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Philoctetes » 1364 ; ὅς γ᾽ ἐξέλυσας δασμόν [auteur précédent] « OT » 35, etc.)] ; ὅσον γε χρῄζεις même autant que…, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ ([ouvrage précédent] 365 ; οἷόν γέ μοι φαίνεται Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Respublica » 329a)] : rarement avec des pronoms interrogatifs, τίνα γε.. εἶπας ;[Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Troades » 241)] ; ποίου γε τούτου πλήν γ᾽ Ὀδυσσέως ἐρεῖς ; [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Philoctetes » 441.)]
I.3 après des conjonctions, pour souligner la restriction ou la condition introduite par la proposition qui suit, πρίν γε, avant, du moins, parfois répété, οὐ μὲν.. ὀΐω πρίν γ᾽ ἀποπαύσεσθαι, πρίν γε.. αἵματος ἆσαι Ἀρῆα [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus « Illiad » 5.288, comparer VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 2.127)] ; πρὶν ἄν γε ou πρίν γ᾽ ἄν, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Equites » 961, « Ra. » 78, etc. ; ὅτε γε Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Phaedo » 84e ; ὁπότε γε Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Coloneus » 1699 ; ἐπεί γε Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Anabasis » 1.3.9 ; ἐπειδή γε Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 6.18 ; ὅπου γε Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Institutio Cyri (Cyropaedia) » 2.3.11)] ; εἴ γε, ἐάν γε, si c’est-à-dire, si réellement, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 6.18, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Phaedrus » 252c)] ; également, simplement pour insister sur la condition, κἄν γε μὴ λέγω et si je ne dis pas…, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Acharnenses » 317)] ; εἴπερ γε si du moins, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 7.16.γ, 143)], etc. ; ὥστε γε (variante {ὥς γε}), avec l’infinitif, dans la mesure du moins où…, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Phaedrus » 230b ; ὥς γ᾽ ἐμοὶ χρῆσθαι κριτῇ Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Alcestis » 801)] ; ὥς γε ou ὥσπερ γε comme du moins, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Antigone » 570, « OT » 715, etc.)] : — γε peut suivre τε lorsque τε est étroitement rattaché au mot précédent, ὡς οἷόν τέ γε μάλιστα [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Memorabilia » 4.5.2, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Respublica » 412b ; ἐάντε γε [auteur précédent] « Plt. » 293d ; οἵ τέ γε [auteur précédent] « Grg. » 454e : — pour son emploi dans les propositions opposées ou disjonctives, voir ci-dessous 11.3.)]
I.4 après d’autres particules, καὶ μὴν.. γε, οὐ μὴν.. γε, avec des mots intercalés, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Memorabilia » 1.4.12, Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Alcestis » 518, etc.)] ; après ἄν dans l’apodose, lorsqu’il est précédé de οὐ ou de καί, [Réfs. ([auteur précédent] « Ph. » 1215, « Or. » 784)] ; ἄταρ.. γε mais pourtant, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Acharnenses » 448)] ; καίτοι γε, voir à {καί το; ἀλλά γε} (sans mots intercalés) est une falsa lectio dans [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Hp.Ma. » 287b (lire ἀλλ᾽ ἄγε), « R. » 331b (ἀλλά γε ἕν dans les codices, ἀλλὰ ἕν γε chez Stobaeus, Joannes, Ve s. apr. J.-C.))] ; ἀλλά γε δή est incertain dans [Réfs. Ier s. apr. J.-C.+ ([auteur précédent] « Phdr. » 262a ; plus tard, Ier-IIe s. apr. J.-C. : Plutarchus Biographus et Philosophus 2.394c, IIe-IIIe s. apr. J.-C. : Aelianus « De Natura Animalium - Ar.Byzantine Epit. » 10.49 dans les codices : mais,)]
I.5 lorsqu’il précède d’autres particules, γε se rapporte ordinairement au mot précédent, tandis que la particule conserve sa valeur propre ; mais il modifie parfois le sens de la particule suivante, γε μήν néanmoins, πάντως γε μήν [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Equites » 232, comparer Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Electra » 754, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus, etc.)] ; en dialecte épique et en dialecte ionien, γε μέν [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus « Illiad » 2.703, VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 4.195, Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 7.152 ; γε μὲν δή IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus « Agamemnon » 661, Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Trachiniae » 484 ; γε μέντοι Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Theaetetus » 164a, Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Anabasis » 2.3.9, etc. : γε δή)] renforce fréquemment une affirmation, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus « Prometheus Vinctus » 42, Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 2.62, etc. ; οἰόμεθά γε δή Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Euthydemus » 275a (comparer aussi 11.1))] ; γέ τοι, indiquant que l’affirmation est le moins que l’on puisse dire, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Vespae » 934, « Pl. » 424, 1041, etc. ; γέ τοι Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Gorgias » 447b ; γέ τοι δή Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Tyrannus » 1171, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Phaedrus » 264b ; γέ τοί που [auteur précédent] « Lg. » 888e ; γε δήπου [auteur précédent] « Phd. » 94a, etc.)] ; γέ που en tout cas, de toute façon, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Acharnenses » 896, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Respublica » 607d, 478a, etc.)] ; pour γε οὖν, voir à {γοῦν}.
II exerçant une influence sur toute la proposition :
II.1 explicatif, à savoir, c’est-à-dire, Διός γε διδόντος c’est-à-dire si Dieu l’accorde, [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 1.390)] ; κλῦθι, Ποσείδαον.., εἰ ἐτεόν γε σός εἰμι si vraiment je suis réellement tien, [Réfs. (9.529 : d’où son emploi pour restreindre, renforcer ou amplifier une affirmation générale, ἀνὴρ.. ὅστις πινυτός γε)] tout homme — du moins tout homme sage, [Réfs. (1.229)] ; fréquemment précédé de καί, généralement avec des mots intercalés, ἦ μὴν κελεύσω κἀπιθωΰξω γε πρός oui, et en outre…, [Réfs. IVe s. av. J.-C.+ (IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus « Prometheus Vinctus » 73)] ; παρῆσάν τινες καὶ πολλοί γε quelques-uns, oui, et même un grand nombre, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Phaedo » 58d ; καὶ γελοίως γε [auteur précédent] « R. » 531a)] ; fréquemment avec le dernier terme d’une énumération, ταύτῃ ἄρα.. πρακτέον καὶ γυμναστέον καὶ ἐδεστέον γε καὶ ποτέον [LXX ([auteur précédent] « Cri. » 47b ; ὄψεις τε καὶ ἀκοαὶ καὶ.. καὶ ἡδοναί γε δή [auteur précédent] « Tht. » 156b ; répété, συνήγαγόν μοι καί γε ἀργύριον καί γε χρυσίον LXX.Eccl.2.8)] ; rarement sans mots intercalés, καί γε ὁ θάνατος διὰ τὴν μοίρην ἔλαχεν [NT+Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Hippocrates Medicus « περὶ ἑπταμήνου » 9, comparer Ve s. av. J.-C. : Lysias Orator 11.7 dans les codices ; καί γε.. ἐκχεῶ NT.Act.2.18 : d’où,)]
II.2 dans le dialogue, dans les réponses où l’on ajoute quelque chose à la déclaration de l’interlocuteur précédent, comme ἔπεμψέ τίς σοι.. κρέα; Rép. καλῶς γε ποιῶν oui, et il a bien fait, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Acharnenses » 1049)] ; κενὸν τόδ᾽ ἄγγος, ἢ στέγει τι; Rép. σά γ᾽ ἔνδυτα.. oui, assurément, tes vêtements, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Ion » 1412)] ; οὕτω γὰρ ἂν μάλιστα δηχθείη πόσις. Rép. σὺ δ᾽ ἂν γένοιο γ᾽ ἀθλιωτάτη γυνή oui, vraiment, et toi…, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] « Med. » 817, comparer Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Tyrannus » 680, etc.)] ; πάνυ γε oui, certainement, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Euthyphro » 8e, etc.)] ; οὕτω γέ πως oui, en quelque sorte, [Réfs. ([auteur précédent] « Tht. » 165c)] ; parfois précédé de καί, καὶ οὐδέν γ᾽ ἄτοπον oui, et rien d’étonnant, [Réfs. ([ouvrage précédent] 142b, comparer d, 147e)] ; parfois ironiquement, εὖ γε κηδεύεις πόλιν [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Iphigenia Taurica » 1212.)]
II.3 pour renforcer un contraste ou une opposition,
II.3.a après des propositions conditionnelles, εἰ μὲν δὴ σύ γ᾽.., τῷ κε Ποσειδάων γε.. si toi, tu agis ainsi, alors en tout cas Poséidon…, [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus « Illiad » 15.49)] {γέα} ; ἐπεὶ πρὸς τοῦτο σιωπᾶν ἥδιόν σοι.. τόδε γε εἰπέ en tout cas, dis-moi ceci, [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Institutio Cyri (Cyropaedia) » 5.5.20 ; εἰ μὴ τὸ ὅλον, μέρος γ᾽ ἐπιβάλλει IVe s. av. J.-C. : Demosthenes Orator 18.272 : — parfois dans la protase, εἰ γὰρ μὴ ἑκόντες γε.. ἀλλ᾽ ἀέκοντας.. Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 4.120.)]
II.3.b dans les phrases disjonctives, pour souligner une alternative, ἤτοι κεῖνόν γε.. δεῖ ἀπόλλυσθαι ἢ σέ.. [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ ([auteur précédent] 1.11 ; ἤτοι κρίνομέν γε ἢ ἐνθυμούμεθα ὀρθῶς τὰ πράγματα Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 2.40 ; πατὴρ δ᾽ ἐμός.. ζώει ὅ γ᾽ ἢ τέθνηκε VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 2.131, comparer VIIIe s. av. J.-C. : Ilias Homerus Epicus « Illiad » 10.504)] : également dans la seconde proposition, εἰπέ μοι, ἠὲ ἑκὼν ὑποδάμνασαι ἤ σέ γε λαοὶ ἐχθαίρουσι [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 3.214, comparer Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 7.10.θ, Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Tyrannus » 1098f)]
II.4 dans les exclamations, etc., ὥς γε μή ποτ᾽ ὤφελον λαβεῖν est incertain dans [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Iphigenia Aulidensis » 70, comparer Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Coloneus » 977, « Ph. » 1003, Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Acharnenses » 93, 836, etc.)] ; dans les serments, οὔτοι μὰ τὴν Δήμητρά γ᾽ est une variante dans [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Equites » 698 ; μὰ τὸν Ποσειδῶ γ᾽ οὐδέποτ᾽ [auteur précédent] « Ec. » 748 ; καὶ ναὶ μὰ Δία γε Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Apologia Socratis » 20 ; καὶ νὴ Δία γε Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Equites » 1350, Ier-IIe s. apr. J.-C. : Dio Chrysostomus Sophista 17.4, IIe s. apr. J.-C. : Lucianus Sophista « Merc.Cond. » 28, IVe s. apr. J.-C. : Libanius Sophista « Orationes » 11.59, etc. : avec des mots intercalés, καὶ νὴ Δί᾽, ὦ ἄνδρες Ἀθηναῖοι, ἕτεροί γε.. IVe s. av. J.-C. : Demosthenes Orator 13.16 ; νὴ Δία, ὦ Ἀθηναῖοι, ὥρα γε ὑμῖν Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Historia Graeca (Hellenica) » 7.1.37)] ; simplement dans les affirmations énergiques, τίς ἂν φιλέοντι μάχοιτ; ἄφρων δὴ κεῖνός γέ.. [Réfs. VIIIe s. av. J.-C.+ (VIIIe s. av. J.-C. : Odyssea Homerus Epicus « Odyssey » 8.209, etc.)]
II.5 impliquant une concession, εἶμί γε eh bien, j’irai (dans l’apodose), [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Hercules Furens » 861 ; δρᾶ γ᾽ εἴ τι δράσεις [auteur précédent] « IA » 817, comparer « Andr. » 239.)]
III γε est fréquemment répété dans la protase et l’apodose, comme πρίν γε.., πρίν γε, voir [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (ci-dessus 1.3 ; εἰ μή γε.. τινὶ μείζονι, τῇ γε παρούσῃ ἀτιμίᾳ Ve s. av. J.-C. : Lysias Orator 31.29)] ; même dans la même proposition, οὐδέν γ᾽ ἄλλο πλήν γε καρκίνους [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Aristophanes Comicus « Vespae » 1507, comparer Ve s. av. J.-C. : Herodotus Historicus 1.187, Ve s. av. J.-C. : Euripides Tragicus « Phoenissae » 554, Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Respublica » 335b, « Grg. » 502a.)]
IV POSITION : γε suit normalement le mot qu’il restreint ; mais il est fréquemment placé immédiatement après l’article, comme ὅ γε πόλεμος [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve s. av. J.-C. : Thucydides Historicus 1.66, etc.)] ; ou après la préposition, κατά γε τὸν σὸν λόγον [Réfs. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C. : Xenophon Historicus « Institutio Cyri (Cyropaedia) » 3.1.15 ; ἔν γε ταῖς Θήβαις Ve s. av. J.-C. : Sophocles Tragicus « Oedipus Tyrannus » 1380 ; ou δέ, νῦν δέ γε Ve-VIe s. av. J.-C. : Plato Philosophus « Theaetetus » 144e)] ; τὸ δέ γε [Réfs. ([ouvrage précédent] 164b ; δοῖμεν δέ γέ που ἄν [auteur précédent] « R. » 607d, comparer « Phd. » 94a, etc.)] ; fréquemment dans les répliques, ἁμές ποκ᾽ ἦμες ἄλκιμοι νεανίαι. Rép. ἁμὲς δέ γ᾽ εἰμές [Réfs. (« Carmina Popularia » 18)] ; οὐκ οἶδ᾽ ὅτι λέγεις. Rép. ἡ γραῦς δέ γε οἶδ᾽, ὡς ἐγῷμαι [Réfs. IVe s. av. J.-C.+ (IVe-IIIe s. av. J.-C. : Menander Comicus « Ἐπιτρέποντες » 577, comparer IVe-Ve s. av. J.-C. : Aeschylus Tragicus « Septem contra Thebas » 1031, etc.)]