Seventh-day Adventist Bible CommentaryÉphésiens 1

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

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Introduction

L’Épître de Paul l’apôtre aux ÉPHÉSIENS INTRODUCTION 1. Titre. L’Église primitive était presque unanimement d’accord pour dire que cette épître était adressée à l’Église d’Éphèse, et tous les manuscrits connus, sans exception, portent le titre « aux Éphésiens ». Cependant, les mots en Ephesō, « à Éphèse », au ch. 1:1, font défaut dans le Codex Vaticanus et le Codex Sinaiticus, deux des manuscrits les plus anciens et les plus autorisés, ainsi que dans le MS P de Chester Beatty, un manuscrit sur papyrus encore antérieur. Basile, au IVe siècle, dit (Against Eunomius ii. 19) qu’il avait vu des manuscrits anciens dans lesquels en Ephesō était omis. Les déclarations d’Origène (Commentary) et de Tertullien (Against Marcion v. 17) appuient cette idée. Il est donc clair qu’il existait au IIe siècle des manuscrits dans lesquels les mots en question étaient omis. Voir vol. V, p. 181–183. Il est également significatif que, bien que Paul eût passé trois ans à Éphèse dans un ministère fructueux et se fût sans doute fait de nombreux amis intimes, cette épître ne contienne aucune salutation personnelle. Elle traite plutôt de doctrines applicables à l’Église universelle. Trois solutions sont généralement proposées à ce problème : a. La lettre était adressée à l’Église de Laodicée (voir Col. 4:16). b. C’était une circulaire destinée aux Églises d’Asie. c. Elle était adressée aux Éphésiens. Une combinaison des deuxième et troisième théories semble répondre à la question. Il se peut fort bien que la lettre ait été envoyée à l’Église d’Éphèse, la métropole de la province proconsulaire d’Asie, avec l’intention qu’elle soit également envoyée à d’autres Églises de la région. Cela expliquerait la tradition selon laquelle l’Église d’Éphèse était destinataire de l’épître, ainsi que le fait que, très tôt, il existait des copies du livre qui ne contenaient pas les mots en Ephesō et qui étaient peut-être des copies de l’autographe original circulant parmi les Églises voisines. Quoi qu’il en soit, cette lettre fut certainement lue par les croyants d’Éphèse, et probablement aussi par d’autres dans la province d’Asie. 2. Auteur. La paternité paulinienne de l’épître aux Éphésiens ne fut jamais remise en question avant le siècle dernier, lorsque de nombreux spécialistes modernes de la critique parvinrent à la conclusion qu’elle n’était pas de Paul, ou du moins qu’elle ne l’était que partiellement. On a suggéré qu’elle n’était qu’une répétition verbeuse de l’épître aux Colossiens, et que certaines expressions indiquaient que l’auteur ne s’était jamais trouvé à Éphèse (Éph. 3:2, 3; 4:21). On a fait remarquer qu’il n’y avait aucune salutation aux membres de l’Église d’Éphèse, où Paul avait travaillé pendant environ trois ans (Actes 20:31"). On a déclaré que l’épître n’était pas paulinienne par son style, son sentiment ou son but, et l’on a même avancé qu’aucun homme en prison ne pouvait écrire une lettre aussi joyeuse. Pour une discussion de ces problèmes, voir vol. V, p. 181–183. Dès les premiers temps, lorsque les faux écrits et les livres apocryphes étaient séparés des écrits authentiques, l’Épître aux Éphésiens fut placée dans le canon du Nouveau Testament. Les preuves externes de son droit à ce statut sont accablantes. Elle était apparemment connue de Clément de Rome (vers 90 apr. J.-C.), et fut également attestée par Ignace et Polycarpe au début du IIe siècle. Paul est nommé comme auteur dans le Fragment muratorien, puis par Irénée (vers 185 apr. J.-C.), Clément d’Alexandrie (c.

apr. J.-C. 190–195), Tertullien (vers 207 apr. J.-C.), et de nombreux autres écrivains de l’Église primitive. Ce commentaire part du point de vue que Paul en était l’auteur. 3. Contexte historique. Après avoir fait valoir ses droits de citoyen romain et fait appel à César, Paul fut envoyé à Rome, où il arriva probablement au printemps de l’an 61 apr. J.-C. Il y fut prisonnier pendant deux ans. Il est donc probable que cette épître ait été écrite vers 62 apr. J.-C. En tant que prisonnier, il jouissait apparemment de certaines libertés (cf. Éph. 6:19; Col. 4:3–11), ce qui lui offrait l’occasion de réfléchir et d’écrire. Il en profita pour envoyer aux Églises d’Asie de nombreuses instructions doctrinales et pratiques. Cette lettre semble avoir été écrite à peu près à la même époque que celles aux Colossiens et à Philémon, car Tychique était le porteur des lettres aux Éphésiens et aux Colossiens, et le compagnon de voyage d’Onésime, porteur de celle à Philémon (Éph. 6:21; Col. 4:7–9; Philémon 12; cf. AA 456). L’épître aux Éphésiens serait donc l’une des quatre lettres de la première captivité, Philippiens ayant également été écrit durant cette période, probablement la dernière des quatre (voir p. 105, 106). Il a été suggéré que l’épître aux Éphésiens aurait pu être écrite pendant l’emprisonnement de l’apôtre à Césarée, mais les preuves en faveur de Rome sont beaucoup plus solides. Qu’il était en prison au moment de la rédaction ne fait aucun doute (ch. 3:1 ; 4:1), mais les conditions de sa détention à Rome semblent avoir été plus favorables à la rédaction de ses lettres (Actes 28:16, 20"). Alors qu’il était détenu dans la prison romaine, il espérait être libéré rapidement (Philémon 22), tandis que rien n’indique qu’il ait nourri un tel espoir lorsqu’il était à Césarée. Paul avait depuis longtemps le désir de visiter Rome (Rom. 15:23, 24), et, lorsqu’il s’y trouvait, il projetait d’aller à Colosses (Philémon 22). Cependant, il ne semble jamais avoir eu l’intention d’aller à Colosses depuis Césarée. Paul écrivit cette épître à une époque et dans des circonstances qui constituent un cadre approprié à son message. Le sanguinaire Néron était empereur ; la débauche, le luxe et le meurtre sévissaient partout. On rapporte, par exemple, que lorsque L. Pedanius Secundus, un sénateur de Rome, eut été assassiné par un esclave, quelque 400 esclaves de sa maison furent condamnés à mort en représailles, conformément aux droits légaux. Vers l’année où l’épître fut écrite (62 ap. J.-C.), la révolte de Boadicée, ou Boudicca, eut lieu en Bretagne ; on dit que « plus de 70 000 » personnes du côté romain périrent, ainsi que plusieurs milliers de rebelles. Au milieu d’une telle confusion, et grâce à une profonde réflexion et à l’inspiration, l’apôtre produisit l’une de ses déclarations les plus nobles concernant la foi qui seule pouvait rendre à l’homme la paix et l’unité. On l’a appelée « les Alpes du Nouveau Testament », et elle se dresse au milieu de sommets — les neuf épîtres de Paul écrites à sept Églises. 4. Thème. Le sujet de l’épître aux Éphésiens est l’unité en Christ. Il écrivait à une Église (ou à des Églises) composée de Juifs et de non-Juifs, d’Asiatiques et d’Européens, d’esclaves et d’hommes libres — tous symboles d’un monde désuni qui devait être restauré dans l’unité en Christ. Cela nécessiterait l’unité de la personne, de la famille, de l’Église et de la race. La restauration de l’unité individuelle dans la vie de chaque croyant garantit l’unité de l’univers de Dieu. Le thème de l’unité est implicite, là où il n’est pas explicite, dans tout le livre. L’apôtre annonce son thème sur un ton de grande exaltation spirituelle et exhorte tous à adopter le caractère et la conduite les plus élevés, dans le but de parvenir à l’unité non seulement dans la doctrine et l’organisation, mais en Christ, la tête, et dans l’Église, le corps mystique du Christ. Bien que « en Christ » soit l’expression clé, il est difficile de choisir un verset clé, car il n’y a

presque aucun verset qui ne présente, sous une forme ou une autre, le thème fondamental. L’élection, le pardon, la prédestination, les relations familiales — tout est « en Christ ». L’apôtre a moins à dire sur la foi que sur la grâce. Dans ses écrits antérieurs, il insistait sur le rapport de l’individu au salut ; ici, il met l’accent sur le groupe, l’Église, le corps, et parle du fait d’être « en Christ » plutôt que des choses accomplies « par Christ » ; du Christ vivant dans le croyant plutôt que du Christ crucifié. Paul ne développe pas son thème sous la forme d’un argument ou d’une proposition formelle. Il parle simplement de ce qui lui est venu par révélation, non en raison d’une intelligence ou d’une perspicacité supérieures, mais parce qu’il était un instrument de la grâce de Dieu auquel avait été accordée une vision de l’unité spirituelle essentielle du royaume. On peut affirmer que ce que les livres des Galates et des Romains furent pour le XVIe siècle et la Réforme protestante, l’épître aux Éphésiens l’est pour l’Église d’aujourd’hui. Que dit le christianisme au sujet des relations de l’individu avec la famille, de la famille avec la nation, de la nation avec la race, et de tous avec l’Église et avec Dieu ? Paul répond en présentant Christ comme le centre et la fin de toutes choses, accomplissant ses desseins par l’intermédiaire de l’Église, réunissant « toutes choses en Christ » (ch. 1:10). Il n’existe aujourd’hui aucun besoin plus urgent que celui d’une unité qui préserve la liberté de l’individu, une unité sans uniformité rigide. Une révélation fut accordée à l’apôtre, offrant l’unique solution à un problème qui hante l’esprit de tous les hommes de bien. 5. Plan. I. Salutation, 1:1, 2. II. Section doctrinale, 1:3 à 3:21. A. Les bénédictions du croyant, 1:3–14. 1. Un hymne de louange, 1:3–10. 2. Les croyants scellés en vue du salut, 1:11–14. B. Une prière pour l’Église, 1:15–23. C. Juifs et non-Juifs un en Christ, 2:1–22. 1. La régénération par la puissance de Dieu, 2:1–10. 2. Tous sont un en Christ, 2:11–22. D. La révélation du mystère, 3:1–21. 1. Il a été révélé aux apôtres et aux prophètes, 3:1–6. 2. La sagesse de Dieu manifestée par l’intermédiaire de l’Église, 3:7–13. 3. Une prière pour les croyants et une doxologie, 3:14–21. III. Section pratique, 4:1 à 6:20. A. L’unité par les dons de l’Esprit, 4:1–16. 1. Un appel à l’unité de vie, 4:1–6. 2. La nature et le but des dons, 4:7–16. B. Réforme de la vie, 4:17 à 5:21. 1. Les ténèbres spirituelles contrastées avec la vie spirituelle, 4:17–24. 2. La qualité de la vie réformée, 4:25–32. 3. Une exhortation à la pureté de vie, 5:1–14. 4. La folie etla sagesse, 5:15–21. C. Devoirs dans les relations familiales, 5:22 à 6:9. 1. Le mari et la femme, 5:22–33. 2. Les enfants et les parents, 6:1–4. 3. Les serviteurs et les maîtres, 6:5–9.

D. L’armure du chrétien, 6:10–20. IV. Conclusion et bénédiction, 6:21–24.

Éphésiens 1:1

1. Paul. Voir à ce sujet Rom. 1:1.

Apôtre. Gr. apostolos (voir sur Actes 1:2).

Jésus-Christ. Pour la signification de ces titres, voir Matthieu 1:1.

Volonté de Dieu. Comparer avec 1 Cor. 1:1; 2 Cor. 1:1; Col. 1:1; 2 Tim. 1:1 ; voir sur 1 Cor. 1:1. Paul ne cherchait pas à renforcer son autorité personnelle, mais plutôt à exprimer un sens clair de l'appel et de l'obligation(cf. 2 Cor. 8:5). Son appel était venu directement de Dieu (voir sur Gal. 1:15, 16). Sa ferme conviction à ce sujet a été le secret de son puissant ministère et de sa vie chrétienne dévouée, et la source de son courage et de sa foi dans la souffrance.

Saints. Gr. hagioi, littéralement "saints" (voir sur Rom. 1:7; 1 Cor. 1:2). Le mot grec indique une séparation par rapport à la condition et à l'usage communs.

A Ephèse. Les preuves textuelles sont partagées(cf. p. 10) entre le maintien et l'omission de cette expression (voir p. 993 ; Vol. V, p. 182). Si cette expression est omise, la dernière partie de ce verset peut être traduite par " aux saints, ceux qui sont aussi fidèles dans le Christ Jésus ".

Fidèles. Gr. pistoi, " fidèle ", " croyant ".

Dans le Christ Jésus. Cette expression, ou l'une de ses formes apparentées, "en Christ", "en lui", "en qui", "dans le Seigneur", "dans le bien-aimé", peut être considérée comme la phrase clé de cette épître. Ces expressions reviennent fréquemment dans l'épître et désignent Jésus-Christ comme la sphère, ou le milieu, dans lequel le croyant vit et se déplace. Elles soulignent l'unité étroite qui existe entre le chrétien et son Seigneur. Tout ce que le chrétien fait, il le fait en référence à son Seigneur.



Ellen G. White


Précieuses instructions pour tous—Tout ce premier chapitre d’Éphésiens contient de précieuses instructions pour chaque âme (Manuscript 110, 1903).
1. Voir les commentaires d’EGW sur Apocalypse 2:1-5.
Beaucoup sont trop exaltés à leurs propres yeux pour recevoir ce mystère. Il existe une science que le Très-Haut voudrait que ces grands hommes comprennent ; mais ils ne peuvent voir la Vérité, la Vie, la Lumière du monde. La science humaine n’est pas l’illumination divine. La science divine est la manifestation de l’Esprit de Dieu, inspirant une foi implicite en Lui. Les hommes du monde supposent que cette foi est indigne de l’attention de leurs esprits grands et intelligents, quelque chose de trop bas pour qu’ils y prêtent attention ; mais ils commettent ici une grande erreur. Elle est tout à fait trop élevée pour que leur intelligence humaine puisse l’atteindre.
Le message de l’Évangile est loin de s’opposer à la véritable connaissance et aux acquisitions intellectuelles. Il est lui-même la véritable science, la véritable connaissance intellectuelle. La véritable sagesse est infiniment au-dessus de la compréhension des sages de ce monde. La sagesse cachée, qui est Christ formé en nous, l’espérance de la gloire, est une sagesse aussi élevée que le ciel. Les principes profonds de la piété sont sublimes et éternels. Une expérience chrétienne seule peut nous aider à comprendre ce problème et à obtenir les trésors de connaissance qui étaient cachés dans les conseils de Dieu, mais qui sont maintenant révélés à tous ceux qui ont une relation vitale avec Christ. Tous ceux qui le veulent peuvent connaître la doctrine (The Review and Herald, July 18, 1899).
Dans le conseil céleste, il fut prévu que les hommes, bien que transgresseurs, ne périssent pas dans leur désobéissance, mais que, par la foi en Christ comme leur substitut et leur garant, ils puissent devenir les élus de Dieu, prédestinés à l’adoption comme enfants par Jésus-Christ pour Lui-même, selon le bon plaisir de Sa volonté. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés ; car d’amples dispositions ont été prises en donnant Son Fils unique pour payer la rançon de l’homme. Ceux qui périssent périront parce qu’ils refusent d’être adoptés comme enfants de Dieu par Jésus-Christ (The Signs of the Times, January 2, 1893).
Il y a une vérité à recevoir si les âmes doivent être sauvées. L’observation des commandements de Dieu est la vie éternelle pour celui qui les reçoit. Mais les Écritures montrent clairement que ceux qui ont autrefois connu le chemin de la vie et se sont réjouis dans la vérité sont en danger de tomber par apostasie et d’être perdus. Il est donc nécessaire de se convertir à Dieu de manière résolue et quotidienne.
Ceux qui ont été véritablement convertis ont été ensevelis avec Christ dans la ressemblance de Sa mort, et relevés de la tombe liquide à la ressemblance de Sa résurrection, afin de marcher en nouveauté de vie. Par une obéissance fidèle à la vérité, ils doivent affermir leur vocation et leur élection (Manuscript 57, 1900).
Le thème de la rédemption occupera les esprits et les langues des rachetés durant les siècles éternels. Le reflet de la gloire de Dieu brillera aux siècles des siècles sur le visage du Sauveur (Letter 280, 1904).
Et toutes les faveurs qu’Il a témoignées à Son Fils en acceptant la grande expiation sont témoignées à Son peuple. Ceux qui ont uni leurs intérêts à ceux du Christ dans l’amour sont acceptés dans le Bien-Aimé. Ils ont souffert avec Christ dans Sa plus profonde humiliation, et Sa glorification revêt pour eux un grand intérêt, parce qu’ils sont acceptés en Lui. Dieu les aime comme Il aime Son Fils. Christ, Emmanuel, se tient entre Dieu et le croyant, révélant la gloire de Dieu à Ses élus et couvrant leurs défauts et leurs transgressions des vêtements de Sa propre justice immaculée (Manuscript 128, 1897).
(Éphésiens 1:1, 15, 16.) Les effets néfastes de la négligence—[Apocalypse 2:1-5 cité.] Ce passage expose les conditions pour être agréé de Dieu. La première expérience de l’Église d’Éphèse conduisit à de bonnes œuvres. Dieu se réjouissait du fait que son Église reflétait la lumière du ciel en révélant l’esprit du Christ dans la tendresse et la compassion. L’amour qui habitait le cœur du Christ ; l’amour qui le poussa à se donner lui-même en sacrifice pour l’humanité et à supporter avec patience les reproches des hommes, au point même d’être appelé un démon ; l’amour qui le poussait à accomplir de puissantes œuvres de guérison durant son ministère — voilà l’amour qui devait être révélé dans la vie de ses disciples.

Éphésiens 1:2

Grâce … et paix. Pour la signification de cette salutation, voir le commentaire sur Rom. 1:7. Dieu … Jésus-Christ. En nommant à la fois le Père et le Fils comme source de la bénédiction spirituelle, Paul souligne l’égalité qui existe entre eux (voir le commentaire sur Rom. 1:7).



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[Éphésiens 1:2-11 cité.]

Éphésiens 1:3

3. Béni soit le Dieu. Cette expression de louange introduit l'un des passages les plus sublimes de l'Écriture, que l'on appelle parfois la " porte de la louange " : les versets 3 à 14 parcourent le cours de la révélation de la grâce divine et exposent les promesses de l'amour rédempteur de Dieu et les glorieux privilèges de l'Église. Ces versets peuvent être considérés comme le plan du salut dans ses grandes lignes

Il a béni. Gr. eulogeÅÂ,"louer", "bénir", forme verbale apparentée à l'adjectif eulogÃâtos

Toutes les bénédictions spirituelles. Littéralement, "toute bénédiction spirituelle" : une bénédiction spirituelle est une bénédiction qui appartient à l'Esprit ou qui est activée par lui

Dans les lieux célestes. Gr. en tois epouraniois, "dans les [lieux] célestes" Cette expression est propre aux Éphésiens, puisqu'elle est utilisée cinq fois dans l'épître(ch. 1:3, 20; 2:6; 3:10; 6:12). Au chapitre 6:12, l'expression est traduite par "en haut lieu", mais le mot traduit par "céleste" apparaît ailleurs(Jean 3:12; 1 Cor. 15:48; Ph. 2:10; etc.). Dans Eph. 1:20, l'expression en tois epouraniois est apparemment utilisée comme synonyme de ciel, car il s'agit du lieu où le Christ est assis à la droite du Père. Il semble que ce soit également le sens de l'expression dans le chapitre 2,6. Si nous sommes ressuscités avec le Christ, si nous sommes "dans le Christ Jésus", et si le Christ est à la droite de Dieu dans le ciel, alors nous sommes assis avec lui dans le ciel. Au chapitre 3, 10, en tois epouraniois décrit la demeure des puissances angulaires, probablement des bons anges, et au chapitre 6, 12, des mauvais anges. Au chapitre 1, 3, l'expression semble qualifier les "bénédictions spirituelles" en désignant le ciel comme leur source

Dans le Christ. Voir sur v 1



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3-6 (Jean 1:12; Colossiens 1:26, 27; 2:2, 3, 10). L’Évangile est une véritable science—[Éphésiens 1:3-6 cité.] Ces hauteurs divines, le véritable croyant peut les atteindre. Tous ceux qui le veulent peuvent voir le mystère de la piété. Mais c’est seulement par une compréhension correcte de la mission et de l’œuvre de Christ que la possibilité d’être complets en Lui, acceptés dans le Bien-Aimé, est portée à notre portée. Son long bras humain embrasse la famille humaine ; son bras divin saisit le trône de l’Infini, afin que l’homme puisse bénéficier du sacrifice infini accompli en sa faveur. Et à tous ceux qui le reçoivent, Il donne le pouvoir de devenir fils de Dieu, à ceux même qui croient en son nom.
Alliance éternelle donnée à Abraham—[Éphésiens 1:3-5 cité.] Avant que les fondements de la terre fussent posés, l’alliance fut conclue afin que tous ceux qui seraient obéissants, tous ceux qui, par la grâce abondante offerte, deviendraient saints de caractère et irréprochables devant Dieu en s’appropriant cette grâce, soient enfants de Dieu. Cette alliance, conclue de toute éternité, fut donnée à Abraham dix-neuf cents ans avant la venue du Christ. Avec quel intérêt et quelle intensité Christ, dans Son humanité, étudia-t-Il la race humaine pour voir si elle profiterait de la disposition offerte (Manuscript 9, 1896).

Éphésiens 1:4

Selon que. Les versets 4–6 ont parfois été utilisés pour soutenir la doctrine selon laquelle certains sont élus pour être sauvés et d’autres pour être perdus, et que rien de ce que l’individu peut faire n’affectera le résultat. Il est vrai que le passage parle de certaines personnes choisies avant la fondation du monde et prédestinées, ou destinées, à être adoptées comme enfants. Mais il ne dit rien de personnes choisies pour être perdues. De plus, les personnes choisies sont désignées par « nous », c’est-à-dire les chrétiens, ceux qui, par la foi, ont accepté le Seigneur Jésus-Christ. Avant la fondation du monde, lorsque le plan du salut fut établi, il fut décidé que ceux qui accepteraient les dispositions du plan seraient rétablis dans leur condition de fils. Dieu désirait que tous acceptent le plan et soient sauvés (1 Tim. 2:4; 2 Peter 3:9). Pour une discussion du problème de la prédestination, voir la note sur Rom. 8:29. Nous a choisis. Le Midrash Rabbah, au sujet de Gen. 1:3 (éd. Soncino, p. 6), dit que Dieu a choisi Israël avant la création. Paul exprime ici une pensée similaire concernant l’Église, ou l’Israël spirituel. Il s’agit d’une élection générale, et non d’une élection individuelle. En lui. Le Christ est le cadre dans lequel le choix peut être effectué, car toute vie spirituelle est centrée sur lui. Celui qui vient au Christ est choisi pour être sauvé, de la même manière que celui qui rejoint une chorale est choisi pour chanter. Ce n’est donc pas une sélection arbitraire. Dieu se propose de sauver tous ceux qui choisissent de placer leur foi en Christ, leur Rédempteur. Avant la fondation. Le plan du salut fut établi avant la création du monde. C’est alors que Dieu se proposa de sauver ceux qui coopéreraient avec son plan (cf. la note sur Rev. 13:8). Saints. Gr. hagioi (voir la note sur Rom. 1:7 ; cf. AA 51). Être saint, c’est refléter l’image divine, car Dieu est saint (1 Peter 1:16). Le but du plan du salut est de restaurer l’image divine dans l’homme (voir Ed 125). Sans défaut. Gr. amōmoi, « sans tache », « irréprochables ». Au chap. 5:27, le mot est traduit par « sans tache » et dans Rev. 14:5 « sans faute ». Dans la LXX, amōmos traduit l’hébreu tamim, qui signifie « sans tache ». Tamim est employé pour décrire les victimes sacrificielles, qui devaient être sans tache ni défaut (Lev. 1:3 ; etc.). Amōmos est employé pour décrire le sacrifice parfait du Christ (Heb. 9:14; 1 Peter 1:19). Dans l’amour. Cette phrase peut être rattachée soit au v. 4, comme dans la KJV, soit au v. 5, de sorte que ce verset se lise « dans l’amour ayant prédestiné… ». Les versions vieilles latines et syriaques peshitta la rattachent au v. 5. En revanche, la Vulgate et certains des onciales plus récents la rattachent au v. 4. Les manuscrits grecs anciens n’ont aucune valeur pour déterminer ici la division de la pensée, puisqu’ils ne comportaient ni ponctuation ni séparation des mots, ou au mieux seulement une forme très rudimentaire. La phrase a un sens satisfaisant

si elle est rattachée à l’un ou l’autre verset. Toutes les opérations divines découlent de l’attribut fondamental du caractère de Dieu : l’amour. Pour une définition de l’amour (agapē), voir la note sur Matt. 5:43, 44; 1 Cor. 13:1.



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4. Voir les commentaires d’EGW sur 2 Pierre 1:10.
4, 5, 11 (Romains 8:29, 30; 1 Pierre 1:2). La prédestination de Dieu—Le Père porte son amour sur son peuple élu qui vit au milieu des hommes. Ce sont les personnes que Christ a rachetées au prix de son propre sang ; et parce qu’elles répondent à l’attirance de Christ, par la miséricorde souveraine de Dieu, elles sont élues pour être sauvées comme ses enfants obéissants. La grâce gratuite de Dieu, l’amour dont il les a aimées, se manifeste en elles. Quiconque s’humiliera comme un petit enfant, recevra et obéira à la Parole de Dieu avec la simplicité d’un enfant, sera parmi les élus de Dieu....

Éphésiens 1:5

5. Prédestinés. Gr. proorizÅÂ (voir sur Rom. 8:29; cf. sur Eph. 1:4).

Adoption d'enfants. Gr. huiothesia, littéralement, " un placement comme un fils " (voir sur Rom. 8:15).

Par Jésus-Christ. Ou "par Jésus-Christ", l'agent du plan de salut, le médiateur entre Dieu et les hommes(1 Tim. 2:5). Loin d'être un Dieu en colère qui a besoin d'être apaisé, le Père agit par le Christ pour accomplir son dessein : le salut de l'homme. Comparer avec Gal. 4:3-5.

Bon plaisir. Gr. eudokia, " bonne volonté ", " bon plaisir " Des expressions telles que " bon plaisir de sa volonté ", où deux termes abstraits synonymes sont composés, sont caractéristiques du style des Éphésiens. Le bon plaisir de Dieu a été de concevoir et de mettre en œuvre le plan du salut, par lequel tous ceux qui fixaient leur foi en Jésus-Christ devaient être adoptés comme des enfants dans la famille de Dieu(Jean 3:16; Apocalypse 22:17).

Éphésiens 1:6

À la louange. Ou « pour la louange ». À la suite de la révélation de la grâce de Dieu dans l’adoption, l’univers acquerra une conception véritable du caractère et des desseins de Dieu et répondra par des expressions de louange. L’un des buts du plan du salut est la justification du caractère de Dieu devant l’univers (voir PP 68 ; cf. DA 625, 626 ; Eph. 3:10, 11). La gloire de sa grâce. L’abondance et la plénitude de la grâce de Dieu constituent un thème majeur de cette épître et sont présentées comme une cause première de confiance et d’espérance. Pour une définition de la grâce, voir la note sur Rom. 3:24. En laquelle. Des éléments textuels importants peuvent être cités (cf. p. 10) en faveur de la lecture « laquelle ». Avec cette lecture, le passage peut être traduit par « laquelle il nous a gracieusement accordée dans le Bien-aimé ». Nous a rendus … agréables. Gr. charitoō, « doter de grâce », « rendre gracieux ». C’est manifestement le premier sens qui s’applique ici. Il s’agit d’une grâce librement accordée, par laquelle nous avons été enrichis ou embellis. Celui qui a livré son Fils à une mort ignominieuse donne aussi abondamment de ses autres richesses (Rom. 8:32). La miséricorde, la faveur et la bienveillance de Dieu envers nous permettent une relation avec lui qui serait autrement impossible. Dieu ne peut être acheté, soudoyé ou amadoué ; ce qu’il fait, il le fait de son plein gré et selon son dessein divin. Dans le Bien-aimé. Une autre forme de l’expression clé de cette épître (voir la note sur le v. 1). La désignation du Fils comme le Bien-aimé est appropriée ici. Nous sommes rapprochés de Dieu par le Bien-aimé et, à notre tour, pouvons être appelés enfants bien-aimés (chap. 5:1). Ceux auxquels Dieu accorde sa grâce sont aimés de lui de la même manière qu’il aime son propre Fils.



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6 (ch. 2:7; voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 3:16, 17; Luke 17:10; Ephesians 1:20, 21; Hebrews 4:15, 16; 9:24). Exalter le caractère du Christ—Les hommes les plus doués de la terre pourraient tous trouver un emploi abondant, dès maintenant et jusqu’au jugement, pour toutes leurs facultés données par Dieu, à exalter le caractère du Christ. Mais ils échoueraient toujours à Le présenter tel qu’Il est. Les mystères de la rédemption, qui embrassent le caractère divino-humain du Christ, Son incarnation et Son expiation pour le péché, pourraient occuper les plumes et les plus hautes facultés intellectuelles des hommes les plus sages, dès maintenant et jusqu’à ce que le Christ soit révélé dans les nuées du ciel avec puissance et grande gloire. Mais bien que ces hommes cherchent de toutes leurs forces à donner une représentation du Christ et de Son œuvre, cette représentation resterait très éloignée de la réalité....

Éphésiens 1:7

7. En qui. Cette rédemption s'opère par quelque chose de plus qu'une sorte de coopération avec le Christ ou qu'une simple union mystique avec lui. Le Christ est la "sphère vivante" de la rédemption ; c'est en sa personne que s'accomplit la grande oeuvre. Il est à la fois l'architecte, le maître d'oeuvre et la pierre angulaire. Il est le berger et la porte de la bergerie(Jean 10:1-14).

Rédemption. Gr. apolutrÅsis, "un rachat", "une rançon", "une délivrance" (voir sur Rom. 3:24).

Par son sang. La vie est dans le sang(Lév. 17:11). Le sang versé du Christ représente la vie qui a été déposée pour racheter l'homme.

Le pardon des péchés. La rédemption est la délivrance d'un esclavage dans lequel l'homme s'est placé par la transgression - une délivrance à un prix inestimable. L'effusion de son sang était "pour la rémission des péchés" (voir sur Matt. 26:28).

Richesse de sa grâce. Comparer avec les richesses de la bonté(Rom. 2:4), de la gloire(Eph. 3:16; Phil. 4:19; Col. 1:27), etc.



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7. Voir les commentaires d’EGW sur le chap. 4:7; Romans 7:12.

Éphésiens 1:8

8. Il a abondé vers nous. Ou, "prodigué à nous"(RSV). Les richesses de la grâce de Dieu ne se contentent pas de répondre à tous les besoins, elles débordent en dons supplémentaires. Toute la nature témoigne de la main généreuse par laquelle le Créateur a doté ses œuvres. Le demandeur de grâce découvre qu'il n'est pas moins généreux avec ses dons spirituels.

En toute sagesse et prudence. Cette phrase peut être rattachée soit à ce qui précède, soit à ce qui suit. Si elle est considérée comme faisant partie du v. 8, elle indique la sphère dans laquelle le don gratuit de la grâce de Dieu nous est prodigué ; la " sagesse " et la " prudence " sont ses dons à notre égard. Si la phrase est considérée comme la première partie du v. 9, elle se réfère alors aux qualités de Dieu lui-même. Les manuscrits anciens non ponctués permettent l'une ou l'autre interprétation.

Éphésiens 1:9

9. Mystère. Gr. mustÃârion (voir sur Rom. 11:25). Le moment était venu de dévoiler le mystère de la volonté de Dieu. Le monde se préparait depuis longtemps à cette heure, et l'apôtre Paul avait été très honoré d'être l'un des porteurs d'un secret qui avait été " caché depuis des siècles et des générations "(Col. 1:26; cf. Eph. 3:3). La surabondance de la grâce de Dieu était un mystère jusqu'à ce qu'elle soit proclamée dans la vie et la mort du Christ ( ), et son étendue et son application aux païens n'étaient connues que maintenant. C'est ce dernier point qui constitue en grande partie la charge du présent écrit de Paul.

Certains ont prétendu que Paul avait puisé trois mots - "mystère", "connaissance" et "sagesse" - dans les religions païennes à mystères. Cependant, ces mots et concepts ne sont pas limités à ces religions. Leurs équivalents hébraïques se trouvent dans les manuscrits de la mer Morte et reflètent des concepts juifs. Il se pourrait bien qu'il ait puisé dans les concepts et le vocabulaire judaïques, en les plaçant, par le biais de son esprit inspiré, dans ce cadre plus riche en référence à Dieu que fournit le christianisme.

Bon plaisir. Voir v. 5. C'était le dessein gracieux de Dieu de faire cette révélation. Il ne s'est pas trouvé dans une situation de dilemme face à l'éclosion du péché, et il n'a pas entrepris à contrecœur l'œuvre glorieuse, mais douloureuse, de la rédemption. Il n'a pas eu besoin d'être poussé et n'a pas été influencé par des circonstances extérieures à lui-même. Ce que Dieu a fait pour l'homme, il s'est plu à le faire. Ce n'est pas une image adéquate ou respectueuse du caractère de Dieu que de le présenter comme cédant à contrecœur aux persuasions de l'homme ou du Christ avant de vouloir pardonner le péché ou de venir en aide à ses créatures en détresse.

Lui-même. Les preuves textuelles attestent(cf. p. 10) la lecture "lui", signifiant probablement "le Christ".

Éphésiens 1:10

10. Dispensation. Gr. oikonomia, " intendance ", c'est-à-dire la fonction d'intendant, " arrangement ", " plan "... Paul semble ici faire référence au plan du salut, qui accomplirait en fin de compte l'unité décrite ici.

La plénitude des temps. Le pluriel suggère une succession de périodes ou de saisons(cf. 1 Cor. 10:11). L'ensemble de l'ère évangélique semble être compris. De même qu'il y a des temps appropriés pour la semence et la récolte, il y a aussi des temps appropriés pour les activités de Dieu en rapport avec la rédemption des hommes. Il y a des choses qui peuvent être accomplies à un moment donné et pas à un autre, parce qu'il a affaire à des êtres qui sont des agents moraux libres qu'il n'essaiera même pas de forcer à se conformer à ses desseins. Au cours des âges, les plans de Dieu se sont déployés successivement, des stades de développement menant à la consommation finale, lorsqu'il y aura une unité universelle. L'apôtre développe ce thème dans la suite de son épître.

Rassembler. Gr. anakephalaioÅÂ,"résumer", "diriger", "mettre en évidence", ce mot n'apparaît dans le NT qu'ici et dans Rom. 13:9, où Paul décrit la loi comme étant résumée.

Toutes choses en Christ. Tel est le but divin : la restauration d'une unité perdue. Cela doit nécessairement se faire en Christ, parce qu'il est le centre de toutes choses. Toutes choses ont été faites par lui ; il soutient toutes choses par la parole de sa puissance ; il est le centre de l'Église et son espérance suprême. La vie chrétienne n'est pas une aventure solitaire dans le royaume de Dieu ; le chrétien est membre d'une communauté, le corps du Christ, l'Église. L'unité de l'univers de Dieu a été brisée par le péché. Le mystère de la volonté de Dieu était son plan pour restaurer cette unité lorsque l'occasion serait prête, une restauration qui devait être accomplie par le Christ. Ce mystère trouvera son apogée à la fin de la grande controverse, lorsque toutes les choses dans les cieux et sur la terre seront unies en Christ, et que le caractère de la Divinité aura été justifié.

En lui. Ces mots peuvent être considérés comme faisant partie du v. 11 plutôt que du v. 10, où ils ne sont qu'une répétition.

Éphésiens 1:11

11. Ils ont obtenu un héritage. Chaque croyant est déjà en possession de son héritage par la promesse. L'héritage du chrétien lui revient de droit par l'adoption mentionnée au v. 5. Cet héritage est en Christ, qui l'a acquis par son sang.

Être prédestiné. Ou, "étant marqué d'avance" (voir sur vs. 4, 5). La prédestination est à nouveau mentionnée ici, probablement pour montrer que l'obtention de l'héritage n'était pas un accident ou un hasard. Elle était conforme au dessein prédéterminé de Dieu.

Le conseil de sa propre volonté. Il est rassurant de savoir que Dieu agit selon sa volonté et non selon celle de l'homme, car la volonté de l'homme est capricieuse et imprévisible. Les hommes contestent, ou remettent en question, les actes de Dieu et daignent lui attribuer le même caractère changeant qu'eux-mêmes, oubliant que derrière chacun de ses actes se trouvent sa perfection et son amour infini. Puisqu'en Lui se trouve la sagesse infinie jointe à l'amour infini et à la volonté souveraine, Il n'est soumis à aucune contrainte ni nécessité.

Éphésiens 1:12

12. Louange de sa gloire. Comparer avec le v. 6.

Ceux qui, les premiers, ont mis leur confiance dans le Christ. Ces mots s'appliquent tout particulièrement aux chrétiens juifs qui, par leurs pères, ont été les premiers à avoir part à l'héritage, car dès l'époque d'Abraham, les juifs attendaient le Messie. Ils ont eu le privilège de vivre et de travailler "à la louange de sa gloire", tout comme les chrétiens qui détiennent aujourd'hui la vérité de l'Évangile sont les intendants de sa grâce par rapport au monde païen.

L'espérance chrétienne est plus qu'un simple souhait pour l'avenir, car elle est fondée sur les promesses de Dieu en Christ. Les Ecritures parlent de la "pleine assurance de l'espérance"(Héb. 6:11), d'une "vive espérance"(1 Pierre 1:3), d'une espérance qui "ne fait pas honte"(Rom. 5:5), du "Dieu de l'espérance"(Rom. 15:13). Il existe un instinct profondément ancré dans le cœur humain qui cherche une fin heureuse aux événements tragiques de la vie. Dieu l'a implanté là.

Les chrétiens juifs ont été les premiers à avoir le privilège d'espérer en Christ. Paul mentionne ses parents Andronicus et Junia comme ayant été en Christ avant lui(Rom. 16:7), et il a sans doute toujours regretté ses années perdues. Heureux ceux qui viennent au Christ dans leur jeunesse et lui consacrent toute leur vie plutôt que d'offrir les restes des années perdues. L'espoir est comme une corde tendue à un homme qui se noie. Quelle folie de discuter des intentions de celui qui la jette ou de mettre en doute sa solidité ! L'homme en perdition se saisit de la "bienheureuse espérance" et constate qu'elle le soutient et l'amène au Christ qui lui offre la vie éternelle.

Éphésiens 1:13

Digne de confiance. Ce mot est ajouté. D’autres interprétations, nécessitant d’autres lectures, ont été proposées : (1) l’idée remonterait à la première partie du v. 11 et il faudrait ajouter « avez obtenu un héritage », donnant au passage le sens suivant : « parmi lesquels vous aussi avez obtenu un héritage » ; (2) il faudrait ajouter « êtes », donnant au passage le sens suivant : « parmi lesquels vous êtes aussi » ; (3) l’idée se poursuivrait jusqu’à « avez été scellés », vers la fin du verset ; dans ce cas, aucun mot ne serait ajouté et le passage se lirait : « En qui vous aussi… avez été scellés » (voir RSV). On objecte au mot ajouté « digne de confiance » que le mot du v. 12 signifie en réalité « espéré auparavant » (un seul mot en grec) et que cette idée ne convient pas au v. 13. La parole de vérité. La parole de vérité est ici définie comme « l’Évangile de votre salut » (cf. Rom. 1:16). Nous sommes exhortés à prêter attention à cette parole (Marc 4:24), à la recevoir avec douceur (Jacques 1:21), et avec foi (Héb. 4:2), car elle est le moyen de parvenir à la vie éternelle. La vérité est plus qu’un ensemble d’énoncés factuels, qui ne contiendraient en eux-mêmes aucun salut ; la vérité doit finalement nous conduire à Celui qui est « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14:6). Toute noble impulsion qui surgit dans l’âme d’un homme, chrétien ou païen, vient de cette unique Source. En effet, l’influence du Saint-Esprit est nécessaire pour recevoir efficacement la vérité (1 Cor. 2:12–15). Comme la semence tombée sur un sol pauvre, la parole écrite ou prononcée n’a aucun pouvoir de changer la vie, à moins d’être accompagnée par la Parole vivante. Scellés. Gr. sphragizō (voir le commentaire sur 2 Cor. 1:22 ; voir aussi le commentaire sur Jean 6:27). Il y a un changement progressif dans la vie du croyant : d’abord vient l’écoute, puis la foi, et enfin le scellement qui imprime pour ainsi dire sur lui une empreinte ou un sceau. Saint-Esprit de la promesse. Le Saint-Esprit est ainsi appelé parce qu’il avait été promis autrefois (És. 32:15; Éz. 36:26; Joël 2:28), et aussi par le Christ lui-même (Jean 14:16, 17). C’est l’Esprit de la promesse qui scelle ou identifie ceux qui lui appartiennent (2 Tim. 2:19), et les garde jusqu’au jour de la rédemption (Éph. 4:30). Il est ici désigné comme l’agent du scellement. Ceux qui sont scellés ont en eux-mêmes le témoignage qu’ils sont les enfants de Dieu (1 Jean 5:10). Le Saint-Esprit nous assure que les promesses de Dieu sont vraies, et c’est cette conviction qui distingue largement les croyants des non-croyants. Le sceau est apposé sur tous ceux qui choisissent de devenir des saints.



Ellen G. White


13. Voir les commentaires d’EGW sur Ézéchiel 9:2-4.

Éphésiens 1:14

14. Earnest. Gr. arrabÅÂn (voir sur 2 Cor. 1:22). La pensée de tout le passage est que le Saint-Esprit a été promis dans la Parole de Dieu, et que lorsque cette Parole a été crue, le Saint-Esprit a été reçu et les croyants ont été scellés, ce scellement étant une promesse supplémentaire de l'accomplissement ultime de toutes les promesses de Dieu aux hommes.

L'enfant de Dieu a le privilège de goûter dès maintenant aux joies célestes et, en fait, il peut remettre en question son expérience s'il ne le fait pas. Il peut être profondément assuré de la résurrection du corps, du retour du Seigneur, du don de l'immortalité et de toutes les réalités éternelles. La promesse est certaine, puisqu'elle est garantie par Dieu lui-même, par l'intermédiaire de l'Esprit divin.

La rédemption. Voir v. 7. La rédemption est ici considérée comme future, bien que le croyant soit déjà sauvé en vertu de son acceptation du Christ. Nous attendons encore la libération complète du péché et de ses conséquences ; la gloire doit encore être révélée.

Possession achetée. Gr. peripoiÃâsis, " une acquisition ", " une obtention ", " une prise de possession ".le mot peripoiÃâsis est traduit par " particulier " en 1 Pierre 2:9, dans l'expression " peuple particulier ", littéralement " un peuple à acquérir " ou " un peuple possédé [par Dieu] "."Certains commentateurs appliquent l'expression de Paul aux saints en tant que propriété achetée par Dieu, d'autres à l'héritage que les saints acquièrent (voir sur Eph. 1:18). Ce dernier point de vue semble être celui qu'exige le contexte. Les saints attendent avec impatience la possession future dont le Saint-Esprit est le gage.

Louange de sa gloire. Voir v. 6. C'est sur cette note exaltée que se termine la remarquable introduction de cette épître. Alors que la pensée de Paul s'étend de "avant la fondation du monde" à "la rédemption du bien acquis", il voit le Christ comme le centre de tout, tout étant "en lui". Paul présente cette idée non pas comme une abstraction théologique, mais comme une question des plus pratiques. Il n'est pas en train de tisser une philosophie ou d'écrire un traité sur le problème de la prédestination et du libre arbitre. Pour lui, le Christ harmonise tous les problèmes intellectuels et moraux auxquels les hommes sont confrontés.

Éphésiens 1:15

15. C'est pourquoi moi aussi. En raison des bénédictions décrites aux versets 1 à 14, l'apôtre prononce maintenant une prière de louange et d'action de grâces.

Entendu. Pendant son emprisonnement, Paul a souvent reçu des messages de la part des Églises qu'il avait suscitées et les concernant, et il était à la fois heureux et attristé par les choses qu'il entendait. La foi des Éphésiens était pour lui une source de grand encouragement.

L'amour envers tous. On peut citer des preuves textuelles importantes(cf. p. 10) pour justifier l'omission du mot " amour ", mais ce mot est nécessaire pour compléter correctement la pensée de la phrase. Paul associe ailleurs la foi et l'amour(1 Cor. 13:13; 1 Thess. 1:3; etc.), car ce sont ces deux éléments qui distinguent tous les vrais chrétiens. L'amour des saints est un résultat naturel de la foi en Christ. Il est impossible d'aimer Dieu sans aimer les saints(1 Jean 4:20), et même ceux qui ne le sont pas. L'amour que Paul recommande est global, incluant tous les saints, même ceux qu'il peut être difficile d'aimer en raison de leurs diverses habitudes et tempéraments.



Ellen G. White


15, 16. Voir les commentaires d’EGW sur Apocalypse 2:1-5.

Éphésiens 1:16

16. Rendre grâce. Des déclarations similaires sur l'action de grâce se trouvent dans Rom. 1:8; 1 Cor. 1:4; Phil. 1:3; Col. 1:3; 1 Thess. 1:2; 2 Thess. 1:3; 2 Tim. 1:3; Philemon 4, 5. L'esprit de gratitude de Paul était "sans cesse" et s'est exprimé en de nombreuses occasions. La fréquence des actions de grâces de Paul est une indication de la nature joyeuse et rayonnante de son esprit, sans laquelle il n'aurait jamais pu supporter ses diverses souffrances. La note de joie et d'action de grâces fait malheureusement défaut dans beaucoup de vies chrétiennes ; le remède se trouve en partie dans le partage des expériences heureuses de la vie religieuse.

Faire mention. L'étude des prières de Paul révèle que ses requêtes étaient en grande partie destinées à ses Églises et à des individus (voir Rom. 1:9; Phil. 1:4).

Éphésiens 1:17

17. Le Dieu. Le fait que Dieu le Père soit décrit comme le Dieu de Jésus-Christ n'implique en aucun cas la subordination du Fils (voir sur Jean 14:28). En priant Dieu, nous nous identifions à notre frère aîné, même si nous ne comprenons que partiellement la signification de cette relation.

Père de gloire. Comparer avec Actes 7:2. L'expression peut signifier le Père à qui la gloire appartient en tant que qualité caractéristique. Pour une définition du mot "gloire", voir sur Rom. 3:23. Comparez l'utilisation du mot "gloire" dans Eph. 1:18, où il est suggéré que le croyant qui a le Père de la gloire pour lui-même a aussi l'héritage de la gloire. De même que le Père a glorifié le Fils de la gloire qu'il avait avec lui avant la fondation du monde(Jean 17:24), de même il glorifiera ceux qui viennent à lui par le Christ(2 Cor. 3:18).

L'esprit. L'expression peut se référer à un esprit humain illuminé, bien qu'il soit vrai que la sagesse et la révélation viennent du Saint-Esprit (voir Luc 12:12; Jean 14:26; 1 Cor. 2:9, 10).

Sagesse. Gr. sophia (voir sur Luc 2:52), correspondant à l'héb. chokmah, pour une définition de laquelle voir sur Prov. 1:2.

Révélation. Il est probable que Paul se réfère ici, non pas à des communications directes de Dieu, mais à la capacité de comprendre ce que Dieu a révélé. Il est nécessaire d'exercer plus que la raison pour parvenir à une véritable connaissance de Dieu. Il doit y avoir une illumination divine, une vision spirituelle, donnée directement par Dieu à l'âme croyante.

Connaissance. Gr. epignÅÂsis, "pleine connaissance" ou "connaissance précise", il ne s'agit pas d'une simple reconnaissance de Dieu mais d'une connaissance distincte de Lui. Cette connaissance vient à ceux qui sont prêts à accepter la révélation de Dieu sur Lui-même. Il ne s'agit pas seulement d'une connaissance spéculative ou d'un simple assentiment intellectuel, mais plutôt d'une connaissance expérimentale qui vient à ceux dont les facultés spirituelles sont vivifiées et qui sont devenus sensibles à la vérité spirituelle. Cette connaissance est progressive. Jour après jour, Dieu révèle de nouveaux aspects de son caractère qui font vibrer l'âme et l'incitent à une vie plus sainte.

De lui. C'est-à-dire de Dieu, comme le montrent les versets 18-20.



Ellen G. White


17, 18. Voir les commentaires d’EGW sur 1 Corinthiens 2:9.

Éphésiens 1:18

18. Les yeux de ton intelligence. Les preuves textuelles attestent(cf. p. 10) la lecture "des yeux de ton cœur", une expression frappante qui n'apparaît nulle part ailleurs dans le NT. Par "cœur", les Hébreux désignaient le siège des pensées, de la volonté et des émotions (voir sur Rom. 1:21). Les "yeux" représentent la perspicacité, et des yeux éclairés, la conscience spirituelle et la compréhension morale. "L'œil n'a pas vu, l'oreille n'a pas entendu" ce que les yeux spirituellement ouverts voient (cf 1 Cor. 2:9, 10). Il se produit une illumination nouvelle et profonde qui touche la personnalité la plus intime. Il ne s'agit pas d'une nouvelle faculté ou d'un nouveau don, mais d'une nouvelle vision ou d'un nouvel aperçu

Peut connaître. L'apôtre énumère trois éléments de connaissance qui viennent à ceux dont les yeux sont éclairés(vs. 18, 19)

L'espoir. Voir sur Rom. 5:2-58:24. Certains commentateurs pensent que dans ce passage, Paul fait référence, non pas à la chose espérée, mais au principe de l'espérance dans la vie qui est inspirée par la vocation divine. Avoir cette espérance, c'est avoir quelque chose de précieux au-delà de toute mesure. Les lecteurs de Paul ne comprenaient pas encore toute la signification de leur vocation, et il tenait à ce qu'ils voient que l'espérance du chrétien est fondée sur les faits de la rédemption, "le Christ en vous, l'espérance de la gloire"(Col. 1:27, 28). Ils avaient le pardon des péchés, ils étaient enfants de Dieu, mais leurs yeux étaient encore fermés. Il voulait qu'ils aient l'espérance qui leur suggérerait plus que ce dont ils avaient rêvé. L'espérance est un mélange de foi et d'assurance, mais elle regarde vers l'avenir pour son achèvement. Le croyant peut savoir que s'il est appelé par Dieu par l'Esprit, sa vie entière sera imprégnée de la bienheureuse espérance

Selon d'autres commentateurs, par "espérance", Paul fait référence à l'objectif final de l'appel de Dieu, c'est-à-dire aux sommets de l'accomplissement spirituel auxquels il appelle ses saints, et à la glorification ultime qui verra les saints rétablis dans l'état où l'homme est tombé

L'appel. Voir sur Rom. 8:30

Héritage. Ce terme a été compris comme désignant soit les saints en tant qu'héritage de Dieu, soit les privilèges dont jouissent les saints en tant qu'héritiers de Dieu. Les rachetés sont décrits ailleurs comme le trésor, la richesse ou l'héritage de Dieu(Ex. 19:5). Ils lui appartiennent par la création et par la rédemption. Ils ont été "achetés à prix d'or" ( 1 Cor. 6:20), et par conséquent, Dieu prend plaisir à son héritage

Considéré comme le privilège des saints, l'héritage est glorieux et riche, car "celui qui vaincra héritera de toutes choses"(Apocalypse 21:7). Les richesses de la grâce de Dieu, de son amour , de sa puissance, de sa miséricorde et de son royaume sont partagées avec ses enfants fidèles(cf. Phil. 4:19)



Ellen G. White


18. Voir les commentaires d’EGW sur Zacharie 9:16.

Éphésiens 1:19

19. La puissance pour nous. Outre la connaissance de l'"espérance" et des "richesses"(v. 18), l'apôtre prie pour une connaissance expérimentale de la puissance de Dieu dans la vie. Nos faibles natures sont revivifiées et transformées par l'énergie divine dans la conversion et la sanctification. L'attente de "l'espérance de son appel"(v. 18) serait très tentante et insatisfaisante si elle n'était pas accompagnée de la puissance.

Qui croient. La foi est le canal qui rend possible l'action de la puissance divine (voir sur Rom. 4:3-5).

Selon l'action. Le critère, ou la norme, de la puissance de Dieu est ce qu'elle opère ou accomplit en Christ(v. 20).

Puissance. Ce mot pour "puissance" n'est utilisé dans le NT qu'en relation avec Dieu ou avec sa parole. La puissance de Dieu se manifeste dans la transformation d'un pécheur en saint. Ce changement remarquable n'est pas le fruit de la psychologie, de l'éducation ou des bonnes œuvres ; c'est un acte de la grâce et de la puissance divines.

Éphésiens 1:20

20. Œuvré en Christ. Voir v. 19.

Lorsqu'il a ressuscité. C'est un fait merveilleux que la même puissance qui a opéré la résurrection du Christ agisse maintenant dans le cœur des croyants. C'est sur le corps mort du Christ que cette puissance a agi, et c'est sur ceux qui sont " morts dans leurs offenses et leurs péchés " qu'elle agit à nouveau(Eph. 2:1; cf. Rom. 8:11; 2 Cor. 4:14). Le Christ est sorti avec un corps glorifié et a assumé l'autorité à la droite de Dieu. Sa résurrection est le gage de la résurrection des saints(Rom. 4:25; 1 Cor. 15:20-22), et son exaltation le gage de l'exaltation finale des saints(cf. Eph. 1:18).

Main droite. La main droite est la position d'autorité. L'idée que le Christ partage l'autorité avec le Père est expressément énoncée ailleurs dans l'Écriture(Jean 1:1; 17:5; Actes 7:55; Apoc. 3:21).

Les lieux célestes. Voir v. 3.



Ellen G. White


20, 21. (v. 6; Hébreux 1:3). Acceptés dans le Bien-Aimé—Le Père donna tout honneur à Son Fils, Le faisant asseoir à Sa droite, bien au-dessus de toute principauté et de toute puissance. Il exprima Sa grande joie et Son plaisir à recevoir Celui qui avait été crucifié et à Le couronner de gloire et d’honneur.

Éphésiens 1:21

Toute principauté… et toute domination. Cette série est généralement comprise comme faisant référence aux puissances angéliques (voir le commentaire sur Éph. 6:12; Rom. 8:38), peut-être bonnes ou mauvaises. Le Christ est supérieur à toutes les puissances, célestes comme terrestres. Il est le Seigneur souverain, doté d’une autorité suprême et universelle (voir le commentaire sur Rom. 8:38 ; voir aussi 1 Cor. 15:24; Éph. 3:10; 6:12; Col. 1:16). Paul tient toujours à préciser que le Christ ne doit pas être considéré comme une divinité secondaire, conception qui pourrait facilement être acceptée compte tenu de l’influence croissante de l’hérésie gnostique. Il emploie des termes déjà familiers dans les enseignements juifs de son époque (voir l’œuvre apocryphe d’Hénoch 61:10) et expose la vérité selon laquelle le Christ est au-dessus de tous les autres êtres, quel que soit leur rang réel ou supposé.

Tout nom. Cette expression est inclusive, comme si elle amenait la série accumulée à son point culminant. Il n’existe aucun nom qui puisse être comparé au sien, car il n’existe aucun être qui puisse lui être comparé. Monde. Gr. aiōn, « âge », « époque » (voir le commentaire sur Matth. 13:39). « Ce monde » peut être considéré comme désignant l’ordre actuel, au ciel comme sur la terre, et le monde « à venir », comme l’âge futur de l’univers. À la suite de son humiliation et de son exaltation, le Christ sera reconnu comme suprême dans tout l’univers, non seulement dans cet âge, mais aussi dans l’âge à venir.

Éphésiens 1:22

22. Sous ses pieds. Voir sur 1 Cor. 15:24-28.

Chef de toutes choses. Cette relation implique plus qu'une simple domination. La tête, telle qu'elle est utilisée dans cette épître, inclut l'idée d'une union et d'une relation vitale(Eph. 4:15, 16; Col. 2:19). La tête est le centre actif de toutes les opérations du corps. Paul met l'accent sur l'idée d'unité, bien illustrée par la relation étroite qui existe entre la tête et le corps.

Église. Gr. ekklÃâsia (voir sur Matt. 18:17).

Éphésiens 1:23

23. Son corps. Le Christ, la tête, est le siège de toute autorité pour l'Église. L'analogie entre l'Église et le corps humain est très étroite. Bien que le corps soit un et que l'Église soit une, les deux sont constitués de divers membres, chacun ayant ses propres dons et tempéraments. Bien qu'il y ait une grande diversité de dons, cela n'empêche pas une association et un fonctionnement harmonieux. En effet, les membres ne peuvent remplir leurs fonctions que s'ils travaillent ensemble.

Plénitude. Gr. plÃârÅÂma, " plein nombre ", " pleine étendue ", " contenu entier " ; également " complément "."Le mot se réfère à ce qui est rempli (sens passif), ou à l'état rempli d'une chose(cf. Col. 1:19). Paul considère l'Église comme le corps du Christ rempli de la plénitude de Dieu(Eph. 3:19). Le Christ a déversé sa plénitude, ses qualités, dans l'Eglise, la remplissant d'une vie sainte, voire d'une vie abondante. En Colossiens, Paul met l'accent sur la divinité de la Tête, en Éphésiens sur les privilèges du corps.

Filleth. Voir ch. 4:10.

Seventh-day Adventist Bible Commentary — Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs. Review and Herald Publishing Association · tous droits réservés