Seventh-day Adventist Bible Commentary2 Pierre 1

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

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Introduction

La deuxième épître générale de PIERRE INTRODUCTION 1. Titre. Dans les plus anciens manuscrits grecs, cette épître est simplement intitulée Petrou B (« De Pierre II »). Comparez le titre de 1 Pierre (voir p. 547). 2. Auteur. Depuis les premiers temps, la question de l’auteur de 2 Pierre a suscité de nombreuses discussions. Origène (v. 185 apr. J.-C.–v. 254), le premier écrivain à nommer cette épître, exprime des doutes quant à son authenticité (Eusèbe, Histoire ecclésiastique, vi. 25). Jérôme (v. 340–420 apr. J.-C.) dit que des questions avaient été soulevées au sujet du style de l’épître. D’autres Pères de l’Église avaient de graves doutes à son sujet ou la rejetaient purement et simplement. Eusèbe (ibid. iii. 3 ; éd. Loeb, vol. I, p. 191, 193) dit : « De Pierre, une épître, celle qui est appelée la première, est reconnue, et les anciens presbytres l’utilisaient dans leurs propres écrits comme une autorité incontestée ; mais la prétendue deuxième épître, nous ne l’avons pas reçue comme canonique ; néanmoins, elle s’est révélée utile à beaucoup et a été étudiée avec les autres Écritures. » Il ne semble y avoir aucune citation directe de 2 Pierre dans les écrits chrétiens des deux premiers siècles, mais seulement des allusions éparses qui laissent supposer qu’elle leur était connue. Les doutes concernant cette épître se sont exprimés avec le plus de force dans l’Église d’Antioche, principalement en raison de l’absence de 2 Pierre, ainsi que de 2 Jean, Jean, Jude et l’Apocalypse, de la Peshitta (voir vol. V, p. 135). Ce commentaire estime que, bien que ces objections soient impressionnantes, elles sont largement contrebalancées par les preuves en faveur de l’affirmation selon laquelle l’apôtre Pierre est l’auteur de 2 Pierre. Pour un résumé des preuves sur lesquelles ce commentaire fonde sa conclusion à ce sujet, voir vol. V, p. 185, 186 ; vol. VII, p. 547. 3. Cadre historique. 2 Pierre s’adresse à « ceux qui ont obtenu avec nous une foi d’un égal prix » (ch. 1:1), faisant probablement référence aux lecteurs de la première épître (voir p. 547). Cela semble être confirmé par ch. 3:1. Pierre a nécessairement été martyrisé au plus tard en 67 apr. J.-C. (voir vol. VI, p. 34, 102). On pense que sa deuxième épître a été écrite peu avant cette date. Rien ne permet de déterminer où l’épître a été écrite ; il s’agissait très probablement de Rome. 4. Thème. Comme pour 1 Pierre, le thème est pastoral. L’auteur exhorte ses lecteurs à continuer de croître dans la grâce et la connaissance spirituelle, afin que le dessein de Dieu dans leur appel et leur élection puisse s’accomplir. Au ch. 1, il les encourage en se référant à sa propre expérience et à la parole prophétique. Au ch. 2, il les met en garde contre les faux docteurs. Au ch. 3, une discussion du rejet par les moqueurs de la promesse du retour du Christ conduit à affirmer la certitude de la seconde venue et à exhorter les lecteurs à être prêts pour ce grand événement. 5. Plan. I. Salutation et introduction, 1:1–11. A. Salutation, 1:1, 2. B. Exhortation, 1:3–11. II. But de l’épître, 1:12–21. A. Établir les croyants dans la vérité présente, 1:12–15. B. Confirmation de l’Évangile par l’expérience personnelle, 1:16–18. C. Confirmation de l’Évangile dans la prophétie, 1:19–21. III. Mises en garde contre les faux docteurs, 2:1–22. A. Les faux docteurs et leurs hérésies trompeuses, 2:1–3.

B. Châtiment des impies ; délivrance des justes, 2:4–10a. C. Véritable nature des faux docteurs, 2:10b–22. IV. Seconde venue du Christ et préparation à son apparition, 3:1–18. A. Référence au témoignage des prophètes et des apôtres, 3:1, 2. B. Les moqueurs réfutés par les faits du Déluge, 3:3–7. C. Certitude du retour du Christ, 3:8–10. D. Exhortation à mener une vie sainte dans l’attente de l’avènement, 3:11–18.

2 Pierre 1:1

Simon. Gr. Sumeōn, translittération de l’hébreu Shim‘on, « Siméon ». La translittération grecque la plus courante est Simon. Des éléments de preuve textuelle peuvent être cités (cf. p. 10) en faveur de cette dernière translittération. Voir sur Matt. 4:18. Pierre. Voir sur Matt. 4:18. Pour un commentaire sur la paternité de l’épître, voir p. 593. Serviteur. Gr. doulos (voir sur Rom. 1:1). Apôtre. Gr. apostolos, « un messager » (voir sur Marc 3:14; Actes 1:2; Rom. 1:1; 2 Cor. 1:1). De Jésus-Christ. Voir sur 1 Pierre 1:1. Obtenu. Gr. lagchanō, « recevoir », « obtenir par tirage au sort », employé seulement ici et dans Luc 1:9; Jean 19:24; Actes 1:17 dans le NT (cf. sur Actes 1:17). Lagchanō est employé pour souligner l’origine divine de l’héritage. Le don est dû à la grâce de Dieu, et non à une quelconque valeur inhérente à l’individu. L’apôtre ne décrit pas précisément ceux auxquels il écrit, mais il s’agit vraisemblablement des mêmes croyants auxquels il s’adressait dans la première épître (voir p. 593 ; voir sur 1 Pierre 1:1). De même prix. Gr. isotimos, « également précieux », « également honoré ». Foi. Cela peut désigner la foi par laquelle les croyants ont répondu à l’appel de Dieu, ou l’ensemble des croyances qu’ils ont accepté en devenant chrétiens, ou les deux (cf. sur Actes 6:7). Avec nous. C’est-à-dire, comme nous l’avons. Pierre assimile la foi de ses lecteurs à la sienne. La question de savoir à qui « nous » fait référence a suscité de nombreuses discussions. Certains estiment que Pierre parle au nom de l’ensemble des chrétiens juifs, supposant qu’il écrit à des non-Juifs, comme dans la première épître (voir sur 1 Pierre 1:1). D’autres, pensant qu’il écrit aux Juifs de la Diaspora (voir sur 1 Pierre 1:1), interprètent « nous » comme désignant l’apôtre et les membres de l’Église locale où se trouvait Pierre au moment de la rédaction. D’autres encore comprennent « nous » comme une référence à tous les apôtres qui ont partagé leur foi avec les convertis dans de nombreuses régions du monde. Cette dernière interprétation semble préférable, puisqu’elle évite toute distinction dogmatique autre que la distinction naturelle entre les apôtres et les membres laïcs. Justice de Dieu. Pour les différentes significations possibles de cette expression, voir sur Rom. 1:17. Pour un commentaire sur la « justice » (dikaiosunē), voir sur Matt. 5:6. Pierre explique ici

que ses lecteurs ont part à la même foi que lui, en vertu de la miséricorde divine, qui cherche à apporter le salut à tous. Notre Sauveur. La construction grecque rend raisonnablement certain que « Dieu et notre Sauveur Jésus-Christ » désigne une seule personne, Jésus-Christ. La phrase peut se traduire par « notre Dieu, à savoir le Sauveur Jésus-Christ ». Une acceptation aussi claire de la divinité de Jésus ne doit pas surprendre, car Pierre lui-même avait reconnu son Seigneur comme « le Fils du Dieu vivant » (Matt. 16:16) et avait entendu Thomas l’appeler « mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20:28). Pour un commentaire sur les titres du Christ et sa divinité, voir sur Matt. 1:1 ; voir vol. V, p. 917–919. 2. Grâce et paix. Voir sur Rom. 1:7; 2 Cor. 1:2. Qu’elles se multiplient. Les lecteurs possédaient déjà la grâce et la paix dans une certaine mesure. Maintenant, l’apôtre souhaite qu’ils reçoivent une mesure encore plus grande de ces dons célestes (voir ch. 3:18). Par la connaissance. Ou « dans la connaissance ». Le mot employé ici pour « connaissance » (epignōsis) est plus emphatique que la forme nominale simple (gnōsis), et implique une connaissance plus complète et plus parfaite, qui vient de la contemplation de l’objet étudié. Une telle connaissance ne peut manquer d’influencer la vie de celui qui l’acquiert. Lorsqu’elle est centrée sur le Père et le Fils, elle apporte une grâce et une paix abondantes dans le cœur de celui qui la possède. L’apôtre est pleinement conscient de l’efficacité de cette epignōsis, et y fait référence quatre fois dans cette épître (ici ; v. 3, 8 ; ch. 2:20). de Dieu et de Jésus. Contrairement à l’expression similaire du v. 1, la construction grecque indique ici que l’apôtre fait référence à la fois au Père et au Fils.



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La note dominante de la victoire—Le premier chapitre de la seconde épître de Pierre est plein d’instructions et fait retentir la note dominante de la victoire. La vérité s’impose puissamment à l’esprit par la manière dont elle est présentée dans ce chapitre. Recommandons plus vivement l’étude de ces paroles et la mise en pratique de ces préceptes (Letter 43, 1895).
1-3. Pas d’immobilisme dans la vie chrétienne—[2 Pierre 1:1-3 cité.] Quel thème magnifique à contempler : la justice de Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ. Contempler le Christ et sa justice ne laisse aucune place à la propre justice ni à la glorification du moi. Dans ce chapitre, il n’y a pas d’immobilisme. Il y a une progression continuelle à chaque étape de la connaissance du Christ (Letter 43, 1895).
En participant à la nature divine, les tendances héréditaires et cultivées au mal sont retranchées du caractère, et nous devenons une puissance vivante pour le bien. En apprenant constamment du divin Maître et en participant chaque jour à sa nature, nous coopérons avec Dieu pour vaincre les tentations de Satan. Dieu agit, et l’homme agit, afin que l’homme soit un avec le Christ comme le Christ est un avec Dieu. Alors nous nous asseyons ensemble avec le Christ dans les lieux célestes. L’esprit repose dans la paix et l’assurance en Jésus (The Review and Herald, April 24, 1900).
La grâce habilitante de Dieu—Dans sa Parole, Dieu révèle ce qu’il peut faire pour les êtres humains. Il façonne et forme à la ressemblance divine le caractère de ceux qui porteront son joug. Par sa grâce, ils deviennent participants de la nature divine et sont ainsi rendus capables de vaincre la corruption qui est dans le monde par la convoitise. C’est Dieu qui nous donne le pouvoir de vaincre. Ceux qui entendent sa voix et obéissent à ses commandements sont rendus capables de former des caractères justes. Ceux qui méprisent ses commandements exprès formeront des caractères semblables aux penchants auxquels ils s’adonnent (Letter 44, 1903).
Un avec Dieu—C’est la connaissance de la perfection du caractère divin, manifestée à nous en Jésus-Christ, qui nous ouvre la communion avec Dieu. C’est en nous appropriant les grandes et précieuses promesses que nous devons devenir participants de la nature divine, après avoir échappé à la corruption qui est dans le monde par la convoitise.
Quelles possibilités s’ouvrent à la jeunesse qui s’empare des assurances divines de la Parole de Dieu ! L’esprit humain peut à peine comprendre quelle largeur, quelle profondeur et quelle hauteur d’accomplissements spirituels peuvent être atteintes en devenant participants de la nature divine. L’être humain qui se soumet chaque jour à Dieu, qui devient participant de la nature divine, trouve chaque jour du plaisir à garder les commandements de Dieu ; car il est un avec Dieu. Il est essentiel qu’il entretienne avec Dieu une relation aussi vitale que celle du Fils avec le Père. Il comprend l’unité pour laquelle Christ a prié, afin qu’elle existe entre le Père et le Fils (Letter 43, 1895).
Ceux que Dieu élit, Christ les rachète. Le Sauveur a payé le prix du rachat pour chaque âme. Nous ne nous appartenons pas ; car nous avons été rachetés à prix. Du Rédempteur, qui nous a choisis dès la fondation du monde, nous recevons la police d’assurance qui nous donne droit à la vie éternelle (Letter 53, 1904).
L’élection à notre portée—Il y a l’élection de Dieu à condition de mettre ces choses en pratique, et il n’y a pas d’autre élection dans la Bible. L’élection est à notre portée. « Si vous faites ces choses, vous ne tomberez jamais » (Manuscript 49, 1894).
(Voir les commentaires d’EGW sur 1 Jean 3:1.) Avantages acquis par les élus—Cela dépend de votre conduite pour savoir si oui ou non vous obtiendrez les avantages accordés à ceux qui, en tant qu’élus de Dieu, reçoivent une police d’assurance-vie éternelle (Manuscript 81, 1900).
Ceux qui pensent pouvoir rendre claires les prétendues difficultés de l’Écriture, en déterminant selon leur règle limitée ce qui est inspiré et ce qui ne l’est pas, feraient mieux de se couvrir le visage, comme Élie lorsque la voix douce et subtile lui parla ; car ils se trouvent en présence de Dieu et des saints anges, qui depuis des siècles ont communiqué aux hommes lumière et connaissance, leur disant ce qu’ils doivent faire et ne pas faire, et déployant devant eux, jalon après jalon, des scènes d’un intérêt palpitant sous forme de symboles, de signes et d’illustrations.
Et Il n’a pas, tout en présentant les périls qui s’amoncellent autour des derniers jours, habilité un homme limité à démêler les mystères cachés, ni inspiré un seul homme ou une quelconque catégorie d’hommes à prononcer un jugement sur ce qui est inspiré ou ne l’est pas. Lorsque les hommes, dans leur jugement limité, estiment nécessaire d’examiner les Écritures pour définir ce qui est inspiré et ce qui ne l’est pas, ils se sont placés devant Jésus pour Lui montrer une meilleure voie que celle par laquelle Il nous a conduits.
Je prends la Bible telle qu’elle est, comme la Parole inspirée. Je crois à ses déclarations dans toute la Bible....
La simplicité et la clarté du langage sont comprises par l’illettré, le paysan et l’enfant aussi bien que par l’homme adulte ou le géant par l’intelligence. Si l’individu possède de grands talents et de grandes facultés mentales, il trouvera dans les Oracles de Dieu des trésors de vérité, beaux et précieux, qu’il pourra s’approprier. Il y trouvera aussi des difficultés, des secrets et des merveilles qui lui procureront la plus grande satisfaction à étudier pendant toute une longue vie, et pourtant il y a encore une infinité au-delà.
Les hommes aux modestes connaissances, possédant des capacités et des possibilités limitées pour se familiariser avec les Écritures, trouvent dans les Oracles vivants le réconfort, la direction, les conseils et le plan du salut, aussi clairs qu’un rayon de soleil. Nul ne devrait se perdre faute de connaissance, à moins d’être volontairement aveugle.
Nous remercions Dieu que la Bible soit préparée pour le pauvre comme pour le savant. Elle convient à tous les âges et à toutes les classes (Manuscript 16, 1888).
Les écrivains de la Bible ont dû exprimer leurs idées dans un langage humain. Elle a été écrite par des hommes. Ces hommes étaient inspirés par le Saint-Esprit. À cause des imperfections de la compréhension humaine du langage, ou de la perversité de l’esprit humain, habile à éluder la vérité, beaucoup lisent et comprennent la Bible pour se faire plaisir. Ce n’est pas que la difficulté se trouve dans la Bible. Des politiciens adverses discutent des points de droit dans le code des lois et adoptent des points de vue opposés dans leur application et dans ces lois.
Les Écritures n’ont pas été données aux hommes sous la forme d’une suite continue de déclarations ininterrompues, mais morceau par morceau, au fil des générations successives, lorsque Dieu, dans sa providence, a vu une occasion propice de faire impression sur l’homme en diverses occasions et en divers lieux. Les hommes écrivaient sous l’inspiration du Saint-Esprit. Il y a « d’abord le bourgeon, puis la fleur, et ensuite le fruit », « d’abord la feuille, puis l’épi, et ensuite le grain mûr dans l’épi ». C’est exactement ce que les déclarations de la Bible représentent pour nous.
Les Écritures ne présentent pas toujours un ordre parfait ni une unité apparente. Les miracles du Christ ne sont pas donnés dans un ordre exact, mais sont rapportés au fur et à mesure que se produisirent les circonstances qui appelèrent cette révélation divine de la puissance du Christ. Les vérités de la Bible sont comme des perles cachées. Il faut les rechercher et les déterrer au prix d’efforts laborieux. Ceux qui n’ont des Écritures qu’une vision superficielle parleront, avec leurs connaissances superficielles qu’ils estiment très profondes, des contradictions de la Bible et mettront en doute l’autorité des Écritures. Mais ceux dont le cœur est en harmonie avec la vérité et le devoir sonderont les Écritures avec un cœur préparé à recevoir les impressions divines. L’âme illuminée voit une unité spirituelle, un grand fil d’or parcourant l’ensemble, mais il faut de la patience, de la réflexion et de la prière pour retracer ce précieux fil d’or. De vives controverses au sujet de la Bible ont conduit à des recherches et révélé les précieux joyaux de la vérité. Beaucoup de larmes ont été versées, beaucoup de prières ont été offertes, afin que le Seigneur ouvre l’intelligence à sa Parole.
La Bible ne nous est pas donnée dans un langage grandiose et suprahumain. Jésus, afin d’atteindre l’homme là où il se trouve, a pris l’humanité. La Bible doit être donnée dans le langage des hommes. Tout ce qui est humain est imparfait. Des sens différents sont exprimés par le même mot ; il n’y a pas un mot pour chaque idée distincte. La Bible a été donnée à des fins pratiques.
Les empreintes des esprits sont différentes. Tous ne comprennent pas de la même manière les expressions et les déclarations. Certains comprennent les déclarations des Écritures de façon à les adapter à leur propre esprit et à leur propre situation. Les idées préconçues, les préjugés et les passions exercent une forte influence pour obscurcir l’intelligence et troubler l’esprit, même lors de la lecture des paroles des Saintes Écritures....
La Bible a été écrite par des hommes inspirés, mais elle ne présente pas le mode de pensée et d’expression de Dieu. Elle présente celui de l’humanité. Dieu n’y est pas représenté comme écrivain. Les hommes diront souvent qu’une telle expression ne ressemble pas à Dieu. Mais Dieu ne s’est pas soumis lui-même à l’épreuve, dans la Bible, des mots, de la logique ou de la rhétorique. Les écrivains de la Bible étaient les scribes de Dieu, et non sa plume. Considérez les différents écrivains.
Ce ne sont pas les paroles de la Bible qui sont inspirées, mais les hommes qui ont été inspirés. L’inspiration n’agit pas sur les paroles de l’homme ou ses expressions, mais sur l’homme lui-même qui, sous l’influence du Saint-Esprit, est pénétré de pensées. Mais les paroles et les pensées reçoivent l’empreinte de l’esprit individuel. L’esprit divin se diffuse. L’esprit et la volonté divins se combinent avec l’esprit et la volonté humains ; ainsi, les paroles de l’homme sont la Parole de Dieu (Manuscript 24, 1886).
Véhicules finis de la pensée—Le Seigneur parle aux êtres humains dans un langage imparfait, afin que les sens dégénérés et la perception obtuse et terrestre des êtres terrestres puissent comprendre ses paroles. Ainsi se manifeste la condescendance de Dieu. Il rencontre les êtres humains déchus là où ils se trouvent. La Bible, parfaite dans sa simplicité, n’est pas à la hauteur des grandes pensées de Dieu ; car les pensées infinies ne peuvent être parfaitement contenues dans des véhicules finis de la pensée. Au lieu que les expressions de la Bible soient exagérées, comme beaucoup le supposent, les expressions fortes s’effondrent devant la magnificence de la pensée, bien que l’écrivain ait choisi le langage le plus expressif pour transmettre les vérités d’un enseignement supérieur. Les êtres pécheurs ne peuvent supporter de contempler qu’une ombre de l’éclat de la gloire céleste (Letter 121, 1901).

2 Pierre 1:2



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2, 5-7. Voir les commentaires d’EGW sur Romains 6:1-4.

2 Pierre 1:3

3. Selon. Les mots qui suivent sont une expansion de la pensée que la grâce et la paix viennent de la connaissance personnelle de Dieu et du Christ(v. 2)

Sa puissance divine. C'est-à-dire la puissance divine du Christ, puisqu'il est la dernière personne à laquelle il est fait référence au v. 2 et qu'il semble être appelé "Dieu" au v. 1. Le mot "divin"(theios) n'est utilisé dans le NT qu'ici, au v. 4, et dans Actes 17:29, où il est rendu par "divinité"Actes 1:8) se trouve combiné avec theios dans les inscriptions grecques du 1er siècle après J.-C., et Pierre emploie donc un terme que ses lecteurs connaissent sans doute. Il souligne ici la puissance et la majesté de son Seigneur, comme il le fait ailleurs dans l'épître(ch. 1:11, 16, 17), et montre ce que la puissance de son Seigneur peut faire pour nous

A donné. Gr. dÅÂreÅÂ, " présenter un cadeau ", " accorder ", un mot plus fort que le mot habituel didÅÂmi, " donner "

Toutes choses. Un rappel que le Seigneur n'a retenu aucune aide nécessaire à notre salut

La vie. C'est-à-dire la vie spirituelle telle qu'elle est requise du chrétien, et aussi la vie physique(Actes 17:25, 28)

La piété. Gr. eusebeia, "piété", "religion" c'est-à-dire la conduite chrétienne (voir sur 1 Tim. 2:2). Les dons accordés par le Christ doivent permettre à ses disciples d'atteindre les normes fixées pour eux. La vie victorieuse ne peut être vécue sans ces dons ; il nous incombe donc de les accepter et de les utiliser

La connaissance. Gr. epignÅÂsis (voir sur v 2)

Celui qui a appelé. Cela peut se référer soit au Père, généralement présenté dans le NT comme celui qui appelle le chrétien(Rom. 8:30), soit au Fils, qui a appelé les disciples(Marc 3:13) et les pécheurs(Matt. 9:13). Si une distinction est faite, elle est sans différence pratique, puisque le Père et le Fils s'unissent dans l'appel. L'appel de l'un ou de l'autre est également efficace

À la gloire et à la vertu. Littéralement, "par la gloire et la vertu", mais les preuves textuelles favorisent(cf. p. 10) la lecture "à sa propre gloire et à sa propre vertu". Le mot traduit par "vertu"(aretÄ) peut être rendu par "bonté", "excellence" (voir sur le v. ) Phil. 4:81 Pierre 2:9). La phrase en question peut soutenir l'application au Christ des mots "celui qui a appelé", puisque c'est avant tout à la gloire et à l'excellence du Christ que le chrétien en quête aspire. C'est la vue du Christ "élevé" qui stimule les hommes à abandonner le péché et à suivre les qualités glorieuses que le Sauveur affiche de manière si persuasive

2 Pierre 1:4

4. Grâce à quoi. Ou encore, " au moyen de quoi ", en référence à la gloire et à l'excellence divines, qui sont elles-mêmes un gage des promesses mentionnées plus loin.

Sont donnés. Le verbe et le temps sont les mêmes qu'au v. 3.

Des promesses [...] d'une grandeur inouïe. Le mot pour " promesses "(epaggelmata), qui n'apparaît qu'ici et au ch. 3,13 dans le NT, peut être traduit par " bénédictions promises ", se référant à l'accomplissement des promesses plutôt qu'aux promesses en tant que telles. Il s'agit sans doute de toutes les assurances divines qui s'accomplissent dans le salut de l'homme. Mais, au vu de l'usage ultérieur qu'en fait Pierre(ch. 3.13), le mot peut avoir une référence particulière à la seconde venue et à la gloire qui l'accompagne, au cours de laquelle toutes les promesses divines trouveront un accomplissement satisfaisant.

Que par ceux-ci. C'est-à-dire par les dons spirituels promis et déjà reçus par le croyant.

Les participants. Gr. koinÅÂnoi (voir sur 1 Pierre 5:1).

La nature divine. Pour le mot "divin"(theios), voir le v. 3. Adam a été créé "à l'image de Dieu"(Gen. 1:27), mais le péché est venu, et l'image divine a été ternie. Le Christ est venu restaurer ce qui était perdu, et le chrétien peut donc s'attendre à ce que l'image divine soit restaurée dans son âme (cf 2 Cor. 3:18; Héb. 3:14). Cette possibilité doit toujours être présente à l'esprit du croyant pour le stimuler à une parfaite ressemblance avec le Christ. Il atteindra ce but dans la mesure où il acceptera et utilisera les pouvoirs latents dans les dons spirituels que le Christ a mis à sa disposition. La transformation commence à la nouvelle naissance et se poursuit jusqu'à l'apparition du Christ (cf 1 Jean 3:2).

S'étant échappé. Gr. apopheugÅÂ,"fuir loin de", ce qui implique, non pas un sauvetage dans lequel le chrétien est un objet passif, mais une fuite active du mal. Cela souligne une vérité importante : le croyant n'est pas sauvé dans le péché, mais il reçoit le pouvoir de se détourner du péché, d'échapper à ses griffes et donc de vivre libre de son influence corruptrice (voir sur Matt. 1:21). Le temps du verbe "avoir fui" montre que la participation à la nature divine ne peut se faire qu'après que le chrétien a fui la corruption.

Corruption. Gr. phthora, " pourriture ", " ruine ", " destruction ", utilisé ici comme terme approprié pour désigner la méchanceté qui règne dans le monde.

Le monde. Gr. kosmos (voir sur 1 Jean 2:15).

Par la convoitise. L'expression peut être interprétée " par la convoitise ", faisant de la convoitise la source du mal qui est dans le monde, ou " dans la convoitise ", faisant de la convoitise la sphère dans laquelle le mal se manifeste. Pour un commentaire sur la " convoitise "(epithumia), voir Rom. 7:7.



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(2 Pierre 1:4). Participants de DieuNature—Le Seigneur créa l’homme de la poussière de la terre. Il fit d’Adam un participant à sa vie, à sa nature. Le souffle du Tout-Puissant lui fut insufflé, et il devint une âme vivante. Adam était parfait dans sa forme—fort, beau, pur, portant l’image de son Créateur (Manuscript 102, 1903).
(2 Pierre 1:4.) Une culture divine pour les chrétiens—La culture divine conduit à la perfection. Si, en relation avec Dieu, l’œuvre est menée à bien, l’agent humain, par le Christ, gagnera chaque jour la victoire et l’honneur dans le combat. Par la grâce reçue, il vaincra et sera placé en position avantageuse. Dans sa relation avec le Christ, il sera os de Ses os, chair de Sa chair, un avec le Christ dans une relation particulière, parce que le Christ a pris l’humanité de l’homme. Il fut soumis à la tentation, mettant pour ainsi dire Ses attributs divins en danger. Satan chercha, par les artifices constants et ingénieux de sa ruse, à faire céder le Christ à la tentation. L’homme doit parcourir le terrain que le Christ a parcouru. Comme le Christ surmonta chaque tentation que Satan Lui apporta, l’homme doit de même vaincre. Et ceux qui s’efforcent sincèrement de vaincre sont amenés à une unité avec le Christ que les anges du ciel ne pourront jamais connaître.
4 (Hébreux 10:23). Dieu derrière toutes ses promesses—La valeur des promesses dépend de la véracité de celui qui les fait. Beaucoup d’hommes font des promesses pour ensuite les briser, pour se moquer du cœur qui leur faisait confiance. Ceux qui s’appuient sur de tels hommes s’appuient sur des roseaux brisés. Mais Dieu se tient derrière les promesses qu’Il fait. Il se souvient toujours de son alliance, et sa vérité demeure pour toutes les générations (Manuscript 23, 1899).

2 Pierre 1:5

5. Et à côté de cela. Le but de Dieu en nous accordant les bénédictions promises (pour que nous puissions partager la nature divine) est une raison suffisante pour nous stimuler à un plus grand zèle dans la poursuite de la justice. Dieu a fait sa part ; nous devons maintenant faire la nôtre

Faisant preuve d'une grande diligence. Littéralement, "ayant apporté à côté toute la diligence" Pour le commentaire de "diligence"(spoudÄ), voir sur Rom. 12:8, 11. Nous devons ajouter notre recherche assidue des vertus chrétiennes aux dons que Dieu nous a déjà accordés. En travaillant avec Dieu, le chrétien est capable de développer la vie sanctifiée

Ajouter. Gr. epichorÄgeÅÂ,"fournir", "meubler"

À votre foi. Pierre commence ici sa liste de vertus, parfois appelée à juste titre "l'échelle de Pierre". Il semble que des listes similaires étaient courantes dans le monde hellénistique. La liste de Pierre diffère toutefois de ces autres listes par son inspiration et son cadre chrétien, et par le fait qu'elle implique qu'une vertu se développe à partir d'une autre

Vertu. Gr. aretÄ (voir sur v 3). La pensée de Pierre peut être paraphrasée ainsi : " en relation avec votre foi, fournissez l'excellence morale " En tenant compte de ce conseil, le chrétien construira une vie équilibrée

La connaissance. Comme pour la phrase précédente, on peut rendre cette phrase par "en rapport avec l'excellence morale, [fournir] la connaissance". La "connaissance"(gnÅÂsis) fait sans doute référence à une compréhension pratique des voies et des plans de Dieu pour l'individu plutôt qu'à une connaissance purement intellectuelle(cf. 1 Cor. 1:5; 12:8)



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5-7. Les grâces doivent croître ensemble—À la foi, nous devons ajouter la vertu ; à la vertu, la connaissance ; à la connaissance, la tempérance ; à la tempérance, la patience ; à la patience, la piété ; à la piété, l’affection fraternelle ; et à l’affection fraternelle, l’amour. Vous ne devez pas penser qu’il vous faut attendre d’avoir perfectionné une grâce avant d’en cultiver une autre. Non ; elles doivent croître ensemble, continuellement nourries à la source de l’amour ; chaque jour où vous vivez, vous pouvez perfectionner les attributs bénis pleinement révélés dans le caractère de Christ ; et lorsque vous faites cela, vous apportez la lumière, l’amour, la paix et la joie dans vos foyers (The Review and Herald, July 29, 1890).
5-11 (Philippiens 2:12, 13). Une diligence quotidienne est nécessaire—La tentation doit être affrontée et repoussée. Jour après jour, le combat spirituel se poursuit. Jour après jour, nous devons travailler à notre salut avec crainte et tremblement. C’est Dieu qui agit en nous, pour nous faire vouloir et agir selon son bon plaisir. Chaque âme doit s’efforcer avec « toute diligence » d’ajouter constamment à ses acquis spirituels, de fortifier chaque grâce et d’accroître son efficacité, afin de grandir en utilité et en sainteté, comme un arbre portant du fruit dans le jardin du Seigneur. Elle ne doit être ni stérile ni infructueuse dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. La vraie religion conduit à cultiver les dons qui rendent un homme plus précieux aux yeux de Dieu que l’or d’Ophir.

2 Pierre 1:6

6. Tempérance. Gr. egkrateia, "maîtrise de soi" (voir sur Actes 24:25), qui doit prédominer dans tous les domaines de la vie du croyant. Les qualités précédentes seront de peu d'utilité si elles ne sont pas accompagnées de la maîtrise de soi de la part du chrétien. Voir sur Gal. 5:23

Patience. Gr. hupomonÄ, littéralement, un "rester sous", soulignant une persévérance courageuse et inébranlable dans l'adversité (voir sur Rom. 5:3)

La piété. Ou, "révérence envers Dieu" (voir sur v 3). Cette qualité empêchera le chrétien de devenir pharisaïque ; elle le gardera humble et doux



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6. La tempérance précède la patience—« Et à la tempérance, la patience. » Un homme intempérant ne peut jamais être un homme patient. La tempérance vient d’abord, puis la patience (Manuscript 49, 1894).

2 Pierre 1:7

7. Bonté fraternelle. Dans le grec classique, le mot implique l'affection pour les parents de sang, mais dans le NT, philadelphia englobe tous les membres de l'Église (voir sur Rom. 12:10). Dans une Église entourée de paganisme, il y avait un grand besoin d'amour fraternel authentique. Les besoins de l'Église moderne ne sont pas moins grands à cet égard.

Charité. Gr. agapÄ,"amour" (voir sur Matt. 5:43; 1 Cor. 13:1). Il s'agit de la véritable affection chrétienne qui ne recherche que le bien de l'être aimé. AgapÄ est une affection basée sur la connaissance et la raison, une affection qui est prête à se sacrifier pour le meilleur bien de l'être aimé. C'est ce que Dieu ressent pour le Christ et pour les hommes, et ce qu'il souhaite que les hommes ressentent les uns pour les autres. C'est la pierre angulaire, la couronne, de toutes les qualités précédentes énumérées par Pierre. C'est la plus grande de toutes les vertus(1 Cor. 13:13) ; c'est celle qui doit gouverner tout ce que nous faisons(ch. 16:14). Toutes les vertus se rencontrent dans cette plus grande émotion ; et toutes les autres échouent et sont moins que rien sans elle(1 Cor. 13:1-3). C'est celle qui ne fait pas de mal à son prochain(Rom. 13:10) ; son absence ne peut être compensée par aucun sacrifice, pas même celui de la vie(1 Cor. 13:3).

2 Pierre 1:8

8. Car si. Pierre ne se contente pas de la présence des vertus précédentes dans la vie du chrétien ; il veut qu'elles s'épanouissent et qu'elles augmentent en puissance et peut-être en nombre (voir ch. 3:18).

Elles vous font ... être. Ou, "elles vous empêchent d'être".

Stérile. Il est impossible pour quelqu'un qui est doté des vertus détaillées dans les versets 5-7 d'être un membre oisif de l'église. Sa foi, sa bonté fraternelle et son amour, pour ne mentionner que trois des huit qualités énumérées, le pousseront à travailler pour les autres et pour le royaume de son Seigneur.

Infructueux. L'apôtre fait ici la promesse que le service chrétien, rendu grâce aux qualités fondamentales qui viennent d'être examinées, sera productif. De même que l'argent bien investi est censé rapporter des dividendes, de même qu'un champ cultivé est censé produire de bonnes récoltes, de même la vie chrétienne, bien pourvue de toutes les vertus nécessaires, est certaine de produire des résultats(cf. Phil. 1:11; Jacques 3:17).

Connaissance. Gr. epignÅÂsis, comme au v. 2 (voir le commentaire), et non gnÅÂsis, comme au v. 5. Les vertus précédentes ne peuvent être développées, appliquées et trouver leur véritable fin qu'en relation avec une pleine connaissance de Jésus-Christ. Si elles ne sont pas accomplies en relation avec Jésus, elles ne produiront pas leur véritable fruit, mais si elles fonctionnent en relation continue avec le Sauveur, leur fécondité ne connaîtra pas de limite.

2 Pierre 1:9

9. Mais celui à qui ces choses manquent. Celui à qui manquent les grâces mentionnées par Pierre ne peut pas connaître intimement Jésus, et il est privé de la Lumière du monde. Il est capable de voir les choses du monde, mais il est terriblement myope en ce qui concerne les questions spirituelles. Il est, comme le dit l'apôtre, "aveugle".

Ne voit pas au loin. Pierre parle des chrétiens professants qui n'ont pas réussi à ajouter les vertus souhaitées à leur "foi" initiale(v. 5). Tous ceux-là manquent de vision spirituelle. Ils ont une faible conscience des valeurs spirituelles, mais sont incapables de les percevoir à leur juste valeur. Il leur est plus facile de voir les choses proches, les choses du monde.

Purgé ... des péchés. Le chrétien incomplet dont parle Pierre est si défectueux qu'il a laissé échapper le fait de sa justification antérieure, attestée par son baptême(cf. 1 Pierre 2:24; 3:18). La personne qui oublie la purification de tous les péchés qu'elle a commis jusqu'au moment de sa justification risque en effet de rejeter la croix du Christ et de perdre la base de la croissance dans la connaissance spirituelle et la sanctification.

2 Pierre 1:10

10. C'est pourquoi plutôt. Ou, " à plus forte raison ", c'est-à-dire qu'au vu de tous les raisonnements exposés dans les versets 3 à 9, les lecteurs de Pierre devraient accorder une attention accrue à la question du salut.

Frères. En utilisant ce mot, l'apôtre s'associe affectueusement à ses lecteurs.

Faites preuve de diligence. Gr. spoudazÅÂ," s'efforcer ", " se dépenser ", ce qui implique généralement de la hâte. L'apôtre comprend clairement la position centrale du Christ dans l'accomplissement du salut de l'homme, mais il souhaite faire prendre conscience aux croyants de leur propre responsabilité dans la coopération avec les agences divines.

Appel. Voir Rom. 8:30; Phil. 3:14.

L'élection. Voir sur Rom. 9:11.

L 'appel et l'élection sont un acte de Dieu(1 Pierre 1:2; 2:21) ; cependant, il est possible pour quelqu'un de "frustrer la grâce de Dieu"(Gal. 2:21). Par conséquent, le croyant doit "travailler" à son "propre salut avec crainte et tremblement"(Phil. 2:12). Il aura alors la certitude de ce que Dieu a déjà voulu et rendu possible.

Chute. L'apôtre ne veut pas dire que celui qui suit son conseil ne tombera jamais dans le péché, mais qu'il ne se détournera pas de l'appel et de l'élection de Dieu. Nous pouvons pécher, mais nous triompherons du péché, et nous ne serons pas complètement déchus de la grâce et ne perdrons pas le salut, à condition, bien sûr, que nous remplissions les conditions posées par l'apôtre(cf. sur 1 Jean 3:6-9).



Ellen G. White


« Toute diligence » signifie beaucoup. Elle signifie une diligence quotidienne. Nous courons le danger d’être aveugles quant à l’action des agents sataniques et d’être pris au piège par les séductions attrayantes de Satan. C’est pourquoi cette parole nous est adressée : « En faisant tous vos efforts », ajoutez à votre caractère les grâces qui vous rendront forts pour résister au mal. « Celui à qui ces choses font défaut est aveugle et ne voit pas de loin. » Il ne se rend pas compte de sa pauvreté spirituelle [2 Pierre 1:10, 11 citées] (Letter 144, 1903).
10 (Jean 1:12; 1 Corinthiens 6:19, 20; 1 Pierre 1:2, 18-20 ; voir les commentaires d’EGW sur Romains 11:4-6; Ephesians 1:4, 5, 11; Hebrews 7:25). Le prix de l’élection payé pour tous—Il ne saurait être question de voir entrer au ciel quelqu’un qui n’y est pas préparé. Il n’existe pas d’être humain sanctifié et préparé pour le royaume céleste qui ne soit élu à ce royaume. Dieu élit ceux qui ont travaillé selon le plan de l’addition. L’explication est donnée dans le premier chapitre de la deuxième épître de Pierre. Pour chaque être humain, Christ a payé le prix de l’élection. Nul ne doit nécessairement être perdu. Tous ont été rachetés. Ceux qui reçoivent Christ comme Sauveur personnel recevront le pouvoir de devenir fils et filles de Dieu. Une assurance-vie éternelle a été prévue pour tous.
10, 11 (voir les commentaires d’EGW sur Apocalypse 11:1). La meilleure assurance-vie—[2 Pierre 1:10, 11 cité.] Voici vos documents d’assurance-vie. Ce n’est pas une police d’assurance dont quelqu’un d’autre recevra la valeur après votre mort ; c’est une police qui vous garantit une vie à la mesure de celle de Dieu — même la vie éternelle. Oh, quelle assurance ! quel espoir ! Révélons toujours au monde que nous cherchons une meilleure patrie, une patrie céleste. Le ciel a été préparé pour nous, et nous voulons y avoir part. Nous ne pouvons nous permettre de laisser quoi que ce soit nous séparer de Dieu et du ciel. Dans cette vie, nous devons participer à la nature divine. Frères et sœurs, vous n’avez qu’une seule vie à vivre. Oh, qu’elle soit une vie de vertu, une vie cachée avec Christ en Dieu (The Review and Herald, May 26, 1904).

2 Pierre 1:11

11. En effet. C'est-à-dire en suivant le conseil donné au v. 10.

A servi. Pierre utilise ici le même verbe grec traduit par " ajouter " au v. 5. Par la puissance divine promise, nous devons meubler nos vies avec de solides vertus chrétiennes(vs. 5-7) ; alors Dieu sera en mesure de nous fournir une maison éternelle dans le royaume de son cher Fils.

En abondance. Tous les dons du Seigneur sont généreusement accordés. L'avenir qu'il a préparé pour les croyants fidèles dépassera les attentes les plus élevées de l'homme(cf. 1 Cor. 2:9, 10) et s'avérera vraiment riche.

Royaume éternel. C'est le seul endroit dans le NT où l'adjectif "éternel" est joint à "royaume". Il est le plus souvent utilisé avec "vie" (voir sur Jean 3:16).

Seigneur ... Christ. Ce titre pour le Christ confirme la suggestion que la phrase correspondante du v. 1 s'applique également au Sauveur (voir le commentaire à ce sujet). Le royaume est le sien(Luc 22:30; Jean 18:36), mais aussi celui de son Père(Matthieu 6:33; 26:29; Marc 14:25). C'est le royaume qui a été préparé pour les fidèles depuis la fondation du monde(Matt. 25:34; voir ch. 4:17).

2 Pierre 1:12

12. C'est pourquoi. Ce mot suggère l'inquiétude de l'apôtre et son sens de la responsabilité personnelle face aux dangers qui menacent l'Église de son temps.

Je ne le serai pas. Pierre est prêt à remplir sa responsabilité spirituelle en continuant à enseigner les vérités présentées dans les versets 3 à 11. Il réalise la nécessité de maintenir une foi ferme dans les vérités du royaume et de pratiquer fidèlement les devoirs qui en découlent.

Établi. Gr. stÄrizÅÂ (voir sur Rom. 16:25). Peters a exécuté le commandement de son Maître(Luc 22:32) en veillant à ce que ses lecteurs soient affermis dans la foi.

La vérité présente. Ou "la vérité présente", c'est-à-dire la vérité enseignée aux lecteurs. Le mot "vérité"(alÄtheia) se réfère à l'ensemble de l'enseignement chrétien dans lequel les croyants ont déjà été instruits et qu'ils "connaissent"(cf. Jean 8,32).

2 Pierre 1:13

13. Je pense. Gr. hÄgeomai, à l'origine, "aller devant [un autre]", "s'avancer devant", plus tard, "estimer", "considérer" L'apôtre estime qu'il est de son devoir de s'avancer pour avertir l'église en éveillant l'esprit des membres. C'était un devoir auquel il n'osait pas faillir.

Respecter. Ou encore, "droit", "juste", en référence à son devoir.

Tabernacle. Ou, "tente", avec l'idée d'une habitation temporaire. Pierre considère son corps mortel et matériel comme une chose temporaire qui sera remplacée par un corps immortel (voir 1 Cor. 15:50-53; cf. 2 Cor. 5:1). Il se propose d'être, tant qu'il vivra, un pasteur fidèle du troupeau que le Seigneur a placé sous sa responsabilité.

Remuer. Gr. diegeirÅÂ,"réveiller à fond" L'utilisation du présent par Pierre implique "continuer à réveiller à fond" Pierre a l'intention de continuer son bon travail aussi longtemps qu'il le faudra.

En mettant ... en mémoire. Une expression similaire se trouve au chapitre 3:1. L'auteur estime qu'un rappel clair des fondements de leur foi suffira à réaffirmer leur confiance dans l'enseignement chrétien.

2 Pierre 1:14

14. Savoir. La connaissance de l'apôtre est sûre, car elle vient du Seigneur lui-même (voir ci-dessous).

A brève échéance. Pierre peut parler de sa mort prochaine comme d'une mort violente ou simplement comme d'une mort imminente. Le Seigneur avait dit à Pierre qu'il allait mourir d'une mort violente(Jean 21:18, 19). D'autre part, l'apôtre n'était plus un jeune homme et il a pu se rendre compte que sa fin était proche, ce qui était effectivement le cas.

Il faut que je repousse. Littéralement, "le dépouillement", une métaphore qui convient mieux à un vêtement qu'à une tente.

Présenté. Gr. dÄloÅÂ," rendre clair ", " montrer ", " indiquer ", diversement traduit par " déclarer ", " signifier " ailleurs dans le NT(cf. 1 Cor. 3:13; 1 Pierre 1:11; etc.). Le grec indique ici un moment précis, c'est-à-dire le moment où le Seigneur a prédit la mort de Pierre(Jean 21:18, 19).



Ellen G. White


14, 15. Voir les commentaires d’EGW sur Actes 8:9-24.

2 Pierre 1:15

15. Je m'efforcerai. Comparez avec l'expression " faire diligence "(v. 10).

Décès. Gr. exodos, " sortie ", " départ ". exodos est à l'origine du mot anglais " exodus ". Luc utilise exodos dans son récit de la Transfiguration, lorsqu'il rapporte que Moïse et Élie ont parlé de la " mort[exodos] du Christ, qu'il devait accomplir à Jérusalem "(Luc 9:31). Notez que Pierre ne s'attend pas à être vivant au moment du retour de son Seigneur ; il accepte la prophétie du Christ concernant sa mort.

Toujours. Ou "en tout temps", c'est-à-dire selon les besoins.

Le souvenir. Pierre espère que ses lecteurs se souviendront de ses paroles, qu'ils ont cachées dans leur cœur. Mais s'ils venaient à oublier, ils pourraient se tourner vers sa lettre et se rafraîchir la mémoire grâce à ses sages conseils.

2 Pierre 1:16

Conçues avec ruse. Ou « conçues avec habileté », « élaborées avec art ». Fables. Gr. muthoi, d’où vient notre mot « mythes ». Pierre fait peut-être allusion aux mythes païens sur la descente de dieux sous une apparence humaine, ou, plus probablement, il met en garde contre des enseignements qui étaient propagés par les faux docteurs qu’il dénonce au chap. 2 (cf. 1 Tim. 1:4; 4:7; 2 Tim. 2:18; Tite 1:14). Rendue connue. Peut-être par la première épître de Pierre elle-même (1 Pierre 1:7, 13; 4:13), par son influence sur l’Évangile de Marc (voir vol. V, p. 563, 564), ou par l’instruction personnelle qu’il avait précédemment donnée à ses lecteurs. Puissance et venue. Le grec indique que les deux termes se rapportent au même événement. Pierre avait été témoin des miracles accomplis par le Christ. Il avait vu le miracle de la Transfiguration, qui était une représentation miniature du futur royaume de gloire (DA 422). Ici, toutefois, il pense avant tout à la manifestation de la puissance divine qui accompagnera la seconde venue, dont la Transfiguration était un gage. Cela est fortement suggéré par

le fait que dunamis, « puissance », est précédé de l’article défini ; parousia, « venue », ne l’est pas ; les deux noms sont au même cas et reliés par la conjonction, et constituent donc une unité de pensée : la puissance divine en rapport avec la seconde venue. Pour un commentaire sur parousia, voir sur Matt. 24:3. Témoins oculaires. Le fait que les apôtres avaient été témoins oculaires de la vie, du ministère, de la mort, de la résurrection et de l’ascension du Christ les convainquit qu’il était bien le Messie promis, le Fils de Dieu. À son tour, cette conviction communiqua une puissance irrésistible au message qu’ils proclamaient. Voir sur Luc 1:2; 1 Jean 1:1–3. De sa majesté. Littéralement, « de la magnificence de celui-là ». Le fait que les trois apôtres aient été témoins oculaires de la gloire magnifique du Christ lors de la Transfiguration prouve qu’ils étaient dignes de confiance comme prédicateurs de la seconde venue. La puissance divine manifestée à la Transfiguration proclama la divinité du Christ aux trois apôtres (2 Pierre 1:17; Matt. 17:5); la puissance divine fera connaître la même vérité au monde entier lors de la seconde venue.

2 Pierre 1:17

17. Il a reçu. Ceci se réfère au moment même de la Transfiguration.

Honneur et gloire. L'honneur d'être reconnu ouvertement par le Père et la gloire qui rayonnait de sa personne lors de la Transfiguration, rappelant la Shekinah, montraient clairement que Jésus de Nazareth était digne d'être honoré et adoré par tous les êtres créés. Voir Jean 1:14.

Une voix. Voir Matt. 17:5.

Excellent. Gr. megaloprepÄs, " convenant à un grand homme ", " plein de majesté ", " magnifique ", utilisé seulement ici dans le NT, mais trouvé dans les LXX(Deut. 33:26), où il peut être rendu par " le Magnifique ", en référence à Dieu. Pierre applique le mot à la "nuée lumineuse" qui couvrait les participants et les témoins de la Transfiguration(Matt. 17:5).

Fils bien-aimé. L'expression complète est identique à celle donnée dans l'évangile de Matthieu (voir sur Matt. 17:5). Pierre n'oubliera jamais le message prononcé par la voix divine. Son contenu conditionne sa conception du Fils dont parle le Père.

2 Pierre 1:18

Nous avons entendu. Le pronom est emphatique en grec. Pierre souligne ainsi l’autorité personnelle des trois apôtres en tant que témoins oculaires. Nous étions avec lui. Une insistance subtile mais claire sur la fiabilité du récit. Pierre et ses compagnons avaient effectivement été présents avec Jésus au moment de la Transfiguration, et étaient donc pleinement qualifiés pour témoigner de sa réalité et de sa portée. Sainte montagne. La montagne ne peut pas être identifiée aujourd’hui (voir sur Matt. 17:1), mais sa sainteté ne fait aucun doute, car le Saint de Dieu y avait été révélé dans sa gloire majestueuse. En dehors de la présence du Christ, toutefois, la montagne n’avait aucune sainteté (cf. sur Ex. 3:5).

2 Pierre 1:19

19. Nous avons aussi. Ou, " et nous avons ", ce qui suggère que dans les mots qui suivent, Pierre parle de quelque chose qui s'ajoute à son expérience unique de la Transfiguration, mais qui ne la remplace en aucun cas. Les lecteurs de Pierre n'avaient pas assisté à la Transfiguration et pouvaient avoir tendance à douter qu'elle confirmait "la puissance et l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ"(v. 16). Mais il y a quelque chose de tout aussi convaincant pour Pierre, et peut-être plus encore pour ses lecteurs, la "parole plus sûre de la prophétie".

Une parole prophétique plus sûre. Dans une large mesure, Pierre et ses compagnons ont tiré leurs fermes convictions concernant la mission du Christ de la manière dont sa vie a accompli les prophéties de l'AT(cf. Actes 2:22-36; 3:18; 4:10, 11, 23-28; etc.) Cette connaissance, ajoutée à leur connaissance personnelle du Seigneur pendant son ministère terrestre(cf. 1 Jean 1:1-3), leur a donné une base inébranlable pour leur foi chrétienne. Ils ont passé leur vie à partager cette foi avec d'autres, et c'est ainsi qu'ils ont construit l'Église primitive. Les représentants du Christ ont aujourd'hui la même mission à remplir.

À quoi... attention. Pierre s'adresse ici spécifiquement à ses lecteurs, comme l'indique clairement le pronom "vous". Par le pronom relatif " à cause de ", il peut se référer soit à l'ensemble de son raisonnement(vs. 16-18), qui relie la Transfiguration et la parole prophétique pour étayer ses convictions, soit uniquement à la parole prophétique qu'il vient de mentionner. Les deux interprétations sont valables, et l'une ou l'autre orienterait l'esprit des lecteurs vers les Écritures comme source d'orientation et d'autorité.

La lumière. Gr. luchnos, " lampe " (voir sur Ps. 119:105; Matt. 5:15).

Un endroit sombre. Ou, " un lieu sordide ", qui peut être à la fois sombre et sale. Les lecteurs de Pierre vivaient dans l'environnement sordide et sombre de la société païenne et avaient besoin de toute la lumière spirituelle possible pour éviter les nombreux pièges qui les assaillaient.

Le jour. Plutôt " le jour ", bien que l'on puisse citer des preuves textuelles(cf. p. 10) pour l'inclusion de l'article défini. L'esprit de Pierre semble être passé, tout naturellement, de la Transfiguration, qui préfigurait le retour glorieux du Seigneur, au grand " jour " lui-même. Il ne se contente pas de rappeler à ses lecteurs le spectacle qu'il a vu sur la montagne, mais il oriente leur esprit vers l'événement glorieux qu'il préfigure : la seconde venue du Christ dans la puissance et la gloire.

Aube. Littéralement, "briller à travers", comme une lumière qui perce l'obscurité. L'apôtre savait que la venue de son Seigneur dissiperait les ténèbres du monde et introduirait la lumière éternelle. Il n'y aurait alors plus besoin de lampe ; la Lumière du monde donnerait toute la lumière nécessaire à son peuple. Pierre a peut-être aussi pensé à l'aube du jour qui apporte le salut au cœur de l'individu.

Étoile du jour. Gr. phÅÂsphoros, composé de phÅÂs, " lumière ", et du verbe pherÅÂ," porter ", d'où " porteur de lumière " ou " porteur de lumière "." PhÅÂsphoros, qui n'apparaît qu'ici dans le NT, était utilisé pour la planète Vénus, parfois connue sous le nom d'étoile du matin(cf. Ésaïe 14:12). L'apôtre se réfère sans doute ici au Christ(cf. sur Mal. 4:2; Luc 1:78, 79; Apoc. 2:28; 22:16).

Dans vos cœurs. Pierre souligne ici l'expérience du croyant lorsque la foi en Christ s'installe pleinement. Cette certitude de la conviction est au centre du raisonnement suivi dans les vs. 16-19.

2 Pierre 1:20

20. Savoir cela d'abord. C'est-à-dire que lorsque le chrétien en vient à étudier la parole prophétique, il doit constamment garder à l'esprit le principe de base que l'apôtre énonce maintenant

La prophétie de l'Écriture. Pierre se réfère ici aux écrits de l'AT, faisant peut-être la distinction entre la parole inspirée et les déclarations des faux prophètes dont il parle au chapitre 2

L'interprétation privée. Ou "sa propre interprétation", en référence au prophète qui a initialement donné la prophétie. Le prophète était le porte-parole du Saint-Esprit, et donc sous la direction divine. Il ne devait pas introduire ses propres idées dans les messages qui lui étaient donnés pour le bénéfice du peuple de Dieu. Le même principe s'applique à l'étude des prophéties - le lecteur de doit s'efforcer de comprendre le sens inspiré par l'Esprit du passage considéré

2 Pierre 1:21

21. Pour la prophétie. Pierre parle de la prophétie en général, et non d'un passage particulier. Pour un commentaire sur la "prophétie", voir Rom. 12:6; 1 Cor. 12:10.

Autrefois. Gr. pote, " autrefois ", " toujours ", ici dans le sens de l'époque de l'Ancien Testament.

Par la volonté de l'homme. La véritable prophétie est une révélation de Dieu. L'initiative vient de Dieu. Il décide de ce qui doit être révélé et de ce qui doit rester caché. À moins que le Saint-Esprit n'imprègne son esprit, l'homme est incapable de prophétiser - de parler au nom de Dieu - même s'il souhaite ardemment le faire.

Les saints hommes de Dieu ont parlé. Des preuves textuelles importantes peuvent être citées(cf. p. 10) en faveur de la lecture "des hommes ont parlé de la part de Dieu", c'est-à-dire que des hommes qui étaient mus par le Saint-Esprit ont parlé des messages qu'ils avaient reçus de Dieu. Les hommes qui sont mus par le Saint-Esprit seront des hommes saints, des hommes de Dieu. Quelle que soit la lecture adoptée, le sens est pratiquement le même.

Mû. Gr. pherÅÂ, utilisé ici au sens passif, " être transporté ", " être porté ", avec une suggestion, peut-être, de vitesse ou de force, comme par le vent. Dans Actes 27:15, 17, le mot est utilisé pour la conduite d'un navire face au vent, et dans Actes 2:2 pour un vent puissant et impétueux lorsque le Saint-Esprit est descendu sur les croyants à la Pentecôte. Ici, l'utilisation de pherÅÂ implique que les prophètes étaient portés par l'Esprit comme un navire est porté par le vent. Ils étaient entièrement motivés par l'Esprit.

Saint-Esprit. Ou, Esprit Saint (voir sur Matt. 1:18). C'est la seule référence directe à l'Esprit dans cette épître.



Ellen G. White


21 (2 Timothée 3:16). Inspiration des écrivains de la Bible—Dieu a confié la préparation de sa Parole divinement inspirée à l’être humain limité. Cette Parole, organisée en livres, l’Ancien et le Nouveau Testament, est le guide destiné aux habitants d’un monde déchu ; elle leur a été léguée afin qu’en étudiant et en suivant ses directives, aucune âme ne perde son chemin vers le ciel.

Seventh-day Adventist Bible Commentary — Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs. Review and Herald Publishing Association · tous droits réservés