Seventh-day Adventist Bible Commentary1 Pierre 5

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

Lire 1 Pierre 5 dans la Bible

1 Pierre 5:1

1. Anciens. Gr. presbuteroi (voir Vol. VI, p. 26 ; voir sur Actes 11:30). Après s'être adressé aux membres de l'Église en général, Pierre conseille maintenant ceux qui ont la charge immédiate du troupeau de Dieu (voir vs. 3, 4).

J'exhorte. Gr. parakaleÅÂ," appeler ", " exhorter ", " encourager ", " supplier " (voir sur Matt. 5:4). Pierre conseille ses collègues anciens en tant qu'ami attentif, et non en tant que seigneur " sur l'héritage de Dieu "(1 Pierre 5:3; cf. Mt 16:18).

Moi aussi, je suis un ancien. Pierre ne fait ici aucune allusion à la primauté. Il se contente de revendiquer le même titre que celui qu'il vient d'appliquer aux officiers supérieurs de l'Église. Le fait qu'il était connu de ses lecteurs peut être déduit de l'emploi de l'article défini "le compagnon ancien".

Témoin. Gr. martus (voir sur Actes 1:8). Pour le témoignage personnel de Pierre à l'égard du Christ, voir 2 Pierre 1:16-18; cf. 1Jean 1:1, 2. Bien que Pierre ait revendiqué l'égalité avec les autres anciens en ce qui concerne la fonction, il occupait une position unique parmi eux du fait qu'il était un témoin oculaire de la vie et de la mort du Christ(cf. Actes 5:32). Les dernières scènes de la vie du Sauveur étaient pour lui un souvenir vivant et omniprésent. Voir Luc 24:48.

Souffrances du Christ. Voir ch. 2:21.

Participant. Gr. koinÅÂnos, " celui qui partage ", " partenaire "(cf. ch. 1:4). Pierre parle avec confiance de l'accomplissement d'un événement encore futur, comme s'il jouissait déjà de ses bienfaits. Il s'appuyait sur des promesses telles que celles mentionnées dans Matt. 19:28; Jean 13:36. Pour la compréhension par l'apôtre de son propre avenir immédiat, comparez avec 2 Pierre 1:14.

Gloire. Gr. doxa (voir sur Rom. 3:23).

Sera révélé. Littéralement, "est sur le point d'être révélée" (voir sur 1 Pierre 4:7cf. sur Rom. 8:18).



Ellen G. White


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1 Pierre 5:2

2. Nourrir. Gr. poimainÅÂ,"paître", "soigner", incluant non seulement l'acte de nourrir mais aussi tous les soins qu'un berger doit donner à ses brebis. En ce qui concerne les devoirs d'un berger, voir Actes 20:28; comparer avec 1 Pierre 5:4. Pierre transmet ici le commandement qu'il a lui-même reçu du Christ (voir sur Jean 21:16).

Troupeau. Gr. poimnÄ(cf. poimainÅÂ, ci-dessus). Parce qu'il s'agit du troupeau de Dieu, les anciens doivent en prendre soin encore plus fidèlement que s'il leur appartenait. Le responsable d'église consciencieux considérera toujours les membres de l'église comme appartenant au Seigneur et répondra à leurs besoins en conséquence. Comparez l'insistance du Christ sur le fait que les brebis lui appartiennent(Jean 10:14; 21:15).

Prendre en charge la surveillance. Gr. episkopeÅÂ,"inspecter", "surveiller", de la même racine que episkopos, "surveillant", qui est traduit quatre fois par "évêque" dans le NT (voir Vol. VI, p. 26 ; voir sur Actes 20:28cf. 1 Pierre 2:25). Des preuves textuelles importantes peuvent être citées(cf. p. 10) en faveur de l'omission de l'expression " prendre le contrôle ", mais le contexte tend à favoriser son maintien. Pierre attend des anciens, en tant que bergers fidèles, qu'ils assurent la sécurité, la subsistance et la croissance du troupeau.

Par contrainte. Gr. anagkastÅÂs, "de force", "par contrainte", un mot utilisé pour l'intimidation des esclaves, l'enrôlement forcé des soldats et la contrainte par la torture. Pierre voulait que les anciens de l'Église s'acquittent de leurs tâches avec joie, et non pas comme si ces tâches étaient un fardeau ou une contrainte qui leur avait été imposée contre leur gré.

Volontairement. Une preuve textuelle importante peut être citée(cf. p. 10) pour l'ajout des mots kata theon, " selon Dieu ". L'expression signifierait alors " selon la volonté de Dieu ". Le service des anciens devait être donné volontairement, car c'est le seul type de service que Dieu accepte(cf. sur 2 Cor. 9:7).

L'argent sale. Il n'est pas possible de déterminer à partir de cette déclaration si les anciens recevaient une rémunération pour leurs services. Quoi qu'il en soit, les anciens ne doivent pas exercer leurs fonctions en ayant pour objectif le "lucre sale" : "Le travailleur mérite sa récompense" (cf 1 Tim. 5:18), mais sa récompense n'est qu'un sous-produit du service qu'il rend. Le service de l'Église ne doit jamais devenir un moyen d'enrichissement personnel(cf. 1 Tim. 3:8).

Avec empressement. Le vrai berger n'est pas seulement disposé à faire son devoir, mais il est impatient de le faire. De même, les travailleurs consacrés serviront le Seigneur indépendamment de toute récompense pécuniaire.



Ellen G. White


2, 3 (Actes 20:28). Un vaste champ pour les dirigeants de l’Église—Dieu n’est pas glorifié par les dirigeants de l’Église qui cherchent à pousser les brebis. Non, non. « Faites paître le troupeau de Dieu qui est parmi vous, en prenant soin de lui, non par contrainte, mais volontairement ; non pour un gain sordide, mais avec empressement ; non comme dominant sur l’héritage de Dieu, mais en étant des modèles pour le troupeau. » Il y a un vaste champ d’action pour les anciens et les auxiliaires dans chaque Église. Ils doivent nourrir le troupeau de Dieu d’une nourriture pure, soigneusement vannée pour la débarrasser de la paille, ce mélange empoisonné d’erreur. Vous qui avez un rôle quelconque à jouer dans l’Église de Dieu, veillez à agir avec sagesse en nourrissant le troupeau de Dieu ; car sa prospérité dépend largement de la qualité de cette nourriture (Manuscript 59, 1900).

1 Pierre 5:3

3. Être des seigneurs. Les fonctions ecclésiastiques ne justifient pas des mesures dictatoriales. La nomination à un poste de direction, quel qu'il soit, doit être considérée comme une occasion de servir, et non comme une invitation à exercer l'autorité. Pierre recommande aux anciens de ne pas céder à cette tentation, mais d'être exemplaires dans toute leur conduite(cf. Tite 1:7).

Héritage. Gr. klÄroi, " lots ", d'où " ce qui est obtenu par tirage au sort ", utilisé ici dans le sens de " charge attribuée "(cf. Ac 1, 17). Le mot " de Dieu " n'apparaît pas dans le texte grec. L'accent de Pierre est clairement mis sur l'" héritage " comme étant ce qui est devenu la responsabilité des anciens. L'emploi du pluriel (en grec) désigne probablement des communautés chrétiennes séparées et isolées les unes des autres. Chaque communauté était sans doute placée sous la responsabilité d'un ancien, qui devait servir les croyants, non pas comme un tyran, mais comme un tendre berger de brebis dans le besoin.

Échantillons. Gr. tupoi, " copies ", " modèles ", " types " Pour un commentaire sur la forme singulière, tupos, voir sur Rom. 5:14. Comparez l'utilisation de tupos par Paul dans 1 Thess. 1:7; 2 Thess. 3:9; 1 Tim. 4:12; Tite 2:7. Les anciens devaient être des chrétiens modèles, de véritables représentants de la foi que les autres croyants pouvaient imiter en toute sécurité.



Ellen G. White


(1 Pierre 5:3.) Les hommes ne doivent pas dominer les autres—Que ceux qui occupent des postes de confiance se débarrassent de l’esprit impitoyable qui offense si grandement Dieu. La justice et le jugement sont le fondement de Son trône. Que personne ne suppose que Dieu a donné aux hommes le pouvoir de gouverner leurs semblables. Il n’acceptera le service d’aucun homme qui blesse et décourage l’héritage du Christ. Le moment est venu pour chacun de s’examiner et de faire ses preuves, afin de voir s’il est dans la foi. Examinez attentivement les motifs qui vous poussent à agir. Nous sommes engagés dans l’œuvre du Très-Haut. Ne tissons pas dans la trame de notre œuvre un seul fil d’égoïsme. Élevons-nous à un niveau supérieur dans notre expérience quotidienne. Dieu ne s’accommodera des péchés d’aucun homme (Manuscript 42, 1901).
3. Voir les commentaires d’EGW sur Psaume 89:14.

1 Pierre 5:4

4. Berger en chef. Gr. archipoimÄn, "chef des bergers" ou "premier berger", composé de archi, un préfixe dénotant "chef", ou "haut", ou "premier", et de poimÄn, "berger"(cf. on v. 2). Le titre de "chef des bergers" n'apparaît qu'ici dans le NT, en référence au Christ(cf. sur Isa. 40:11; Jean 10:2, 11; 1 Pierre 2:25). Pierre se considère, ainsi que les anciens, comme les bergers du troupeau, mais il considère Jésus comme le berger suprême, qui prend soin à la fois des sous-bergers et des brebis. Voir aussi Jean 10:1-16; cf. Luc 15:1-7.

Apparaîtra. L'apôtre, bien qu'il s'attende lui-même à mourir avant le retour du Christ (cf. Jean 21.18, 19; 2 Pierre 1.14), avait les yeux fixés sur cet événement glorieux et le présentait aux anciens pour les encourager.

Recevoir. La Bible n'exclut nullement l'idée d'une récompense pour le service chrétien, mais la mentionne comme un encouragement à la fidélité(cf. Mt 5.12; 2 Co 4.17; 2 Tm 4.8).

Couronne. Gr. stephanos, " couronne " ou " chapelet ", comme celle que l'on donnait aux vainqueurs des jeux athlétiques (voir sur 2 Tim. 4:8; Apoc. 2:10). Les anciens fidèles auront part à une gloire qui sera comme une couronne sur leur tête(cf. Rom. 8:18).

Ne se fane pas. Gr. amarantinos, " composé d'amarante ", l'amarante étant une fleur dite éternelle. Au ch. 1:4, Pierre utilise le mot apparenté amarantos (voir le commentaire), soulignant dans les deux cas la nature éternelle de la récompense.

1 Pierre 5:5

5. De même. De même que les anciens devaient être sous la direction du Christ, de même les jeunes chrétiens devaient être sous la direction des anciens.

Plus jeunes. Il s'agit probablement des jeunes membres des diverses congrégations auxquelles Pierre écrit.

Soumettez-vous. Gr. hupotassÅÂ (voir sur Rom. 13:1). Les "jeunes" doivent respecter l'expérience et le jugement des "anciens".

À l'ancien. Littéralement, " aux anciens ", probablement ici en référence à l'âge plutôt qu'à la fonction(cf. 1Tim. 5:1, 17), bien que l'injonction de Pierre s'applique bien sûr avec une force particulière aux " anciens " officiels. Les jeunes doivent respecter ceux qui sont mûrs en âge et en expérience et tenir compte de leurs conseils.

Oui, tous. L'apôtre s'adresse maintenant à l'ensemble des croyants.

Soyez soumis. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 10) l'omission de ces mots. La clause peut donc être rendue littéralement : " oui, soyez tous revêtus d'humilité les uns envers les autres ".

Revêtus. Gr. egkomboomai, " se vêtir ", comme un esclave attachait son tablier(egkombÅÂma), ce qui était considéré comme un signe de sa servitude et le désignait comme quelqu'un dont le devoir était de répondre aux désirs des autres. Dans leurs relations mutuelles, les chrétiens doivent se revêtir d'humilité comme un esclave se revêt de son tablier. Comme l'Église serait paisible si tous ses membres suivaient le conseil de l'apôtre !

L'humilité. Gr. tapeinophrosunÄ (voir sur Eph. 4:2; Phil. 2:3).

Résiste. Gr. antitassÅÂ," se battre contre " Dieu a horreur de l'orgueil. Pierre cite ici la LXX de Prov. 3:34, comme le fait Jacques au ch. 4:6 (voir le commentaire). Il y a d'autres similitudes entre le message de Pierre à ce stade et celui de Jacques(cf. 1 Pierre 5:5-8; Jacques 4:6-10).

Les orgueilleux. Ou "les hautains", "les arrogants".

1 Pierre 5:6

6. Humiliez vous. Gr. tapeinoÅÂ (voir sur 2 Cor. 12:21). Au v. 5, Pierre traite de la relation qui doit exister entre les autres croyants, et au v. 6 de celle qui existe entre le croyant et son Dieu

Main puissante. Cette expression apparaît fréquemment dans l'Ancien Testament, à la fois en référence à la délivrance de Dieu de son peuple d'Égypte et au rassemblement du reste des pays où il avait été dispersé(Ex. 3:19; Deut. 3:24; Ez. 20:34; etc.). Parce qu'il sert un Dieu puissant, le chrétien peut se permettre d'agir humblement en toutes circonstances, d'autant plus que Dieu "résiste aux orgueilleux"(1 Pierre 5:5)

Exalter. Dieu promet d'honorer ceux qui s'humilient volontairement à cause de Lui(cf. sur Luc 14:11; Jacques 4:10)

En temps voulu. Gr. en kairÅÂ, littéralement, "au moment opportun". Pour un commentaire sur kairos (nominatif de kairÅÂ) voir sur Marc 1:15Actes 1:7. On peut citer des preuves textuelles(cf. p. 10) de l'ajout des mots " de la visite ", qui apparaissent dans 1 Pierre 2,12. Pierre attend ici le point culminant de l'histoire du monde, lorsque les saints qui ont persévéré recevront leur récompense éternelle



Ellen G. White


6. Voir les commentaires d’EGW sur Jacques 4:10.

1 Pierre 5:7

Rejeter. Ou « jeter », « placer ». La forme du verbe grec implique que l’acte est accompli une fois pour toutes. L’apôtre cite ici Ps. 55:22 (voir le commentaire à cet endroit). Souci. Gr. merimna, « anxiété ». Pour le verbe apparenté merimnaō, « être anxieux à propos de [quelque chose] », voir le commentaire sur Matt. 6:25. En grec, l’expression « tous vos soucis » est emphatique. Celui qui remet toute son anxiété à Dieu résout complètement le problème du souci, qui affaiblit tant de chrétiens. Sur lui. C’est-à-dire sur Dieu (voir v. 5, 6). Car il prend soin de vous. Littéralement, « parce que vous êtes pour lui un sujet de souci », c’est-à-dire que Dieu se préoccupe profondément du bien-être du chrétien (voir le commentaire sur Matt. 10:29, 30 ; Luc

21:18). Cette assurance a dû être particulièrement bienvenue pour ceux qui affrontaient une persécution acharnée ; en vérité, elle est une source de réconfort pour tous les chrétiens en tout temps.

1 Pierre 5:8

8. Sobre. Gr. nÄphÅÂ (voir sur 1 Thess. 5:61 Pierre 1:13; cf. sur 1 Pierre 4:7, où un verbe grec différent est utilisé)

Vigilant. Gr. grÄgoreÅÂ (voir sur 1 Thess. 5:6où ce mot est traduit par "veiller"). La gravité de l'époque et les difficultés qui abondent amènent Pierre à exiger de chaque chrétien une stricte autodiscipline

Adversaire. Gr. antidikos, " un adversaire dans un procès ", donc " un ennemi " Le grec emploie l'article défini, ce qui implique que l'identité de l'ennemi du chrétien est bien connue - il est l' adversaire

Diable. Gr. diabolos (voir sur Matt. 4:1Eph. 4:27). Derrière toutes les persécutions dont souffrent ses lecteurs, Pierre voit l'ennemi juré, Satan(cf. Job 1,7)

Comme un lion rugissant. Littéralement, "comme un lion rugissant", c'est-à-dire comme un lion affamé qui rugit pour effrayer et attraper sa proie - une figure appropriée du diable, qui, par la persécution, cherchait à effrayer les chrétiens, et ainsi à les forcer à l'apostasie

Il se promène. C'est-à-dire qu'il cherche divers moyens d'accaparer sa proie. Pierre a peut-être pensé à Job 1:7, où Satan est décrit comme "marchant de long en large" sur la terre

Il cherche. Aucun lion n'attend que sa proie entre dans sa tanière, et Satan ne se contente pas d'attendre que ses victimes tombent dans ses pièges. Il erre en liberté pour trouver et traquer ceux qu'il veut attraper

Dévorer. Comme le lion dévore la chair de sa proie, le diable arrache ses victimes du sein de l'Église et les engloutit

1 Pierre 5:9

Résister. Gr. anthistēmi, « tenir ferme face à », plutôt que « résister », pour lequel un autre verbe est employé au v. 5. Comparer le commentaire sur Actes 18:6; Rom. 13:2, où anthistēmi est traduit par « s’opposer », « résister ». Pierre exhorte le croyant à tenir fermement face au diable, sans permettre à l’adversaire de remporter la victoire (voir le commentaire sur Jacques 4:7). Fermes. Gr. stereoi, « solides », « durs », « fermes » (voir le commentaire sur 2 Tim. 2:19). L’apôtre veut que nous présentions une résistance solide, semblable à un rocher, aux attaques du diable contre notre foi. Une attitude lâche n’apportera pas la victoire, mais une position courageuse repoussera l’ennemi. Dans la foi. Le grec peut aussi être traduit par « fermes dans votre foi ». Pour le concept de « foi » comme ensemble de croyances, comparer le commentaire sur Actes 6:7; Rom. 1:5. Une autre interprétation possible est « par la foi », c’est-à-dire en accord avec la foi dont les lecteurs de Pierre ont déjà fait preuve (voir 1 Pierre 1:5, 7, 9, 21). Les deux interprétations peuvent être réunies dans l’idée que le chrétien fidèle, s’il est solidement enraciné dans ses croyances, est bien équipé pour résister aux assauts du diable. Sachant que. Ou « sachant comment ». Les mêmes souffrances. Littéralement, « les mêmes choses de souffrances ». Le sens exact peut être : « le même tribut de souffrance est payé ». Accompli. Gr. epiteleō, traduit par « achever » dans 2 Cor. 7:1, mais employé en grec classique au sens de « payer intégralement », sens qui pourrait très bien être voulu ici. Frères. Plus exactement, « fraternité », comme au chap. 2:17.

Dans le monde. Cela doit signifier « dans d’autres parties du monde », puisque les lecteurs de Pierre vivaient eux-mêmes dans le même monde hostile que leurs frères. Pour le commentaire sur « monde » (kosmos), voir le commentaire sur 1 Jean 2:15. Le passage complet, « sachant que… dans le monde », est hérissé de difficultés grammaticales, mais deux interprétations sont possibles : (1) sachant que le même tribut de souffrance est payé par la fraternité dans d’autres parties du monde, ou (2) sachant comment payer le même tribut de souffrance que la fraternité dans d’autres parties du monde.

1 Pierre 5:10

Le Dieu de toute grâce. Ou plutôt, « le Dieu de toute grâce ». Le Père est la source de toute qualité bonne (cf. Jacques 1:17; 1 Pierre 4:10). La référence à Dieu s’oppose à « votre adversaire », qui est le sujet principal du chapitre 5:8, 9. L’apôtre a averti ses lecteurs des activités du diable, mais il leur rappelle maintenant que Dieu ne les a pas laissés à leurs propres ressources humaines. Qui vous a appelés. Ou « qui a appelés », en référence à l’invitation donnée par le message de l’Évangile, ou, dans un sens plus large, à l’appel originel de Dieu implicite dans le plan du salut (voir Rom. 8:28–30; 1 Thess. 5:23, 24). Nous. Les données textuelles favorisent (cf. p. 10) la leçon « vous ». Sa gloire éternelle. Voir Rom. 8:30 ; cf. Jean 12:28; 17:22. Par Jésus-Christ. Littéralement, « en Jésus-Christ ». Les données textuelles favorisent (cf. p. 10) l’omission du nom « Jésus ». Dieu nous appelle par l’intermédiaire de son Fils (cf. 2 Cor. 5:17). Certains commentateurs préfèrent rattacher les mots « en Christ » à l’expression « gloire éternelle », estimant que Pierre parle de la gloire éternelle révélée en Christ. Après que vous aurez souffert. C’est-à-dire après avoir connu l’« épreuve ardente » imminente (chapitre 4:12). Pierre ne minimise pas la souffrance présente, mais regarde au-delà d’elle (cf. Héb. 12:2). Le Nouveau Testament reconnaît pleinement la perspective de la souffrance (Matthieu 5:10–12; 10:17, 18; Rom. 8:17, 36; 2 Tim. 2:12). Un certain temps. Ou « un peu de temps » (voir Apoc. 12:12). Bien que la persécution puisse sembler interminable au moment où elle est vécue, sa durée est brève à la lumière de l’éternité, et le chrétien peut apprendre à la considérer dans cette perspective (cf. 2 Cor. 4:17). Vous rendre parfaits. Les données textuelles favorisent (cf. p. 10) la leçon « perfectionnera », qui omet le mot « vous » (voir Matthieu 5:48). Le verbe traduit par « perfectionner » (katartizō) est rendu ailleurs par « réparer », « remettre en état » (Matthieu 4:21; Marc 1:19), « façonner », c’est-à-dire mettre en ordre, arranger (Héb. 11:3), mais il est ici employé dans un sens éthique : « équiper complètement ». Dieu lui-même (le grec est ainsi emphatique) donnera au chrétien les moyens de supporter toutes les attaques que Satan pourra porter contre lui. Affermir. Gr. stērizō (voir Rom. 16:25 ; cf. Rom. 1:11; 2 Thess. 2:17; 3:3). Fortifier. Voir Éph. 3:16; Phil. 4:13; 2 Tim. 4:17 ; voir 1 Tim. 1:12. Établir. Gr. themelioō, « poser les fondations », de themelios, « fondation », et donc « rendre stable ». Dans ce verset, Pierre souligne le fait que Dieu donnera au croyant tout ce qui est nécessaire pour résister au diable et à ses agents humains, les persécuteurs.

1 Pierre 5:11

À lui soient. Ou « à lui est ». Comparez les doxologies de Rom. 16:27; Phil. 4:20; 1 Tim. 6:16; 1 Pierre 4:11; 2 Pierre 3:18; Jude 25. Gloire. Littéralement, « la gloire ». Pour un commentaire sur « gloire » (doxa), voir Jean 1:14; Rom. 3:23. On peut également citer des données textuelles importantes (cf. p. 10) en faveur de l’omission des

mots « gloire et », ne laissant que « domination » dans cette doxologie. Comparez « louange » associée à « domination » dans 1 Pierre 4:11. Domination. Littéralement, « la domination ». Pour toujours et à jamais. Voir Apoc. 1:6.

1 Pierre 5:12

12. Par Silvanus. L'épître a été écrite de la main de Silvanus, qui pourrait avoir été à la fois le secrétaire de Pierre et le porteur de l'épître (voir p. 547). La comparaison entre Actes 18:5 et 2 Corinthiens 1:19 confirme l'idée que Silvain est une autre forme du nom de Silas. La raison de cette différence de forme n'a pas encore été expliquée de manière concluante, mais il est possible que Silas soit la forme hébraïque et Silvanus la forme romaine du nom. Il est donc possible que le secrétaire de Pierre ait été le Silas qui a accompagné Paul lors de son deuxième voyage missionnaire.

Silas semble avoir été un chrétien juif de haut rang dans l'Église de Jérusalem, convaincu de la nécessité d'évangéliser les païens. Il fut un compagnon fidèle de Paul, tant dans la prospérité que dans l'adversité (voir Actes 15:22, 40, 41; 16:19, 37; 17:10, 14; 18:5; 1 Thess. 1:1). Si, comme on le suppose généralement, la première épître de Pierre a été écrite de Rome (voir p. 548), Silas a pu y rejoindre Pierre à un moment donné après avoir travaillé avec Paul à Corinthe(Actes 18:5).

On a suggéré que Pierre avait rédigé lui-même la fin de la lettre(cf. Gal. 6:11; 2 Thess. 3:17).

Un frère fidèle. On peut déduire de l'article défini que Silvanus était déjà bien connu des croyants et qu'il a donc pu exercer un ministère personnel auprès d'eux en Asie Mineure (voir ch. 1:1). L'article peut également être interprété dans un sens possessif, " notre ", ce qui implique que Pierre recommande Silvain à ses lecteurs, plutôt que de souligner une qualité déjà connue d'eux.

Pour vous. Cette phrase peut être comprise comme modifiant "par Silvain" - "par Silvain pour vous". L'épître a été rédigée, et peut-être délivrée, par Silvain.

Comme je le suppose. Ou encore, " comme je l'estime " ou " comme je le considère ". Cette clause soutient le rendu suggéré ci-dessus - " notre frère ". Pierre voulait que ses lecteurs connaissent la valeur qu'il accordait lui-même à Silvain, afin qu'ils puissent eux aussi le tenir en haute estime. Comparez la recommandation de Paul à l'égard de Tychique(Eph. 6:21).

J'ai écrit. C'est-à-dire dans cette épître.

Brièvement. L'apôtre avait plus de choses à dire qu'il ne pouvait en exprimer dans cette brève lettre. Peut-être Silvère devait-il compléter les instructions écrites par des conseils oraux lorsqu'il arriverait parmi les croyants d'Asie Mineure.

Exhorter. C'est ce que Pierre avait fidèlement fait tout au long de l'épître(ch. 1:7, 13; 2:1, 2, 11; 3:1; 4:1; 5:1).

Témoigner. C'est-à-dire témoigner, ou rendre témoignage (voir v. 1).

Cette ... grâce de Dieu. Au ch. 1:10, Pierre utilise le mot " grâce " en référence au message de l'Évangile. Il l'emploie ici dans un sens similaire pour souligner que l'évangile qu'il a soutenu tout au long de son épître est le véritable message de la grâce de Dieu.

Où vous vous tenez. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 10) la lecture " où vous vous tenez ", comme un impératif, exhortant les lecteurs à tenir fermement dans l'évangile qu'ils ont reçu.

1 Pierre 5:13

13. L'Église. La clause se lit littéralement : "celle qui est à Babylone vous salue" Le mot "église" a été fourni par les traducteurs, bien que des preuves textuelles importantes puissent également être citées(cf. p. 10). Que Pierre se réfère ici à une femme chrétienne honorable, peut-être sa femme, qui l'a accompagné dans ses voyages (voir sur 1 Cor. 9:5), ou à l'Église chrétienne " à Babylone ", n'est pas certain. La plupart des commentateurs préfèrent cette dernière explication.

Babylone. Rien ne permet d'affirmer que Pierre ait jamais travaillé dans la Babylone littérale. En revanche, la tradition situe ses derniers travaux et sa mort violente à Rome(cf. AA 537, 538). On sait que les premiers chrétiens utilisaient souvent le titre cryptique de "Babylone" lorsqu'ils parlaient de la capitale romaine, afin d'éviter des représailles politiques (cf Apocalypse 14:8). Les commentateurs s'accordent généralement à dire que Pierre utilise ici le terme Babylone pour faire une référence voilée à Rome.

Élus ensemble. Les croyants de Rome ont été "choisis avec" les croyants d'Asie Mineure, à qui Pierre a écrit (voir sur le ch. 1:1, 2). Pour un commentaire sur l'élection des chrétiens, voir Rom. 8:33.

Marcus mon fils. Marcus, un nom latin ; en grec, Markos; en anglais, Mark. Voir Vol. V, pp. 563, 564. Certains soutiennent que Marc était le fils réel de Pierre, et voient dans ce verset une simple référence au statut marié de Pierre. Cependant, la majorité des commentateurs interprètent "mon fils" de manière métaphorique, le considérant comme le fils spirituel de Pierre et son compagnon dans le ministère ultérieur de l'apôtre. Comparez les références similaires de Paul à Timothée et Tite dans 1 Tim. 1:2; Tite 1:4.

1 Pierre 5:14

14. Greet. Gr. aspazomai (voir sur Rom. 16:3). Le même mot est traduit par "saluer" dans 1 Pierre 5:13.

Baiser de charité. C'est-à-dire un baiser d'amour. Comparez le langage de Paul (voir sur Rom. 16:16; 1 Cor. 16:20; 2 Cor. 13:12).

Jésus. On peut citer des preuves textuelles importantes(cf. p. 10) pour l'omission de ce mot. Pierre utilise le terme " paix " là où Paul parle habituellement de " grâce "(cf. Rm 16,24; 1 Co 16,23; Ep 6,24; etc.). Il est douteux que les mots "en Christ" aient eu pour Pierre la même signification théologique que pour Paul(cf. 2 Cor. 5:17). Pour Pierre, être "en Christ" semble être synonyme d'être chrétien.

Amen. Des preuves textuelles importantes peuvent être citées(cf. p. 10) pour l'omission de ce mot. Comparer avec 2 Pierre 3:18.

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