Tyndale Open Study NotesMatthieu 26
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Lire Matthieu 26 dans la BibleMatthieu 26:3
La résidence de Caïphe, le grand-prêtre, se trouvait près du Temple dans la Ville Haute de Jérusalem. Comme ce n'était pas le lieu de réunion habituel, cette assemblée était ad hoc, urgente et probablement secrète. La chambre du conseil, lieu de réunion traditionnel du Sanhédrin, se trouvait soit à l'extrémité sud de la Cour des Israélites dans le Temple, soit sur le bord ouest de la colline du Temple. • Joseph Caïphe, gendre d'Anne (voir Jn 18:13), fut grand-prêtre de 18 à 36 apr. J.-C. (Jn 11:49). Il s'agit du plus long mandat d'un grand-prêtre depuis le règne d'Hérode jusqu'en 70 apr. J.-C. Son beau-père, Anne, avait été destitué mais continuait d'être appelé grand-prêtre (voir Lc 3:2; Jn 18:13, 19–24).
Matthieu 26:5
Matthieu 26:6-13
Une onction similaire a eu lieu plus tôt en Galilée (Lc 7:36–50). L'insertion de l'épisode à ce moment précis par Matthieu (cf. Jn 12:1–8) crée un contraste marqué entre les complots meurtriers des dirigeants juifs (Mt 26:3–5), la trahison de Judas (26:14–16) et les actions louables de la femme.
Matthieu 26:6
Matthieu 26:7
La vase de parfum cher était un huile d'onction funéraire (voir Mc 16:1; Lc 23:56–24:1; Jn 12:1–7; 19:38–42) faite de nard, cultivé en Inde. Ce vase de parfum valait presque une année de salaire (Jean 12:5).
Matthieu 26:8
Jn 12:4 indique que Judas Iscariot a incité l'indignation des disciples.
Matthieu 26:12
On ne sait pas vraiment si la femme a pleinement compris la signification de ses actions. En plus de la préparation pour l'inhumation, l'onction révèle Jésus en tant que roi (1 Sam 10:1; 2 Rois 9:6) et prêtre (Exode 29:7).
Matthieu 26:14-16
Judas s'est vendu aux autorités (voir aussi Jn 11:57), l'a caché (Mt 26:25), puis les a amenées à Jésus au moment approprié pour qu'elles puissent mettre en œuvre leurs plans (26:47–56; voir Jean 18:2). Plus tard, Judas a été accablé par la culpabilité et s'est suicidé (Mt 27:3–10; voir Ac 1:15–22). Judas était apparemment connu pour sa cupidité (Mt 26:14–15; Jn 12:4–6; 13:29). Il est également possible qu'il ait été motivé par la déception quant à la nature du règne de Jésus en tant que Messie, par sa propre humiliation lors de l'onction de Jésus (voir Jn 12:1–8), ou du ressentiment envers le leadership des apôtres galiléens, Pierre, Jacques et Jean. Quelle que soit sa motivation, la trahison de Judas faisait partie du plan souverain de Dieu (Ac 1:16–17).
Matthieu 26:18
Le Messie va maintenant accomplir l'œuvre pour laquelle il a été mandaté, mourir pour les péchés du monde.
Matthieu 26:23
Il était de coutume que chaque personne trempe sa nourriture dans un bol commun, qui contenait probablement des herbes aromatiques et de la purée de fruits. Partager un repas était un signe d'amitié et de confiance, rendant la présence d'un traître d'autant plus étonnante (26:21; mais voir Jn 13:26).
Matthieu 26:24
Jésus faisait peut-être référence à Ésaïe 53:7–9 ou à la thématique du Messie souffrant présent plus largement dans l'Ancien Testament. Ce verset combine la volonté souveraine de Dieu avec la responsabilité humaine.
Matthieu 26:25
Judas appellait Jésus "Rabbi", tandis que les autres disciples disaient "Seigneur" (26.22). • Cette déclaration énigmatique de Jésus confirmait Judas comme étant le traître.
Matthieu 26:26-29
La Cène tire son sens en partie de la Pâque juive (voir Ex 12). Les étapes de la liturgie de la Pâque juive sont : (1) la bénédiction festive ; (2) la consommation de la première coupe (voir Lc 22.17–18) ; (3) la consommation des herbes amères (voir Mt 26.23 et la note d'étude correspondante) ; (4) la consommation du pain sans levain (26.26 ; Mc 14.22) ; (5) le mélange de la deuxième coupe ; (6) la lecture du haggadah de la Pâque (Exode 12) ; (7) le chant de la première partie du hallel (Ps 113–114 ; voir la note d'étude sur Psaumes 113–118) ; (8) la consommation de la deuxième coupe ; (9) la bénédiction et la consommation du pain sans levain (Mt 26.26 ; Mc 14.22 ; Lc 22.19) ; (10) la consommation de l'agneau pascal ; (11) la consommation de la troisième coupe (Mt 26.27–28 ; Mc 14.23–24 ; Lc 22.20) ; (12) la consommation de la quatrième coupe (voir Mt 26.29[?] ; Mc 14.25[?]) ; (13) le partage d'un temps de communion ; (14) le chant de la deuxième partie du hallel (Ps 115–118 ; voir Mt 26.30). Aucun récit de la Cène dans le Nouveau Testament n'inclut tous les aspects d'une Pâque juive typique. Cependant, les aspects les plus importants de la Pâque qui ont donné un sens à la célébration chrétienne primitive de la Sainte Cène sont présents (voir 1Co 11.23–25). Jésus, l'Agneau de Dieu, est l'agneau pascal définitif et le sacrifice parfait pour le péché. • Depuis la Réforme, il y a trois interprétations dominantes des déclarations de Jésus concernant le pain et le vin : (1) le pain et le vin se transforment et deviennent le corps et le sang réels de Jésus-Christ (transsubstantiation) ; (2) le Christ est compris comme présent dans le sacrement d'une manière mystérieuse mais réelle que les êtres humains ne peuvent véritablement s'expliquer (présence réelle) ; (3) le pain et le vin symbolisent le corps et le sang du Christ, et le participant est béni par l'Esprit Saint au moyen de la foi (symbolisme).
Matthieu 26:26
Le pain sans levain de la Pâque (Ex 12.18) était également appelé le “pain de la souffrance” (Dt 16.3), faisant référence aux épreuves en Égypte. • La bénédiction traditionnelle prononcée avant de partager le pain lors du repas de la Pâque correspondait approximativement à la traduction suivante : “Béni sois-tu, Ô Seigneur notre Dieu, Roi de l'univers, qui de la terre nous fait produire le pain.”
Matthieu 26:27
La bénédiction traditionnelle pour la coupe de la Pâque pourrait se traduire de la façon suivante : "Béni sois-tu, ô Seigneur notre Dieu, Roi de l'univers, qui crée le fruit de la vigne." Une variante chrétienne ancienne est : "Nous te rendons grâce, ô notre Père, pour la Sainte Vigne de David, ton enfant, que tu nous as fait connaître à travers Jésus ton enfant ; gloire te soit rendue pour toujours." (Didache 9.2) • Les quatre coupes du repas de la Pâque correspondent à la promesse quadruple d'Ex 6.6–7, avec deux pour la délivrance, une pour la rédemption (voir Mt 26.27–28), et une pour la communion (voir 26.29).
Matthieu 26:28
En se servant du pain et du vin pour symboliser son corps et son sang, Jésus a institué un repas de communion pour faire mémoire de sa mort, un rite que les disciples allaient devoir renouveler d'âge en âge, pour se remémorer sa mort. • Le pain sans levain servi lors de la Pâque était un symbole de la mort de Jésus en tant qu'agneau pascal : sa mort allait en effet payer pour les péchés du monde (voir 1Co 11.24–25).
Dans le cadre de l'alliance de Dieu avec Israël, le sang de moutons ou de chèvres (Ex 12.5, 13 ; 24.8) était versé et aspergé sur les deux supports verticaux du cadre de la porte et sur le linteau lors de la Pâque (Ex 12.7). Le sang de Jésus, l'Agneau de Dieu sans péché, établit une nouvelle alliance (voir Jr 31.31). L'idée de l'alliance comporte l'engagement unilatéral de Dieu, qui accomplit le salut pour l'humanité, réalisant la promesse faite à Abraham (voir Gn 12 ; Ga 3.15–29 ; 4.12–31). • en vue du pardon des péchés de beaucoup : Jésus a versé son sang en sacrifice pour le péché (voir Jr 31.31–34 ; Mc 14.24). Certains commentateurs pensent que beaucoup se réfère uniquement au peuple élu de Dieu, tandis que d'autres affirment que beaucoup est une expression signifiant "tous" (cf. Mt 20.28).
Matthieu 26:29
Bien que l'inauguration du Royaume fasse partie du ministère de Jésus, son accomplissement final est encore attendu (voir 1Co 15.20–28; Ap 19–22). • La réalisation finale du Royaume est représentée comme un festin à l'image de la Pâque, symbolisant une éternelle communion d'amour et de paix.
Matthieu 26:30
Certains pensent que c'était le Grand Hallel (Ps 136) qu'ils ont chanté.
Matthieu 26:31
Dans Za 13.7–9, le Berger, compagnon de Dieu, est mis à mort (interpreté par Jésus comme une prédiction de sa propre mort), et un reste purifié et fidèle émerge parmi les brebis dispersées (Za 13.8–9). Dans l'immédiat, les disciples allaient être dispersés et renier toute association avec Jésus (Mt 26.34, 56, 69–75).
Matthieu 26:32
Matthieu 26:35
Alors que c'est le reniement de Pierre qui reçoit le plus d'attention aujourd'hui, tous les autres disciples ont également renié le Christ, ou ont fait de leur mieux pour éviter toute association avec lui (voir 26.56).
Matthieu 26:36-46
Matthieu 26:36
Gethsémané est le nom d'un verger d'oliviers situé à environ 250 mètres à l'est de la Porte dorée de Jérusalem. Il surplombe la vallée du Cédron au bord du mont des Oliviers. Apparemment, Jésus et ses disciples s'y rencontraient souvent (Lc 22.39–40 ; Jn 18.1–2).
Matthieu 26:37
Ces trois disciples, apparemment les leaders des apôtres, ont reçu une révélation particulière (17.1–13) et ont accompagné Jésus en cette heure difficile. • Jésus a éprouvé de l'angoisse et des tourments en pensant au plan du Père pour lui : absorber la colère de Dieu envers les humains pour leur péché (voir 27.45–46).
Matthieu 26:38
Voir Jn 12.27 à propos du chagrin du Messie ; cf. également Ps 42.5–6, 11 ; 43.5.
Matthieu 26:39
Matthieu 26:49
L'utilisation d'un signe d'affection accentue l'atrocité de la trahison de Judas.
Matthieu 26:51
Cette mention d'un des hommes qui accompagnaient Jésus fait référence à Pierre (Jn 18.26).
Matthieu 26:53
Une légion était composée d'environ 6 000 soldats. Jésus utilisait le langage militaire romain pour décrire l'aide qu'il pouvait recevoir de Dieu. Jésus n'était pas une victime impuissante ; il a consenti à sa propre arrestation.
Matthieu 26:54
Si Jésus avait résisté à son arrestation, cela aurait fait obstacle à l'accomplissement de l'œuvre de salut réalisé par Dieu (voir 16.21–23).
Matthieu 26:55
Matthieu 26:56
Il n'est pas clair à quel passage des Écritures Jésus faisait allusion – peut-être Esaïe 53, ou peut-être le thème du Messie souffrant dans l'Ancien Testament en général. • Comme Jésus l'avait prédit plus tôt ce soir-là, tous les disciples ont fini par l'abandonner (Mt 26.31–35).
Matthieu 26:57-75
Selon les évangiles, Jésus a subi cinq procès : (1) une audience informelle devant le grand prêtre Anne (Jn 18.13–24) ; (2) une audience nocturne devant le tribunal réligieux, le Sanhédrin (Mt 26.59–66) ; (3) une autre audience matinale devant le Sanhédrin (27.1–2) ; (4) une audience devant Hérode Antipas (Lc 23.6–12) ; et (5) un procès en deux étapes devant Pilate (Mt 27.11–31 ; voir Lc 23.6–12). Cela revient en fait à deux procès – un procès juif et un procès romain.
Matthieu 26:57-68
Il s'agit peut-être simplement d'une audience préliminaire officieuse avec l'objectif d'établir les accusations retenues. Les dirigeants juifs subissaient des pressions considérables pour garder cet incident secret, de peur que leurs actions ne provoquent une émeute (voir 21.26, 46 ; 26.5, 55 ; Jn 11.45–53).
Matthieu 26:58
Le choix du lieu suggère une réunion ad hoc du Tribunal réligieux, le Sanhédrin, dans la demeure du grand prêtre (26.3).
Matthieu 26:59
La conjugaison du verbe suggère une tentative prolongée, peut-être désespérée, de trouver des témoignages pouvant justifier une accusation formelle (voir Mc 14.55–56).
Matthieu 26:60
Matthieu 26:61
Cette accusation était soit un malentendu soit une distorsion délibérée de la prédiction de Jésus concernant sa mort et sa résurrection (voir Jn 2.19–21).
Matthieu 26:63
Matthieu 26:64
Cette réponse, délibérément énigmatique, est essentiellement une réponse affirmative (voir 26.5 ; 27.11) ; dans l'évangile de Marc, il est écrit : "Je le suis" (Mc 14.62). • En citant Dn 7.13, Jésus affirme qu'il est le Fils de l'homme qui sera justifié et élevé par Dieu. • Littéralement assis à la droite de la puissance ; voir Ps 110.1. Les juifs évitent de nommer directement Dieu (voir la note d'étude sur Mt 5.4). • L'évocation de sa venue sur les nuages du ciel fait référence soit à la destruction de Jérusalem en l'an 70 apr. J.-C., soit à la seconde venue de Jésus à la fin de l'histoire.
Matthieu 26:65
Caïphe a clairement compris que Jésus revendiquait l'identité de "Fils de l'homme" exalté, ce qui revenait à un blasphème contre la majesté de Dieu. Le titre de "Fils de l'homme" (Dn 7.13–14) était étroitement associé à cette majesté.
Matthieu 26:67-68
Matthieu 26:69-75
Les reniements de Pierre accomplissent la prédiction de Jésus (26.34).
Matthieu 26:73
Les juifs de Galilée avaient un accent particulier qui les différenciait des habitants de la Judée (cf. 4.13 et note d'étude correspondante).
Matthieu 26:75
Pierre est envahi de tristesse quand le chant du coq lui rappelle la prédiction de Jésus (26.34).
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Matthieu 26:2
L'ironie est que le Fils de l'Homme, qui sera juge des nations (25:31–46), doit d'abord être jugé et condamné à mort de manière injuste par des gens mauvais. La mort de Jésus était le sacrifice de Pâque définitif (voir Jn 19:31–37; 1Co 5:7).