Seventh-day Adventist Bible CommentaryNombres 1

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

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Introduction

Le quatrième livre de Moïse appelé NOMBRES INTRODUCTION 1. Titre. Le livre des Nombres constitue le quatrième livre du Pentateuque, nom donné aux cinq livres de Moïse. Le titre « Nombres » dérive du titre grec de la LXX, Arithmoi, par l’intermédiaire du latin Numeri, dont « Nombres » est la traduction. Les Hébreux appelaient ce livre Bemidbar, « dans le désert ». 2. Auteur. La croyance classique de la majorité des croyants de tous les temps est que les livres du Pentateuque sont l’œuvre de Moïse. Dans l’Exode, nous avons le récit des premières années de la vie de Moïse, suivi de son appel, de la mission divine qui lui fut confiée et de son acceptation par le peuple comme dirigeant. Dans les Nombres, il est présenté comme un dirigeant mûr. La tension et les difficultés qu’il traversa avec son peuple firent de lui un instrument particulièrement qualifié pour consigner l’histoire de ces événements. Aucun autre auteur capable d’avoir écrit le Pentateuque n’a jamais été identifié. Le nom de Moïse comme son auteur doit être maintenu. 3. Contexte historique. La valeur du livre des Nombres réside notamment dans le fait qu’il relate avec beaucoup de détails la période nomade de l’histoire d’Israël, un récit qui éveille aujourd’hui encore la foi de tout véritable croyant. Grâce à ce récit impartial, nous découvrons la vie et le destin du peuple hébreu sous Moïse. Cet auteur doué choisit ses matériaux et les organise sous l’inspiration du Saint-Esprit. Moïse fut un narrateur digne de confiance de l’histoire et du caractère du peuple hébreu, ainsi qu’un dirigeant capable qui, sous la conduite de Dieu, les amena à une unité religieuse cohérente que le temps et la détresse ne purent dissoudre. Ainsi, dans le livre des Nombres, nous avons un récit inspiré dont la crédibilité historique ne peut être rejetée à la légère. Le texte du livre a été standardisé. Il est écrit dans ce qui constitue réellement les anciens caractères hébreux et représente le texte tel qu’il existait à peu près vers 330 av. J.-C. Il semble avoir relativement peu souffert de simples erreurs de transcription. Les variantes présentes dans certains manuscrits sont peu nombreuses et sans importance particulière. Les dates que les spécialistes pourraient attribuer aux sources que Moïse aurait utilisées sous l’inspiration du Saint-Esprit ne pourraient, au mieux, être que provisoires et approximatives. 4. Thème. Les livres précédents du Pentateuque poursuivent le récit de l’histoire des ancêtres d’Israël depuis la création et continuent à travers la captivité en Égypte et l’Exode jusqu’au séjour au Sinaï, où le livre de l’Exode laisse les Israélites. Les Nombres s’ouvrent au Sinaï par le recensement des hommes adultes, ajoutent d’autres règles à celles énumérées dans le Lévitique, retracent la marche depuis le Sinaï, les pérégrinations dans le désert jusqu’à l’arrivée dans les plaines de Moab, et s’achèvent par un ensemble de règlements. C’est un livre vivant qui a nourri la vie spirituelle des hommes tout au long de l’histoire. Son objectif principal est d’exalter Jéhovah comme Dieu suprême, dans toute sa sainteté, sa majesté et sa sollicitude envers son peuple élu. Au milieu des merveilleux progrès du peuple élu se trouve la rébellion de Koré, de Dathan et d’Abiram, avec leurs motifs et leurs ambitions égoïstes. À l’arrière-plan se trouve le peuple qui murmure, manifestant un manque de patience. Sont mis en évidence Moïse, Miriam et Aaron, Balaam, les fils d’Aaron, des chefs religieux avec leurs forces et leurs faiblesses. Le récit s’achève sur la suprématie de Moïse, le chef choisi par Dieu pour son peuple. La demeure de Jéhovah au milieu de son peuple, les soins minutieux qu’il planifie pour eux dans les moindres détails, les événements poignants liés à des individus remarquables, les prêtres et les Lévites

en tant que cordon établi par Dieu afin « qu’il n’y ait pas de colère contre l’assemblée », tous ces éléments contribuent à une magnifique représentation, dans un récit vivant, de la plus profonde valeur religieuse pour l’Église aujourd’hui, un récit fondé sur le fait historique que Dieu demeurait au milieu de son peuple. 5. Plan. I. Préparation à la marche, 1:1 à 4:49 A. Organisation du camp, 1:1 à 2:34. 1. Recensement d’Israël, 1:1–46. 2. Instructions concernant les Lévites, 1:47–54. 3. Disposition des tribus dans le camp, 2:1–34. B. Organisation lévitique, 3:1 à 4:49. 1. La famille sacerdotale, 3:1–4. 2. Consécration des Lévites à la place des premiers-nés, 3:5–51. 3. Fonctions des Lévites pendant la marche, 4:1–49. II. Exposé de la législation lévitique, 5:1 à 6:27. A. Diverses prescriptions religieuses, 5:1 à 6:21. 1. Exclusion des impurs, 5:1–4. 2. Lois sur les réparations et les offrandes, 5:5–10. 3. L’épreuve de la jalousie, 5:11–31. 4. Le vœu de naziréat, 6:1–21. B. La bénédiction sacerdotale, 6:22–27. III. Érection du sanctuaire. L’incident de Kadès, 7:1 à 14:45. A. Inauguration du service du sanctuaire, 7:1 à 9:14. 1. Offrandes des princes lors de la dédicace, 7:1–88. 2. La voix dans le sanctuaire, 7:89. 3. Les lampes dans le tabernacle, 8:1–4. 4. Consécration des Lévites, 8:5–26. 5. La deuxième Pâque, 9:1–14. B. Départ du Sinaï, 9:15 à 10:36. 1. La nuée au-dessus du tabernacle, 9:15–23. 2. Les trompettes d’argent, 10:1–10. 3. L’ordre de marche, 10:11–28. 4. L’invitation adressée à Hobab, 10:29–32. 5. Le premier voyage, 10:33–36. C. Murmures et rébellion, 11:1 à 14:45. 1. Le péché à Tabeéra, 11:1–3. 2. Le péché à Kibroth-Hattaava, 11:4–35. 3. Le péché de Miriam et d’Aaron, 12:1–16. 4. Mission des espions, 13:1–33. 5. Rébellion du peuple, 14:1–45. IV. Sections de la législation lévitique, 15:1–41. A. Offrandes, 15:1–31. 1. Loi sur les holocaustes, les offrandes volontaires et les prémices, 15:1–21. 2. Loi sur les offrandes pour les fautes et les péchés commis volontairement, 15:22–31. B. Diverses prescriptions, 15:32–41. 1. Celui qui profane le sabbat, 15:32–36.

2. Loi sur les franges, 15:37–41. V. La révolte contre la prêtrise aaronique, 16:1 à 17:13. A. Rébellion de Koré et répression, 16:1–50. B. Le bâton d’Aaron qui avait bourgeonné, 17:1–13. VI. Ajouts à la Loi, 18:1 à 19:22. A. La responsabilité et les récompenses des prêtres et des Lévites, 18:1–32. B. Loi sur la génisse rousse et la souillure par la mort, 19:1–22. VII. Événements du dernier voyage, 20:1 à 22:1. A. De Kadès à la Transjordanie, 20:1 à 21:9. 1. Les eaux de la contestation, 20:1–13. 2. L’insolence d’Édom, 20:14–21. 3. La mort d’Aaron, 20:22–29. 4. Le roi d’Arad, 21:1–3. 5. Le serpent d’airain, 21:4–9. B. Approche de Canaan, 21:10 à 22:1. 1. Dernières marches et premières victoires, 21:10–32. 2. Conquête d’Og, 21:33 à 22:1. VIII. Événements dans les plaines de Moab, 22:2 à 27:23. A. L’histoire de Balaam, 22:2 à 24:25. 1. L’arrivée de Balaam, 22:2–38. 2. Les prophéties de Balaam, 22:39 à 24:25. B. Derniers événements de la vie de Moïse, 25:1 à 27:23. 1. Péché et expiation à Sittim, 25:1–18. 2. Deuxième recensement d’Israël, 26:1–65. 3. Requête des filles de Tselophchad, 27:1–11. 4. Josué succède à Moïse, 27:12–23. IX. Ajouts à la Loi, 28:1 à 30:16. A. Le cycle annuel des sacrifices, 28:1 à 29:40. B. Loi sur les vœux faits par les femmes, 30:1–16. X. Victoires à l’est du Jourdain, 31:1 à 32:42. A. Défaite de Madian, 31:1–54. B. Installation des deux tribus et demie, 32:1–42. XI. Itinéraire de Ramsès au Jourdain, 33:1–49. XII. Instructions finales, 33:50 à 36:13. A. Dispositions relatives au pays de Canaan, 33:50 à 34:29. 1. Loi concernant la possession de la Terre sainte, 33:50–56. 2. Frontières de la Terre sainte, 34:1–15. 3. Répartition des héritages, 34:16–29. B. Dispositions relatives aux villes, 35:1–34. 1. Villes pour les Lévites, 35:1–8. 2. Villes de refuge, 35:9–34. C. Le mariage des héritières, 36:1–13.

Nombres 1:1

L’Éternel parla. Moïse souligne le fait que l’Éternel lui parla dans le tabernacle, dans le désert du Sinaï, parce que les révélations ultérieures, après son érection, eurent lieu là. Les révélations précédentes avaient eu lieu sur le mont Sinaï lui-même. Celui qui rencontra Moïse était Jéhovah. Les Hébreux étaient alors dans le désert depuis près d’un an (voir Ex. 19:1; Nomb. 10:11, 12). Le tabernacle. Littéralement, « la tente de la rencontre » (voir Nomb. 3:7; 4:3; Ex. 27:21; Lév. 1:1, 3). Le lieu où Dieu rencontrait Moïse et son peuple. Le premier jour. C’était un mois après l’érection du tabernacle (Ex. 40:2, 17; Nomb. 9:1, 2).

Nombres 1:2

2. Prenez la somme. Le dénombrement et la classification des hommes étaient une mesure judicieuse pour assurer l'organisation du campement et de la marche. Le fait que le dénombrement était manifestement terminé le 20 du même mois, le jour même où Israël quitta le désert du Sinaï pour se rendre au désert de Paran(ch. 10:11), indique que c'était là son but. Il y avait déjà eu un recensement, dans le but de lever la taxe d'un demi-shekel nécessaire à l'édification du tabernacle (voir Ex. 30:12; 38:26). Ce deuxième dénombrement était moins un recensement qu'une procédure d'organisation : rassemblement des hommes en âge de servir par tribus et par unités plus petites, avec un chef(Nb. 1:4, 5) désigné pour chaque tribu.

Maison de leurs pères. Ici, le groupe est la famille. Le terme peut cependant être utilisé pour une tribu entière descendant d'un ancêtre(ch. 17:2), ou encore pour une division d'une tribu(Nombres 3:24; Ex. 6:14).

Leurs crânes. Littéralement : "leurs crânes", terme utilisé pour désigner des individus.

Nombres 1:3

3. Vingt ans. À partir de cet âge, tous les hommes d'Israël sont tenus de payer le demi-sicle du Temple(Ex. 30:14) et sont considérés comme aptes à assumer les responsabilités de la guerre.

Aaron. Aaron devait participer au dénombrement, bien que les Lévites dans leur ensemble en fussent exclus. Moïse et Aaron représentaient la plus haute autorité de la nation.

Par leurs armées. Aucune règle de ce genre n'avait été établie lors du dénombrement précédent(Ex. 30). Il s'agissait manifestement d'un recensement militaire.

Nombres 1:4

4. Un homme de chaque tribu. Des hommes ayant de l'autorité, du respect et de la dignité ont été chargés d'aider à cette tâche.

Nombres 1:5

Les noms. Les versets 5–15 contiennent une liste de 12 chefs, dont les noms réapparaissent dans les chapitres 2, 7 et 10. La plupart des noms ont une signification, comme Élitsour, « Dieu est un rocher ». Plusieurs de ces noms apparaissent dans le Nouveau Testament, parfois sous des formes légèrement différentes. Huit de ces hommes portaient des noms composés avec ’El, un titre de Dieu, mais un seul des noms de leurs pères (Déouël au v. 14) contient ’El. Cette augmentation soudaine des noms en ’El suggère un intérêt accru pour le Dieu de leurs ancêtres, alors que les chefs des Israélites attendaient la délivrance promise par Dieu (’Elohim) à Joseph (Gen. 50:24, 25).

Nombres 1:8

Nethaneel. Signification : « le don de Dieu ». C’est un nom que l’on trouve fréquemment dans les Chroniques, Esdras et Néhémie. 10.Élishama. Signification : « Dieu a entendu ». Gamaliel. Signification : « Dieu est une récompense », utilisé dans (Actes 5:34).

Nombres 1:16

Princes. Ce titre est également donné aux espions du chap. 13:2, mais il y est traduit par « chef ». Ces 12 personnes furent « appelées », c’est-à-dire choisies, pour aider Moïse à effectuer le recensement.

De renom. Littéralement, « nommés » ou « appelés ». Cela désigne des hommes mentionnés avec respect par Dieu ou par leurs semblables. Chefs de milliers. Jéthro avait suggéré à Moïse de prendre des hommes d’autorité pour l’aider dans son administration (Ex. 18:17, 21);il lui était maintenant ordonné de prendre des hommes de position, les principaux commandants. Milliers. Ce mot désigne probablement un grand groupe, comme un clan ou une division tribale. Il est aussi employé pour une division militaire. Voir p. 556. Le recensement du peuple de Dieu sous Moïse contient une leçon pour l’Église aujourd’hui sous Christ. Le fait que ses enfants soient comptés par leur nom suggère que Dieu connaît personnellement chacun de ses enfants (2 Tim. 2:19). Le Berger divin connaît chaque membre de son troupeau (Jean 10:3), et le livre de vie a une signification éternelle pour chaque enfant de Dieu (Apoc. 3:5).

Nombres 1:18

Toute l’assemblée. Le nombre de chaque tribu est donné (vs. 20E43). Pour leur ordre de marche et leur disposition dans le camp, voir le commentaire sur le chap. 2.

Nombres 1:46

Dénombrés. Le nombre des hommes en âge de porter les armes est fixé à 603,550. Ce total est exactement le même que celui donné dans Ex. 38:26, mais dans Nomb. 11:21 et Ex. 12:37 le nombre rond de 600,000 apparaît.

Nombres 1:47

47. Les Lévites. Les Lévites étaient exemptés du service militaire ; ils n'étaient donc pas comptés dans les forces tribales. Lévi était une tribu spécialement consacrée au service de Dieu(v. 50) à la place des premiers-nés(ch. 3:12). Il y avait 12 tribus en plus de Lévi, parce que Jacob avait adopté Ephraïm et Manassé, les deux fils de Joseph(Gen. 48:5, 6) ; par conséquent, au lieu d'une tribu de Joseph, il y avait deux tribus distinctes d'Ephraïm et de Manassé. Un ordre distinct de Jéhovah fut donné en ce qui concerne les Lévites(Nombres 1:48-50). Leurs devoirs étaient d'une nature différente et sont décrits plus en détail dans les chapitres 3 et 4.

Nombres 1:50

Tabernacle du témoignage. Le « témoignage » fait référence aux Dix Commandements. On le trouve 61 fois dans l’AT. Lorsqu’il est employé en rapport avec l’arche, le voile, la verge d’Aaron, un individu ou l’assemblée dans son ensemble, l’accent et l’importance portent sur les Dix Commandements (voir le commentaire sur Ex. 25:16). Le grand honneur de l’arche n’était dû à rien de particulier qui fût inhérent à ce meuble lui-même, mais au fait qu’elle était le lieu où reposaient les deux tables de pierre portant l’inscription des Dix Commandements. Le mot « témoignage » est parfois traduit par « témoin » (Nomb. 17:7, 8; 2 Chron. 24:6). Les mots « témoin » et « témoignage » (Ex. 25:16; 38:21; 40:3) suggèrent que les Dix Commandements parlent de la nature morale et éthique du caractère de Jéhovah, et qu’il s’attend à voir ces mêmes caractéristiques se manifester dans son peuple. Ministre. Le mot ainsi traduit est employé dans les Nombres uniquement pour le service sacré des Lévites. Le sens du mot est toujours honorable et il désigne aussi les saintes fonctions des anges (Héb. 1:14). Sous ses diverses formes, il est employé pour certains types de service séculier d’une importance ou d’une responsabilité particulières, pour Josué, le serviteur personnel de Moïse (Ex. 24:13; 33:11), et pour le ministère personnel d’Élisée auprès d’Élie (1 Rois 19:21).

Nombres 1:51

L’étranger. C’est-à-dire un non-Lévite, quelqu’un qui n’avait pas l’autorité d’approcher le sanctuaire, un Juif — pas nécessairement un étranger, mais quelqu’un qui n’est pas inclus dans le contexte immédiat (cf. Deut. 25:5; Osée 5:7; Ex. 29:33).

Nombres 1:52

52. Standard. Du verbe "regarder", "contempler", "lever une bannière", le substantif suggère donc quelque chose de remarquable, de distingué ou d'exalté. Il peut s'appliquer à tout signe ou marque, comme un signe prophétique(Ex. 3:12), un miracle(Josué 24:17), un mémorial(Josué 4:6), ou aux corps célestes en tant que signes(Gen. 1:14; Jer. 10:2). Certains suggèrent que le mot " compagnie " aurait ici un meilleur sens que le mot " norme " (voir Num. 2:3, 10, 18, 25).

La tradition juive veut que l'étendard de Ruben ait la forme d'un homme, celui de Juda celle d'un lion, celui d'Ephraïm celle d'un bœuf et celui de Dan celle d'un aigle.

Nombres 1:53

53. Pas de colère. C'est-à-dire pour la violation de la sainteté du tabernacle, qui était la demeure de Dieu parmi son peuple. Dans le NT, le chrétien individuel est le sanctuaire sacré de Dieu(1 Cor. 6:19), tout comme l'église dans son ensemble(1 Cor. 3:16, 17). Dans ces deux textes, le mot traduit par "temple" s'applique au lieu saint et au lieu très saint, à l'exclusion de tous les autres bâtiments adjacents dans la zone du temple.

Le mot traduit par "colère" vient d'une racine apparentée au syriaque et à l'arabe qui signifie "briser", "casser" ; le substantif, masculin, est "écharde", un morceau cassé. La colère de Dieu implique donc ici l'idée de séparer de l'Église celui qui a péché en ce qui concerne les choses saintes de Dieu. Les lévites étaient postés autour du tabernacle pour empêcher toute personne non autorisée de pénétrer dans l'enceinte sacrée de la demeure de Dieu.

En dehors du cordon sacerdotal, les laïcs d'Israël dressaient leurs tentes selon un plan divin. Dieu est au milieu d'eux. Son caractère inaccessible est souligné. Seules des personnes désignées et investies d'une fonction particulière pouvaient s'approcher de lui. Cette règle était strictement respectée. L'idéal chrétien est présenté par Paul dans Héb. 4:16, où il exhorte le chrétien à s'approcher "hardiment du trône de la grâce", dans la présence même de Jéhovah.

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