Seventh-day Adventist Bible CommentaryLuc 23

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

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Luc 23:1

1. Il le conduisit à Pilate. [Premier procès devant Pilate , Luc 23:1-5=Matt. 27:2, 11-14=Marc 15:2-5=Jean 18:28-38. Commentaire majeur : Luc et Jean. Voir Trahison, procès et crucifixion de Jésus, Semaine de la Passion et La Palestine sous les Hérodiens]



Ellen G. White


Une telle foi peut être représentée par les ouvriers de la onzième heure qui reçoivent une récompense aussi grande que ceux qui ont travaillé de nombreuses heures. Le voleur demanda avec foi, dans la repentance et la contrition. Il demanda avec sérieux, comme s’il comprenait pleinement que Jésus pouvait le sauver s’Il le voulait. Et l’espérance dans sa voix était mêlée d’angoisse lorsqu’il comprit que, s’Il ne le faisait pas, il serait perdu, éternellement perdu. Il abandonna son âme et son corps impuissants et mourants à Jésus-Christ (Manuscript 52, 1897).

Luc 23:2

Subvertissant la nation. Luc énumère trois des accusations portées contre Jésus par les autorités juives. Ici, elles l’accusent d’être un agitateur révolutionnaire. Tout au long de son ministère, Jésus avait pris grand soin de ne fournir aucun fondement valable à une accusation telle que celle qui est maintenant portée contre lui (voir le commentaire sur Matt. 14:22; 16:20; Marc 1:45; 6:42; Jean 6:15). Cette accusation fabriquée était directement liée aux fausses conceptions messianiques entretenues par les dirigeants juifs (voir le commentaire sur Luc 4:19). Interdisant de payer le tribut. Trois jours auparavant, les Pharisiens avaient fait de leur mieux pour pousser Jésus à prononcer la déclaration qu’ils prétendent ici lui avoir entendu faire, mais leur tentative s’était soldée par une défaite peu glorieuse (voir le commentaire sur Matt. 22:15–22). Le Christ, un roi. Jésus n’avait jamais formulé directement une telle prétention. Ils pensaient sans doute à son entrée triomphale à Jérusalem, cinq jours auparavant, événement que tous les membres de la nation juive considéraient comme équivalant à une déclaration de Jésus selon laquelle il assumait le trône de David (voir le commentaire sur Matt. 21:5, 9). 5. Avec véhémence. Ou : « urgent ». Ils insistaient constamment pour que Pilate accède à leurs demandes. Il soulève le peuple. Cette accusation était, bien sûr, beaucoup trop vraie, quoique pas dans le sens que les dirigeants auraient voulu faire croire à Pilate. Au cours des dernières semaines, particulièrement depuis la résurrection de Lazare, l’opinion publique était de plus en plus favorable à Jésus. Auparavant, les prêtres et les dirigeants eux-mêmes s’étaient tristement avoué les uns aux autres que « le monde est allé après lui » (Jean 12:19).

La Judée. Littéralement, la Judée ; ici, le terme désigne probablement l’ensemble de la Palestine israélite (voir le commentaire sur les chap. 1:5 ; 7:17). Il est vrai que Luc emploie aussi ce terme en référence à la Judée proprement dite (voir Luc 2:4; Actes 1:8; 8:1). Cependant, Luc semble être le seul auteur du NT à employer le terme dans ce sens plus large. Commençant par la Galilée. C’est-à-dire là où Jésus avait connu son plus grand succès. Pierre emploie presque la même expression dans Actes 10:37, pour décrire la propagation de l’Évangile. En ce lieu. Les accusateurs de Jésus avaient peut-être à l’esprit les événements dramatiques des derniers jours, qui éveillèrent dans leur cœur la crainte que Jésus ne soit sur le point d’entreprendre en Judée un ministère prolongé et encore plus fructueux qu’en Galilée. 6. Un Galiléen. [Audition devant Hérode Antipas, Luc 23:6–12. Voir Trahison, procès et crucifixion de Jésus ; Semaine de la Passion, et Palestine sous les Hérodiens.] Seul Luc rapporte cet incident du procès de Jésus. La partie la plus fructueuse et la plus impressionnante du ministère du Christ avait eu lieu en Galilée. Bien qu’il soit né à Bethléem, Jésus avait été élevé en Galilée et y avait passé pratiquement toute sa vie. 7. La juridiction d’Hérode. C’est-à-dire la Galilée et la Pérée (voir p. 46, 64 ; voir le commentaire sur Luc 3:1). Envoya Jésus à Hérode. Pilate était confronté à un dilemme. Il était pleinement convaincu de l’innocence de Jésus et avait publiquement annoncé sa décision à cet effet. Sa propre détermination à libérer Jésus n’avait d’égale que celle des autorités juives à faire crucifier le Sauveur. Durant les quelque cinq années où Pilate avait exercé la fonction de procurateur de Judée (qui comprenait alors la Samarie), il s’était rendu extrêmement impopulaire auprès des Juifs, et il craignait que leur déplaire davantage ne mette sa charge en danger. Il connaissait bien la traîtrise de certains dirigeants juifs. Il savait aussi que leur haine de Jésus n’était due qu’à la malveillance. Pilate dut donc avoir le sentiment de trancher le nœud gordien en envoyant Jésus à Hérode, espérant ainsi conserver la bienveillance des autorités juives tout en échappant à la responsabilité de la mort d’un homme manifestement innocent. À Jérusalem. Bien qu’à moitié Iduméen et à moitié Samaritain (voir p. 64 ; Les Hasmonéens et les Hérodes), Hérode Antipas professait une adhésion étroite à la foi juive (voir p. 33), et était sans doute venu à Jérusalem pour assister à la Pâque. Cela ne signifie pas qu’il fût, en quelque sens que ce soit, un Juif pieux, mais simplement qu’il observait les formes de la religion pour des raisons d’opportunité politique. Pendant son séjour à Jérusalem, Hérode logea probablement dans le palais des Hasmonéens, dont l’emplacement est incertain (voir Jérusalem au temps du Christ). 8. Désireux de le voir. Hérode vivait alors dans l’adultère depuis quelque temps (voir le commentaire sur Matt. 14:3; Marc 6:17). Environ un an s’était écoulé depuis le meurtre de Jean-Baptiste par Hérode (voir le commentaire sur Marc 6:1, 29), et sa conscience continuait à le tourmenter à ce sujet. Au début, il avait craint que Jésus ne fût Jean-Baptiste ressuscité d’entre les morts (voir le commentaire sur Marc 6:14, 16). Depuis quelque temps, Hérode désirait ardemment avoir l’occasion de s’entretenir avec Jésus (voir le commentaire sur Luc 9:9). Vu quelque miracle. La curiosité semble avoir été un autre motif qui poussa Hérode dans son désir d’avoir un entretien avec Jésus. Il fit amener au palais les infirmes et les mutilés, et promit de relâcher Jésus en récompense de leur guérison (DA 729). Si Jésus le faisait, cela constituerait vraisemblablement la preuve qu’il était un véritable prophète et, par conséquent, qu’il n’était pas coupable des accusations que les Juifs portaient contre lui. Ainsi, la curiosité d’Hérode serait satisfaite. En même temps, il aurait des raisons suffisantes pour relâcher Jésus malgré toute protestation éventuelle des chefs juifs.

9. Interrogé par lui. En témoignage de faveur et comme promesse implicite de liberté, Hérode ordonna qu’on déliât Jésus (voir DA 729), puis se mit à l’interroger longuement avant de permettre aux Juifs de présenter leurs accusations contre lui. Ne lui répondit rien. Outre les raisons qui avaient poussé Jésus à garder le silence devant le Sanhédrin et devant Pilate (voir la note sur Matt. 26:63; 27:13), il y avait aussi cette raison supplémentaire : Hérode avait entendu et rejeté le message de Jean-Baptiste. Il avait rejeté la lumière de la vérité que Dieu avait permis de faire briller sur son chemin, et Jésus n’avait rien à dire à une âme ainsi irrémédiablement endurcie dans le péché. Ce silence fut un sévère reproche au monarque hautain et, avec le refus de Jésus d’accomplir un miracle à sa demande, irrita Hérode et le tourna contre Jésus. 10. Chefs des prêtres et scribes. Voir p. 55 ; voir la note sur Matt. 2:4. Ils l’accusèrent avec véhémence. Cela implique qu’ils le firent d’une voix forte et furieuse. 11. Le traitèrent comme rien. Littéralement : « le comptèrent pour rien », c’est-à-dire qu’ils l’insultèrent. Comme Pilate, Hérode était convaincu que seule la malveillance motivait les accusations contre Jésus, mais le silence de Jésus l’irritait, car il semblait que Jésus méprisait son autorité. Une robe somptueuse. Il s’agissait peut-être d’un vêtement dont Hérode s’était défait. Le lui renvoya. À moins que les soldats romains ne fussent intervenus, comme ils l’avaient fait à la fin de la séance de jugement devant le Sanhédrin (voir la note sur ch. 22:71), Jésus aurait sans doute été tué par la foule au cours de la manifestation déchaînée décrite ici. Mais, comme Pilate, Hérode choisit d’éluder sa responsabilité et renvoya Jésus à Pilate. 12. Se lièrent d’amitié. Ils réglèrent leurs différends. Il est probable qu’il y avait eu des tensions sporadiques entre Pilate et Hérode pendant plusieurs années. 13. Lorsqu’il eut convoqué. [Deuxième procès devant Pilate, Luke 23:13–25=Matt. 27:15– 31a=Mark 15:6–19=John 18:39 to 19:16. Commentaire principal : Matthieu et Jean.] 15. Je vous l’ai envoyé. Les éléments textuels favorisent (cf. p. 146) la leçon « il nous l’a renvoyé ». Cela semble mieux s’accorder avec le contexte. 16. Flageller Jésus. C’était la première flagellation que Pilate infligea à Jésus (voir la note sur Matt. 27:26 pour la seconde). Par cette concession, Pilate espérait éviter la peine de mort, probablement en suscitant la compassion de la foule pour Jésus. La flagellation, telle qu’elle était administrée à cette époque, entraînait souvent la mort (voir la note sur Matt. 10:17). Cependant, au lieu d’apaiser la foule, cette concession à leur demande passionnée de voir Jésus mourir ne servit qu’à aiguiser leur soif de son sang. Si Pilate allait jusqu’à flageller un innocent, il pourrait sûrement, en le pressant encore un peu, être persuadé de consentir à sa mort. 17. Par nécessité. Les éléments textuels sont partagés (cf. p. 146) entre le maintien et l’omission du v. 17. Certains manuscrits le placent après le v. 19. 19. Sédition. Gr. stasis, littéralement : « une station debout » ; d’où aussi « une insurrection ». 20. Voulait. Plutôt : « désirait ». 21. Ils crièrent. Littéralement : « ils continuaient à crier », c’est-à-dire contre Pilate. 23. Réclamant. Plutôt : « demandant », ou « exigeant ». Et des chefs des prêtres. Des éléments textuels importants peuvent être cités (cf. p. 146) en faveur de l’omission de ces mots. 25. Livra Jésus. Jésus mourut sous une sentence romaine, exécutée sous supervision romaine (voir v. 36).

26. L’emmena. [La crucifixion, Luke 23:26–49=Matt. 27:31b–56=Mark 15:20– 41=John 19:17–37. Commentaire principal : Matthieu et Jean.] 27. Une grande foule. Y compris les disciples (voir DA 743). 28. Se tournant vers elles. Cela aurait probablement été impossible si Jésus avait porté sa croix à ce moment-là. Filles. Jésus s’adressait aux femmes en tant qu’habitantes de Jérusalem. Ne pleurez pas sur moi. Cependant, Jésus ne dédaignait pas leur compassion et ne les réprimandait pas pour cela. 29. Des jours viennent. Jésus fait ici référence au siège de l’an 70 apr. J.-C. (voir DA 743 ; voir la note sur Matt. 24:15–20). Heureuses les stériles. Ordinairement, les Juifs considéraient la stérilité comme une malédiction (voir la note sur ch. 1:7, 25). 30. Dites aux montagnes. Comparez Hosea 10:8; Rev. 6:16. 31. Vert. Gr. hugros, « humide », « moite » ou « mouillé », appliqué à un arbre, « plein de sève ». Par l’expression « arbre vert », Jésus se désigne lui-même (DA 743). Jésus était innocent, et si les choses qui se produisaient alors pouvaient arriver à un homme innocent, quel serait le sort de ceux qui étaient coupables ? Que fera-t-on ? Jésus se réfère de nouveau aux calamités qui accompagneraient la chute de Jérusalem près de 40 ans plus tard (voir la note sur le v. 29). Le bois sec. Description figurée de l’état de la société juive qui conduisit au rejet des Juifs comme peuple choisi de Dieu et à leur dissolution en tant que nation (voir vol. IV, p. 25-38). 34. Père, pardonne-leur. Jésus fait référence aux Romains aussi bien qu’aux Juifs qui avaient contribué à le condamner et à le crucifier (voir DA 744). Sa prière, en elle-même, n’enlèverait cependant pas leur culpabilité (voir DA 744). Dans un sens plus large, cette prière inclut tous les pécheurs jusqu’à la fin des temps, car tous sont coupables du sang de Jésus (voir DA 745). C’est la première des sept paroles prononcées par Jésus alors qu’il était suspendu à la croix, parfois appelées les Sept Paroles. Aucun évangéliste ne mentionne plus de trois de ces paroles, ni moins d’une. Dans l’ordre chronologique, les sept « paroles » sont les suivantes : 1. « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (v. 34). 2. « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (v. 43).

Luc 23:3

« Femme, voici ton fils ! … Voici ta mère ! » (voir Jean 19:26).

Luc 23:4

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46; Marc 15:34).

Luc 23:5

« J’ai soif » (Jean 19:28).

Luc 23:6

« Tout est accompli » (voir Jean 19:30).

Luc 23:7

« Père, je remets mon esprit entre tes mains » (voir Luc 23:46). Ils ne savent pas. Les dirigeants juifs avaient pris délibérément position contre le Christ, bien qu’ils aient eu à leur disposition toute la lumière de la vérité qu’il était venu révéler. Pourtant, dans une certaine mesure, même eux n’appréciaient pas pleinement ce qu’ils faisaient. Ils ne voyaient pas leur acte dans son contexte global, au sein du grand conflit entre le bien et le mal (voir DA 744). Le peuple, dans son ensemble, avait une idée très vague de ce qui se passait, et ses railleries et ses moqueries étaient proférées dans l’ignorance. Il suivait aveuglément ses dirigeants (voir Matthieu 23:16). Les soldats romains comprenaient encore moins ce qu’ils faisaient, bien qu’à cet instant même la lumière ait pénétré le cœur du centurion (voir Matthieu 27:54). Bien qu’on puisse citer des éléments importants de preuve textuelle (cf. p. 146) en faveur de l’omission de la prière de Jésus dans ce verset, le poids des preuves favorise son maintien.

Luc 23:18



Ellen G. White


18-25. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:15-26.

Luc 23:20



Ellen G. White


20-23. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:22, 23.

Luc 23:23



Ellen G. White


23, 24. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:25, 26.

Luc 23:26



Ellen G. White


26. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:32.

Luc 23:33



Ellen G. White


33. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:38.

Luc 23:35

35. S'il. Littéralement, "si celui-ci" ; ici exprimé avec mépris (voir sur chs. 14:30; 15:2).

Le Christ. C'est-à-dire le Messie, ou l'Oint (voir sur Matthieu 1:1).

Luc 23:36

Soldats. Selon le grec, les moqueries des soldats étaient moins persistantes que celles des chefs juifs.

Luc 23:38

Grec, latin et hébreu. On peut citer des éléments importants de preuve textuelle (cf. p. 146) en faveur de l’omission de la déclaration concernant les langues dans lesquelles l’inscription était écrite (voir Matthieu 27:37). Cependant, la déclaration équivalente dans Jean 19:20 est pleinement attestée.



Ellen G. White


38. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:37.

Luc 23:39

39. Si tu es le Christ. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 146) la lecture "N'es-tu pas le Christ ?".

Luc 23:40

40. Tu crains Dieu. C'est-à-dire devant le tribunal duquel tu dois comparaître.

Même condamnation. C'est-à-dire la même condamnation, ce qui signifie en d'autres termes : " Vous êtes également coupables. Qui es-tu pour condamner ?



Ellen G. White


40-43. Le salut dans les dernières heures de la vie—Certains parmi les rachetés se seront attachés au Christ dans les dernières heures de leur vie, et au ciel, on instruira ceux qui, à leur mort, n’avaient pas compris parfaitement le plan du salut. Le Christ conduira les rachetés près du fleuve de la vie et leur révélera ce qu’ils ne pouvaient pas comprendre sur cette terre (Letter 203, 1905).

Luc 23:41

41. Nous sommes en effet dans la justice. Ce voleur était honnête au point de reconnaître franchement sa culpabilité. Pour la signification de l'attitude ici reflétée en relation avec l'extension de la miséricorde divine, voir sur Matthieu 5:3.

Rien d'anormal. Ce voleur, et probablement aussi son compagnon, avait entendu Jésus parler, avait été avec lui dans la salle du jugement de Pilate, et ensemble ils s'étaient rendus au lieu de l'exécution (voir DA 749). Ayant vu et entendu une grande partie de ce qui s'était passé au cours des dernières heures, l'orateur était pleinement convaincu que Jésus était tout ce qu'il prétendait être. Il en était de même pour le centurion qui supervisait l'exécution (voir sur Matthieu 27:54).

Luc 23:42

42. Quand tu viendras. Le voleur, repentant, accepta Jésus comme Messie et Sauveur, celui qui devait régner sur le trône de David et restaurer toutes choses (cf Matt. 1:1; 21:9; Luc 19:10).

Dans ton royaume. Littéralement, " dans ton royaume ". Le concept du voleur repenti concernant le royaume du Christ était probablement celui de tous ses compatriotes (voir ch. 4:19). Rien n'indique qu'il avait une conception du "royaume" plus éclairée que celle des disciples (cf Matthieu 18:1; 20:21). Nous ne devons pas commettre l'erreur de supposer que le voleur comprenait parfaitement les enseignements de Jésus sur ce point. Ses paroles impliquent cependant une croyance claire en la résurrection des justes (voir Actes 24:15). Peut-être son idée de la résurrection n'était-elle pas si différente de celle de Marthe (cf Jean 11:24). Même les pharisiens croyaient clairement en la résurrection(Actes 23:8).

Quelle que soit l'imperfection de la compréhension du voleur de la nature du royaume du Christ et de la résurrection, la réponse du Christ doit être comprise en fonction de ses propres enseignements à ce sujet. Pour un résumé de ses enseignements sur ce sujet, voir sur Matt. 4:17; 25:31. Jésus a clairement indiqué que son "royaume" n'était "pas de ce monde"(Jean 18:36) et que son "royaume" de gloire ne serait pas établi avant qu'il ne revienne en personne sur terre (voir sur Matt. 24:3).



Ellen G. White


42, 43. Le pécheur mourant s’attache au Sauveur mourant—Jusqu’à la fin de son œuvre, le Christ pardonne les péchés. Au plus profond de la nuit, alors que l’étoile de Bethléem était sur le point de sombrer dans l’oubli, voici que, dans les ténèbres morales, brille d’un éclat singulier la foi d’un pécheur mourant qui s’attache à un Sauveur mourant.

Luc 23:43

En vérité. Voir sur Matt. 5:18. Aujourd’hui. Gr. sēmeron. À l’origine, le grec était dépourvu de ponctuation, et l’adverbe sēmeron, « aujourd’hui », se trouve entre deux propositions qui se lisent littéralement : « en vérité, je te le dis » et « tu seras avec moi dans le paradis ». L’usage grec permettait à un adverbe d’apparaître n’importe où dans une phrase, selon l’endroit où l’orateur ou l’auteur désirait le placer. Rien que par la

construction grecque de la phrase en question, il est impossible de déterminer si l’adverbe « aujourd’hui » modifie « je te le dis » ou « tu seras ». Les deux possibilités existent. La question est de savoir si Jésus voulait dire littéralement : « En vérité, je te le dis aujourd’hui » ou « Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis ». La seule manière de savoir ce que Christ voulait dire est de trouver dans les Écritures des réponses à d’autres questions : (1) Qu’est-ce que le paradis ? (2) Jésus est-il allé au paradis le jour de sa crucifixion ? (3) Qu’a enseigné Jésus au sujet du moment où les hommes recevraient leur récompense au paradis ? Pour répondre à la première question, voir ci-dessous le mot « paradis ». Pour répondre aux deuxième et troisième questions, voir ci-dessous les mots « être avec moi ». Être avec moi. La veille de la trahison — moins de 24 heures avant de faire cette promesse au voleur — Jésus avait dit aux Douze : « Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. … Je vais vous préparer une place. … Je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (voir sur John 14:1–3). Pourtant, trois jours plus tard, Jésus informa Marie : « Je ne suis pas encore monté vers mon Père » (John 20:17). Manifestement, Jésus n’est donc pas allé au paradis et ne s’y trouvait pas le jour de sa crucifixion. Le voleur ne pouvait donc pas avoir été avec Jésus au paradis. Paradis. Gr. paradeisos, translittération du persan pairidaêza, signifiant « enclos », « parc » ou « réserve » contenant des arbres, où l’on gardait souvent des animaux pour la chasse. Il était entouré de murs et parfois pourvu de tours pour les chasseurs. Le mot hébreu équivalent, pardes, est traduit par « forêt » ou « verger » (voir sur Neh. 2:8; Eccl. 2:5). Dans la LXX, le « jardin » d’Éden est désigné comme le « paradis » d’Éden (voir sur Gen. 2:8). En fait, paradeisos est courant dans la LXX là où le mot « jardin » (héb. gan) apparaît dans la traduction anglaise (voir Gen. 3:1; Isa. 51:3; Joel 2:3 ; etc.). Dans le NT, paradeisos n’apparaît que dans Luke 23:43; 2 Cor. 12:4; Rev. 2:7. Dans 2 Cor. 12:2–4 « paradis » est manifestement synonyme de « ciel ». Le fait que Paul ne fasse référence à aucun « paradis » terrestre est doublement confirmé par le fait qu’il assimile le fait d’être « ravi » au « ciel » au fait d’être « ravi » au « paradis ». Selon Rev. 2:7 l’« arbre de vie » se trouve « au milieu du paradis de Dieu », tandis que dans Rev. 21:1–3, 10; Rev. 22:1–5 l’arbre de vie est associé à la nouvelle terre, à la Nouvelle Jérusalem, au fleuve de la vie et au trône de Dieu. Il ne fait absolument aucun doute que l’usage de paradeisos dans le NT en fait constamment un synonyme de « ciel ». Ainsi, lorsque Jésus assura au voleur une place avec lui au « paradis », il faisait référence aux « nombreuses demeures » de sa « maison paternelle » et au moment où il « prendrait » les siens auprès de lui (voir sur John 14:1–3). Tout au long de son ministère, Jésus avait déclaré précisément qu’il « rendrait à chacun selon ses œuvres » lorsqu’il reviendrait triomphalement « dans la gloire de son Père avec ses anges » (voir sur Matt. 16:27). Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il invitera les sauvés de la terre à « hériter du royaume préparé pour eux » « depuis la fondation du monde » (voir sur Matt. 25:31, 34 ; cf. Rev. 22:21). Paul a enseigné que ceux qui s’endorment en Jésus sortiront de leurs tombeaux lors de la seconde venue du Christ (voir 1 Cor. 15:20–23) pour recevoir l’immortalité (v. 51–55). Les justes ressuscités et les justes vivants seront « enlevés ensemble … à la rencontre du Seigneur dans les airs », et ainsi « seront toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4:16, 17). Le voleur sera donc « avec » Jésus au « paradis » après la résurrection des justes, lors de sa seconde venue.

Il convient de noter que la virgule entre les mots « toi » et « aujourd’hui » a été insérée par les traducteurs. Le texte grec original, qui ne comportait ni ponctuation ni séparation des mots (voir p. 115), se lit ainsi : amēn soi legō sēmeron met emou esē en tō paradeisō, littéralement : « vraiment à-toi je-dis aujourd’hui avec-moi tu-seras dans le paradis ». L’adverbe sēmeron, « aujourd’hui », se trouve entre les deux verbes legō, « je-dis », et esē, « tu-seras », et pourrait s’appliquer correctement à l’un ou à l’autre. Sa position, immédiatement après le verbe legō, « je-dis », peut impliquer une relation grammaticale plus étroite avec celui-ci qu’avec le verbe esē, « tu seras ». De toute évidence, en plaçant la virgule avant le mot « aujourd’hui », les traducteurs étaient guidés par le concept contraire aux Écritures selon lequel les morts reçoivent leurs récompenses à leur mort. Mais, comme cela a été exposé plus haut, il est manifeste que ni Jésus ni les auteurs du NT ne croyaient à une telle doctrine et ne l’enseignaient. Placer ainsi la virgule avant le mot « aujourd’hui » revient à faire contredire au Christ ce que lui-même et les divers auteurs du NT ont clairement déclaré ailleurs. Par conséquent, les Écritures elles-mêmes exigent que la virgule soit placée après le mot « aujourd’hui », et non avant. Voir sur John 4:35, 36. Ainsi, ce que Christ a réellement dit au voleur sur la croix était : « En vérité, je te le dis aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » La grande question que le voleur se posait à ce moment-là n’était pas de savoir quand il atteindrait le paradis, mais s’il y parviendrait seulement. La simple déclaration de Jésus lui assure que, aussi indigne soit-il et aussi impossible qu’il puisse paraître que Jésus — mourant de la mort d’un criminel condamné — puisse tenir une telle promesse, le voleur y sera très certainement. En fait, c’est la présence de Jésus sur la croix qui rendait un tel espoir possible.

Luc 23:44



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44. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:45.

Luc 23:45

45. Le soleil fut obscurci. Certains ont imprudemment suggéré que Luc faisait ici référence à une éclipse ; cependant, une éclipse de soleil est impossible lorsque la lune est pleine, comme c'est le cas lors de la Pâque. L'obscurité était surnaturelle. Une preuve textuelle importante(cf. p. 146) à l'appui de la lecture " éclipsé " au lieu de " obscurci " est manifestement une tentative d'une main ultérieure pour rendre compte de l'obscurité.



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45. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:51.

Luc 23:46

46. Père. Pour un commentaire sur l'utilisation de ce terme par Jésus, voir Matt. 6:8. Pour ce qui est de Dieu en tant que "Père" dans la littérature juive, voir Jean 5:18.

Entre tes mains. Jésus est mort avec les mots du Ps 31,5 sur ses lèvres. L'attitude ainsi exprimée porte à son paroxysme l'esprit d'humble soumission à la volonté du Père dont Jésus a donné l'exemple tout au long de sa vie sur terre. Dans le jardin de Gethsémani, c'est le même esprit désintéressé qui a inspiré les paroles de Jésus : "non pas ce que je veux, mais ce que tu veux"(Matt. 26:39). Pour un commentaire sur la parfaite soumission du Christ à son Père, voir Luc 2:49. Heureux l'homme ou la femme qui vit et meurt dans les "mains" de Dieu ! Tout est en sécurité entre ses mains.

Esprit. Gr. pneuma (voir ch. 8:55).

Il rendit l'âme. Littéralement : "Il expira", c'est-à-dire "il rendit l'âme".



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46. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:50; John 19:30.
46, 47. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:45, 46.

Luc 23:47



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47. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 27:54.

Luc 23:48

48. Ce spectacle. Ou, "ce spectacle".

Luc 23:49

49. Ses connaissances. Plutôt "ses connaissances".

Luc 23:50

50. Un homme nommé Joseph. [L'enterrement , Luc 23:50-56=Matt. 27:57-61=Marc 15:42-47=Jean 19:38-42. Commentaire majeur : [Matthieu et Marc] : Matthieu et Marc]

Luc 23:51

51. N'a pas consenti. Joseph et Nicodème n'ont pas été convoqués à la séance du Sanhédrin au cours de laquelle Jésus a été jugé et reconnu coupable de blasphème(DA 539, 699). Cette omission est délibérée. La condamnation de Jésus a été votée à l'unanimité (voir sur Marc 14:64). Si ces deux justes avaient été présents, ils auraient certainement élevé la voix pour protester, comme ils l'avaient fait à d'autres occasions (voir DA 460, 539, 699, 773; voir sur Jean 7:50, 51).

Une ville juive. Note explicative probablement ajoutée par Luc à l'intention de ses lecteurs non juifs (voir p. 664).

Luc 23:53

Jamais. En grec, il y a une triple négation, qui souligne le fait que le tombeau n’avait jamais été utilisé (voir sur Matt. 27:60).

Luc 23:54

54. La préparation. C'est-à-dire le vendredi (voir sur Marc 15:42, 46).

Luc 23:56

Il se reposa le jour du sabbat. Luc mentionne spécifiquement le vendredi, jour de la « préparation » (v. 54), le jour du sabbat (v. 54, 56), et le « premier jour de la semaine » (ch. 24:1). Il ne peut y avoir aucun doute quant à l’ordre de ces jours ni à leur identité. Christ fut crucifié le vendredi, se reposa dans le tombeau pendant le sabbat, ayant achevé l’œuvre de la rédemption (voir sur Gen. 2:2, 3; Eze. 20:20), et ressuscita le lendemain, le premier jour de la semaine (voir sur Luke 24:1).

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