Seventh-day Adventist Bible CommentaryLuc 2

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

Lire Luc 2 dans la Bible

Luc 2:1

En ces jours-là. [Naissance de Jésus, Luc 2:1–7. Voir La Nativité ; un synopsis de la vie du Christ, une chronologie suggestive de la naissance du Christ, La chronologie de Luc 3:1, 2, Les règnes des Hérodes, La durée du ministère du Christ, le début du ministère en Galilée, le ministère de notre Seigneur, la crucifixion en relation avec la Pâque, la semaine de la Passion et la résurrection jusqu’à l’ascension, et la Palestine sous les Hérodiens.] C’est-à-dire peu après la naissance de Jean-Baptiste. Jésus naquit environ six mois après Jean (voir chap. 1:26, 56, 57). Un décret. Ce « décret » émanait de la Rome impériale (DA 44). Étant donné qu’aucun historien séculier de l’époque ne mentionne ce décret, les spécialistes critiques ont longtemps supposé que Luc s’était trompé. Plus récemment, cependant, des papyrus et des inscriptions sont venus confirmer le récit de Luc pour chaque fait essentiel énoncé aux versets 1–3. Les archives officielles d’Auguste (Res Gestae Divi Augusti i. 8) nous apprennent qu’Auguste a effectué au moins trois recensements généraux de l’Empire romain durant son règne, en 28 av. J.-C., 8 av. J.-C. et 14 apr. J.-C. Aucun des trois ne semble correspondre à celui auquel Luc fait référence, mais il est tout à fait possible que la situation politique tendue en Palestine et la vive résistance juive à l’impôt romain aient retardé l’exécution de l’édit impérial dans cette partie de l’empire. En fait, des recensements similaires ont eu lieu dans d’autres régions de l’empire à des dates qui ne figurent pas ci-dessus, comme le recensement de 12 av. J.-C. en Gaule. Il convient de noter que ni les critiques païens ni les critiques juifs, tels que Celse et Porphyre, n’ont contesté l’exactitude de Luc sur ce point. Même ceux qui n’acceptent pas Luc comme un écrivain inspiré le reconnaissent comme un historien compétent et digne de confiance (voir le commentaire sur le chap. 1:1–4). Il est peu probable qu’un écrivain aussi soigneux se soit exposé par insouciance à la critique en déformant des faits contemporains bien connus. Voir pp. 241, 242 ; un synopsis de la vie du Christ, une chronologie suggestive de la naissance du Christ, La chronologie de Luc 3:1, 2, La Palestine sous les Hérodiens. César Auguste. Empereur de Rome de 27 av. J.-C. à 14 apr. J.-C. (voir pp. 37, 38, 238 ; La chronologie de Luc 3:1, 2, Les règnes des Hérodes et la Palestine sous les Hérodiens). Auguste (un titre ; appelé Octavien), petit-neveu de Jules César, qui avait été assassiné en 44 av. J.-C. Un décret émis sous son autorité aurait eu sa sanction, même s’il n’avait pas été émis par lui personnellement. Le monde. Gr. oikouménè, le « monde habité », ici probablement, plus exactement, le « monde civilisé », par opposition au monde barbare ou non romain. Divers auteurs romains, tels que Polybe et Plutarque, emploient oikouménè dans ce sens. Recensé. Gr. apographō, « radier », « copier », « enregistrer » ou « inscrire » (voir DA 44, où le mot « inscription » est employé). Apographō n’est pas proprement employé pour désigner un prélèvement d’impôt,

Nichol, F. D. (1978). Commentaire biblique adventiste du septième jour : La Sainte Bible avec commentaire exégétique et explicatif. Série de références bibliques (Lc 1:1). Washington, D.C. : Review and Herald Publishing Association.

mais désignait ce que nous appellerions aujourd’hui un recensement. Dans l’Antiquité, toutefois, un recensement comprenait généralement l’enregistrement des biens aussi bien que des noms et était couramment effectué comme base pour le prélèvement d’un impôt foncier. Le terme pourrait donc impliquer, bien qu’il ne l’indique pas explicitement, la taxation.



Ellen G. White


Lorsque leurs craintes se dissipent, la joie remplace l’étonnement et la terreur. Ils ne pouvaient d’abord supporter que l’éclat de la gloire qui accompagnait toute l’armée céleste se manifeste soudainement à eux. Un seul ange apparaît aux yeux des bergers vigilants pour dissiper leurs craintes et leur faire connaître sa mission. Alors que la lumière de l’ange les enveloppe, la gloire repose sur eux, et ils sont fortifiés pour supporter la lumière et la gloire plus grandes qui accompagnent les myriades d’anges célestes (The Spirit of Prophecy 2:17, 18).
Siméon comprit qu’il tenait dans ses bras Celui qui était le Chemin, la Vérité et la Vie. À ce moment-là, rien dans l’apparence extérieure du Christ ne pouvait lui donner cette assurance, mais Siméon avait vécu dans l’atmosphère du ciel. Les rayons éclatants du Soleil de justice lui donnaient le discernement spirituel. Son unique désir avait été de voir le Christ. La pureté de sa vie correspondait à la lumière qu’il avait reçue, et il était préparé à la révélation de cette grande vérité : cet enfant sans défense était l’Oint du Seigneur, le Messie. La joie et l’exultation transfigurèrent son visage tandis qu’il tenait dans ses bras le don le plus précieux de Dieu aux hommes. Son esprit illuminé recevait la lumière qui émanait de la Source de toute lumière. Il vit que le Christ devait être l’espérance des nations aussi bien que des Juifs. Les murs de tradition édifiés par les préjugés juifs n’existaient pas dans son esprit. Il comprit que le Messie devait apporter la rédemption à tous (The Review and Herald, April 2, 1901).
Deux classes représentées—Siméon et les prêtres représentent deux classes : ceux qui sont guidés par l’Esprit de Dieu parce qu’ils sont disposés à être instruits, et ceux qui, refusant de recevoir la lumière qui les conduirait à toute la vérité, sont guidés par l’esprit de la puissance des ténèbres et conduits chaque jour dans des ténèbres plus profondes.
Par illumination divine, Siméon comprit la mission du Christ. Le Saint-Esprit toucha son cœur. Mais les prêtres et les dirigeants étaient imprégnés de l’esprit de l’ennemi de Dieu ; et aujourd’hui, ce même esprit influence les esprits humains, contrôlant avec puissance le cœur des hommes et rendant vains les appels de l’Esprit (The Review and Herald, April 2, 1901).
Sur les rochers et les collines proches de sa maison, le regard du Fils de Dieu se posait souvent. Il connaissait bien les choses de la nature. Il voyait le soleil dans les cieux, la lune et les étoiles accomplissant leur mission. Par ses chants, il accueillait la lumière du matin. Il écoutait l’alouette faire retentir son chant pour son Dieu, et joignait sa voix à celle de la louange et de l’action de grâces....
Personne, en regardant ce visage enfantin rayonnant de vivacité, n’aurait pu dire que le Christ était simplement comme les autres enfants. Il était Dieu dans une chair humaine. Lorsque ses compagnons l’incitaient à faire le mal, la divinité traversait l’humanité, et il refusait fermement. En un instant, il distinguait le bien du mal et plaçait le péché à la lumière des commandements de Dieu, présentant la loi comme un miroir qui projetait la lumière sur le mal. C’est cette vive distinction entre le bien et le mal qui provoquait souvent la colère des frères du Christ. Pourtant, ses appels et ses supplications, ainsi que la tristesse exprimée sur son visage, révélaient pour eux un amour si tendre et sincère qu’ils avaient honte d’avoir tenté de l’amener à s’écarter de son strict sens de la justice et de la loyauté (The Youth’s Instructor, September 8, 1898).
La connaissance qu’Il acquérait chaque jour de Sa merveilleuse mission ne L’empêchait pas de s’acquitter des tâches les plus humbles. Il s’attelait avec joie au travail qui incombe aux jeunes gens vivant dans des foyers modestes accablés par la pauvreté. Il comprenait les tentations des enfants, car Il portait leurs peines et leurs épreuves. Ferme et inébranlable était Sa résolution de faire le bien. Bien qu’incité au mal, Il refusait de s’écarter, en aucune circonstance, de la vérité et de la droiture les plus strictes. Il demeurait parfaitement obéissant à Ses parents ; mais Sa vie sans tache suscitait l’envie et la jalousie de Ses frères. Son enfance et Sa jeunesse furent tout sauf paisibles et joyeuses. Ses frères ne croyaient pas en Lui et s’irritaient parce qu’Il n’agissait pas en toutes choses comme eux et ne devenait pas l’un des leurs dans la pratique du mal. Dans Sa vie au foyer, Il était joyeux, mais jamais bruyant. Il gardait toujours l’attitude d’un apprenant. Il prenait grand plaisir à contempler la nature, et Dieu était Son maître (The Signs of the Times, July 30, 1896).
La lumière et la joie de la famille—Le Christ est l’idéal pour toute l’humanité. Il a laissé un exemple parfait pour l’enfance, la jeunesse et l’âge adulte. Il est venu sur cette terre et a traversé les différentes phases de la vie humaine. Il parlait et agissait comme les autres enfants et les autres jeunes gens, à ceci près qu’Il ne faisait aucun mal. Le péché ne trouva aucune place dans Sa vie. Il vécut toujours dans une atmosphère de pureté céleste. De l’enfance à l’âge adulte, Il conserva intacte Sa confiance en Dieu. La Parole dit de Lui : … Il « croissait en sagesse, en stature et en grâce devant Dieu et devant les hommes. »
Dans le sanctuaire du foyer, Jésus reçut Son instruction, non seulement de Ses parents, mais aussi de Son Père céleste. À mesure qu’Il grandissait, Dieu Lui révélait de plus en plus la grande œuvre qui L’attendait. Mais malgré la connaissance qu’Il en avait, Il ne se donnait aucun air de supériorité. Jamais Il ne causait à Ses parents ni peine ni inquiétude par Son manque de respect. Il prenait plaisir à les honorer et à leur obéir. Bien qu’Il ne fût pas ignorant de Sa grande mission, Il tenait compte de leurs souhaits et se soumettait à leur autorité.
Le Christ avait été le Commandant des armées célestes ; mais pour autant, Il ne s’exempta pas du travail en laissant Ses parents subvenir à Ses besoins. Alors qu’Il était encore très jeune, Il apprit un métier et s’acquitta fidèlement de Ses tâches quotidiennes, contribuant ainsi à l’entretien de la famille.
Le Christ était la lumière et la joie du cercle familial (The Youth’s Instructor, August 22, 1901).
Jésus connaissait les cœurs. Il savait qu’au retour de la foule depuis Jérusalem, en compagnie les uns des autres, il y aurait beaucoup de conversations et de visites qui ne seraient pas empreintes d’humilité et de grâce, et que le Messie et Sa mission seraient presque oubliés. Il choisit de retourner seul de Jérusalem avec Ses parents ; ainsi, dans la retraite, Son père et Sa mère auraient davantage de temps pour réfléchir et méditer sur les prophéties qui annonçaient Ses souffrances et Sa mort futures. Il ne voulait pas que les événements douloureux qu’ils devaient éprouver lorsqu’Il offrirait Sa vie pour les péchés du monde leur soient nouveaux et inattendus. Il fut séparé d’eux lors de leur retour à Jérusalem. Après la célébration de la Pâque, ils Le cherchèrent dans la tristesse pendant trois jours. Lorsqu’Il serait mis à mort pour les péchés du monde, Il serait séparé d’eux, perdu pour eux, pendant trois jours. Mais ensuite, Il Se révélerait à eux, ils Le retrouveraient, et leur foi s’appuierait sur Lui comme le Rédempteur de la race déchue, l’avocat auprès du Père en leur faveur.
Voici une leçon d’instruction destinée à tous les disciples du Christ. Il voulait qu’aucune de ces leçons ne soit perdue, mais qu’elles soient écrites pour le bien des générations futures. Il est nécessaire de veiller soigneusement aux paroles et aux actions lorsque les chrétiens se réunissent, de peur que Jésus ne soit oublié par eux et qu’ils poursuivent leur chemin sans se soucier du fait que Jésus n’est pas parmi eux. Lorsqu’ils prennent conscience de leur état, ils découvrent qu’ils ont voyagé sans la présence de Celui qui pouvait donner paix et joie à leur cœur, et des jours sont employés à revenir sur leurs pas et à chercher Celui qu’ils auraient dû garder avec eux à chaque instant. Jésus ne se trouve pas dans la compagnie de ceux qui sont insouciants à l’égard de sa présence et qui se livrent à des conversations sans rapport avec leur Rédempteur, en qui ils professent placer leurs espérances de vie éternelle. Jésus évite la compagnie de tels individus, tout comme les anges qui exécutent ses commandements. Ces messagers célestes ne sont pas attirés par la foule où les esprits sont détournés des choses célestes. Ces esprits purs et saints ne peuvent demeurer dans une compagnie où la présence de Jésus n’est ni désirée ni encouragée, et où son absence n’est pas remarquée. C’est pourquoi il y règne un grand deuil, une profonde tristesse et du découragement. Faute de méditation, de vigilance et de prière, ils ont perdu tout ce qui a de la valeur. Les rayons divins de lumière émanant de Jésus ne sont pas avec eux pour les réjouir par leur influence aimante et élévatrice. Ils sont enveloppés de ténèbres, parce que leur esprit insouciant et irrévérencieux a séparé Jésus de leur compagnie et en a chassé les anges qui les servaient. Beaucoup de ceux qui assistent à des réunions de dévotion, qui ont été instruits par les serviteurs de Dieu et qui ont été grandement rafraîchis et bénis en cherchant Jésus, sont retournés chez eux sans être meilleurs qu’avant, parce qu’en rentrant chez eux ils n’ont pas compris l’importance de prier et de veiller avec persévérance. Ils sont souvent enclins à se plaindre des autres, parce qu’ils prennent conscience de leur perte. Certains murmurent contre Dieu et ne se reprochent pas d’être la cause de leurs propres ténèbres et de leurs souffrances intérieures. Ceux-ci ne devraient pas s’en prendre aux autres. La faute est en eux-mêmes. Ils ont parlé, plaisanté et dissipé la présence de l’Hôte céleste, et ils n’ont qu’eux-mêmes à blâmer. Tous ont le privilège de retenir Jésus auprès d’eux. S’ils le font, leurs paroles doivent être choisies et assaisonnées de grâce. Les pensées de leur cœur doivent être disciplinées pour méditer sur les choses célestes et divines (The Spirit of Prophecy 2:35-38).

Luc 2:2

2. D'abord. Gr. prÅÂtos, parfois utilisé là où le Gr. proteros, " plus tôt ", pourrait être attendu (voir Jean 1:15, 30; 15:18; 1 Jean 4:19; etc.). Il est possible, bien que grammaticalement difficile, que prÅÂtos soit utilisé dans ce sens ici. Luc utilise la forme adverbiale prÅÂton pour indiquer qu'une chose s'est produite " en premier " dans le sens d'être " avant " ou de précéder une autre (voir ch. 6:42; 9:59; 21:9; etc.).

Quoi qu'il en soit, il n'est plus possible de douter que Luc a raison d'affirmer qu'une inscription, ou imposition, de l'ensemble de l'Empire romain a eu lieu sous Auguste. Luc se trouve ainsi conforté dans son rôle d'historien précis. En commentant le v. 2, l'International Critical Commentary observe : "L'exactitude de Luc est telle que nous devrions exiger des preuves très solides avant de rejeter toute déclaration de sa part comme une bévue incontestable".

Cyrénius. Sentius Saturninus fut gouverneur de la province romaine de Syrie de 9 à 6 av. J.-C., et fut suivi par Quintilius Varus, qui resta en fonction jusqu'à un certain temps après la mort d'Hérode en avril 4 av. J . -C. Cyrenius (Quirinius) occupa cette fonction en 6 av. J.-C. (Josèphe Antiquités xviii. 1. 1), bien qu'on ne sache pas combien de temps avant cela il avait servi en Syrie. Voir p. 241.

Luc 2:3

Chacun dans sa propre ville. Chez les Romains, il aurait probablement suffi que chacun s’inscrive dans la ville où il résidait à ce moment-là, plutôt que dans la ville de ses ancêtres. On sait que l’« inscription » romaine habituelle par villes n’était pas toujours suivie dans les provinces. Par exemple, les Gaulois étaient « inscrits » par tribus. Un décret conservé autorisant un recensement romain en Égypte exigeait que les gens s’inscrivent dans leur lieu d’origine (voir l’entrée bibliographique concernant Caird, p. 265). Étant donné que la généalogie tribale revêtait tant d’importance pour les Juifs, il se peut fort bien qu’Hérode le Grand ait décidé que l’« inscription » par tribus était la meilleure procédure pour son royaume. Quoi qu’il en soit, la mention de ce point constitue un témoignage indirect désignant Hérode comme celui par qui le décret romain fut exécuté en Judée, tout en confirmant la fiabilité du récit de Luc.

Luc 2:4

4. Joseph s'y rendit également. L'inspiration ne dit pas si Joseph et Marie étaient conscients du fait que la prophétie désignait Bethléem comme le lieu où le Messie devait naître (voir v. 5). Luc indique simplement que c'est le respect du décret d'Auguste qui a motivé leur voyage.

Ville de David. Appelée ainsi parce que cette ville était la résidence ancestrale de David (voir 1 Sam. 17:12, 58), et qu'il en était le citoyen le plus illustre.

Bethléem. Voir Gen. 35:19; Matt. 2:1. La ville se trouve à 8 km au sud de Jérusalem et, comme Nazareth, elle est aujourd'hui habitée principalement par des chrétiens arabes. Son nom moderne est Beit Lahm.

La maison et la lignée. Bien qu'ici la déclaration s'applique exclusivement à Joseph, il est clair que Marie était aussi de la " maison et de la lignée " de David (cf Matt. 1:16, 18; Luc 1:27( cf. DA 44).

Luc 2:5

5. Avec Marie. Le motif qui a poussé Marie à accompagner Joseph n'est pas précisé. Ni la loi romaine ni la loi juive ne l'y obligent. Selon la loi romaine, les femmes devaient payer la taxe électorale, mais n'étaient pas tenues de se présenter en personne. Il se peut que Marie, sachant que la naissance de son enfant était proche et que la prophétie désignait Bethléem comme lieu de naissance(Michée 5:2), ait intentionnellement accompagné Joseph. Il se peut qu'ils aient eu l'intention de s'installer à Bethléem (voir DA 66). Là encore, il se peut que son départ ait été dicté par le Saint-Esprit. Le fait qu'ils n'aient pas trouvé de lieu d'hébergement à Bethléem peut signifier qu'ils n'y possédaient aucun bien. Dans Luc 2:39, Nazareth est appelée "leur propre ville" ; à Bethléem, ils étaient donc tous deux des étrangers, des "sans-abri", "non reconnus et non honorés"(DA 44).

Épouse. D'importantes preuves textuelles peuvent être citées(cf. p. 146) pour justifier l'omission de ce mot. Marie n'aurait probablement pas voyagé avec Joseph s'ils n'avaient pas été mariés. Matthieu laisse entendre que Joseph a épousé Marie immédiatement après que l'ange l'en ait instruit(ch. 1:24), et donc avant le voyage à Bethléem (voir ch. 2:1).

Luc 2:6

6. Les jours ont été accomplis. C'est-à-dire selon la promesse de l'ange à Marie(ch. 1:31). C'était environ six mois après la naissance de Jean-Baptiste(ch. 1:36, 39, 56, 57; voir ch. 1:39). L'année et la saison exactes de la naissance du Christ ne sont pas connues. En ce qui concerne l'année, voir p. 240-242, et pour le moment de l'année, voir ch. 1:57; 2:8.

Luc 2:7

7. Premier-né. Gr. prÅÂtotokos (voir sur Matt. 1:18, 25; cf. sur Luc 1,35). Il n'y a pas de preuve directe que Marie ait donné naissance à d'autres enfants après la naissance de Jésus (voir sur Matt. 1:25), bien que le fait que Jésus, sur la croix, ait confié sa mère aux soins de Jean rende improbable qu'elle ait eu d'autres enfants en vie à ce moment-là (voir sur Jean 19:26)

Linge d'emmaillotage. Les enfants hébreux, à leur naissance, étaient lavés dans l'eau, frottés dans du sel et enveloppés dans des "langes" (voir sur Eze. 16:4). Il s'agissait de bandes de tissu enroulées sans serrer autour du corps et des membres du nourrisson. Selon la coutume, le bébé était étendu en diagonale sur une pièce d'étoffe carrée, dont deux coins étaient repliés sur son corps, un sur ses pieds et l'autre sous sa tête. Cette pièce était maintenue en place par des mains lâchement enroulées autour de l'extérieur

Une crèche. On n'aurait pu trouver un endroit plus humble pour déposer l'enfant Jésus ; aucun homme ne peut dire qu'il a eu un début de vie moins favorable. Pauvres des richesses de ce monde (cf. v. ), Joseph et Marie étaient pourtant riches 24), Joseph et Marie étaient néanmoins riches de leur foi. Une tradition née quelques siècles plus tard fait du lieu de la nativité une grotte dans les environs de Bethléem. Il s'agissait cependant d'un "bâtiment grossier" où l'on "abritait des bêtes"(DA 44). Le bœuf et l'âne, habituellement introduits par les artistes dans les images de la nativité, auraient été suggérés par Ésaïe 1:3

Pas de place. Simplement pour la raison que l'auberge était déjà remplie de clients. Il ne s'agit pas d'une idée d'inhospitalité de la part de l'aubergiste. Il est probable que la grande majorité des résidents juifs de Palestine à cette époque étaient des descendants de Juda, Benjamin ou Lévi. Par conséquent, les logements en Judée étaient, sans aucun doute, taxés au maximum

Inn. Gr. kataluma, "un lieu d'hébergement" ou "une auberge", probablement ici un petit khan oriental ou caravansérail, qui se composait généralement de chambres donnant sur un porche couvert entourant une cour centrale. Les voyageurs se trouvaient dans l'une des chambres ou occupaient quelques mètres carrés qui leur étaient attribués sur le sol du porche couvert. Les animaux et les bagages des voyageurs pouvaient être gardés dans la cour

Luc 2:8

8. Bergers. [L'annonce aux bergers , Luc 2:8-20. Voir La Nativité] Ces hommes simples mais pieux passaient les heures silencieuses de la nuit à parler ensemble du Messie promis et à prier pour sa venue (voir DA 47). Ils faisaient apparemment partie de ce petit nombre de fidèles qui attendaient "la consolation d'Israël"(v. 25) et "la rédemption à Jérusalem"(Luc 2:38; voir sur Matthieu 1:18; Luc 2:25, 26, 38). C'est toujours à de telles personnes que le Ciel transmet la lumière et la vérité.

Seuls ceux qui "ont faim et soif de justice" peuvent s'attendre à être "rassasiés"(Matt. 5:6). Seuls ceux qui cherchent la lumière et la vérité la trouveront (voir Matt. 7:7; Héb. 9:28). Peu importe l'humilité de notre position dans la vie, l'essentiel est de chérir dans nos cœurs "cette bienheureuse espérance"(Tite 2:13).

Les chefs d'Israël, peu fidèles à leur confiance, ont été écartés au profit d'un groupe de bergers humbles et dévoués. Même lorsque les prêtres et les rabbins de Jérusalem ont entendu le récit de la visite des anges aux bergers, ils ont refusé de croire. Contrairement aux bergers, ils n'ont pas voulu se rendre à Bethléem pour enquêter et ont qualifié le récit d'histoire futile (voir DA 63).

Respecter la coutume. Si l'on suit la coutume ordinaire, les bergers vivaient dans les champs jour et nuit. Cela implique clairement que la saison se situait après les pluies d'avril et avant celles de novembre (voir Vol. II, pp. 108, 110), saison pendant laquelle les moutons étaient généralement gardés dans les champs. Les hivers sont froids et humides dans les régions montagneuses de Judée, et si c'était l'hiver, les bergers auraient cherché à s'abriter des fortes pluies hivernales pour eux et leurs troupeaux. Compte tenu de tous les éléments concernant le moment de la naissance du Christ, il semble que le fait de situer la naissance à l'automne de l'année correspondrait le mieux au schéma chronologique du contexte. Cela n'exclut cependant pas la possibilité que la naissance ait eu lieu à une autre saison. Voir sur ch. 1:57.

Ce n'est qu'au 4e siècle de l'ère chrétienne que le 25 décembre a été célébré comme l'anniversaire du Christ. Selon le calendrier julien, c'est la date du solstice d'hiver, lorsque le soleil se tourne vers le nord. Dans les pays païens, cette saison était marquée par des célébrations festives, connues chez les Romains sous le nom de Saturnales, en l'honneur de la renaissance de diverses divinités solaires. C'est dans l'Église occidentale que la naissance du Christ a été associée pour la première fois à cette fête païenne.

Veiller. Littéralement, "surveiller les veilles", le pluriel indiquant probablement que les bergers se relayaient. Ces champs sont ceux-là mêmes où David avait gardé les troupeaux de son père (voir DA 47). Dans les environs de Bethléem se trouvait "la tour d'Édar", littéralement "la tour du troupeau" (cf Gen. 35:21cf. Michée 4:8). Selon la tradition, c'est là qu'étaient rassemblés les troupeaux destinés à être sacrifiés au Temple de Jérusalem. Il se peut que les bergers à qui les anges sont apparus " veillaient " sur des troupeaux déjà mis à part à cet effet.

Luc 2:9

9. L'ange. Cette mission importante pouvait très bien être confiée au chef de l'armée angélique, Gabriel (voir DA 780; voir sur ch. 1:19).

Vint sur eux. L'ange se trouvait peut-être un peu plus haut que les bergers. Il est possible que les bergers aient d'abord eu l'impression que l'ange était venu et qu'il soit apparu immédiatement devant eux.

Gloire. Gr. doxa, ici, principalement " splendeur ", peut-être comparable à celle qui se manifestera plus tard sur la montagne de la transfiguration(ch. 9:31, 32). Voir à ce sujet Rom. 3:23.

Ils eurent très peur. C'est-à-dire " ils furent saisis d'une grande crainte ", ce qui peut sembler naturel lorsque le voile entre les hommes et le monde invisible se déchire. Au temps de l'Ancien Testament, les gens à qui des anges apparaissaient considéraient parfois l'ange comme un signe avant-coureur de la mort(Juges 6:22, 13:21, 22). Cet ange est venu annoncer la délivrance et la joie (voir Luc 2:10).



Ellen G. White


9. Fortifiés pour supporter une plus grande lumière—[Luc 2:8, 9 cité.] ... Soudain, les cieux sont illuminés d’une lumière qui alarme les bergers. Ils ne savent pas la raison de cette grandiose manifestation. Ils ne discernent pas d’abord les myriades d’anges rassemblés dans les cieux. L’éclat et la gloire de l’armée céleste illuminent et glorifient toute la plaine. Tandis que les bergers sont terrifiés par la gloire de Dieu, l’ange principal de la multitude apaise leurs craintes en se révélant à eux et en disant : « N’ayez pas peur.... »

Luc 2:10

Ne crains pas. Voir le commentaire sur le chap. 1:13. Apporter … de bonnes nouvelles. Gr. euaggaelizō, « proclamer une bonne nouvelle » ou « annoncer de bonnes nouvelles ». Nos mots « évangéliste », « évangéliser » et « évangélisation » dérivent de ce mot grec. C’est en ce sens que les auteurs des Évangiles sont des « évangélistes ». Dès ses débuts, le christianisme a annoncé de « bonnes nouvelles », ou une « bonne nouvelle », la « bonne nouvelle » ou l’« Évangile » de l’amour rédempteur et du salut. À tous les peuples. Selon la mission apostolique, les disciples devaient « enseigner à toutes les nations » l’Évangile du salut (Matth. 28:19).

Luc 2:11

11. Ville de David. Voir sur v. 4. Le Christ est né au bon moment (voir Gal. 4:4) et au bon endroit (voir sur Michée 5:2).

Sauveur. Gr. SÅÂtÃâr, un titre contenant la même idée que le nom personnel "Jésus" (voir sur Matt. 1:1, 21).

Le Christ Seigneur. Non plus revêtu de la gloire du ciel, mais de " langes "(vs. 7, 12), l'enfant de Marie n'en était pas moins " le Christ Seigneur "(cf. He 1, 6). Ce titre identifie le Christ au " Seigneur " des temps de l'AT (voir PP 366; DA 52; voir sur Luc 1:76) et serait équivalent à l'expression Messie Jéhovah (voir sur Matt. 1:1voir Vol. I, p. 172).

Luc 2:12

12. Un signe. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 146) la lecture " le signe ". Tel qu'il est utilisé dans les Ecritures, un " signe " n'est pas nécessairement miraculeux (voir sur Ésaïe 7:14). Le "signe" donné aux bergers était un moyen d'identification. L'apparition du nouveau-né de Bethléem serait à l'opposé de ce que les bergers attendaient, compte tenu de leurs idées élevées concernant le Messie.

Les langes. Voir v. 7.

Luc 2:13

13. Soudain. Une foule innombrable d'anges s'était rassemblée sur les collines de Bethléem, attendant l'annonce angélique de la naissance du Sauveur

Hôte. Gr. stratia, "armée", "hôte" ou "bande", un terme militaire courant, désignant ici les rangs de l'hôte angélique (voir sur Ps. 24:10Josué 5:14)



Ellen G. White


13, 14, 29-32. Satan rempli de fureur—Les hérauts célestes éveillèrent toute la colère de la synagogue de Satan. Celui-ci suivit les pas de ceux qui avaient la charge de l’enfant Jésus. Il entendit la prophétie de Siméon dans les parvis du temple, lui qui attendait depuis longtemps la consolation d’Israël. Le Saint-Esprit était sur lui, et il vint au temple sous l’inspiration de l’Esprit. Prenant le Sauveur enfant dans ses bras, il bénit Dieu et dit : « Seigneur, tu laisses maintenant ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole ; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël. » Satan fut rempli de fureur lorsqu’il vit que le vieux Siméon reconnaissait la divinité du Christ (The Review and Herald, October 29, 1895).

Luc 2:14

Gloire à Dieu. Le plan du salut a son origine en Dieu, et il convient que les anges comme les hommes lui attribuent gloire et louange. Dans ce chant des anges, « gloire » s'équilibre poétiquement avec « paix », « Dieu » avec « hommes », et « très-haut » avec « terre ». Le plan du salut réconcilie Dieu et les hommes, apportant ainsi la paix aux hommes et la gloire à Dieu. La paix ne peut venir que lorsque la volonté de Dieu est « faite sur la terre comme au ciel » (Matt. 6:10). Paix, bienveillance envers les hommes. Les preuves textuelles favorisent (cf. p. 146) la lecture « paix parmi les hommes de bonne volonté », c'est-à-dire les hommes bien disposés envers Dieu et leurs semblables (voir la note sur Micah 6:8; Matt. 22:36–40). Selon les manuscrits sur lesquels la KJV est fondée, il s'agit de la « bonne volonté » exprimée de Dieu envers les hommes ; selon les autres, il s'agit de la « bonne volonté » efficace de Dieu à l'œuvre dans les hommes. Christ est la « bonne volonté » de Dieu incarnée. Il est le « Prince de la paix » (Isa. 9:6), celui qui a proclamé : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix… Que votre cœur ne se trouble pas et ne s'alarme pas » (John 14:27). À la suite de sa venue, nous avons le privilège d'« être en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Rom. 5:1). « Il est notre paix » (Eph. 2:14). C'est la « paix de Dieu », qui garde nos « cœurs et nos pensées par Jésus-Christ » (Phil. 4:7).

Luc 2:15

15. Il s'est réalisé. Voir sur le ch. 1:8.

Partons maintenant. Les bergers n'avaient aucun doute quant à la véracité du message de Gabriel. Ils ont agi immédiatement. Comparez leur conviction à l'hésitation de Zacharie (voir ch. 1:18, 20).

Luc 2:16

16. En toute hâte. Les bergers ne pouvaient pas être satisfaits avant d'avoir vu par eux-mêmes le "signe" promis confirmant les paroles de l'ange.

Luc 2:17

Répandue au loin. Il n'était pas plus possible aux bergers de cacher la lumière qui s'était répandue dans leur cœur qu'au soleil de cesser de briller. La bonne nouvelle était trop bonne pour être gardée pour eux-mêmes. Finalement, le récit de la visite de l'ange aux bergers parvint aux oreilles des prêtres, des anciens et des rabbins de Jérusalem — mais ils le traitèrent comme indigne d'attention (DA 62). Ces dirigeants estimaient que Dieu n'avait sûrement pas pu les écarter, eux qui étaient les enseignants religieux de la nation, au profit d'une bande rustre de bergers méprisés (voir la note sur Matt. 2:4) ! Tous ceux qui trouvent aujourd'hui le Christ nouvellement né dans leur cœur feront connaître la bonne nouvelle aux autres, comme les bergers de Bethléem. 19 Gardée. La force du grec indique que Marie continuait à garder ces choses dans son cœur ; c'est-à-dire qu'elle conservait vivement ces événements dans sa mémoire. Toutefois, contrairement aux bergers, elle n'allait pas raconter à tous ceux qu'elle rencontrait les choses merveilleuses qui s'étaient produites. Les médita. Littéralement, « les rassembla ». Marie méditait sur les divers événements liés à la naissance du Christ, comparant chacun aux autres afin de mieux comprendre la portée de l'ensemble. Elle ne se souvenait pas seulement vivement des paroles de Gabriel qui lui étaient adressées, mais les comparait aussi avec le récit des bergers.

Luc 2:21

21. Huit jours.[La circoncision, Luc 2:21] C'est-à-dire le huitième jour, y compris le jour de la naissance (voir ch. 1:59).

La circoncision. Pour Abraham, "le signe de la circoncision" était "un sceau" de la "justice" qui était la sienne par "la foi"(Rom. 4:11). La circoncision représentait l'admission aux privilèges et aux responsabilités de la relation d'alliance ; c'était un gage d'obéissance. Or, le Christ, auteur de l'alliance et de son signe visible, le rite de la circoncision(PP 373, 396), subit ce rite et entre ainsi dans les termes de l'alliance qu'il représente. Il est né "sous la loi"(Gal. 4:4) et s'est soumis à ses exigences.

Appelé Jésus. Voir sur Matthieu 1:1. Les enfants mâles étaient nommés au moment de la circoncision (voir Luc 1:59-66). L'ange Gabriel avait informé Marie et Joseph que le nom de l'enfant serait Jésus(Matt. 1:21; Luc 1:31).

Luc 2:22

22. Sa purification. [L 'évidence textuelle favorise(cf. p . 146) la lecture " leur purification ". Le mot " leur " peut se référer à Jésus et Marie, ou à Joseph et Marie. Si le mot " leur " inclut Jésus, c'est probablement dans le sens où sa consécration dans le Temple était étroitement associée à la purification de Marie. S'il inclut Joseph, c'est probablement dans le sens où, en tant que chef de famille, il était responsable de l'accomplissement par Marie des exigences rituelles impliquées. Il semble plus naturel que les pronoms " leur " et " ils " (y compris Joseph) désignent les mêmes personnes. Le code lévitique stipulait que la période d'impureté de la mère était de 40 jours pour un enfant de sexe masculin et de 80 jours pour un enfant de sexe féminin (cf Lév. 12). Pendant cette période, la mère devait rester à la maison et ne devait pas participer aux exercices religieux publics. C'est la mère, et non l'enfant, qui avait besoin d'être "purifiée" ; la mère et l'enfant devaient tous deux se présenter au Temple, pour la "purification" de l'une et la présentation de l'autre. C'est donc un double objectif qui a conduit Joseph, Marie et Jésus à Jérusalem en cette occasion, à une distance d'environ 5 milles. Cette visite a manifestement eu lieu avant celle des Mages, car Joseph et Marie n'auraient alors guère osé se rendre à Jérusalem. En outre, ils ont quitté Bethléem pour l'Égypte presque immédiatement après la visite des mages (voir Matthieu 2:12-15).

Selon la loi. Étant né "sous la loi"(Gal. 4:4), le Christ a obéi aux lois qu'il avait lui-même données à Moïse 1 500 ans plus tôt(PP 366, 373; voir sur Luc 2:21). En tant que substitut de l'homme, il était nécessaire que le Christ "se conforme à la loi en tout point"(DA 50). Il est intéressant de noter que le mot "loi" apparaît cinq fois dans ce chapitre(vs. 22, 23, 24, 27, 39), et seulement quatre fois dans le reste du livre de Luc.

Le présenter. Tout premier-né de sexe masculin devait être consacré au Seigneur. Cela se faisait en reconnaissance de la promesse de Dieu de donner son premier-né pour racheter l'homme et en souvenir et gratitude pour la délivrance des premiers-nés au moment de l'Exode (cf Ex. 13:2, 12; Nb 3:12, 13). Le premier-né devait être racheté par une somme d'argent, le montant stipulé étant de 5 shekels(Nombres 18:15, 16). Cette somme représentait environ 20 deniers romains, soit l'équivalent de 20 jours de salaire d'un ouvrier (voir p. 49).

Luc 2:23

23. Comme il est écrit. Voir Ex. 13:2, 12, 15

Tout mâle. Voir au v 22.

Luc 2:24

24. Un sacrifice. Pour la "purification" de Marie (voir v. 22).

Tourterelles. Une espèce de pigeon. Si Joseph et Marie avaient été dans une situation plus prospère, ils auraient apporté un agneau pour l'holocauste (voir Lev. 12:6). Au lieu de cela, ils ont apporté l'offrande des pauvres, l'un des oiseaux étant destiné à l'holocauste et l'autre au sacrifice pour le péché (voir Lév. 12:8; voir sur Lév. 1:14; 5:7).

Luc 2:25

25. Siméon. La tradition qui identifie ce saint âgé avec le rabbin Siméon, fils de Hillel et père de Gamaliel, est sans fondement. Rabbi Siméon est devenu président du Sanhédrin en l'an 13, soit 17 ou 18 ans après la naissance de Jésus. Mais le Siméon de Luc 2 était manifestement déjà âgé(vs. 26, 29), comme l'indique le fait qu'il ait reçu l'assurance qu'il vivrait assez longtemps pour voir le Messie.

Juste et pieux. Siméon était "pieux", c'est-à-dire qu'il respectait ses devoirs envers Dieu, et "juste" dans sa conduite envers ses semblables (cf Michée 6:8; Matthieu 22:36-40).

Attente. Siméon appartenait apparemment au groupe des chercheurs humbles et dévoués des Ecritures, tels que Zacharie et Elisabeth(ch. 1:6, 67), Joseph(Mt. 1:19), Marie(Lc. 1:28), les bergers(DA 47), Anne(Lc. 2:37), les mages(Mt. 2:11; DA 59), Joseph d'Arimathée(Marc 15:43), et quelques autres(2:38). C'est à ces fidèles qui cherchaient le Messie que le Ciel a fait connaître l'apparition du Messie(cf. Héb. 9:28). C'est notre privilège aujourd'hui d'attendre "cette bienheureuse espérance, l'apparition glorieuse du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ"(Tite 2:13).

La consolation d'Israël. Cette expression faisait partie d'une formule de prière juive courante : "Que je voie la consolation d'Israël", ce qui signifie "Que je vive pour voir le Messie"."L'expression "consolation d'Israël" reflète diverses prophéties messianiques de l'AT qui parlent du "réconfort" de l'espérance messianique (voir Ésaïe 12:1; 40:1; 49:13; 51:3; 61:2; 66:13; etc.)



Ellen G. White


25-32. Dans l’atmosphère du ciel—À peine Siméon vit-il l’enfant dans les bras du prêtre qu’il fut divinement impressionné ... [Luc 2:29-32 cité].

Luc 2:26

26. Ne pas voir la mort. A toutes les époques, les pieux ont chéri l'espoir de vivre pour voir l'accomplissement de l'espérance messianique. Dieu a voulu que cette espérance brûle toujours dans le cœur de ses fidèles, car, plus que toute autre chose, elle conduit les hommes à sanctifier leur vie (voir 1 Jean 3:2, 3). Cependant, les pieux de l'époque de Siméon avaient l'assurance, grâce aux prophéties, que leur génération verrait le Messie.

Le Christ du Seigneur. Ou "l'Oint du Seigneur" (voir sur Matt. 1:1), titre juif préchrétien désignant le Messie.

Luc 2:27

27. Venu par l'Esprit. Siméon, "juste et pieux"(v. 25), avait marché dans la lumière dont le Ciel avait jusqu'alors éclairé son chemin, et ses yeux étaient ouverts à d'autres lumières. Il en va tout autrement pour le prêtre qui a momentanément tenu l'enfant Jésus dans ses bras (voir DA 52) ! Comme beaucoup de ses confrères prêtres, il avait étudié en vain les Écritures (voir DA 30), principalement parce qu'il ne voulait pas vivre selon les principes qui y étaient révélés (voir Osée 4:6). En conséquence, ses yeux spirituels étaient totalement aveugles lorsqu'il a été confronté à la Lumière de la vie (voir Jean 1:7-11). N'ayant pas profité de la lumière déjà révélée, il n'était pas préparé à une plus grande lumière.

Luc 2:28

Béni soit Dieu. Ou « loua Dieu », comme au ch. 1:64. Sur le sens de l'expression de l'AT « bénir Dieu », voir la note sur Ps. 63:4.

Luc 2:29

Seigneur. Gr. despotēs, signifiant « souverain absolu ». Le mot despotēs n'indiquait à l'origine aucunement si le « souverain absolu » était bon ou mauvais. Cependant, placer un pouvoir absolu entre les mains d'un être humain est dangereux. Le caractère d'une personne se révèle bientôt dans son usage d'un tel pouvoir, l'étendue de sa méchanceté étant révélée par la mesure dans laquelle elle abuse de ce pouvoir. La nature humaine étant ce qu'elle est, le pouvoir absolu tend généralement à faire ressortir le mal chez un homme plutôt que le bien ; d'où les mots « despote », « despotique » et « despotisme », dérivés de despotēs, qui reflètent tous l'usage tyrannique et mauvais du pouvoir. Mais l'emploi de despotēs en référence à Dieu présente une idée différente. Dieu, en tant que « Souverain absolu », refléterait dans son gouvernement la perfection absolue de son propre caractère. Despotēs est rarement employé pour le Seigneur (Acts 4:24; Jude 4; Rev. 6:10) ; il est plutôt employé pour un « maître » d'esclaves (1 Tim. 6:1, 2; 2 Tim. 2:21; Titus 2:9; 1 Peter 2:18) . Le mot habituel du NT pour Seigneur, ou seigneur, est kurios, qui désigne simplement un supérieur sans préciser le degré de supériorité. Souvent, kurios était simplement employé comme titre de respect, comme notre « monsieur ». Aux v. 29 et 30, Siméon parle de ce que le Messie représente pour lui personnellement ; aux v. 31 et 32, ses pensées se tournent vers ce que le Messie représente pour tous les hommes. Laisse… partir. Siméon a atteint son objectif. Il a vécu assez longtemps pour voir Celui qui était attendu. Il n'a plus aucun désir ni aucune requête, et il est prêt à être libéré du service que la mort apporte. Voir la note sur v. 26. En paix. Siméon a réalisé le désir de son cœur lorsque, par la foi, il a vu dans l'enfant Jésus l'accomplissement des promesses messianiques de l'AT. Dans le cœur de tous les hommes se trouve un vide qui ne peut être rempli, un désir ardent qui ne peut être satisfait, si ce n'est en Jésus. Nous ne devrions pas nous reposer avant d'avoir, comme Siméon, vu nous aussi, par la foi, « le Christ du Seigneur ».

Luc 2:30

30. Le salut. Gr. sÅÂtÃârion (voir v. 11). Dans les LXX, sÅÂtÃârion est souvent utilisé pour l'hébraïque shelem, " une offrande de remerciement " ou " une offrande de paix " (voir Vol. I, p. 700).

Luc 2:31

31. Préparé. Ou, "préparés".

Tous les peuples. Luc souligne à nouveau l'attrait universel du message évangélique (voir Vol. IV, pp. 28-30).

Luc 2:32

Une lumière. Voir au chap. 1:78, 79. Éclairer. Littéralement : « pour une révélation. » Le « voile qui est étendu sur toutes les nations » (Isa. 25:7) devait être ôté (voir Isa. 60:1–3). Les Gentils. Dès les temps les plus anciens, le peuple hébreu fut instruit du rôle qui lui était assigné, celui de représenter le vrai Dieu devant les nations de la terre. Ce fait essentiel fut clairement énoncé dans la première promesse faite à Abraham (Gen. 12:3), puis répétée plus tard à Isaac (Gen. 26:4) et à Jacob (Gen. 28:14). La même vérité fut annoncée plus clairement à Israël lorsque le peuple sortit d’Égypte et se prépara à entrer dans la Terre promise (voir Deut. 4:6–8; 28:10 ; etc.). De génération en génération, les prophètes rappelaient sans cesse au peuple l’ampleur mondiale de la mission sacrée qui lui était confiée (voirPs. 98:3; Isa. 42:6; 49:6; 53:10; 56:6, 7; 60:1–3; 61:9; Isa. 62:2; Zech. 2:11; 8:22 ; etc.). Christ a souligné à maintes reprises que sa mission incluait les Gentils aussi bien que les Juifs (voir Matt. 12:18, 21; John 12:32 ; etc.). Voir vol. IV, p. 26-30. La gloire. Les Juifs reçurent des privilèges dépassant de loin ceux de tout autre peuple, afin de devenir des représentants dignes du vrai Dieu devant les nations de la terre (voir vol. IV, p. 28-30). Le choix du Ciel ne se porta pas sur eux parce qu’ils étaient plus sages ou meilleurs que les autres nations, mais parce que Dieu jugea bon d’en faire ses ambassadeurs particuliers de lumière et de vérité (voir Deut. 7:7, 8). Leur ancêtre, Abraham, cherchait sincèrement la vérité et, en tant que tel, se soumit à la direction de Dieu. Le Seigneur est constamment disposé à œuvrer avec ceux qui acceptent de se laisser guider par lui. L’avantage particulier des Juifs en tant que nation résidait principalement dans le fait qu’ils devaient être les destinataires, les gardiens et les hérauts de la vérité (voir Rom. 3:1, 2; 9:4, 5). Peuple. Gr. laos, terme que les auteurs du NT appliquent systématiquement à leur propre peuple, qu’il s’agisse des Juifs ou de leurs compagnons croyants chrétiens. Le mot « Gentils » vient d’ethnos, « une multitude vivant ensemble », d’où « une nation ». Dans le NT, ethnos est systématiquement traduit par « nation » ou « Gentil ».

Luc 2:33

33. Joseph. Cette lecture n'implique pas nécessairement la négation de la naissance virginale, que Luc a affirmée clairement et sans équivoque(Luc 1,26-35; cf. Matthieu 1,18-25). Dans ce cas, Luc pense à Joseph au sens juridique et populaire, mais certainement pas au sens littéral et physique (cf Matt. 1:21, 24). En tant qu'époux de Marie, Joseph est devenu, dans un certain sens réel, le père de Jésus au moment où celui-ci est né. Dès lors, ou du moins à partir de l'inscription au Temple, Joseph est considéré comme tel dans le langage courant de l'époque (voir Luc 3:23; 4:22; Jean 6:42). Le premier devoir de Joseph en tant que père légal de Jésus a été de donner un nom à l'enfant (voir Matthieu 1:21). Plus tard, sur instruction divine, Joseph a joué ce rôle (voir Matt. 2:13, 19-22). Le fait que Marie elle-même utilise ce terme(Luc 2:48) montre qu'il n'est pas du tout inapproprié de parler de Joseph comme du père de Jésus dans ce sens. Toujours au v. 27, Luc inclut Joseph comme l'un des " parents " de Jésus, certainement pas au sens littéral, mais dans un sens populaire tout à fait approprié (voir DA 82).

Émerveillé. Pas dans le sens de la surprise, car l'ange était déjà apparu à Joseph(Mt 1,20) et à Marie(Lc 1,26.27) avec un message similaire. De plus, Elisabeth avait adressé à Marie des paroles manifestement inspirées(vs. 41-45). Joseph et Marie avaient également entendu le récit des bergers(ch. 2.20). Leur émerveillement s'est accru avec chaque preuve successive de la messianité de l'enfant Jésus, alors que l'Inspiration rendait toujours plus claire la tâche qui lui avait été confiée par son Père céleste. Peut-être aussi furent-ils surpris qu'un étranger reconnaisse le grand secret.

Luc 2:34

34. Dit à Marie. Il semblerait que Siméon, par inspiration, ait compris le fait de la naissance virginale. Il semble avoir complètement ignoré Joseph.

La chute et le relèvement. Le Christ s'est décrit comme " la pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs "(Matt. 21:42; voir sur Ps. 118:22nous devons tomber sur le rocher et être brisés avant de pouvoir être élevés en Christ"(DA 57). Le Christ est le grand aimant des siècles, attirant à lui ceux qui ont le cœur humble et contrit. Certains, comme Matthieu, Zachée et Marie-Madeleine - que l'on appelait communément "publicains et pécheurs" - se sont sentis étrangement attirés par le Médecin qui pouvait redonner vie à leurs vies brisées. D'autres, comme les scribes et les pharisiens, qui pensaient n'avoir aucun besoin du Médecin céleste, ont été éloignés du Sauveur par leur propre perversité d'esprit.

Signe. Gr. sÃâmeion, "un signe", "une marque" ou "un gage" En tant que représentant du ciel, le Christ est le symbole du salut. Il est le témoignage vivant de l'amour du Père, dont sa mission sur terre est la preuve irréfutable (voir Jean 3:16; DA 19).

Luc 2:35

35. Épée. Gr. rhomphaia, utilisé pour décrire une grande épée, comme la longue épée thrace. Rhomphaia est à distinguer du mot habituel du NT pour épée, machaira, un mot décrivant la courte épée romaine. Rhomphaia apparaît dans les LXX pour désigner l'épée de Goliath. On peut supposer que la rhomphaia était une arme plus redoutable que la machaira, et qu'elle est utilisée ici au sens figuré pour décrire la douleur qui a transpercé le cœur de Marie sur la croix (voir Jean 19:25; DA 744, 752). Cette première préfiguration de la passion du Christ dans le NT reflète les prophéties d'Isa. 52:14; 53:12. Ces paroles mystérieuses de Siméon ont dû traverser la conscience de Marie comme un présage glacial et inquiétant des choses à venir. De plus, le fait que la déclaration de Siméon s'adresse à Marie semble impliquer que Joseph ne sera pas témoin de la scène du Calvaire.

Ton âme. Comme tous les autres juifs, Marie s'attendait sans doute à ce que Jésus règne glorieusement sur le trône terrestre de David(cf. ch. 1, 32). Cette attente, partagée même par les disciples du Christ, ne pouvait que rendre plus amère la déception de la croix. Mais Dieu, dans sa miséricorde, lui a donné un aperçu de ce à quoi elle devait s'attendre.

Révélée. Littéralement, "découvert" ou "dévoilé".

Luc 2:36

36. Anna. Hanna, de l'héb. Channah, "Hannah" (voir sur 1 Sam. 1:2). Cette sainte âgée porte le même nom que celui de la mère de Samuel, le fondateur de l'école des prophètes. Selon les évangiles apocryphes et une tradition adoptée plus tard par l'église, Marie aurait été élevée dans le Temple sous la tutelle et la direction d'Anne, qui aurait été sa mère. Il s'agit d'une simple fiction. Rien n'indique ici que les deux femmes se soient rencontrées auparavant. La présence continue d'Anne au Temple témoigne éloquemment de l'amour avec lequel elle servait le Seigneur. Les détails biographiques avec lesquels Luc parle d'un personnage biblique obscur comme Anne témoignent de la qualité historique de son récit

Une prophétesse. Le don de prophétie était de temps en temps accordé à des femmes pieuses aussi bien qu'à des hommes. Parmi les prophétesses, on trouve des femmes comme Miriam(Ex. 15:20), Déborah(Juges 4:4), la femme d'Isaïe(Is. 8:3), Huldah(2 Rois 22:14), et aussi les quatre filles vierges de Philippe(Actes 21:9)

D'un grand âge. Anna était âgée d'au moins 84 ans (voir le verset 1), et plus probablement de plus de 100 ans 37), et plus probablement bien plus de 100 ans

Luc 2:37

37. Quatre-vingt-quatre ans. Le grec ne permet pas de déterminer avec certitude si l'expression "environ quatre-vingt-quatre ans" doit être comprise comme s'appliquant à l'âge d'Anne ou à la durée de son veuvage. Les commentateurs sont à peu près également divisés sur la question. Certaines traductions appliquent la période à son âge (comme la RSV), et d'autres à son veuvage (comme Moffatt). La traduction de la KJV, "une veuve d'environ quatre-vingt-quatre ans", reflète quelque peu la phraséologie ambiguë de l'original. Les détails donnés et la formulation utilisée semblent indiquer que les 84 ans se réfèrent très probablement à la période de veuvage d'Anne. Si Anna s'était mariée à l'âge de 15 ans, avait été mariée pendant 7 ans et était restée veuve pendant 84 ans, elle aurait alors 106 ans. Ce n'est pas du tout impossible, mais l'âge de 84 ans la rendrait également "d'un âge avancé".

N'est pas partie. Certains ont compris qu'Anna, en tant que retraitée du Temple, s'était vu attribuer une chambre adjacente à l'enceinte du Temple, peut-être avec d'autres veuves, et qu'en retour elle consacrait son temps à enseigner aux jeunes femmes qui venaient au Temple pour recevoir une instruction religieuse. On ne sait pas si cela était prévu à l'époque du Christ. D'autres pensent qu'elle "ne quittait pas le temple" dans le même sens que les disciples, après l'ascension, "étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu" (voir Luc 24:53; Actes 2:46). Il est évident que, dans ce dernier cas, Luc ne veut pas parler de la résidence dans le temple, mais plutôt de la participation régulière aux services religieux dans le temple, ainsi que du témoignage devant le peuple qui s'y rassemblait (voir Actes 3:1; Actes 5:12, 20, 21, 25, 42, etc.).

Nuit et jour. Il s'agit probablement d'une référence aux heures de culte du matin et du soir. Quoi qu'il en soit de son lieu de résidence (voir plus haut), il est évident qu'Anna assistait fidèlement au culte du matin et du soir. Sa vie était absorbée par le service de Dieu ; elle n'avait pas d'autres intérêts pour distraire son attention. Paul fait l'éloge d'une telle vie comme étant la plus appropriée pour une personne qui est "vraiment veuve" (voir 1 Tim. 5:5).

Luc 2:38

38. Instant. Plutôt "heure", c'est-à-dire au moment où Siméon parlait. En entendant le témoignage inspiré de Siméon concernant Jésus, le cœur d'Anne a été touché par une intuition inspirée qui lui a permis de voir en l'enfant Jésus le Messie promis (voir DA 55; cf. Matthieu 16:17). Ainsi, lors de la dédicace, deux témoins inspirés ont confirmé ce que Marie et Joseph savaient déjà au sujet de l'enfant.

Ils ont rendu grâce. Le mot "de même" a été ajouté par les traducteurs. Le verbe grec utilisé ici implique des remerciements ou des louanges " rendus " en remerciement d'un don ou d'une faveur reçue. Il est donc clair que Luc se réfère à la louange d'Anne simplement comme l'expression de la joie de voir le Messie.

Parla. Jusqu'à présent, elle avait parlé des prophéties qui annonçaient la venue du Messie ; maintenant, elle pouvait parler de son expérience personnelle du fait que le Messie était venu.

Ceux qui regardaient. Cette expression sibylline révèle le fait qu'il y avait un petit groupe de personnes sérieuses qui étudiaient les prophéties et étaient conscientes que "la plénitude des temps était venue"(Galates 4:4; cf. Daniel 9:24-27; DA 34, 35; voir sur Luc 2:25).

A Jérusalem. Une preuve textuelle importante(cf. p. 146) peut également être citée pour la lecture " de Jérusalem " (comparer avec " la consolation d'Israël ", v. 25).



Ellen G. White


38. Les Juifs pieux attendaient jour et nuit—Les Juifs pieux attendaient, croyant et priant avec ferveur, la venue du Messie. Dieu ne pouvait manifester sa gloire et sa puissance à son peuple par l’intermédiaire d’un sacerdoce corrompu. Le temps fixé pour accorder sa faveur à son peuple était venu. La foi des Juifs s’était obscurcie à cause de leur éloignement de Dieu. Beaucoup de dirigeants du peuple introduisirent leurs propres traditions et les imposèrent aux Juifs comme étant les commandements de Dieu. Les Juifs pieux croyaient et avaient confiance en Dieu, sachant qu’il ne laisserait pas son peuple dans cet état, exposé aux reproches des païens. Dans le passé, il leur avait suscité un libérateur lorsqu’ils l’avaient invoqué dans leur détresse. D’après les prédictions des prophètes, ils pensaient que le temps fixé par Dieu était arrivé, celui où le Messie viendrait. Et lorsqu’il viendrait, ils recevraient une révélation claire de la volonté divine, et leurs doctrines seraient libérées des traditions et des cérémonies superflues qui avaient troublé leur foi. Les Juifs pieux et âgés attendaient jour et nuit la venue du Messie, priant de pouvoir voir le Sauveur avant de mourir. Ils désiraient voir le nuage d’ignorance et de fanatisme dissipé de l’esprit du peuple (The Spirit of Prophecy 2:41, 42).

Luc 2:39

39. Il a accompli toutes choses. [Retour à Nazareth, Luc 2:39, 40=Matthieu2:19-23. Commentaire majeur : Matthieu et Luc. Voir Enfance et jeunesse de Jésus] Jésus est né "sous la loi"(Galates 4:4), un Juif, et a donc satisfait à toutes les exigences de la "loi du Seigneur", comme les lois lévitiques relatives à la purification et à la présentation(Luc 2:22-24) sont appelées ici. Bien qu'elles aient été données à Israël par Moïse, ces lois émanaient de Dieu (voir Deutéronome 5:31-33). Seuls les dix commandements ont été donnés directement par Dieu au peuple (voir Deutéronome 5:22).

Ils revinrent. Luc ne mentionne pas la visite des mages ni la fuite en Égypte, qui ont toutes deux précédé le retour en Galilée (voir Matthieu 2:1-23). Une omission similaire de détails narratifs se produit dans Actes 9:26, où Luc laisse entendre que Saul s'est rendu immédiatement de Damas à Jérusalem. Mais il est évident, d'après Galates 1:17, 18, qu'il y a eu un intervalle de trois ans avant que Paul ne retourne à Jérusalem. Il est évident que la visite des mages a suivi la dédicace du Temple, car il semblerait incroyable que Joseph ait emmené Marie et Jésus à Jérusalem après avoir été averti de fuir en Égypte pour échapper à Hérode. Lorsque la famille revient à Nazareth, Hérode est mort et son fils Archélaüs règne à sa place (voir Matthieu 2:19-23). Archelaüs a régné de 4 av. J.-C. à 6 ap. J. -C. : le retour à Nazareth a donc dû avoir lieu pendant cette période, probablement peu après le début du règne d'Archelaüs.

Nazareth. Voir sur Matthieu 2:23.

Luc 2:40

40. L'enfant grandit. Ce passage couvre l'enfance de Jésus, jusqu'à ce qu'il ait 12 ans(v. 42), comme les v. 51, 52 couvrent sa jeunesse et son jeune âge. Le développement de la nature humaine et de la personnalité de Jésus-Christ s'est déroulé normalement, sauf qu'il n'a jamais cédé au péché. Il a vécu comme un enfant et un jeune normal, dans le cercle familial. Il a traversé ces années comme tout être humain, en ce qui concerne la croissance physique, mentale, spirituelle et sociale (voir v. 52), sauf qu'aucun défaut n'a entaché le processus de croissance. Ce processus de croissance atteste clairement de la véritable humanité de Jésus, tout comme sa perfection atteste de sa divinité.

Il s'est fortifié. Les deux mêmes expressions, " grandissait " et " se fortifiait ", sont utilisées pour le développement de Jean le Baptiste(ch. 1:80). Jean et Jésus étaient tous deux robustes et vigoureux.

En esprit. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 146) l'omission de ces mots. L'expression fait référence au développement d'une personnalité symétrique.

Remplis de sagesse. Le processus de croissance mentale a suivi celui de la croissance physique. Cette expression résume le développement intellectuel, moral et spirituel de l'enfant (voir v. 52).

La grâce. Ou "faveur", c'est-à-dire l'approbation de Dieu (voir v. 52). Comparez le témoignage direct du Père lors du baptême du Christ(ch. 3:22).



Ellen G. White


40. Un exemple de ce que les enfants peuvent s’efforcer d’être—Il n’est pas exact de dire, comme l’ont fait beaucoup d’écrivains, que le Christ était comme tous les enfants. Il n’était pas comme tous les enfants. Beaucoup d’enfants sont égarés et mal dirigés. Mais Joseph, et surtout Marie, conservaient devant eux le souvenir de la paternité divine de leur enfant. Jésus fut instruit conformément au caractère sacré de sa mission. Son penchant pour le bien était une source constante de satisfaction pour ses parents. Les questions qu’il leur posait les amenaient à étudier avec le plus grand sérieux les grands éléments de la vérité. Ses paroles émouvantes sur la nature et le Dieu de la nature ouvrirent et éclairèrent leur esprit.
[Luc 2:40 cité.] Il était un exemple de ce que tous les enfants peuvent s’efforcer d’être si les parents cherchent le Seigneur avec le plus grand sérieux et si les enfants coopèrent avec leurs parents. Par ses paroles et ses actes, il manifestait une tendre sympathie envers tous. Sa compagnie était comme un baume guérissant et apaisant pour les découragés et les abattus.
40, 52. Croissance dans la connaissance et le service—Bien qu’il ait augmenté en connaissance et que la grâce de Dieu fût sur lui, il ne s’enorgueillit pas et ne s’estima pas au-dessus du travail le plus humble. Il prit sa part du fardeau avec son père, sa mère et ses frères. Il travaillait pour subvenir aux besoins de la famille et participait aux tâches qui couvraient les dépenses du foyer. Bien que sa sagesse eût étonné les docteurs, il se soumit humblement à ses tuteurs humains, porta sa part des charges familiales et travailla de ses propres mains comme n’importe quel ouvrier. Il est dit de Jésus qu’à mesure qu’il avançait en âge, il « croissait en sagesse, en stature et en grâce devant Dieu et devant les hommes ».

Luc 2:41

41. Ses parents. [Première visite de la Pâque, Luc 2:41-50. Voir Enfance et jeunesse de Jésus; chronologie suggérée de la naissance du Christ] La référence ici à Joseph comme l'un des " parents " de Jésus n'implique nullement un déni de la naissance virginale, déjà explicitement rapportée par Luc(ch. 1, 31-35). Pendant son enfance, Jésus a accepté et bénéficié de l'attention et de la protection paternelles de Joseph (cf Matthieu 1:24), et même lorsqu'il était jeune, il continuait à lui être " soumis ", comme tout jeune doit l'être à son père (voir Luc 2,51). Au v. 48, Marie parle à Jésus de Joseph comme de "ton père".

Ils allèrent à Jérusalem. Le temps grec montre que Joseph et Marie avaient l'habitude de se rendre à Jérusalem pour assister aux fêtes religieuses annuelles qui s'y déroulaient (voir sur Lévitique 23:2). Dans le cas de Joseph, la loi exigeait qu'il assiste aux trois grandes fêtes (voir Exode 23:14-17; Deut 16:16). Le fait que Marie l'accompagnait habituellement témoigne de sa dévotion aux choses spirituelles, car la présence des femmes, bien que recommandée, n'était pas obligatoire.

La Pâque. La première des trois grandes fêtes annuelles, les autres étant la Pentecôte et les Tabernacles (voir sur Exode 23:14-17; Lévitique 23:2). Commémorant la délivrance des Hébreux de l'oppression égyptienne, la fête de la Pâque était un rappel impressionnant de la série d'événements dramatiques par lesquels Dieu avait fait d'Israël une nation indépendante. L'importance de la Pâque pour le peuple hébreu est attestée par le fait qu'il assistait généralement à cette fête même s'il estimait impossible de se rendre à Jérusalem pour les autres. C'était le point culminant de l'année religieuse, car sans les événements qu'elle commémorait, ils seraient restés asservis aux Égyptiens. De plus, la Pâque représentait le Messie (voir 1 Cor. 5:7), dont l'espérance de la venue soudait la nation et la préservait de génération en génération.



Ellen G. White


41-49. Aucune leçon à négliger—Pas un seul acte de la vie du Christ n’était sans importance. Chaque événement de Sa vie devait être utile à Ses disciples dans les temps à venir. Cette circonstance du séjour du Christ à Jérusalem enseigne une leçon importante à ceux qui croiraient en Lui…

Luc 2:42

42. Douze ans. Selon le système de calcul juif, Jésus est considéré comme âgé de 12 ans lorsqu'il atteint son onzième anniversaire (cf Gen. 5:32; Matthieu 2:16), et serait "âgé de douze ans" jusqu'à son 12e anniversaire. C'est en achevant sa douzième année qu'un garçon juif était confirmé comme "fils de la loi"(DA 75) et devenait personnellement obligé d'observer les diverses ordonnances religieuses. La douzième année marque le passage de l'enfance à la jeunesse. À l'âge de trois ans, les garçons juifs recevaient le vêtement à glands prescrit par la loi de Moïse (cf Nombres 15:38-41; Deutéronome 22:12), et à l'âge de cinq ans, ils devaient mémoriser des passages de la loi. A la fin de la douzième année, ils devaient porter des tephillin, ou phylactères (cf Exode 13:9), aux heures de prière, comme l'exige la tradition rabbinique, mais pas la loi de Moïse. Jésus ne s'est jamais conformé à cette tradition (voir DA 84; cf. Matthieu 23:5). Selon la Mishna(Aboth 5.21, Soncino ed. of the Talmud, p. 75), les garçons hébreux devenaient personnellement responsables de l'observation des commandements à l'âge de 13 ans, c'est-à-dire à l'achèvement de leur 12e année. Si la naissance de Jésus a eu lieu à l'automne de l'an 5 avant J.-C., comme cela semble probable (voir p. 241), sa 12e année, selon les calculs juifs, irait de l'automne de l'an 7 à l'automne de l'an 8, et sa première Pâque serait celle de l'année suivante, l'an 9. Voir Le ministère de Notre Seigneur.

Ils montèrent. Voir sur le v. 41. À l'époque du Christ, les Juifs voyageant entre la Galilée et la Judée évitaient, si possible, la route la plus directe à travers la Samarie, en raison de l'hostilité entre Juifs et Samaritains (voir DA 487). Il est donc probable que Jésus et ses parents aient fait ce voyage en passant par la vallée du Jourdain, qui constituait un itinéraire alternatif. Âgé de "douze ans", Jésus assiste pour la première fois à la Pâque. C'était probablement aussi sa première visite à Jérusalem depuis la dédicace, et donc sa première vue du Temple (voir DA 78).

Selon la coutume. Joseph et Marie se conformaient fidèlement à toutes les exigences de la loi (cf Matthieu 1:19; Luc 2:21-24).

Luc 2:43

43. Il a accompli les jours. L'agneau pascal était généralement immolé en fin d'après-midi le 14 Nisan, et mangé après le coucher du soleil la même nuit, le 15 (voir Notes supplémentaires sur Matthieu 26, Note 1). Le 15 était également le premier jour de la fête des pains sans levain, qui se poursuivait jusqu'au 21, les 15 et 21 Nisan étant célébrés comme des sabbats, quels que soient les jours de la semaine où ils tombaient (cf Exode 12:16Lévitique 23:6, 7). Le 16, la gerbe ondulée était présentée devant le Seigneur. Les cérémonies du 14e au 16e jour de la fête étaient considérées comme les plus importantes, et le 17, ceux qui étaient montés à Jérusalem pour assister à la fête étaient autorisés à rentrer chez eux s'ils le souhaitaient. Une circonstance relatée par Luc (voir sur le v 46) a conduit de nombreux commentateurs à penser que Marie et Joseph sont partis à ce moment-là. Cependant, la dévotion avec laquelle ils observaient les exigences de la loi rituelle (voir le verset 3) semble les avoir conduits à s'en aller 41, 42) semble les avoir conduits à rester pendant toute la durée de la fête plutôt que pendant le temps minimum requis par les rabbins. Voir la semaine de la Passion et la résurrection de Jésus jusqu'à son ascension

Enfant. Gr. pais, " un garçon " ou " un jeune homme " Au v. 40, le mot traduit par " enfant " vient de paidon, forme diminutive de pais

Jésus resta. La nature obéissante du Christ, même lorsqu'il était enfant, donnait à Joseph et Marie toutes les raisons d'avoir confiance en lui ; son "esprit vif et réceptif", marqué par "une réflexion et une sagesse qui dépassent son âge"(DA 68, 69), rendait son obéissance non pas aveugle mais intelligente. Même lorsqu'il était enfant, Jésus était toujours attentif aux besoins de ses parents et les anticipait(DA 80). Il semblait toujours savoir ce qu'il fallait faire, et il était fidèle à sa tâche ; et en cette occasion, Marie et Joseph ont tenu pour acquis qu'il ferait comme il l'avait fait dans le passé

Lors de cette visite à Jérusalem, Jésus a réalisé pour la première fois qu'il était, dans un sens unique, le Fils de Dieu (voir DA 75, 78), et les implications de sa mission terrestre ont commencé à poindre dans son esprit. Il aspirait sincèrement à une compréhension plus claire de la nature de l'œuvre qui lui avait été confiée, et il s'attarda dans le Temple, la maison terrestre de son Père céleste (voir Jean 2.16), pour communier davantage avec lui

La période de la jeunesse est ordonnée par Dieu pour être le moment où les enfants apprennent à penser et à agir par eux-mêmes et à accepter la responsabilité de leurs choix. Lorsqu'ils sont plus jeunes, ils sont nécessairement très dépendants de leurs parents dans ces domaines ; mais lorsque la période de la jeunesse touche à sa fin, ils sont censés avoir assumé le rôle de la maturité. Dès le départ, les parents doivent chercher à développer chez leurs enfants la capacité de choisir intelligemment et le sens de la responsabilité personnelle. Mais comme l'enfance se fond imperceptiblement dans la jeunesse, le but des parents devrait être de favoriser les progrès dans cette direction aussi rapidement que l'enfant est apte à accepter les responsabilités de la maturité. Les jeunes devraient être autorisés à faire leurs propres choix et à agir indépendamment de leurs parents dès qu'ils démontrent leur capacité à le faire intelligemment. Il n'y a guère de spectacle plus pathétique que celui d'un jeune à la frontière de la maturité, encore lié à ses parents par les limites de choix et d'action propres à l'enfance. Personne n'est moins préparé à assumer les responsabilités qui accompagnent la maturité. En même temps, il faut enseigner aux jeunes à apprécier et à considérer sérieusement les conseils et les avertissements de leurs parents et, tout au long de leur vie, à rechercher les avantages de la sagesse et de l'expérience des autres (voir le v 51)

Joseph et sa mère. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 146) la lecture de "ses parents" (voir sur le v 41)

Luc 2:44

Supposition. Jésus n’avait jamais donné à ses parents une raison valable de s’inquiéter. Ils présumaient qu’il connaissait leurs plans de retour avec « le groupe » et qu’il savait l’heure prévue du départ.

Groupe. Gr. sunodia, « un groupe de voyageurs » ou « une caravane », de sun, « avec, ensemble », et hodos, « une route » ou « un chemin ». Pour bénéficier de la compagnie et de la protection, ceux qui assistaient aux diverses fêtes annuelles à Jérusalem avaient coutume de voyager en grands groupes. Souvent, tous ceux qui partaient d’un village ou d’une ville prévoyaient de voyager ensemble dans une caravane. Dans l’agitation du départ d’une grande caravane, il aurait été difficile pour Joseph et Marie de vérifier auprès de tous leurs proches et amis où se trouvait Jésus. En outre, comme il était d’usage que les femmes voyagent en groupe devant les hommes, il est possible que Joseph et Marie aient été séparés peu après s’être mis en route, et que chacun ait supposé que Jésus était avec l’autre. Une journée de voyage. Le voyage de retour vers Nazareth aurait probablement pris au mieux plusieurs jours à un groupe comme celui-ci (voir le commentaire sur le v. 42). Le voyage du premier jour, s’ils suivaient la route du Jourdain, ne les aurait probablement pas menés plus loin que Jéricho, à 15 mi. (24 km.) de Jérusalem. Ils cherchèrent. Ils cherchèrent avec persévérance et minutie. On peut aisément imaginer l’inquiétude croissante de Joseph et Marie lorsqu’ils commencèrent leurs recherches tard dans la journée, après « une journée de voyage », et continuèrent à aller de parent en parent et d’ami en ami dans tout le lieu de campement de leur caravane. Une telle recherche dut les mener jusque tard dans la nuit. Mais leurs efforts furent vains. Jésus était introuvable !

Luc 2:46

46. Après trois jours. C'est-à-dire à partir du moment où ils ont remarqué pour la première fois que Jésus n'était pas dans la compagnie. Joseph et Marie se levèrent sans doute tôt le lendemain matin pour retourner à Jérusalem, le cœur rempli de terribles pressentiments, car ils se souvenaient bien des tentatives désespérées d'Hérode pour lui ôter la vie. S'ils s'étaient arrêtés à Jéricho (voir v. 44), il leur fallait maintenant gravir la route escarpée jusqu'à Jérusalem, soit une montée de plus de 3 000 pieds. Après être revenus sur leurs pas jusqu'à Jérusalem, ils passèrent les quelques heures restantes de ce "deuxième" jour à la recherche de leur Fils. Mais en vain ! La recherche de ce jour est aussi infructueuse que celle des dernières heures de la veille. Le lendemain, ils reprennent leur tâche. Leur peine et leur désarroi se transforment en joie et en allégresse lorsque, ce jour-là, ils entendent la voix de Jésus parmi les adorateurs du Temple. Selon le système de calcul juif, c'est donc le "troisième" jour qu'ils ont trouvé Jésus dans le Temple (voir DA 81). Selon ce système de calcul inclusif, le premier et le dernier jour d'une période sont inclus dans le calcul du temps écoulé (voir p. 248-250).

Temple. Gr. hieron, l'ensemble du complexe du Temple, y compris les cours ou les salles des enceintes sacrées qui entouraient le Temple. Le bâtiment du Temple lui-même est généralement désigné par le Gr. naos. Une école rabbinique se tenait sur l'une des terrasses ou dans l'une des salles de l'enceinte du Temple, en particulier aux périodes festives.

Assis. La position d'un apprenant. Comparer avec Actes 22:3.

Docteurs. Littéralement, " docteurs ", c'est-à-dire rabbins ou scribes connaissant les écrits sacrés et la tradition orale (voir p. 55). Parmi les "docteurs" de la génération précédente, Hillel l'Ancien, fondateur d'une école de pensée juive influente, s'était distingué. Shammaï, maître plus conservateur de la loi juive, n'était pas moins distingué. Les "docteurs" les plus connus à l'époque du Christ étaient Gamaliel, le maître de Saul (voir Actes 22:3), Siméon, fils et successeur d'Hillel, Nicodème (voir sur Jean 3:1, 10), et peut-être Joseph d'Arimathée (voir Matthieu 27:57). Un ou plusieurs de ces hommes, connus pour être des enseignants actifs à l'époque, étaient peut-être présents à cette occasion. Il était habituel, en particulier lors des sabbats et des fêtes, de trouver ces hommes assis sur des bancs sur la terrasse du Temple, avec leurs élèves assis par terre autour d'eux. Certains commentateurs ont suggéré que la mention des " docteurs " implique que la fête des pains sans levain était encore en cours, et que Joseph et Marie étaient partis tôt, comme le permettait la coutume (voir sur Luc 2:43).

Les écouter. C'est-à-dire écouter leur exposé de l'Écriture et de la tradition, leurs questions et leurs réponses aux questions. Le mode d'enseignement rabbinique habituel consistait à poser des questions, à répondre et à discuter.

Leur poser des questions. C'est-à-dire en tant qu'apprenant sincère et respectueux. Marie et Joseph avaient espéré qu'au cours de cette visite à Jérusalem, Jésus entrerait en contact avec les rabbins vénérés et érudits, qu'il apprendrait à les respecter et à se conformer à leurs exigences rabbiniques. Cependant, il devint rapidement évident que la compréhension des prophéties par Jésus dépassait celle des rabbins. Ses questions intelligentes leur ont ouvert les yeux sur des vérités négligées concernant la mission du Messie et les accomplissements prophétiques contemporains qui prouvaient que l'apparition du Messie était proche (voir DA 78, 80; cf. 30, 55, 212, 234, 257).

Parmi ces événements, il y a sans doute celui de l'an 6, lorsque le souverain local, Archélaüs, fut déposé et que la Judée fut pour la première fois organisée en province gouvernée directement par un procurateur romain soumis au gouverneur de Syrie. Sous les empires étrangers successifs, la Judée s'était considérée comme un État soumis, mais avec un "pouvoir local" exercé par des princes ou des prêtres juifs (Zorobabel, Esdras, Néhémie et les derniers grands prêtres), par les prêtres-rois maccabéens et, même sous Rome, par le roi local, Hérode. Cette nouvelle action a dû amener beaucoup de gens à penser que, selon la parole sûre de la prophétie, le Messie devait bientôt apparaître. Il y a des années, le prophète avait écrit : "Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le législateur d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne le Schilo" (cf Gen. 49:10voir DA 34, 103, 104).

Stupéfaction. Ces chefs religieux ne comprenaient pas qu'un enfant qui, comme ils le savaient, n'avait pas appris dans les écoles des rabbins (voir DA 80; voir sur Jean 7:15) ait eu une compréhension profonde des prophéties, comme Jésus l'avait manifestement. Dieu avait été son maître, par les préceptes de Marie, par l'étude des rouleaux des prophètes par Jésus lui-même, et maintenant par l'impression directe de la vérité sur son cœur alors qu'il méditait dans les parvis du Temple (voir DA 70, 78). En revanche, l'enseignement des rabbins tendait à obscurcir la vérité plutôt qu'à la clarifier, à encourager l'ignorance plutôt qu'à transmettre la connaissance (voir DA 69).

Sa compréhension. C'est-à-dire des Écritures, en particulier des prophéties qui annoncent la venue du Messie, la mission d'Israël auprès des nations et l'établissement du royaume messianique. Sa compréhension de la Parole de Dieu n'était pas obscurcie par les explications sournoises et trompeuses qui étaient le fonds de commerce des rabbins et des anciens. Jésus connaissait non seulement la lettre, mais aussi l'esprit des Écritures. Il ne se souciait pas des interprétations rabbiniques. Aucune erreur n'est venue troubler sa pensée.

Réponses. Ces vénérables maîtres posaient des questions à Jésus pour tenter de sonder la profondeur de sa compréhension des Écritures, et étaient intrigués par ses réponses claires et logiques, toutes fondées sur les Écritures. Si, en tant que garçon "sans instruction", Jésus possédait une compréhension si profonde de la loi et des prophètes, pensaient les maîtres d'Israël, que deviendrait-il s'il était formé à fond entre leurs mains ? Comme un maître chanteur réalisant les possibilités latentes d'une voix non formée mais naturellement belle, ils imaginaient sans doute en Jésus le plus grand maître qu'Israël ait jamais connu.



Ellen G. White


46. Un modèle de courtoisie—Après que Joseph et Marie l’eurent cherché pendant trois jours, ils le trouvèrent dans la cour du temple, « assis au milieu des docteurs, les écoutant et leur posant des questions. Et tous ceux qui l’entendaient étaient étonnés de son intelligence et de ses réponses ». Il posait ses questions avec une grâce qui charmait ces hommes instruits. Il était un modèle parfait pour toute la jeunesse. Il manifestait toujours déférence et respect envers les personnes âgées. La religion de Jésus ne conduira jamais un enfant à être grossier et discourtois (The Youth’s Instructor, September 8, 1898).

Luc 2:48

48. Lorsqu'ils le virent. Marie et Joseph ont été " étonnés " par la partie de la conversation entre Jésus et les docteurs de la loi qu'ils avaient entendue, mais plus encore par l'apparence de Jésus : " Il y avait sur son visage une lumière qui les étonnait. Mais plus encore, ils sont stupéfaits par l'aspect de Jésus : "Il y avait sur son visage une lumière qui les émerveillait. La divinité transparaissait dans l'humanité"(DA 81) pour la première fois, en témoignage de la vérité que le Fils de l'homme n'était autre que le Fils de Dieu (voir sur Matthieu 1:1note complémentaire sur Jean 1).

Ainsi nous a-t-il traités. Littéralement : " nous a-t-il été fait ainsi ? ".

Ton père et moi. Pour la dernière fois dans l'ensemble du récit évangélique, Joseph est désigné comme le "père" de Jésus. Maintenant que Jésus est conscient de sa relation avec son Père céleste, il est approprié que son "père" terrestre s'efface de l'image évangélique (voir v. 51). Le silence des Écritures concernant Joseph à partir de ce moment suggère qu'il n'a pas vécu pour voir l'ouverture du ministère public du Christ (voir DA 145). En ce qui concerne la référence à Joseph en tant que "père" de Jésus, voir le v. 33.

Luc 2:49

49. Comment cela se fait-il ? Les paroles de Jésus ne traduisent pas un ressentiment à l'égard de ses parents, mais une surprise innocente de les voir éprouver des difficultés et de l'anxiété à le trouver. Pourquoi auraient-ils eu tant de mal à trouver leur Fils ? Où d'autre à Jérusalem auraient-ils pu s'attendre à le trouver que dans le Temple ? Ils connaissaient son intérêt et sa dévotion pour les choses religieuses. Et pourquoi auraient-ils été "affligés" et "inquiets" à son sujet ? Leur avait-il jamais donné l'occasion de s'inquiéter ? Il était simplement resté dans le Temple quand ils sont partis. C'est là qu'ils l'avaient laissé (voir DA 78) et qu'ils pouvaient s'attendre à le retrouver. De plus, il ne s'était pas enfui, mais ils étaient partis sans lui. C'est la faute de ses parents, et ils n'auraient pas dû le blâmer. Cependant, le fait que Jésus soit conscient de sa relation avec son Père céleste ne diminue en rien son sens du devoir envers ses parents terrestres (voir v. 51).

Ne saviez-vous pas ? Ne saviez-vous pas ? Mais "ils ne comprirent pas"(v. 50).

Il faut que je sois. Littéralement, " il faut que je sois " ou " il me faut être ". Jésus n'a-t-il pas toujours été fidèle à son devoir ? Ne s'est-il pas toujours acquitté fidèlement des tâches qui lui étaient assignées ? Enfant, Jésus était déjà conscient de la destinée qui l'appelait à faire, non pas sa propre volonté, mais la volonté de son Père qui est dans les cieux (voir Matthieu 7.21; 26.39; Jean 4.34).

Les affaires de mon Père. Littéralement, "dans les [choses] de mon Père", une expression qui pourrait se référer soit aux "affaires" de son Père, soit à la "maison"(RSV) de son Père. Marie venait de désigner Joseph comme le "père" de Jésus(v. 48). Jésus ne nie pas directement cette relation, mais il affirme clairement que le Dieu du ciel est son Père. Pour la première fois de sa vie, Jésus comprend et proclame sa filiation divine. Il est intéressant de noter que ces paroles, les premières enregistrées de Jésus, affirment sa divinité. Dans son propre cœur est née la compréhension du mystère de sa mission sur terre(DA 82), mais ses parents "ne comprirent pas la parole qu'il leur adressa" (v. 50).

Avant que le Christ ne vienne sur cette terre, le plan de sa vie "était tracé devant lui, parfait dans tous ses détails"(DA 147). Comme le temps fixé pour l'incarnation(Galates 4:4; DA 31), "chaque événement de son œuvre avait son heure précise"(DA 451). Néanmoins, lorsqu'il est venu sur terre, il a été guidé pas à pas, en marchant parmi les hommes, par la volonté du Père, qui lui était révélée jour après jour(DA 147). Pour un commentaire sur la vie de prière de Jésus, voie par laquelle la direction divine est devenue une réalité dans sa vie, voir sur Marc 1:35; 3:13.

À maintes reprises, Jésus a exprimé la pensée suivante : " Mon temps n'est pas encore venu "(Jean 7:6, 8) ; mais lors de la dernière Pâque, il a dit : " Mon temps est proche "(Matthieu 26:18). C'est notre privilège de vivre une vie quotidienne abandonnée au Père comme le Christ l'a fait, et d'être guidés dans l'accomplissement de notre rôle désigné dans son grand plan(DA 209; voir Jean 15:10).

Pendant tous les jours de l'éternité, le Seigneur Jésus était égal au Père (voir sur Jean 1:1-3), mais au moment de l'incarnation, il a accepté un rôle subordonné au Père (voir la note supplémentaire sur Jean 1; voir sur Luc 1:31, 35; Jean 1:14). À l'âge de 12 ans, il a pris conscience pour la première fois de sa filiation avec le Père céleste et de son rôle d'homme parmi les hommes.

Luc 2:50

50. Ilsn'ont pas compris : "Ne le saviez-vous pas ?" avait demandé Jésus à ses parents, mais "ils n'ont pas compris" sa négation implicite de Joseph et son affirmation de Dieu comme son Père. Marie "savait qu'il avait renié sa parenté avec Joseph et déclaré sa filiation avec Dieu"(DA 82), mais elle n'a pas saisi toute la portée de ses paroles, en particulier lorsqu'elles s'appliquaient à l'œuvre de sa vie. À partir de ce moment-là, la façon dont il a agi est restée un mystère pour ses parents(DA 89). Le mot "ils" désigne ici sans aucun doute Marie et Joseph. S'ils n'ont pas compris, il en va de même pour les docteurs de la loi et les autres personnes présentes.



Ellen G. White


50, 51. Un ministère constant—[Luc 2:50, 51 cité.] Le Christ n’entreprit son ministère public que dix-huit ans plus tard, mais il ne cessa de servir les autres, profitant de chaque occasion qui lui était offerte. Même dans son enfance, il adressait des paroles de réconfort et de tendresse aux jeunes comme aux personnes âgées. Sa mère ne pouvait manquer de remarquer ses paroles, son esprit et son obéissance volontaire à toutes ses exigences (The Youth’s Instructor, September 8, 1898).

Luc 2:51

51. Sujet. [Lajeunesse et le jeune homme, Luc 2:51, 52. Voir Enfance et jeunesse de Jésus; Synopsis de la vie du Christ] Ou, "obéissant" à leur égard. Bien qu'il ait clairement rejeté la filiation avec Joseph, Jésus s'est néanmoins consciencieusement soumis à lui, comme un fils doit se soumettre à son père tant qu'il reste sous le toit paternel. Pendant les 18 années qui ont précédé son départ de la maison, Jésus a réalisé qu'il était le Fils de Dieu, mais pendant ces 18 années, il est resté soumis, comme un fils, à ceux qui étaient ses tuteurs terrestres. En tant que Fils de Dieu, il aurait pu se considérer comme exempt de la juridiction parentale, mais en tant qu'exemple pour tous les jeunes, il a été "obéissant" à ses parents humains. Il est donc évident que la réponse de Jésus au v. 49 n'était en aucun cas une répudiation de l'autorité de Joseph et de Marie.

Au cours de ces 18 années, Jésus a été connu de ses concitoyens comme "le charpentier" de Nazareth(Marc 6:3) et "le fils du charpentier"(Matthieu 13:55). Au cours de ces 18 années, Joseph est mort, car à la fin de cette période, l'atelier est appelé "l'atelier du charpentier qui avait appartenu à Joseph"(DA 109; cf. 145). Luc 2:51 est la dernière référence indirecte à Joseph dans le récit de la vie du Christ (voir v. 48).

Gardé. Marie s'est accrochée à ces "paroles" ou "choses" et les a conservées dans sa mémoire (voir v. 19).



Ellen G. White


51. Voir les commentaires d’EGW sur Jean 2:1, 2.

Luc 2:52

52. Jésus s'est développé. L'enfance et la jeunesse de Jésus ont été des années de développement harmonieux de ses forces physiques, mentales et spirituelles (voir Ed 13). Le but auquel il aspirait était de refléter parfaitement le caractère de son Père céleste. Voici l'humanité parfaite, restaurée à l'image de Dieu. Trente années de préparation constante ont précédé un bref ministère de trois ans et demi. La déclaration du v. 40 se réfère particulièrement à l'enfance de Jésus, et celle du v. 52 principalement à sa jeunesse et à son jeune âge. Des déclarations similaires sont faites au sujet de la jeunesse de Samuel(1 Sam. 2:26) et de celle de Jean-Baptiste(Luc 1:80).

Les légendes superstitieuses concernant l'enfance et la jeunesse de Jésus qui sont rapportées dans les évangiles apocryphes des premiers siècles chrétiens contrastent étrangement avec la dignité simple, la beauté et la force irrésistible du récit biblique. Pour des illustrations de ces récits légendaires, voir l'ouvrage apocryphe 1 Infancy 7:1-35 ; 13:1-13 ; 15:1-7 ; 16:1-16 ; 18:1-19. Jésus n'a apparemment pas fait de miracles avant de commencer son ministère public(cf. DA 72, 74, 92).

Sagesse. Gr. sophia, " intelligence large et pleine ", c'est-à-dire l'excellence mentale dans son sens le plus élevé et le plus complet (voir ch. 1:17). La sophia comprend non seulement la connaissance, mais aussi la capacité et le jugement nécessaires pour appliquer cette connaissance aux circonstances et aux situations de la vie. Il est important, pour bien comprendre comment le Christ a fait face aux problèmes de la vie, de reconnaître qu'il n'est pas né ou n'a pas été doté surnaturellement de connaissance, d'intelligence et de sagesse - il a "augmenté" ou "grandi" en sagesse. Chaque enfant peut acquérir de la connaissance comme Jésus l'a fait"(DA 70).

La stature. Jésus s'est livré au type d'exercice le plus élevé, l'exercice utile, qui seul peut conférer une véritable force physique et développer pleinement les facultés. Cela l'a formé à porter sa part des fardeaux de la vie ; c'était un avantage pour lui et une bénédiction pour les autres(DA 72).

La faveur de Dieu. Dès l'aube de son intelligence, Jésus n'a cessé de croître en grâce spirituelle et en connaissance de la vérité. Il a gagné en force morale et en compréhension grâce aux heures passées seul dans la nature, en particulier tôt le matin, à méditer, à scruter les Écritures et à chercher son Père dans la prière (voir DA 90). À Nazareth, ville proverbiale pour sa méchanceté, même dans cette génération perverse, il était toujours exposé à la tentation et devait être constamment sur ses gardes pour préserver la pureté de son caractère(DA 71, 116).

À la fin de ses années de préparation au service, le Père a témoigné de lui : "Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis toute mon affection"(chap. 3:22). Il était un exemple vivant de ce que signifie être "parfait, comme votre Père qui est aux cieux est parfait"(Matt. 5:48; DA 72).

Pour plus de détails sur la manière dont Jésus a affronté la tentation et en a triomphé, voir Matt. 4:1-11; 26:38-41; Luc 2:40; Héb. 2:17eGW Supplementary Material, sur Luc 2:40.

L'homme. Dans sa personnalité, Jésus était connu pour sa beauté singulière(DA 68, 254), sa patience que rien ne pouvait troubler(DA 68, 69), la grâce d'une courtoisie désintéressée(DA 69), la gaieté et le tact(DA 73, 87), la sympathie et la tendresse(DA 74), la modestie et la grâce de la jeunesse(DA 80). Dès l'enfance, son seul but dans la vie était de bénir les autres(DA 70, 90, 92), et ses mains étaient toujours prêtes à les servir(DA 86). Il a rempli fidèlement les devoirs d'un fils, d'un frère, d'un ami et d'un citoyen(DA 72, 82).

Le développement parfait du caractère de Jésus, de l'enfance à l'âge adulte, sans péché, est peut-être le fait le plus étonnant de toute sa vie. Il est à couper le souffle. Et compte tenu de l'assurance qu'il n'a bénéficié d'aucune des possibilités que Dieu n'est pas disposé à offrir à nos enfants(DA 70), nous pouvons nous demander avec profit : "Comment ces choses peuvent-elles être ?"(cf. Jean 3:9).

Tout d'abord, "Jésus a accepté l'humanité alors que la race avait été affaiblie par quatre mille ans de péché. Comme tout enfant d'Adam, il a accepté les résultats de la grande loi de l'hérédité"(DA 49). Il lui a été permis "d'affronter les périls de la vie en commun avec toute âme humaine, de mener le combat comme tout enfant de l'humanité doit le mener, au risque de l'échec et de la perte éternelle"(DA 49). En second lieu, l'enfant Jésus n'a pas été surnaturellement doté d'une sagesse supérieure à celle des autres enfants normaux. Il pensait, parlait et agissait avec la sagesse d'un enfant(DA 70, 71; COL 83) "Mais à chaque étape de son développement, il était parfait, avec la grâce simple et naturelle d'une vie sans péché"(COL 83). En troisième lieu, l'environnement dans lequel Jésus a grandi - la méchanceté proverbiale de Nazareth - l'a soumis "à tous les conflits que nous devons rencontrer"(DA 71; cf. 116), mais même dans l'enfance et la jeunesse, sa vie n'a pas été entachée par une seule mauvaise pensée ou un seul mauvais acte(DA 88).

C'est en grande partie par le précepte et l'exemple de leurs parents que le caractère des enfants est déterminé. Lorsque les enfants ont le privilège de voir dans la vie de leurs parents un reflet de la tendresse, de la justice et de la patience de Dieu, ils finissent par le connaître tel qu'il est(PP 308). Le fait de cultiver l'amour, la confiance et l'obéissance envers les parents terrestres prépare les enfants à aimer, à faire confiance et à obéir à leur Père céleste (voir PK 245; 4T 337; voir sur Matt. 1:16). Si les parents s'adressent humblement au Sauveur aujourd'hui, désireux d'être guidés par lui dans l'éducation de leurs enfants, ils reçoivent la promesse d'une grâce suffisante pour modeler le caractère de leurs enfants comme Marie l'a fait pour l'enfant Jésus (voir DA 69; cf. 512).

Les parents qui veulent voir le caractère de Jésus se refléter dans leurs enfants se serviront de la richesse des conseils inspirés disponibles sur ce sujet important, et les appliqueront avec diligence et patience dans le cercle familial (voir COL 80-89, 325-365 ; DA 68-74, 84-92 ; MH 349-394). Comme Abraham, ils "commanderont" à leurs enfants et à leur famille (voir sur Gen. 18:19) avec bonté, patience et compréhension (voir Eph. 6:4; Col. 3:21), mais aussi avec fermeté (voir Prov. 13:24; 19:18).

Seventh-day Adventist Bible Commentary — Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs. Review and Herald Publishing Association · tous droits réservés