Seventh-day Adventist Bible CommentaryActes 12
Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs
Lire Actes 12 dans la BibleActes 12:2
2. Jacques a été tué. Si l'apôtre avait été coupable de blasphème ou d'hérésie, le Sanhédrin l'aurait condamné à mort par lapidation. Comme dans le cas de Jean-Baptiste(Matt. 14:10), la décapitation de l'apôtre Jacques montre que sa mort a été décrétée par un chef civil, qui utilisait les méthodes romaines de punition(cf. Matt. 20:23). La raison pour laquelle Hérode a choisi Jacques comme première victime ne peut être que conjecturée ; mais comme Jacques prêchait l'Évangile, il a pu continuer à occuper la position importante qu'il partageait avec Pierre et Jean dans l'histoire de l'Évangile. Il se peut qu'il ait été marqué par une véhémence naturelle, car il a été appelé fils du tonnerre(Marc 3:17). Une tradition, conservée par Eusèbe(Histoire ecclésiastique ii. 9) à partir de Clément d'Alexandrie, rapporte que l'accusateur de Jacques s'est converti en voyant la foi et la patience de sa victime.
Jacques n'a exercé qu'un court ministère de 13 ans après l'ascension du Christ. Parmi les apôtres, il mourut le premier, alors que Jean, son frère, fut probablement le dernier des Douze à mourir.
Par l'épée. La mort par l'épée était un mode de punition romain qui, selon la Mishna(Sanhedrin 7.3, Soncino ed. of the Talmud, p. 354), était aussi employé à l'occasion par les Juifs.
Actes 12:3
Il plut aux Juifs. Tel était l’objectif d’Agrippa. Josèphe le remarque. En comparant Agrippa à Antipas, il dit que ce dernier « était plus favorable aux Grecs qu’aux Juifs », mais qu’Agrippa « n’était pas du tout comme lui » (Antiquités xix. 7. 3). Un épisode rapporté dans la Mishnah (Soṭah 7. 8 ; éd. Soncino du Talmud, p. 202) illustre la sensibilité du roi aux louanges ou aux blâmes populaires. Lors d’une fête des Tabernacles, au cours d’une année sabbatique, le roi Agrippa lisait la loi. Lorsqu’il arriva aux paroles de Deut. 17:15: « Tu ne dois pas établir sur toi un étranger qui ne soit pas ton frère », ses yeux se remplirent de larmes à la pensée de ses propres origines iduméennes. Le peuple le vit pleurer et, songeant plutôt à son ascendance hasmonéenne, s’écria : « Tu es notre frère, tu es notre frère ! » et le cœur du roi fut réconforté. À moins que ce ne fussent surtout les dirigeants juifs qu’Agrippa souhaitait satisfaire, cette histoire laisse entendre qu’un grand changement avait dû se produire par rapport au sentiment populaire antérieur en faveur des apôtres, si clairement indiqué dans les chap. 2:47 ; 5:26. Ce changement fut sans aucun doute causé par l’augmentation rapide du nombre des membres de l’Église. Poursuivit en faisant arrêter. Littéralement, « ajouta à prendre », en faisant arrêter Pierre aussi bien que Jacques. L’expression est une traduction étroite d’un idiome hébreu courant. Pierre également. Pierre, qui était une figure éminente parmi les Douze, constituait une cible logique de l’attaque d’Hérode.
Jours des pains sans levain. Cette expression désigne toute la fête de la Pâque, comme on peut le voir dans Luc 22:1: « La fête des pains sans levain…, qui est appelée la Pâque. »
Actes 12:4
4. Le mettre en prison. Le garder prisonnier jusqu'à la fin du festin.
Quatre quaternions. Un quaternion était une escouade de quatre hommes, utilisée pour monter la garde. Probablement deux soldats étaient enchaînés au prisonnier et deux montaient la garde à l'extérieur (voir v. 10). Quatre escouades de ce type furent désignées pour s'occuper de Pierre, apparemment à tour de rôle.
Pâques. La traduction "Pâques" est malheureuse. Comme nous l'avons vu plus haut, il s'agit de l'ensemble de la fête pascale, et non d'un seul jour de celle-ci. Pierre a été arrêté vers le début de la fête de la Pâque (le repas de la Pâque était consommé pendant la nuit qui commençait le 15 Nisan), et l'intention du roi était de le condamner et de le punir après la fin de la fête, le 21.
Le mot "Pâques" est d'origine anglo-saxonne, dérivé du norrois Eä stre, la déesse du printemps, en l'honneur de laquelle une fête était célébrée chaque année au moment de l'équinoxe de printemps. Le terme "Pâques" ne désigne aujourd'hui correctement que la fête chrétienne qui a remplacé le jour de la Pâque. Elle apparaît pour la première fois dans l'histoire chrétienne au IIe siècle et était célébrée comme la fête de la résurrection. Les évêques romains insistaient pour que sa célébration ait toujours lieu un dimanche. (Eusèbe, Histoire ecclésiastique, v. 23-25), une coutume qui a sans doute contribué à la pratique de l'observance hebdomadaire du dimanche. Voir p. 50.
Le faire sortir. Littéralement, " l'emmener " pour le condamner, comme Pilate emmena Jésus au tribunal(Jean 19:13).
Actes 12:5
Pierre… était gardé. Ce qui implique au moins plusieurs jours d’emprisonnement. Sans interruption. Gr. ektenōs, « avec ferveur », le même mot que celui employé dans la description de la prière de Jésus à Gethsémané (Luc 22:44). Le mot est traduit par « ardent » dans 1 Pierre 4:8, et implique de l’intensité. Au vu de la situation générale de l’Église, on peut supposer que ces prières étaient offertes par des groupes de chrétiens réunis dans des maisons particulières (Actes 12:12), car la persécution d’Agrippa rendait les réunions chrétiennes publiques dangereuses, comme ce fut souvent le cas aux premiers temps du christianisme.
Actes 12:6
6. Aurait amené. Littéralement, "allait amener", preuve supplémentaire du temps écoulé entre l'arrestation de Pierre et le moment de son exécution prévue.
La nuit même. Ou "cette même nuit".
Pierre dormait. C'est une inspiration et un défi pour la foi que de voir le calme repos de l'apôtre, comme celui de quelqu'un à qui Dieu a donné le sommeil de son bien-aimé (voir Ps. 127:2), non troublé par la crainte de la souffrance et de la mort à venir.
Gardiens. Ou " gardiens ", c'est-à-dire probablement les deux soldats du quaternion qui n'étaient pas enchaînés au prisonnier.
Ellen G. White
6. Pierre prêt à donner sa vie—L’apôtre ne fut pas intimidé par la situation. Depuis son rétablissement après avoir renié le Christ, il avait affronté le danger sans faiblir et avait montré un noble courage et une grande hardiesse en prêchant un Sauveur crucifié, ressuscité et monté au ciel. Étendu dans sa cellule, il se remémora les paroles que le Christ lui avait adressées : « En vérité, en vérité, je te le dis : quand tu étais jeune, tu te ceignais toi-même et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra et te conduira où tu ne voudras pas. » Pierre croyait que le moment était venu pour lui de donner sa vie pour l’amour du Christ (The Review and Herald, April 27, 1911).
Actes 12:7
7. L'ange. Plutôt "un ange".
Vint sur. Gr. ephistÃâmi, littéralement, "se tenir au-dessus", le même verbe qui est utilisé pour l'apparition des anges aux bergers(Luc 2:9).
Une lumière a brillé. De même que " la gloire du Seigneur resplendissait autour " des bergers, de même la présence de l'ange apporte la gloire céleste dans la prison obscure.
La prison. Gr. oikÃâma, "habitation", "chambre", "cellule". Les Athéniens utilisaient ce terme comme euphémisme pour "prison".
L'a soulevé. Le verbe indique que l'ange a réveillé Pierre de son sommeil, mais pas nécessairement qu'il l'a aidé à se lever.
Ses chaînes tombèrent. Pierre était attaché par des chaînes à deux membres de l'escouade de soldats. Bien que les chaînes soient tombées de ses chevilles et de ses poignets, les gardes ne se sont pas réveillés.
Actes 12:8
8. Ceins-toi. Lorsqu'il s'est couché pour dormir, Pierre a naturellement mis de côté son manteau, détaché la ceinture qui liait sa tunique et enlevé ses sandales. Se ceindre était une préparation nécessaire pour le voyage (voir Ex. 12:11; 2 Rois 4:29)
Vêtement. Gr. himation, la robe extérieure, ou manteau, à distinguer de la sous-unique (voir Vol. V, p. 47)
Suivez-moi. L'ange ne donne aucune explication, mais libère simplement Pierre de ses chaînes, ce qui est une preuve suffisante pour justifier que l'apôtre le suive dans la foi
Actes 12:9
9. Ne le savait pas. Pour Pierre, la situation semblait manifestement très similaire à sa transe et à sa vision du chapitre 10. Il a dû penser qu'il se réveillerait pour se retrouver enchaîné aux deux soldats, tout comme il s'était réveillé pour réaliser qu'il avait eu une vision sur le toit de la maison alors qu'il était en train de prier.
Actes 12:10
Poste de garde. Gr. phulakē, « garde ». « La première et la deuxième garde » peut désigner des gardes postés près de la porte intérieure de la prison et à une porte située à quelque distance, ou éventuellement des gardes enchaînés à lui et d’autres à la porte (voir la note sur le v. 4). Peut-être Pierre avait-il été placé dans un cachot intérieur et devait-il ainsi être conduit à travers deux cours. Vers la ville. Apparemment, la prison se trouvait à l’intérieur de la ville. Elle se trouvait peut-être dans la tour Antonia (voir vol. V, p. 225 ; cf. ci-dessous la note sur « sortit »). De son propre gré. Il faudrait plutôt comprendre : « d’elle-même », l’idée étant qu’aucune intervention humaine n’avait été employée (cf. Lév. 25:5). Il ne fait aucun doute que la porte fut ouverte par un ange invisible. La manière simple et presque désinvolte dont Luc rapporte ce miracle témoigne de l’exactitude de son récit. Sortit. Certains indices textuels (cf. p. 10) favorisent la leçon suivante : « En sortant, ils descendirent les sept marches et continuèrent par une rue. » Bien que cette leçon ne puisse être démontrée comme étant originale, elle suppose une connaissance plus détaillée de Jérusalem que celle dont nous disposons aujourd’hui. Elle peut reposer sur une tradition selon laquelle Pierre aurait été emprisonné dans la tour Antonia, qui semble avoir été accessible par un escalier (voir chap. 21:34, 35, 40). Rue. Gr. rhumē, mot désignant soit une rue, soit une ruelle. L’ange partit. Lorsque l’aide surnaturelle ne fut plus nécessaire, il laissa Pierre prendre les autres mesures nécessaires à son évasion.
Actes 12:11
11. Revenir à lui. Pierre se retrouve libre dans l'air frais de la nuit, dans la rue ouverte
Le Seigneur. Pierre n'avait aucun doute quant à la source de ce secours opportun
Il m'a délivré. Comme précédemment(ch. 5, 19), le Maître de Pierre avait envoyé son ange pour le délivrer. Il ne pouvait y avoir aucun doute maintenant quant à la réalité de sa liberté
Actes 12:12
12. Considéré. Pierre avait d'abord été "comme ceux qui rêvent"(Ps. 126:1) en ce qui concerne sa délivrance de la prison, mais enfin son esprit a pu saisir la merveilleuse vérité et il a pu agir en conséquence. Le verbe indique qu'il a également perçu les circonstances entourant la délivrance ; il a saisi d'un seul coup d'œil toute la situation et a compris ce qu'il devait faire
Marie. Cette Marie était apparentée à Barnabé (voir Col. 4:10, où Marc est désigné comme "fils de la sœur de Barnabé", bien que l'expression en grec signifie plutôt "cousin de Barnabé"). Comme le père de Marc n'est pas mentionné, Marie était peut-être veuve. Comme Barnabas (voir Actes 4:36, 37), elle possédait apparemment des moyens, car elle a pu avoir une maison assez grande pour servir à l'église comme lieu de réunion pour la prière
Jean. Comme Pierre parle de Marc comme de son "fils"(1 Pierre 5:13), il se peut que le jeune homme ait été converti par lui. Le nom latin Marcus suggère un certain point de contact avec les Romains ou les Juifs romains
Réunis et en prière. Littéralement, "rassemblés et priant", de telles réunions étaient probablement habituelles dans la maison de Marie. Au moment où Pierre était délivré de la prison, le groupe priait avec ferveur (voir v. 5) pour sa délivrance, car ils se rendaient compte que l'Église était en pleine crise
Actes 12:13
13. Pierre a frappé. Lorsque l'ange a ouvert les portes de la prison, le surnaturel est intervenu pour répondre à un besoin extraordinaire. Mais quelques minutes seulement après le miracle de sa délivrance, Pierre a dû frapper à la porte d'une maison pour que son besoin d'admission soit satisfait de la manière habituelle.
Porte. Gr. pulÅÂn, voir sur Matt. 26:71.
Une demoiselle. Gr. paidiskÃâ,"une jeune fille", "une servante".
Écouter. Un sentiment de danger est ici sous-entendu - danger dû à la persécution que le zèle d'Agrippa pour le judaïsme apportait aux disciples. Saul était déjà entré dans toutes les maisons et avait emmené des hommes et des femmes en prison(ch. 8:3), et , il y avait la perspective d'un danger similaire aujourd'hui. C'est pourquoi Rhoda n'ouvrira pas la porte tant qu'elle ne saura pas qui cherche à entrer.
Rhoda. Rhoda n'est pas mentionnée en dehors de cette expérience, mais peu de serviteurs sont aussi bien connus. Comme le voleur sur la croix, la Marie qui a lavé les pieds de Jésus et la veuve anonyme qui a mis les deux mites dans la boîte à offrandes du Temple, Rhoda est connue de tous les lecteurs de la Bible depuis 19 siècles.
Actes 12:14
14. La voix de Pierre. Sans doute l'amour chrétien de la jeune femme pour un soldat de la croix dévoué et courageux l'avait-elle amenée à écouter attentivement Pierre lorsqu'elle en avait eu l'occasion, et elle connaissait sa voix. De plus, Pierre avait une touche de dialecte galiléen dans son discours, ce qui lui avait permis d'être reconnu par une servante à une autre occasion(Matt. 26:73).
Pour la joie. Ce n'est pas par manque de foi, mais par pure joie, que Rhoda n'a pas ouvert la porte à Pierre. Elle avait partagé l'inquiétude des frères pour Pierre et les prières faites en son nom. Son désir ardent d'annoncer la bonne nouvelle de l'évasion de Pierre lui a fait perdre sa présence d'esprit. De même, Luc rapporte que les disciples, le soir de la résurrection, lorsqu'ils ont reconnu Jésus, "n'ont pas cru de joie"(Luc 24:41).
Actes 12:15
15. Tu es fou. Lorsque Rhoda apporta la nouvelle que Pierre était à la porte, les frères ne purent la croire. Ils n'avaient pas assez de foi pour croire que Dieu avait répondu à leurs prières. Ils en conclurent que la jeune femme devait avoir perdu la tête.
Constamment affirmé. C'est-à-dire affirmée avec force, avec assurance.
Son ange. Dans l'épître aux Hébreux(ch. 1:14), la solide croyance des Juifs concernant les anges est exprimée dans la question suivante : " Ne sont-ils pas tous des esprits tutélaires, envoyés pour servir ceux qui sont héritiers du salut ? " Les Juifs croyaient qu'un ange gardien était assigné à chaque homme, et que lorsque l'ange apparaissait sous une forme humaine, il prenait la ressemblance de l'homme. Pendant la période intertestamentaire, les Juifs ont développé une angéologie complexe.
Actes 12:16
16. Frapper sans relâche. Pierre a frappé avec autant de persévérance pour être admis que les croyants ont prié pour sa délivrance.
Ils étaient étonnés. Il serait difficile de trouver une meilleure illustration de la réticence des bonnes gens à croire que les prières sont définitivement et spécifiquement exaucées. Lorsque Pierre s'est présenté devant eux, ils ne pouvaient guère admettre que c'était lui. Pourtant, Jésus avait donné à ses disciples la garantie la plus complète que leurs prières de foi seraient exaucées(Jean 14:13, 14).
Actes 12:17
Il le fit sortir. Lorsqu’il eut été libéré de prison et qu’il eut repris ses esprits, il s’était écrié : « Le Seigneur a envoyé son ange » (v. 11). Il témoignait maintenant que c’était le Seigneur qui l’avait délivré. Va annoncer. Gr. apaggellō, « porter des nouvelles », « apporter une parole », « déclarer ». Jacques. Il s’agit sans aucun doute du Jacques qui présida le concile de Jérusalem concernant la circoncision et qui rendit sa décision sur cette question (ch. 15:13). Il était donc, en quelque sorte, l’ancien président de l’Église de Jérusalem, et il était naturel que Pierre souhaite qu’il apprenne immédiatement sa délivrance. Ce Jacques était peut-être le fils d’Alphée, ou le Jacques qui était un frère du Seigneur. Les frères de Jésus ne crurent pas en lui avant la fin de sa vie terrestre, longtemps après que les Douze eurent été choisis. Au Jacques qui était l’un des piliers de l’Église de Jérusalem, après la mort de Jacques, fils de Zébédée, Paul donne expressément le titre de « frère du Seigneur » (Gal. 1:19 ; cf. ch. 2:9 ). Il s’agit probablement du Jacques auquel Pierre fait ici référence. Eusèbe (Histoire ecclésiastique ii. 23 ; éd. Loeb, vol. 1, p. 171) l’appelle évêque de Jérusalem et cite les Mémoires d’Hégésippe (apr. J.-C. 180) concernant Jacques, qui, bien qu’ils ne soient pas nécessairement exacts, conservent probablement certains éléments de vérité : « Il était appelé le “Juste” par tous les hommes depuis l’époque du Seigneur jusqu’à la nôtre, puisque beaucoup s’appellent Jacques, mais lui était saint dès le sein de sa mère. Il ne buvait ni vin ni boisson forte, et ne mangeait pas de viande ; aucun rasoir ne passait sur sa tête ; il ne s’oignait pas d’huile et ne fréquentait pas les bains. Lui seul avait la permission d’entrer dans le sanctuaire, car il ne portait pas de laine, mais du lin ; il entrait seul dans le temple et on le trouvait agenouillé, priant pour le pardon du peuple, si bien que ses genoux devinrent durs comme ceux d’un chameau à cause de son adoration constante de Dieu, agenouillé et demandant pardon pour le peuple. » Selon la tradition, il fut emmené au sommet d’un pinacle du Temple et, lorsqu’il refusa de renier Christ et insista pour rester attaché à sa foi en lui, il fut jeté en bas, lapidé, puis battu à mort avec le bâton d’un foulon (voir vol. V, p. 71). Selon Josèphe (Antiquités xx. 9. 1), il fut lapidé à mort. Voir l’Introduction à l’épître de Jacques. La Palestine sous Hérode Agrippa Ier
Nichol, F. D. (1978). Le commentaire biblique adventiste du septième jour : La Sainte Bible avec commentaire exégétique et explicatif. Série de références du commentaire (Ac 11:23). Washington, D.C. : Review and Herald Publishing Association.
Dans un autre lieu. Le départ de Pierre vers un autre lieu était conforme au commandement que le Seigneur avait donné aux Douze (Matt. 10:23). Il est impossible de savoir vers quel lieu Pierre s’échappa. Certains auteurs catholiques romains ont affirmé qu’il se rendit à Rome et qu’après y avoir fondé l’Église, il retourna à Jérusalem à temps pour le concile rapporté dans Actes 15. D’autres ont suggéré qu’il se rendit à Antioche, ce qui est peut-être moins improbable, mais aucune trace de sa présence n’y apparaît avant le concile de Jérusalem (à moins que Gal. 2:1–10 ne soit assimilé à Actes 11:30 ; voir les Notes supplémentaires sur le ch. 15, note 1 ; cf. Gal. 2:12). Une ville plus proche, comme Lydda ou Joppé, aurait très bien pu suffire comme lieu de refuge. Le fait que le nom du lieu ne soit pas donné suggère qu’il était relativement peu important pour le récit de Luc.
Actes 12:18
Grande agitation. Les gardes qui avaient été enchaînés à Pierre durent découvrir dès leur réveil qu’il était parti, et ils savaient que leur vie serait sacrifiée à cause de son évasion. C’est ici que s’achève le récit biblique des activités de Pierre. Il a déjà été fait référence à la mention que Paul fait de lui dans Galates (chap. 1:18; 2:7, 8, 11, 14). Pierre donne quelques indications sur ses activités dans ses deux épîtres (1 Pierre 1:1; 5:12, 13; 1 Pierre 1:14). En dehors de cela, rien de plus n’est connu de lui par un quelconque récit inspiré. La tradition en dit long, mais ses affirmations doivent être acceptées ou rejetées selon leur valeur propre. L’affirmation, dans la paraphrase par Jérôme du Chronicon d’Eusèbe, selon laquelle Pierre aurait prêché pendant 25 ans à Rome, est fortement mise en doute par le fait que Pierre se trouvait à Jérusalem pour le concile (Actes 15); qu’il était présent à Antioche, apparemment après le concile 2 (Gal. 2:11–14 ; voir la Note supplémentaire sur Actes 15) ; et qu’il fait lui-même allusion à des travaux dans la région du nord-ouest
de l’Asie Mineure (1 Pierre 1:1 ; voir Eusèbe, Histoire ecclésiastique iii. 1). À la lumière de Actes 8–12, tout cela a dû avoir lieu après la libération de Pierre en l’an 44 apr. J.-C.
Actes 12:19
Mis à mort. Littéralement, « qu’ils soient emmenés », c’est-à-dire vers l’exécution. Le même verbe est rendu par « emmenés » dans les récits donnés dans les Évangiles du procès et de la crucifixion de Jésus (Matt. 26:57; 27:2, 31; Mark 14:53; Luke 23:26). Une loi romaine promulguée vers 529 apr. J.-C. déclare : « La garde et les soins des personnes emprisonnées incombent au geôlier, qui ne doit pas penser qu’un subalterne méprisable et vil sera tenu pour responsable si un prisonnier venait à s’évader de quelque manière que ce soit, car Nous voulons qu’il subisse lui-même la même peine à laquelle il est démontré que le prisonnier évadé était passible » (Le Code de Justinien ix. 4. 4 ; dans S. P. Scott, trad., Le Droit civil, vol. 14, p. 364). Sans doute cela constituait-il depuis longtemps la loi, ou du moins l’usage, concernant un gardien dont un prisonnier s’était évadé. À Philippes, le geôlier, lorsqu’il pensa que tous ses prisonniers s’étaient évadés, était prêt à se suicider plutôt que de subir la peine capitale prévue par la loi (Acts 16:27). Voir aussi le ch. 27:42. À Césarée. Agrippa, qui n’était pas un gouverneur romain, était au pouvoir à Césarée à cette époque, car Josèphe dit qu’il avait reçu la Judée et la Samarie de Claude, en plus des districts sur lesquels il avait régné sous Caligula (Antiquités xix. 8. 2).
Actes 12:20
Était très mécontent. Ou « était exaspéré », « était dans un état d’esprit hostile », ce qui implique un sentiment de colère profondément enraciné. Tyr et Sidon. Ces deux villes phéniciennes, sièges d’une industrie maritime, n’étaient pas soumises à Agrippa. Elles étaient dans un certain sens autonomes, bien que sous le contrôle de Rome. Peut-être la considération d’Agrippa pour les habitants de Béryte (Beirût), autre port phénicien situé un peu au nord de Sidon, était-elle liée à sa colère envers les habitants des deux villes plus anciennes. Josèphe donne un récit des magnifiques bâtiments qu’Agrippa fit construire à Beyrouth (ibid. 7. 5 ; voir vol. V, p. 69). Il est clair que, d’une manière ou d’une autre, la colère royale se fit sentir, nuisant à la prospérité commerciale de Tyr et de Sidon. Ils vinrent. C’est-à-dire qu’ils unirent leurs efforts dans une ambassade commune et envoyèrent des représentants des deux villes pour présenter leurs doléances et user de leur influence afin d’apaiser la colère d’Hérode. Blastus. On ne sait rien d’autre de cet homme. Le titre de « chambellan », que l’on trouve dans les inscriptions, était courant à l’époque byzantine. Issu de l’usage impérial, il passa dans les cours européennes. Il désignait littéralement l’officier chargé de la chambre à coucher du roi et, par extension, une sorte de secrétaire haut placé. Il est possible que les représentants des deux villes se soient assuré son amitié au moyen de pots-de-vin. Désiraient la paix. C’est-à-dire « demandaient la paix ». Il ne faut pas comprendre par ces mots qu’Agrippa faisait réellement la guerre à Tyr et à Sidon, mais seulement qu’il entretenait des relations inamicales avec elles. Voir 1 Kings 5:11; Eze. 27:17, qui montrent l’identité des besoins commerciaux des deux pays à des intervalles très éloignés dans leur histoire. Était ravitaillé. L’étendue du règne d’Hérode était vaste (voir vol. V, p. 69, 234), et s’il favorisait un autre port et détournait le trafic de Tyr et de Sidon, il pouvait gravement paralyser leur commerce.
Actes 12:21
21. Un jour fixe. Josèphe dit(Antiquités xix. 8. 2) qu'il s'agissait d'un jour fixé pour la tenue d'une fête au cours de laquelle on faisait des vœux pour la sécurité de César.
Sat. Pour une description graphique de l'incident, voir les Antiquités de Josèphe xviii. voir les notes complémentaires à la fin du chapitre, note 1.
Une oraison. Ou, une harangue populaire.
Actes 12:22
22. Le peuple. Gr. dÃâmos, "la masse du peuple" ; la populace païenne, assemblée dans un lieu public. Luc est le seul à utiliser ce mot, et il ne l'emploie que dans un contexte non juif
La voix d'un dieu. Probablement dans le sens du culte païen de l'empereur, et non d'un être céleste (voir sur v 21)
Actes 12:23
23. L'a frappé. Au v. 7, un ange a frappé Pierre pour le réveiller et le sauver. Ici, par un contraste frappant, c'est un ange qui frappe Hérode pour le détruire. La frappe par une agence divine implique généralement un jugement sévère (voir 1 Sam. 25:38; 2 Rois 19:35; Actes 23:3).
Il ne rendit pas gloire à Dieu. Ces mots ne signifient pas nécessairement qu'Agrippa n'a pas rendu à Dieu la louange qui lui était due, et à lui seul. Rendre gloire à Dieu a toujours impliqué de prendre des mesures, appropriées aux circonstances, qui glorifient Dieu. Parfois, cela signifiait la confession du péché et de la faiblesse, comme dans Josué 7:19(cf. Jean 9:24).
Mangé par les vers. Josèphe, dans son récit parallèle, ne nomme pas la forme spécifique de la maladie. La description plus détaillée de Luc peut refléter sa profession, bien qu'il soit douteux que l'expression "mangé par les vers" soit une description technique d'une maladie spécifique. Il s'agissait d'un jugement divin. Le fait d'être mangé par les vers a toujours été considéré par les anciens comme un châtiment divin, en raison de son caractère répugnant. L'histoire en rapporte plusieurs exemples : Pheretime, reine de Cyrène (Hérodote Histoire iv. 205) ; Antiochus Épiphane(2 Macc. 9:5-10). Hérode le Grand (Josèphe Antiquités xvii. 6.5) ; et Galère, un ennemi de l'Église à l'époque de la persécution de Dioclétien, vers 303-313 (Lactance Sur la manière dont mouraient les persécuteurs 33). La mort de Philippe II d'Espagne fait l'objet d'un récit similaire. Agrippa mourut en l'an 44, dans la septième année de son règne, à l'âge de 53 ans.
Il rendit l'âme. Voir sur le ch. 5:5.
Actes 12:24
24. La Parole de Dieu a grandi et s'est multipliée. Voir les chapitres 6:7; 19:20; voir sur le chapitre 6 11:24la semence, c'est la parole"(Luc 8:11), a dit le Christ, et c'est ainsi que l'historien chrétien, Luc, nous dit que la parole était comme une semence : quand elle était jetée avec diligence, elle croissait et portait du fruit. Les mots décrivent une expansion continue. La mort d'Agrippa, le principal persécuteur, a laissé les prédicateurs de l'Évangile libres de proclamer leur message, et ils n'ont pas tardé à saisir l'occasion
Actes 12:25
Barnabas et Saul revinrent. C'est-à-dire, depuis leur visite à Jérusalem (chap. 11:27–30) jusqu'à leurs travaux parmi les convertis issus des païens à Antioche (voir ci-dessous à « de Jérusalem » ; voir aussi les Notes supplémentaires à la fin du chapitre, Note 2). De Jérusalem. Les données textuelles favorisent (cf. p. 10) la lecture « vers Jérusalem », comme si Barnabas et Saul revenaient à Jérusalem après « leur ministère » dans la région d'Antioche. Cependant, la plupart des éditeurs du texte grec, jugeant manifestement d'après le contexte et considérant que chap. 12:25 est la conclusion de chap. 11:27–30, préfèrent considérer comme originale la lecture moins bien attestée « de Jérusalem », comme dans la KJV. Une suggestion a été faite, selon laquelle la lecture la mieux attestée peut être comprise dans ce même sens en inversant l'ordre de « vers Jérusalem » et de « lorsqu'ils eurent achevé leur ministère ». Le texte grec non ponctué permet cette traduction, qui se lirait littéralement : « Barnabas et Saul revinrent, ayant achevé leur ministère vers Jérusalem. » Ayant achevé leur ministère. Ou « charge », « diaconat », « service ». Le mot grec est le même que celui traduit par « secours » au chap. 11:29. Barnabas et Saul achevèrent la mission pour laquelle l'Église d'Antioche les avait envoyés.
Emmenèrent avec eux Jean. Voir la note sur le v. 12. Ce choix s'explique en partie par la relation de Jean avec Barnabas (Col. 4:10), mais il montre aussi que Jean s'engageait de tout cœur dans l'œuvre de conversion des païens. Voir Actes 13:5, 13; 15:37–39; 2 Tim. 4:11. Apparemment, il vivait chez lui à Jérusalem jusqu'à cette époque. NOTES SUPPLÉMENTAIRES SUR LE CHAPITRE 12 Note 1 En comparant le récit de Luc à celui de Josèphe, il semble probable que les délégués de Tyr et de Sidon comptaient parmi ceux qui poussèrent le cri : « La voix d'un dieu, et non d'un homme », et ajoutèrent, comme le rapporte Josèphe : « Sois-nous miséricordieux. » Remarquons le contraste frappant entre le refus de Pierre d'accepter l'hommage de Corneille et l'acceptation par Agrippa des flatteries blasphématoires de la foule à Césarée. Le récit de Josèphe concorde avec celui de Luc sur les détails suivants : (1) Parmi la foule qui flattait Agrippa, certains cherchaient à regagner sa faveur. (2) Le jour était un « jour fixé ». (3) Hérode était vêtu de vêtements royaux. (4) Les flatteries consistaient à l'appeler un dieu. (5) Il ne les réprimanda pas. (6) Il fut frappé immédiatement, si bien qu'il dut être porté jusqu'à son palais. Josèphe ajoute qu'Agrippa reconnut que le coup venait de Dieu comme réprimande pour avoir accepté de telles flatteries blasphématoires, et que tous s'attendaient à le voir mourir sur-le-champ. En ce qui concerne la dernière partie du récit de Josèphe, qui dit qu'une douleur violente s'intensifia très rapidement, et le récit du NT, qui dit qu'Agrippa fut rongé par des vers, il est remarquable que, dans le récit de la mort d'Antiochus Épiphane, ces deux caractéristiques soient mentionnées comme celles d'une même maladie et soient décrites séparément : « Le Seigneur qui voit tout, le Dieu d'Israël, le frappa d'un coup mortel et invisible ; les paroles étaient à peine sorties de sa bouche qu'il fut saisi d'une douleur incurable aux entrailles, et ses organes internes lui infligèrent de cruelles souffrances. … Des vers pullulaient effectivement du corps de cette créature impie » (2 Maccabées 9:5, 9; dans R. H. Charles, Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament, vol. 1, p. 144). Josèphe, qui considérait Agrippa avec une approbation manifeste, a seulement décrit la forme sous laquelle la maladie du roi s'est d'abord manifestée, et a omis les détails répugnants du récit de la mort de celui qui était à ses yeux un grand roi. L'Écriture en a donné le récit plus complet, parce que le but de l'auteur des Actes était de souligner dans toute sa gravité le péché pour lequel, comme nous le dit Josèphe, Agrippa savait avoir été frappé. Les points d'accord entre les deux récits sont si nombreux, et les différences si minimes et si faciles à expliquer, que le récit de Josèphe doit être considéré comme un hommage à l'exactitude historique et au soin de Luc. Note 2 À la fin du chapitre 12, la question se pose de savoir si la visite de Barnabas et Saul motivée par la famine (chap. 11:27–30) eut lieu avant ou après l'emprisonnement de Pierre et la mort d'Hérode Agrippa Ier, puisque le dernier verset du chap. 12 est manifestement la conclusion du récit commencé en chap. 11:27–30. Ce problème apparaît du fait que les données chronologiques donnent à penser que la mort d'Hérode eut lieu avant la visite motivée par la famine, un ordre qui semble inversé par rapport à celui dans lequel Luc traite ces événements. En examinant ce problème, il faut reconnaître que Luc ne cherche pas toujours à suivre un ordre strictement chronologique dans ses récits, tant dans son Évangile que dans les Actes. Dans son Évangile (chap. 1:1–3), Luc mentionne « beaucoup » de personnes qui ont « entrepris de rédiger dans l'ordre un récit des choses qui sont fermement crues parmi nous ». D'après leurs récits
il choisit, comme « il lui a semblé bon », « après avoir eu une connaissance parfaite de toutes choses dès le commencement », les événements qui offraient un récit cohérent de certaines phases de l'histoire du christianisme primitif. Après avoir suivi les activités d'un personnage (tel que Pierre, principalement, dans Actes 1–12), ou avait présenté un tableau cohérent d'un domaine de développement (tel que l'Évangile en Palestine, jusqu'au chap. 11:18), Luc revenait alors en arrière et reprenait une autre phase ou un autre personnage, et le suivait jusqu'à un autre point culminant ou point de conclusion logique (cf. la transition, chap. 11:18, 19). L'ordre chronologique est parfois moins important pour Luc que d'autres types d'agencement ordonné, comme par sujet ou par région géographique. Cette attitude est caractéristique de la littérature de son époque, comme elle l'est de l'AT (voir les commentaires sur Gen. 25:19; 27:1; 35:29; Ex. 16:33, 35; 18:25). Les expressions « en ces jours » (chap. 11:27) et « vers cette époque » (chap. 12:1) sont utilisées, comme souvent dans les Évangiles, simplement comme des formules de transition stéréotypées, sans nécessairement viser à indiquer un moment précis sur le plan chronologique. Il est tout à fait possible que les événements du chap. 12:1–24 se soient produits entre les v. 26 et 27 du chap. 11 ; le chap. 12:25 fait logiquement suite au chap. 11:30. Le « ministère » (chap. 12:25) semble désigner l'acheminement de « l'aide destinée aux frères qui demeuraient en Judée » (chap. 11:29). Ainsi, la visite motivée par la famine aurait eu lieu après l'emprisonnement de Pierre, sa libération miraculeuse et son départ de la ville de Jérusalem, ainsi qu'après la mort d'Hérode Agrippa Ier, survenue en 44 ap. J.-C. Suivant sa méthode historique décrite ci-dessus, Luc a relaté le récit du début de l'œuvre auprès des Gentils à Antioche. À la fin de ce récit, ses héros, Barnabas et Saul, sont envoyés à Jérusalem pour apporter aux anciens l'offrande de secours destinée aux victimes de la famine. Compte tenu de ce changement de scène, Luc revient ensuite en arrière (chap. 12:1) pour mettre ses lecteurs au courant de ce qui s'était passé à Jérusalem pendant la période représentée par son récit sur Antioche. Il raconte la persécution de l'Église par Hérode, notamment la mise à mort de Jacques et l'emprisonnement de Pierre, ainsi que la fin effrayante du persécuteur. Il est alors prêt à reprendre son récit à Antioche, avec l'envoi de Barnabas et de Saul comme missionnaires mandatés (chap. 13:1–3). Mais il commence par ramener ses personnages principaux à cet endroit en mentionnant (chap. 12:25) qu'ils « revinrent de Jérusalem, après avoir achevé leur ministère ». Il profite également de cette occasion pour introduire un nouveau personnage, Jean-Marc (déjà mentionné incidemment à Jérusalem, au v. 12), car Marc doit accompagner les deux hommes plus âgés lorsqu'ils entreprennent le voyage que Luc va maintenant décrire (chap. 13:4 à 14:27), le premier voyage de Paul. Un déplacement aussi minime du récit de la visite motivée par la famine est tout à fait raisonnable compte tenu de la méthode habituelle de Luc pour organiser son matériau, et n'implique ni réorganisation majeure ni fusion de deux événements, ou de récits d'événements, comme le font certains points de vue (voir les Notes supplémentaires sur le chapitre 15, Note 1).
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Actes 12:1
1. Vers cette époque. L'événement raconté ici a dû se produire peu de temps avant la mort d'Hérode Agrippa Ier (voir vs. 20-23). Comme il mourut en l 'an 44, on peut dater les événements du début de ce chapitre peut-être de l'année précédente ou des premiers mois de l'an 44.
Hérode le roi. Hérode Agrippa Ier était le fils d'Aristobule et de Bérénice, petit-fils d'Hérode le Grand et de la princesse hasmonéenne Mariamne, et frère de l'Hérodiade qui apparaît dans l'histoire de Jean-Baptiste (voir Vol. V, p. 40). Il porte le nom de l'homme d'État qui fut le principal ministre d'Auguste. Après que son père eut été victime, en 7 av. J.-C., des soupçons de son grand-père, Hérode le Grand (voir tome V, p. 42), il fut envoyé à Rome, en partie comme otage et en partie pour l'empêcher d'être mêlé à des intrigues. Là, il devient un intime de Caligula et de Claude, tous deux devenus empereurs par la suite. Lorsque Hérode Antipas épouse la sœur d'Hérode Agrippa, Hérodias, Agrippa est nommé responsable du marché de Tibériade, mais il se brouille rapidement avec Antipas et se rend à Rome. Il y subit le mécontentement de Tibère parce qu'il a exprimé le souhait irréfléchi que son ami Caligula devienne empereur. Il fut emprisonné par Tibère et resta en prison jusqu'à la mort de cet empereur. Lorsque Caligula succéda à Tibère sur le trône, il combla d'honneurs son ami Agrippa, lui donna les tétrarchies, d'abord de Philippe, puis de Lysanias(Luc 3:1), et lui conféra le titre de roi. Lorsqu'Antipas fut déposé (voir Vol. V, p. 65), Agrippa devint également l'héritier de ses territoires. Pour un aperçu de son règne, voir Vol. V, p. 69, 234.
Il étendit les mains. Plutôt, "mis la main sur".
Pour vexer. Comme Agrippa tenait à être considéré comme un juif dévoué, il pouvait facilement être incité par les juifs à s'en prendre aux chrétiens. C'est pourquoi il commença à persécuter l'Église, "pillant les maisons et les biens des croyants"(AA 143).